Kléber Culture & Entreprise

Kléber Culture & Entreprise La Kléber Culture & Entreprise est une association des prépas EC du lycée Kléber, basée sur l'émancipation culturelle et le monde professionnel.

L'objectif de Kléber Culture & Entreprise est double : un accès à la culture davantage valorisé (fonds culturels afin de promouvoir des idées de projets au sein des classes, l’organisation d’une sortie culturelle à l’issue de la 1ère année, etc.) et une ouverture au monde de l’entreprise au courant des années de classe préparatoire. Le projet phare de l’association est en effet la mise en place d’

L'objectif de Kléber Culture & Entreprise est double : un accès à la culture davantage valorisé (fonds culturels afin de promouvoir des idées de projets au sein des classes, l’organisation d’une sortie culturelle à l’issue de la 1ère année, etc.) et une ouverture au monde de l’entreprise au courant des années de classe préparatoire. Le projet phare de l’association est en effet la mise en place d’

Bonjour à tous, aujourd’hui le KCE vous présente le film « Kill Bill » réalisé en 2003 par Quentin Tarantino, qui met en...
13/05/2020

Bonjour à tous, aujourd’hui le KCE vous présente le film « Kill Bill » réalisé en 2003 par Quentin Tarantino, qui met en scène Beatrix Kiddo, ancienne tueuse à gage de l’organisation secrète des Vipères Assassines qu’elle a décidé de quitter après être tombée enceinte. Un jour, en pleine répétition de la cérémonie de son mariage, des assassins surgissent et tirent impitoyablement sur toutes les personnes présentes, y compris Beatrix, enceinte, et son fiancé. Cette dernière survit malgré tout à ses blessures après un coma de plusieurs années. Lors de son réveil, son unique but est de se venger de ses anciens complices qui sont responsables du massacre en question, et surtout de tuer Bill, leur chef, mais qui s’avère être également le père de l’enfant qu’elle portait et qu’elle croit avoir perdu suite à l’attaque. Elle établit alors une liste de 5 personnes à tuer et s’engage dans une succession de combats pour arriver à ses fins. C’est son désir de vengeance qui va l’amener à commettre tous ces crimes, et face à cette pulsion meurtrière, rien ne peut l’arrêter. On comprend cette soif de vengeance dès le début du volume 1 qui s’ouvre sur le fameux dicton « la vengeance est un plat qui se mange froid ». Mais cette idée de désir de vengeance est également présente chez le second protagoniste, Bill, dont on apprend la raison de la tentative de meurtre de Beatrix : ils étaient amants. C’est par jalousie mais surtout par amertume qu’il décide alors de la tuer (en vain) après qu’elle ait fuit l’organisation.

11/03/2020

Bonsoir à tous!
Les publications se feront désormais sur notre compte Instagram : klebercultureentreprise
N’hésitez pas à nous suivre!
Bonne soirée
L’équipe du KCE

Aujourd’hui le KCE vous présente le film « Jakob le menteur » (1974) de Frank Beyer qui se base sur le roman allemand « ...
06/03/2020

Aujourd’hui le KCE vous présente le film « Jakob le menteur » (1974) de Frank Beyer qui se base sur le roman allemand « Jakob der Lügner » (1969) de Jurek Becker qui se déroule au sein d’un camp de concentration en Pologne, à fortiori celui de Łódź, (on ne le sait pas avec certitude) pendant la Seconde Guerre Mondiale. On y retrouve des émotions intenses comme le tædium vitae jusqu’au profond désir de survie.
L’œuvre raconte l’histoire de Jakob Heym, un juif déporté par les Allemands nazis qui entend malgré-lui un message à la radio dans un poste de surveillance des Allemands, alarmant de l’approche de l’armée rouge. Lorsqu’il raconte la nouvelle à ses semblables ceux-ci ne semble pas le croire, c’est pourquoi il invente le mensonge d’avoir une radio, ce qui était interdit dans le ghetto. L’auteur a choisi d’écrire deux fins pour l’histoire. Dans la première, une fin utopique, le camp se fait libérer par l’armée rouge et il y a de nombreux survivants alors que dans la deuxième (la fin réaliste) tous les détenus se font déporter avant l’arrivée de l’armée rouge et tous, mis à part le narrateur, décèdent. Cette radio représente le Leitmotiv de l’espoir tout au long de l’histoire car celle-ci permet de baisser le nombre de suicides au sein du camp et de leur redonner le désir de s’en sortir et de survivre.

Bonjour à tous, aujourd’hui le KCE vous présente la représentation filmique de Gabriel Axel du livre Blixen, LE FESTIN D...
06/02/2020

Bonjour à tous, aujourd’hui le KCE vous présente la représentation filmique de Gabriel Axel du livre Blixen, LE FESTIN DE BABETTE en 2003: film danois
Il illustre en particulier le désir dans la Nourriture:
-Cela se remarque à travers la nourriture puisque la nourriture répond au départ à un besoin qui est différent du désir gastronome. Ce désir s’éveille durant le festin de Babette d’où le titre du film. En effet, Babette, pour célébrer le centenaire du pasteur prépare un festin digne de ceux qu’elle préparait lorsqu’elle était chef cuisinier au restaurant de Paris le café anglais. Les convives, des puritains se promettent d’abord de ne pas apprécier le gout de ce diner et de ne pas se laisser emporter par leurs désirs gustatifs. Cependant le contraire se produit notamment grâce à l’éveil des sens.
A la semaine prochaine, l’équipe du KCE.

Aujourd’hui le KCE vous présente Mommy (2014), un film du réalisateur québécois Xavier Dolan aussi bien touchant que réa...
29/01/2020

Aujourd’hui le KCE vous présente Mommy (2014), un film du réalisateur québécois Xavier Dolan aussi bien touchant que réaliste, une authenticité qui se retrouve dans la simplicité des actions comme dans le fort accent local que le réalisateur a fait le choix de garder.
On y apprend l’histoire de Diane, une veuve reprenant la garde de son fils Steve qui souffre de problèmes psychiques. Depuis le décès du père, la famille est pauvre et vit marginalisée. Diane est prise entre le désir de vivre seule et libre et l’amour qu’elle éprouve pour son fils qui lui rend la vie plus que compliquée au point que l’on lui propose de réaliser une procédure pour confier son enfant à un centre psychiatrique. Elle refuse obstinément mais fini par ne plus avoir la force de lutter, c’est alors que la famille rencontre Kyla. Celle-ci est malheureuse au sein de sa famille aux allures exemplaires. Ancienne enseignante, elle a dû arrêter parce qu’elle rencontrait des problèmes nouveaux de diction. Elle est touchée par cette relation mère-fils et décide d’aider la famille en donnant des cours à Steve et les trois protagonistes se lient d’une forte amitié.
Mommy montre l’amour d’une mère envers son fils qui lui gâche la vie malgré lui, il lui empêche d’avancer en tant que femme mais pour rien au monde elle ne l’abandonnerai, bien qu’elle en ait souvent eu l’envie. On ne peut que s’attacher aux personnages, ils vivent difficilement mais heureux, unis et ils se complètent. L’histoire émouvante liée à des talents de réalisation comme de jeu d’acteur exceptionnel ne peut que vous motiver à aller voir ce film.

Bonsoir à toutes et à tous, Ce soir le KCE vous emporte au Mexique avec Desperado de Robert Rodriguez, un thriller sorti...
23/01/2020

Bonsoir à toutes et à tous,

Ce soir le KCE vous emporte au Mexique avec Desperado de Robert Rodriguez, un thriller sorti en 1995, deuxième volet de la trilogie El Mariachi.
Le spectateur y suit durant une centaine de minutes le personnage d’El Mariachi, incarné par Antonio Banderas et dont le nom fait écho à celui de la trilogie. Le protagoniste nous invite à le soutenir dans sa quête conduite par un profond désir de vengeance. En effet, une traque sanglante est déclenchée lorsque les hommes d’un illustre trafiquant de drogue mexicain surnommé El Bucho (Joaquim De Almeida) tuent la petite-amie du personnage qui, grâce à sa guitare et son habileté, va faire l’objet d’une véritable mythification au sein de la ville de Santa Cecilia. Guidé par la seule loi du talion aux côtés de celle qui deviendra sa compagne, Carolina (Salma Hayek), l’acteur est parfois dépourvu de raison et fait ainsi preuve d’imprudence malgré les conseils de son ami le plus dévoué, Buscemi.
De nombreuses scènes offrent un paradoxe marquant, puisqu’elles nous permettent en effet de rire dans un contexte sanguinolent et barbare. Ce film témoigne de l’animosité qui prend part en l’homme lorsque ce dernier est habité par une telle soif de justice, bien qu’une nuance soit apportée par la présence du personnage de Carolina qui offre une vision contrastée des rapports que le revanchard tient à autrui.
En outre, la compagnie de Quentin Tarantino et Danny Trejo à l’écran, couplée à la BO de Los Lobos et une fin somme toute surprenante ne peut que m’inciter à vous encourager dans son visionnage.

Bonsoir a tous, Ce soir le KCE vous présente le film Belle de jour, réalisé en 1967 par Luis Bunuel tiré du roman éponym...
17/01/2020

Bonsoir a tous,

Ce soir le KCE vous présente le film Belle de jour, réalisé en 1967 par Luis Bunuel tiré du roman éponyme écrit en 1928. Si la plume de Joseph Kessel a fait couler beaucoup d'encre, il n'en demeure pas moins que sa motivation première était avant tout "d'exposer le drame de l'âme et de la chair"(cf: préface de Belle de Jour).
En effet le personnage de Séverine, incarnée par Catherine Deneuve, met en scene un véritable tiraillement interne. La subjectivité devient ainsi le théâtre d'un féroce combat entre un désir tyrannique de jouir indépendamment des normes sociales et un amour profond pour son mari Pierre. Si en apparence Séverine semble bénéficier d'une vie privilégiée - elle est belle, jeune, aisée et aimée- un manque profond la pousse tout de même à franchir la porte de Mme Anais, propriétaire d'une maison close. Alors que de prime abord elle se répugne des comportements de ses clients, notamment celui de Mr Leon, son désir semble enflé à mesure que ses visites deviennent plus régulières. Notre héroïne troque ainsi volontiers son rôle de femme bien rangée pour s'adonner aux plaisirs sadomasochistes de la chair sous le pseudonyme Belle de jour. Elle explore ainsi ses fantasmes, faisant de sa sexualité, le remède à la tiédeur monotone de son quotidien. Séverine plait, trompe, et jouit : scandale absolu pour la société encore très conservatrice des années 60.
Pourtant cette oeuvre illustre à merveille la thématique de l'obscure objet de désir, celui que l'on ne maitrise ni ne choisit, celui qui de prime abord nous effraye par son ambivalence et son intensité menant vers l'extase… Peut être est-ce finalement celui qui se cache au fond de chacun de nous ? Sur cette note de suspens insoutenable, le KCE vous souhaite un agréable visionnage.

Bonsoir à tous, aujourd'hui le KCE a le plaisir de vous présenter La fièvre dans le sang (1961) un film réalisé par le c...
09/01/2020

Bonsoir à tous, aujourd'hui le KCE a le plaisir de vous présenter La fièvre dans le sang (1961) un film réalisé par le cinéaste grec aux films multi-oscarisés Elia Kaza.
L'histoire se déroule dans une petite ville du Kansas, en 1928. Deux jeunes gens, Deanie et Bud sont amoureux l'un de l'autre mais ils sont confrontés à deux obstacles : Ace, le père de Bud, riche homme d'affaires veut l'envoyer étudier à l'université alors que celui-ci voudrait simplement faire une école d'agriculture pour reprendre le ranch de son père et surtout épouser Deanie.
Deanie se voit contrainte de respecter la morale conservatrice dominante et de ne faire aucun écart de conduite avant le mariage. Malgré son désir pour Deanie qui s'offre à lui, pour plaire à son père Bud part pour l'université. Deanie est soignée dans un hôpital psychiatrique. A sa sortie, fiancée à un autre malade, elle retourne dans sa ville natale et revoit, avec sérénité, Bud marié et père de famille.

Dans ce film, la frustration devant l’évidente tentation du désir s’identifie dès les premières scènes mais cela n'empêche pas la violence de la pulsion sexuelle, du désir presque animal, prêt à tout faire imploser. L’assouvissement du désir est impossible.
Le jeune couple n’a donc pas d’autre choix que celui d’attendre le mariage et les quatre années qui les séparent de la fin du parcours universitaire de Bud.

Mais dans le quotidien, aussi chaste soit-il, quelques dissonances annoncent le point de rupture de cette morale.
Dean, si elle sait mettre fin aux élans de son petit ami, apparaît rapidement comme un personnage trouble dont le calme et l’évidente timidité dissimulent en fait une angoisse devant la somme d’interdits auxquels elle doit faire face. En témoigne la scène où elle jette violemment son ours en peluche, symbole d’un temps d’innocence aujourd’hui révolu, ou encore des innombrables séquences où la jeune femme s’avance dans les couloirs du lycée, le regard effrayé par l’agitation des corps tout autour d’elle. Le vertige n’est pas loin et la chute est brutale lorsque Bud, terriblement nerveux à l’idée de ne pouvoir assouvir ses propres désirs, décide de la quitter pour une fille plus délurée.

Ce point de rupture est d'une brutalité sans précédent pour Dean qui démarre une lente descente aux enfers : la jeune femme sombre peu à peu dans la démence, laisse exploser tout ce qui lui était interdit jusqu’ici, le désir est libéré. À l’instar de Ginny (la grande sœur de Bud), elle devient cette femme qui refuse de réprouver ses pulsions, cette femme que l’on cache parce qu’elle renvoie à l’échec de tout un système de valeurs. Ce qui était alors fragilement réuni dans le même champ, se voit scindé en deux : d’un côté, le désespoir de Dean, le mur d’incompréhension auquel elle se heurte violemment, et en contrechamp, Bud, désincarné, vidé de ses propres désirs, envoyé contre son propre gré à l’université de Yale.
L'équipe du KCE vous souhaite un bon visionnage.

Bonsoir, aujourd’hui le KCE a le plaisir de vous présenter Rebecca (1940) premier film américain d’Alfred Hitchcock, ada...
11/12/2019

Bonsoir, aujourd’hui le KCE a le plaisir de vous présenter Rebecca (1940) premier film américain d’Alfred Hitchcock, adaptation du roman éponyme de Daphné du Maurier.

Au début, l’histoire semble assez banale, une demoiselle de compagnie (l’héroïne dont, en tant que spectateur, on ne connaitra jamais le nom) rencontre un riche veuf de 20 ans son ainé ; Maxim de Winter. Ils tombent amoureux et décident de se marier. Lorsque le couple rentre de son voyage de noce et arrive dans la demeure de Maxim, Manderley, sa jeune épouse est confrontée au passé de son mari, et surtout à son ex-femme ; Rebecca.
Rebecca est partout : dans les souvenirs des domestiques, dans les habitudes de la maison, dans le décoration.. et elle est surtout dans le cœur de la terrifiante gouvernante, Madame Danvers qui est décidée à empêcher la nouvelle femme de remplacer l’ancienne.

Dans ce film le désir est abordé sous plusieurs aspects, tout d’abord par le désir amoureux qui amène l’héroïne à quitter sa vie stable et tracée pour vivre une aventure avec Maxim. Quant à lui, on pourrait parler de désir égoïste, s’il est vraiment amoureux de sa nouvelle femme, celui-ci ne pense qu’à lui, qu’à son propre bonheur car il sait très bien ce qui l’attend : le fantôme de Rebecca.

Rebecca était de son vivant enviée et aimée de tous, elle était d’une beauté sans pareille et plaisait aux hommes comme aux femmes. Son esprit et sa gentillesse la rendait d’autant plus belle. Si tout le monde semblait admirer cette femme, ce n’était pas le cas de son propre mari qui la connaissait vraiment, elle était méchante, prétentieuse et calculatrice.
Cette femme désirée par tous n’était donc en vérité qu’un leurre.
Ainsi, pour l’héroïne échapper à Rebecca c’est échapper à tout ce qu’elle a laissé dans l’esprit de l’entourage, comment peut-elle alors trouver sa place ? Pour l’amour de son mari c’est ce qu’elle désire plus que tout mais comment y arriver ? Son désir d’avoir une place ira même jusqu’à une perte d’identité quand celle-ci se déguisera à un bal maqué en Rebecca même (bien que cela soit un piège tendu par Mme Danvers).

Mme Danvers est dans la film comme l’incarnation du fantôme de Rebecca, elle est maigre, très pâle et habillée de noir. Cette présence peut être interprétée comme le désir d’immortalité, Mme. Danvers par son comportement mesquin envers l’héroïne est comme la continuité de Rebecca après sa mort. Avec cette analyse on retrouve la personnalité vile de Rebecca décrite par son propre mari.

Bonsoir à tous, Ce soir le KCE vous emmène à la découverte d’un des grands classiques du cinéma français : Un Homme et u...
05/12/2019

Bonsoir à tous,
Ce soir le KCE vous emmène à la découverte d’un des grands classiques du cinéma français : Un Homme et une Femme de Claude Lelouch. si le titre ne vous rappelle rien, ce film, palme d’or du festival de Canne en 1966, ne vous est sans doute pas totalement inconnu et vous avez sûrement déjà entendu - ou même fredonné - sa bande son mythique, douce mélodie au célèbre « Da ba da ba da », qui fera le tour du monde et obtiendra le golden globe de la meilleure chanson originale.
Le récit met en scène Anne Gauthier (incarnée par Anouk Aimée) et Jean-Louis Duroc (joué par Jean-Louis Trintignant), tout deux parents célibataires et retrace leur aventure, entre amour, séparation et retrouvailles. Ils se rencontrent par hasard à Deauville où ils viennent chacun rendre visite à leur enfant en pension. Dès le début, le scénario met l’accent sur la représentation genrée des personnages – Anouk se promène sur la jetée dans la brume en racontant des histoires à sa fille tandis que Jean-Louis emmène son fils faire des acrobaties automobiles sur la plage. Cette distinction instaure un contraste flagrant qui appuiera le point de vue masculin, largement privilégié, tout au long du récit. Alors qu’Anne incarne la figure de la femme, belle et désirable qui n’existe qu’au travers du souvenir de son mari cascadeur, décédé deux ans plutôt, Jean-Louis lui, s’affirme par sa longue carrière professionnelle de coureur automobile tant dans ses performances passées que lors du rallye de Monte-Carlo. Comme pour exagérer le contraste, sa femme (qui s’est suicidée le croyant mort après un grave accident) et sa maîtresse sont réduites à des rôles de second plan, presque oubliées et négligées par le récit.
Dès la rencontre des deux personnages, c’est lui qui prend les devants et guide l’histoire tandis qu’Anne, elle, ne dépasse jamais son statut de femme (ni jamais vraiment celui d’épouse d’ailleurs).

Dans ce film, Lelouch met largement en avant le désir dans sa conception masculine : désir pour la femme qui est d’autant plus désirable qu’elle ne sait pas qu’elle l’est et qui, parce qu’elle apparait presque inaccessible, nourrit le désir de l’homme qui grandit dans l’attente. Le désir d’Anne lui-même est confondu et effacé par l’admiration qu’elle porte aux talents et aux prouesses – a priori masculines - de son mari acrobate d’abord et de Jean-Louis, coureur automobile ensuite. C’est le désir de l’homme - sujet désirant- ou le désir pour l’homme -objet de désir- qui s’articulent successivement au cours du film tandis que le désir de la femme, lui, est constamment relayé au second plan.

Claude Lelouch lui-même, déclare à propos de son film « Pour moi ce film est un fantasme. C’est une histoire que j’aurais follement aimé vivre et que je ne pourrai jamais vivre parce que je ne suis pas assez tendre… » - Serait-ce ici l’aveu d’un homme qui, se refusant à abandonner les prérogatives du sexe dominant dans le monde du désir, ne peut que se fantasmer figure de l’homme idéal ?

Bon visionnage,
Le KCE

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