Espaces Dialogues

Espaces Dialogues Groupe de réflexion citoyenne Association sans but lucratif La République Française a hérité de 1789 la devise gravée aux frontons de nos Hôtels de Ville «Liberté, égalité, fraternité» puis elle y a ajouté la laïcité.

Fonctionnement normal

Témoignage poignant d'une jeune femme en Afghanistan.
16/08/2021

Témoignage poignant d'une jeune femme en Afghanistan.

La cavale d’une journaliste afghane pour échapper aux talibans.

Voilà deux jours, j’ai dû fuir mon domicile et abandonner ma vie dans le nord de l’Afghanistan quand les talibans ont pris ma ville. Je suis toujours en fuite et je n’ai pas d’endroit sûr où me réfugier. La semaine dernière, j’étais journaliste. Aujourd’hui, je ne peux plus écrire sous mon vrai nom ni dire d’où je viens ni où je me trouve. Ma vie tout entière a été anéantie en l’espace de quelques jours.
Je suis terrifiée et je n’ai aucune idée de ce qu’il va m’arriver. Vais-je un jour pouvoir rentrer chez moi ? Vais-je revoir mes parents ? Où vais-je aller ? L’autoroute est bloquée dans les deux sens. Comment vais-je survivre ? Ma décision de quitter ma vie et ma maison n’était pas préméditée. Tout s’est passé très soudainement. Depuis quelques jours, toute la province est tombée entre les mains des talibans. Les seuls endroits que le gouvernement tient encore sont l’aéroport et quelques postes de police. Je ne suis pas en sécurité, parce que je suis une jeune femme de 22 ans, et que je sais que les talibans obligent les familles à livrer leurs filles pour qu’elles soient mariées à leurs combattants. Et parce que je suis journaliste, et que je sais que les talibans viendront nous chercher, moi et tous mes confrères.

Fuir en catastrophe.
Les talibans sont d’ores et déjà en train d’identifier les personnes à rechercher. Ce week-end, mon patron m’a appelée pour me demander de ne pas répondre aux numéros inconnus. Il m’a dit que nous, et surtout les femmes, devions nous cacher, et fuir la ville si nous en avions la possibilité.
En faisant ma valise, j’entendais les balles et les roquettes. Les avions et les hélicoptères volaient juste au-dessus de nos têtes. On se battait dans la rue, juste devant la maison. Mon oncle a proposé de m’emmener dans un endroit sûr. J’ai donc attrapé mon téléphone et un chadari (voile intégral afghan) et je suis partie. Mes parents ont refusé de venir, même si notre maison se trouve désormais en première ligne dans la bataille pour la ville. Les tirs de roquettes s’intensifiaient et ils m’ont implorée de partir, sachant que les itinéraires permettant de quitter la ville seraient bientôt fermés. Je les ai donc laissés là-bas et j’ai fui avec mon oncle. Je ne leur ai pas parlé depuis, les téléphones ne fonctionnant plus dans la ville.
Dans les rues, c’était le chaos. J’étais l’une des dernières jeunes femmes à fuir le quartier. Il y avait des combattants talibans devant la maison, dans la rue. Ils étaient partout. Dieu merci, j’avais mon chadari, mais je redoutais quand même qu’ils ne m’arrêtent ou ne me reconnaissent. Je marchais, tremblante, tout en essayant de ne pas montrer ma peur. Tout à coup, une roquette s’est abattue juste à côté de nous. Je me souviens d’avoir crié et pleuré. Autour de moi, des femmes et des enfants couraient dans tous les sens. C’était comme si nous étions tous coincés dans un bateau et qu’il y avait une grosse tempête autour de nous.
Nous sommes parvenus à regagner la voiture de mon oncle et nous avons pris la direction de sa maison, à une demi-heure de la ville. Sur le trajet, nous avons été arrêtés à un poste de contrôle taliban. Ç’a été le moment le plus terrifiant de mon existence. J’avais mon chadari et ils n’ont pas prêté attention à moi, mais ils ont interrogé mon oncle, lui demandant où nous allions. Il a dit que nous revenions d’un cabinet médical en ville et que nous rentrions chez nous. Pendant qu’ils l’interrogeaient, les roquettes fusaient, tombant non loin du poste de contrôle. Finalement, ils nous ont laissés partir.

“Si les talibans me découvraient au village, ils tueraient tout le monde”.

Même une fois arrivés au village de mon oncle, nous n’étions pas en sécurité. Le village est tenu par les talibans et beaucoup de familles les soutiennent. Quelques heures après notre arrivée, on nous a dit que certains voisins avaient découvert qu’il me cachait et qu’il fallait partir – ils ont dit que les talibans savaient qu’on m’avait fait sortir de la ville et que, s’ils venaient au village et m’y découvraient, ils tueraient tout le monde.
On a trouvé un autre endroit où se cacher, la maison d’un membre éloigné de la famille. Il a fallu marcher des heures, moi toujours sous mon chadari, en prenant soin d’éviter les grands axes, où nous risquions de rencontrer des talibans. C’est là que je me trouve aujourd’hui. Une campagne reculée où il n’y a rien. Ni eau courante ni électricité. Comme le téléphone passe très mal, je suis coupée du monde.
La plupart des femmes et des jeunes filles que je connais ont également fui la ville et tentent de se mettre en lieu sûr. Je n’arrête pas de penser à mes amies, de m’inquiéter pour elles, mes voisines, mes camarades de classe, toutes les femmes d’Afghanistan.
Toutes mes collègues qui travaillent dans les médias sont terrifiées. La plupart sont parvenues à quitter la ville et cherchent à quitter la province, mais nous sommes cernées. Toutes, nous avons pris position contre les talibans et nous nous sommes attiré leurs foudres avec nos reportages. À l’heure où j’écris ces lignes, la situation est très tendue. Tout ce que je peux faire, c’est rester en mouvement en espérant trouver bientôt un moyen de quitter la province. S’il vous plaît, priez pour moi.

THE GUARDIAN (Londres)
Publié le 10/08/2021

Lire l’article original:
< https://www.theguardian.com/global-development/2021/aug/10/please-pray-for-me-female-reporter-being-hunted-by-the-taliban-tells-her-story?CMP=Share_iOSApp_Other

Photos from Association Themis's post
16/02/2021

Photos from Association Themis's post

Question économique certes, mais question éminemment éthique ! Le débat est ouvert.
29/01/2021
Faut-il commercer avec les assassins ?

Question économique certes, mais question éminemment éthique ! Le débat est ouvert.

Le 19 janvier dernier, a eu lieu à la Chambre des communes en Angleterre un vote inhabituel, d’une portée éthique capitale. En effet, un projet de lo...

Espaces Dialogues est fière de participer activement à l'animation de cet Espace Egalité et souhaite pouvoir bientôt rep...
21/01/2021

Espaces Dialogues est fière de participer activement à l'animation de cet Espace Egalité et souhaite pouvoir bientôt reprendre cette collaboration !

Une démarche sociale originale intéressante à suivre
23/12/2020
Habitat de l’Ill et Emmaüs Mundo’ désormais partenaires

Une démarche sociale originale intéressante à suivre

Source : Habitat de l’Ill Emmaüs Mundolsheim, en lien avec Emmaüs Habitat, a sollicité Habitat de l’Ill, membre du groupement Habitat Réuni, pour l’appuyer sur le volet immobilier d’un projet…

13/12/2020
Archivo Nómada

Merci à Juan Matas pour avoir fait circuler ce magnifique film de Joris Ivens sur Valparaiso, et à Jean-Cladue Richez de l'avoir signalé.

A Valparaíso es una joya del cine documental de la década de los 60´, que retrata fielmente la belleza, pobreza, dificultad y vida sociocultural de la pintoresca ciudad puerto principal de Chile. Gracias al talento en la dirección del holandés Joris Ivens, Valparaíso y su gente hoy puede contar con este valioso registro de su historia.

Dirección: Joris Ivens.
Guión: Chris Marker.
Casa productora: Argos Film (Francia) – Cine Experimental de la Universidad de Chile.
Producción general: Luis Cornejo.
Asistente de dirección: Sergio Bravo.
Dirección de fotografía: Georges Strouve.
Montaje: Jean Ravel.
Música: Gustavo Becerra.

24/11/2020
Cérémonie commémorative des rafles de 1943

Lors de cette cérémonie, sera rendu hommage à François Amoudruz, membre fondateur de Espaces Dialogues, qui fut victime de cette rafle et envoyé en camp de concentration.
Pour suivre en direct la cérémonie Mercredi 25 novembre à 11h cliquez sur la photo.

Chaque année, l’Université de Strasbourg commémore les événements qui se sont déroulés lorsqu’elle était repliée à Clermont-Ferrand. La mise en lumière de ce...

Finement, mais pas con !
04/11/2020

Finement, mais pas con !

Pour prendre courage et ouvrir nos horizons, ce texte d'Alain Rey sur le mot "confinement" (écrit en mars dernier).
Bonne journée à tous et prenez soin de vous !

03/11/2020
Tenou'a

Hommage !

Maître Badinter en hommage à Samuel Paty "héros de la laïcité".
Là où les mots "valeurs républicaines" prennent un sens plein et entier.
3 minutes de clarté, de force et de conviction dans le tumulte quotidien.

Comment résister au fanatisme !
22/10/2020
Fanatisme

Comment résister au fanatisme !

Le philosophe, plus t**d panthéonisé par la Révolution, concluait souvent sa correspondance par l’expression « Écrasons l’infâme », c’est-à-dire le fanatis

Un livre qui témoigne de l'engagement d'un militant infatigable de l'accueil citoyen des sans abris et demandeurs d'asil...
14/10/2020

Un livre qui témoigne de l'engagement d'un militant infatigable de l'accueil citoyen des sans abris et demandeurs d'asile …
Une bonne introduction à notre table ronde du 19 octobre à 18h30 à la maison des associations de Strasbourg.

« J’étais perché sur ma montagne, avec mes poules et mes oliviers, quand le monde est subitement venu à moi. Des ombres remontaient à pied ma vallée de la Roya, entre l’Italie et la France, risquant leur vie. Au début, je détournais le regard. Puis, un jour, j’ai recueilli une famille, et ces ombres sont peu à peu devenues ma lumière. Elles fuyaient la guerre, la misère, la dictature, avaient croisé la mort dans le désert en Libye, échappé à la noyade en Méditerranée. De leur pas si déterminé, elles me questionnaient : faut-il rejeter l’autre parce qu’il est différent ?
À partir de 2016, j’ai accueilli des milliers d’exilés. J’ai aidé ces voyageurs de l’ombre à poursuivre leur chemin et à obtenir des droits, mais je n’avais pas anticipé la violence d’État qui me frapperait en représailles. Notre action ne faisait pourtant que pallier ses renoncements.
J’ai subi des gardes à vue, des procès, des perquisitions, des saisies. Le plus souvent, l’État était en tort et fut condamné. Des centaines de fois. Jusqu’à ce que le Conseil constitutionnel consacre le principe de fraternité, un progrès capital. Ces années ont changé ma vie. Citoyen lambda éloigné du militantisme, je ne suis pas un héros, juste un Herrou têtu et décidé, sans leçons à donner, à part celle-ci : avant de changer le monde, chaque citoyen a le pouvoir de changer le sien. »

04/10/2020
Fariba Adelkhah and Roland Marchal Support committee

Enfin des nouvelles … meilleures de Fariba.

Cher(e)s ami(e)s de Fariba,

Nous avons t**dé à vous écrire, non par négligence, mais parce que l'organisation de la mobilisation en faveur de Fariba , dans le contexte de la rentrée, est compliquée par le contexte sanitaire que vous connaissez, et parce que la seule nouvelle que nous avions, depuis le mercredi 16 septembre, devait impérativement être tenue sous le boisseau à la demande de la famille et de l'avocat : à savoir le transfert soudain de Fariba du quartier des femmes de la prison d'Evin à la section 209 de la prison, dépendant du ministère du Renseignement, sans que nous puissions interpréter cette mesure faute d'informations suffisantes et fiables. Nous ne pouvons vous cacher que cette nouvelle nous a beaucoup inquiétés. Or, nous avions tort !

Au titre des mesures sanitaires et dans le cadre d'une permission pour cause médicale, Fariba est sortie de prison ce samedi 3 octobre 2020 et a regagné son domicile personnel où elle est assignée à résidence, sous contrôle d'un bracelet électronique.

Cela ne change rien au fond du problème. Fariba reste prisonnière scientifique, sous le coup d'une peine de prison de cinq ans, à l'issue d'un "procès" inique, sur la base d'accusations ineptes. Nous nous félicitons que le ministre des Affaires étrangères ait, ces derniers jours, réitéré la position de la France en réponse à une question parlementaire et, à nouveau, à l'Assemblée générale des Nations Unies.

Nous continuons donc à nous battre pour que l'innocence de notre collègue soit reconnue et qu'elle recouvre sa liberté de recherche et de mouvement. Mais nous pouvons désormais le faire avec un peu de baume au coeur.

Ainsi, le jeudi 15 octobre, nous nous retrouverons au CERI, 56 rue Jacob, à 13h30 pour un rassemblement masqué et distancié destiné à lui redire notre soutien, et, à 14h30, pour le séminaire "Fariba Adelkhah: sociologie et anthropologie sociale du politique. Penser en pensant à elle" ( pour lequel il faut vous inscrire; https://www.sciencespo.fr/agenda/ceri/fr?event=2125 en présentiel pour ceux qui le peuvent, et en visio pour ceux qui ne pourraient être présents). Venez nombreux pour bien signifier que ni la pandémie ni l'été ni son assignation à résidence ne nous la font oublier.

D'autres actions sont en cours. Nous vous enverrons très rapidement un e-mail récapitulatif.

Par ailleurs, nous vous tiendrons au courant des possibilités de communication avec Fariba que son nouveau régime semi-carcéral lui donne. Il est clair en tout cas qu'elle pourra mieux prendre la mesure de votre soutien, depuis plus d'un an, même si vraisemblablement elle ne pourra vous exprimer directement sa reconnaissance. Telle que nous la connaissons, nous pressentons aussi qu'elle poursuivra sa lutte pour retrouver ses droits, mais aussi pour ses compagnes d'infortune, en bonne lionne du Khorassan qu'elle est.

Enfin, elle pourra faire les examens médicaux que nécessitent les séquelles de sa longue grève de la faim. Dès que possible nous vous tiendrons informés de son état de santé.

Amicalement, pour le comité de soutien

Maillon Théâtre de Strasbourg
16/09/2020

Maillon Théâtre de Strasbourg

🚨 Solidarité avec le mouvement national Alerte rouge 🚨
Mercredi 16 septembre 2020, 20h30
Parvis du Maillon, Théâtre de Strasbourg-Scène européenne

Les entreprises techniques pour le spectacle et l’évènement (sonorisation, éclairage, vidéo, structures, décors, régie, etc.) sont particulièrement touchées par la crise sanitaire liée au covid-19, puisqu’à l’arrêt total depuis le début du confinement, sans aucune perspective de réelle reprise à court terme. Une entreprise sur deux est menacée de disparition dans les six mois à venir face à l’effondrement de leur chiffre d’affaire, qui sera de 80% en moyenne en 2020. Ces entreprises sont pourtant au cœur d’un grand nombre de concerts, de festivals, d’évènements professionnels et sportifs à travers le territoire, et seront indispensables demain pour accompagner la reprise.
Du 14 au 18 septembre, les entreprises techniques pour le spectacle et l’évènement éclairent en rouge leurs entreprises, leurs entrepôts, des bâtiments publics, pour sensibiliser les pouvoirs publics au drame économique et social qui s’annonce.

Avec @Lagoona Strasbourg

*******************************************************************
© Charly Broyez + filtre rouge apposé par le Maillon

Adresse

La Maison Des Associations 1a, Place Des Orphelins
Strasbourg
67000

Informations générales

L’ambition d’Espaces Dialogues est d’alimenter la réflexion, de montrer la complexité des problèmes posés et de mettre en garde contre le langage d’autorité.

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Espaces Dialogues publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à Espaces Dialogues:

Organisations à But Non Lucratifss á proximité


Autres Organisation à but non lucratif à Strasbourg

Voir Toutes