Wildlife Angel

Wildlife Angel En première ligne aux côtés des rangers ! Wildlife Angel est une ONG de terrain, spécialisée dans la protection et la sauvegarde de la faune africaine, nous formons des rangers à la lutte anti-braconnage.

Fonctionnement normal

« C’est lundi ! »Les lions ne sont pas sortis de la ferme …Au mois de mai, de nombreuses associations et ONG internation...
05/10/2021

« C’est lundi ! »

Les lions ne sont pas sortis de la ferme …

Au mois de mai, de nombreuses associations et ONG internationales célébraient une grande victoire obtenue en Afrique du Sud. En effet, par la voix de la ministre sud-africaine Barbara Creecy, la validation de l’interdiction des élevages de lions était confirmée. En interdisant l’élevage des lionceaux, la ministre visait également la chasse en boite et les fermes à caresses.
Tout le monde criait victoire ; seule Wildlife Angel semblait sur la réserve, non pas sur l’intérêt d’une telle mesure mais plutôt sur sa faisabilité.
Voici un extrait du post datant de début mai :
« C’est bien de crier victoire, mes amis. Mais encore faut-il être préparés à la victoire !
Nous devons urgemment préparer les conditions de gestion de ces milliers de lions. Car se battre depuis des années pour enfin obtenir l’interdiction de leur élevage et être contraint de les euthanasier serait la plus grande erreur des organisations de protection de la faune ! »

Quelle est la situation aujourd’hui, c’est-à-dire cinq mois jour pour jour après ces déclarations fracassantes ?
Devant l’impérieuse nécessité de trouver des solutions pour tous ces animaux qui allaient se retrouver en fâcheuse position, nos contacts en Afrique du Sud nous ont suggéré de ne surtout pas s’affoler …
Le gouvernement a beaucoup réfléchi depuis. Toutes ces fermes, qui vont cesser leur activité, ne voient pas comment le gouvernement pourra les aider à substituer cette activité lucrative.
- Qu’adviendra-t-il de tous ces emplois générés par les fermes ? Que vont devenir tous ces salariés ?
- Et les lions, on va en faire quoi des lions ? Les envoyer dans des sanctuaires ? Lesquels ?
- Qui va couvrir des frais de transfert conséquents ?
Rappelons que nous parlons malgré tout d’une population de 8 000 à 10 000 lions captifs. Le risque de leur euthanasie, par des fermiers désespérés et décidés à se venger des décisions étatiques, n’est pas négligeable. D’autant qu’ils pourraient alors vendre la viande et exporter les os tant prisés sur le marché du Sud-est Asiatique.

Ce qu’il faut retenir de cette histoire est que les effets d’annonce choc peuvent être contre productifs s’ils ne sont pas précédés d’une réflexion systémique sur les différents univers liés directement ou indirectement au thème principal. Il est déterminant de s’attaquer à cette industrie mortifère qui a transformé le côté sauvage de l’animal en un produit marketé pour satisfaire l’appétit de nos sociétés sans racine :
- Le lionceau de deux mois n’est qu’une peluche que l’on caresse ;
- Le lionceau de six mois, un « vulgaire gros chien » que l’on accompagne lors d’une promenade dans le bush ;
- Le lion mature de deux ans, un beau trophée potentiel pour un chasseur en mal d’aventure extrême, désireux de tirer une proie dans un enclos pas plus grand qu’un terrain de football ;
- Les adultes qui n’auront pas trouvé le chasseur intéressé finiront en bouts de steak dans certaines assiettes ou sous la forme d’un précieux vin de tigre (des tigres, il n’y en a quasiment plus, donc les producteurs se rabattent sur des lions !) sur les étals d’un marché humide d’une grouillante ville chinoise.

On est tous bien d’accord pour que cesse cette activité abjecte et révoltante ! Mais il est nécessaire de se donner les moyens de réfléchir sur les conséquences d’une telle décision et le dispositif d’accompagnement indispensable. Si tel n’est pas le cas, l’élevage du lion en Afrique du Sud pourrait encore avoir de belles années devant lui …

« C’est lundi ! »

Les lions ne sont pas sortis de la ferme …

Au mois de mai, de nombreuses associations et ONG internationales célébraient une grande victoire obtenue en Afrique du Sud. En effet, par la voix de la ministre sud-africaine Barbara Creecy, la validation de l’interdiction des élevages de lions était confirmée. En interdisant l’élevage des lionceaux, la ministre visait également la chasse en boite et les fermes à caresses.
Tout le monde criait victoire ; seule Wildlife Angel semblait sur la réserve, non pas sur l’intérêt d’une telle mesure mais plutôt sur sa faisabilité.
Voici un extrait du post datant de début mai :
« C’est bien de crier victoire, mes amis. Mais encore faut-il être préparés à la victoire !
Nous devons urgemment préparer les conditions de gestion de ces milliers de lions. Car se battre depuis des années pour enfin obtenir l’interdiction de leur élevage et être contraint de les euthanasier serait la plus grande erreur des organisations de protection de la faune ! »

Quelle est la situation aujourd’hui, c’est-à-dire cinq mois jour pour jour après ces déclarations fracassantes ?
Devant l’impérieuse nécessité de trouver des solutions pour tous ces animaux qui allaient se retrouver en fâcheuse position, nos contacts en Afrique du Sud nous ont suggéré de ne surtout pas s’affoler …
Le gouvernement a beaucoup réfléchi depuis. Toutes ces fermes, qui vont cesser leur activité, ne voient pas comment le gouvernement pourra les aider à substituer cette activité lucrative.
- Qu’adviendra-t-il de tous ces emplois générés par les fermes ? Que vont devenir tous ces salariés ?
- Et les lions, on va en faire quoi des lions ? Les envoyer dans des sanctuaires ? Lesquels ?
- Qui va couvrir des frais de transfert conséquents ?
Rappelons que nous parlons malgré tout d’une population de 8 000 à 10 000 lions captifs. Le risque de leur euthanasie, par des fermiers désespérés et décidés à se venger des décisions étatiques, n’est pas négligeable. D’autant qu’ils pourraient alors vendre la viande et exporter les os tant prisés sur le marché du Sud-est Asiatique.

Ce qu’il faut retenir de cette histoire est que les effets d’annonce choc peuvent être contre productifs s’ils ne sont pas précédés d’une réflexion systémique sur les différents univers liés directement ou indirectement au thème principal. Il est déterminant de s’attaquer à cette industrie mortifère qui a transformé le côté sauvage de l’animal en un produit marketé pour satisfaire l’appétit de nos sociétés sans racine :
- Le lionceau de deux mois n’est qu’une peluche que l’on caresse ;
- Le lionceau de six mois, un « vulgaire gros chien » que l’on accompagne lors d’une promenade dans le bush ;
- Le lion mature de deux ans, un beau trophée potentiel pour un chasseur en mal d’aventure extrême, désireux de tirer une proie dans un enclos pas plus grand qu’un terrain de football ;
- Les adultes qui n’auront pas trouvé le chasseur intéressé finiront en bouts de steak dans certaines assiettes ou sous la forme d’un précieux vin de tigre (des tigres, il n’y en a quasiment plus, donc les producteurs se rabattent sur des lions !) sur les étals d’un marché humide d’une grouillante ville chinoise.

On est tous bien d’accord pour que cesse cette activité abjecte et révoltante ! Mais il est nécessaire de se donner les moyens de réfléchir sur les conséquences d’une telle décision et le dispositif d’accompagnement indispensable. Si tel n’est pas le cas, l’élevage du lion en Afrique du Sud pourrait encore avoir de belles années devant lui …

« C’est lundi ! »Une découverte porteuse d’espoirCes dernières années, les scientifiques spécialisés dans le règne anima...
27/09/2021

« C’est lundi ! »

Une découverte porteuse d’espoir

Ces dernières années, les scientifiques spécialisés dans le règne animal ont pu confirmer l'existence d'espèces qu’ils pensaient perdues dans certaines régions du monde. En 2020, des chercheurs de l'Université de l'Ouest de l'Angleterre ont confirmé la présence de gorilles des plaines dans le centre de la Guinée équatoriale continentale. Cette année, des babiroussas, une espèce de porc sauvage d'Asie du Sud-Est, ont été recensés pour la première fois en 26 ans sur l'île de Buru, en Indonésie. En début d’année malgré la Covid et la présence de djihadistes, des lycaons étaient observés dans la région de Fada, au Burkina Faso.
La collecte de ces preuves est possible grâce à l'utilisation croissante de caméras déclenchées à distance, communément appelées « caméra trap ». Elles sont activées par le mouvement et prennent des photos d'un animal qui passe devant la zone de détection de la caméra. Un dispositif infra-rouge permet de prendre ces photos de jour comme de nuit. En déployant des caméras dans les habitats sauvages, l’intérêt est de recueillir des informations précieuses sur les animaux qui y vivent et sur le nombre d'animaux restants. Cela est particulièrement important dans les zones soumises à une intense pression humaine, qui laisse de plus en plus d'espèces menacées.

En 2019, une équipe de recherche a déployé 19 caméra-trap dans la zone de Campo Ma’an, à l’extrême sud du Cameroun, en Afrique centrale. Le parc national est une zone protégée de 2 680 km². Après des décennies de chasse et de disparition de la forêt, il n'y avait aucune preuve indiscutable que les léopards étaient encore là. Les perturbations et l'empiètement de l'homme constituent une menace majeure pour la faune de la région. Le parc national de Campo-Ma'an est entouré de plus de 100 zones villageoises, ainsi que de plantations d'huile de palme et de concessions forestières.
Un des pièges à caméra a photographié un léopard, alors que l’étude conduite par les scientifiques portait sur l'écologie des éléphants de forêt menacés à Campo-Ma'an. Les caméras ont été déployées dans des zones supposées être utilisées par les éléphants. La grande surprise a été d’apercevoir un léopard adulte sur l'une des photos. Il s'agissait de la première observation d'un léopard depuis 20 ans.
Les photos ne montraient qu'un seul individu, mais sa présence constituait une preuve réelle que les léopards sont toujours présents dans cette zone de conservation.

Le léopard possède l'aire de répartition la plus vaste de toutes les espèces de grands félins en Afrique. Il peut vivre dans différents types d'habitats, les environnements de savane et de forêt tropicale, y compris les abords de fermes, de villages et même de villes. Les estimations de la population ne sont pas connues, bien que l'on pense que les effectifs en Afrique sont en déclin. On n’a pas la capacité d’annoncer explicitement que les populations sont en baisse. Le raisonnement s’appuie en fait sur l’estimation que l'aire de répartition du léopard africain s'est réduite à 67%. Mais cet animal surprenant et imprévisible pourrait cacher une situation moins inquiétante pour son avenir.

« C’est lundi ! »

Une découverte porteuse d’espoir

Ces dernières années, les scientifiques spécialisés dans le règne animal ont pu confirmer l'existence d'espèces qu’ils pensaient perdues dans certaines régions du monde. En 2020, des chercheurs de l'Université de l'Ouest de l'Angleterre ont confirmé la présence de gorilles des plaines dans le centre de la Guinée équatoriale continentale. Cette année, des babiroussas, une espèce de porc sauvage d'Asie du Sud-Est, ont été recensés pour la première fois en 26 ans sur l'île de Buru, en Indonésie. En début d’année malgré la Covid et la présence de djihadistes, des lycaons étaient observés dans la région de Fada, au Burkina Faso.
La collecte de ces preuves est possible grâce à l'utilisation croissante de caméras déclenchées à distance, communément appelées « caméra trap ». Elles sont activées par le mouvement et prennent des photos d'un animal qui passe devant la zone de détection de la caméra. Un dispositif infra-rouge permet de prendre ces photos de jour comme de nuit. En déployant des caméras dans les habitats sauvages, l’intérêt est de recueillir des informations précieuses sur les animaux qui y vivent et sur le nombre d'animaux restants. Cela est particulièrement important dans les zones soumises à une intense pression humaine, qui laisse de plus en plus d'espèces menacées.

En 2019, une équipe de recherche a déployé 19 caméra-trap dans la zone de Campo Ma’an, à l’extrême sud du Cameroun, en Afrique centrale. Le parc national est une zone protégée de 2 680 km². Après des décennies de chasse et de disparition de la forêt, il n'y avait aucune preuve indiscutable que les léopards étaient encore là. Les perturbations et l'empiètement de l'homme constituent une menace majeure pour la faune de la région. Le parc national de Campo-Ma'an est entouré de plus de 100 zones villageoises, ainsi que de plantations d'huile de palme et de concessions forestières.
Un des pièges à caméra a photographié un léopard, alors que l’étude conduite par les scientifiques portait sur l'écologie des éléphants de forêt menacés à Campo-Ma'an. Les caméras ont été déployées dans des zones supposées être utilisées par les éléphants. La grande surprise a été d’apercevoir un léopard adulte sur l'une des photos. Il s'agissait de la première observation d'un léopard depuis 20 ans.
Les photos ne montraient qu'un seul individu, mais sa présence constituait une preuve réelle que les léopards sont toujours présents dans cette zone de conservation.

Le léopard possède l'aire de répartition la plus vaste de toutes les espèces de grands félins en Afrique. Il peut vivre dans différents types d'habitats, les environnements de savane et de forêt tropicale, y compris les abords de fermes, de villages et même de villes. Les estimations de la population ne sont pas connues, bien que l'on pense que les effectifs en Afrique sont en déclin. On n’a pas la capacité d’annoncer explicitement que les populations sont en baisse. Le raisonnement s’appuie en fait sur l’estimation que l'aire de répartition du léopard africain s'est réduite à 67%. Mais cet animal surprenant et imprévisible pourrait cacher une situation moins inquiétante pour son avenir.

INSUPPORTABLE !!!
22/09/2021

INSUPPORTABLE !!!

Il fallait le dire ...
La création de Wildlife Angel avait pour objectif de combattre le braconnage sous ses formes les plus viles, essentiellement en Afrique. Après plusieurs missions, en apprenant à reconnaitre les différents niveaux de braconnage, j'ai depuis transformé la terminologie utilisée pour parler désormais de Criminalité Environnementale illégale. Parce que c’est cela dont il s’agit, de crime contre la nature, des exactions conduites par de puissantes organisations mafieuses, spécialisées dans les trafics les plus variés.
Il existe pourtant une Criminalité Environnementale légale qui extermine tout autant les espèces en danger et leur écosystème : il s’agit des multinationales de toutes origines qui détruisent les forêts, exploitent le sous-sol à outrance, chassent les populations humaines, massacrent les animaux, pour répondre à la demande mondiale d’hydrocarbures, d’essences de bois ou de minerais en tous genres.
Ces organisations sans scrupule agissent pour le « bien » de l’humanité, pour satisfaire cette notion de progrès infini, de technologie insatiable.
Pour autant, il existe aussi des massacres légaux qui ne recherchent pas le profit, simplement le besoin de se convaincre de la toute-puissance de l’être humain, en se cachant derrière des traditions surannées. Il n’est pas nécessaire d’aller chercher loin en Chine ou en Papouasie. Simplement à nos portes, en Espagne ou au Sud de la France, avec la corrida ; près des côtes du Danemark avec le Grindadráp.
Depuis des années, mes amis de Sea Shepherd dénoncent et s’opposent vigoureusement à ce qui se passe, une fois par an, avec le massacre de globicéphales et grands dauphins des îles Féroé.
Cette situation est inacceptable et on se doit de la combattre vigoureusement. Elle est pour moi encore plus intolérable que la criminalité illégale. Comment accepter que ces animaux soient massacrés par milliers, avec la connaissance des autorités, sur le territoire européen, alors que les animaux sont ensuite brulés ?
Que font les gouvernements des pays européens, que font les organisations soi-disant engagées dans la protection de la biodiversité ? Hormis Sea Shepherd bien évidemment. Pourquoi ne pas boycotter ce pays, le Danemark, ne pas organiser des opérations d’interposition quand cet événement monstrueux a lieu ? Pourquoi laisser les équipes de Paul Watson seules à se battre ?
L’heure des plaidoyers, des marches pour le climat, la planète, les éléphants, les hannetons, …, des pétitions, est révolue ! Il est temps d’agir.
Je suis bien placés pour vous dire que combattre les réseaux du crime organisé est difficile et extrêmement dangereux. En revanche, faire changer les lois par la pression est plus faisable.
Quand on voit ces images insoutenables de massacres gratuits, sous les yeux d’enfants qui participent à cette tuerie, on est sans voix. Les traditions cachent bien souvent une cruauté sans limite. Les anciens tuaient les animaux pour se nourrir ou pour se vêtir ou se réchauffer. Aujourd’hui, on reproduit les pratiques ancestrales pour assouvir une jouissance à voir souffrir, pour renforcer notre appartenance à l’espèce dominatrice, celle tout en haut de la pyramide du Vivant. Oui, mais pour combien de temps encore ?
PS : rajout au texte précédent :
Facebook cache la photo car jugée trop sensible. Et pourtant la pratique est autorisée par les gouvernements, chers censeurs !!!!!

« C’est lundi ! »Un solide réseau de trafiquants internationaux« Rathkeale Rovers », ce nom est quasiment inconnu du gra...
13/09/2021

« C’est lundi ! »

Un solide réseau de trafiquants internationaux

« Rathkeale Rovers », ce nom est quasiment inconnu du grand public et pourtant il cache un groupe de criminels de haut vol ! Ce nom a été donné à une organisation de trafiquants basée en Irlande mais opérant au niveau international. Ils sont tous membres de la communauté des gens du voyage d'Irlande. La pose de goudron ou la rénovation de maisons sont utilisées pour couvrir leurs activités illégales. Enracinés dans leur communauté, les membres du gang ont été liés à un éventail surprenant de crimes et délits en Europe, en Amérique, en Afrique et en Australie : des fraudes en série, l'escroquerie au bitume, le blanchiment d'argent, le trafic de drogue et le vol d'œuvres d'art et plus récemment les transactions sur le marché illicite de l’ivoire et de la corne de rhinocéros.
Depuis une dizaine d’années, l’agence Europol a réalisé de nombreuses arrestations dans huit pays pour blanchiment d'argent, trafic de drogue et vol organisé dans le monde entier. Quatre d'entre eux, tous issus de la même famille, ont été décrits par l'accusation comme des « boss » au sein des Rathkeale Rovers. Le gang visait des antiquités chinoises et des cornes de rhinocéros, dans l'intention de les vendre sur le marché noir chinois. Ils se sont « approvisionnés « dans différents musées d’Europe en dérobant les cornes et l’ivoire des animaux empaillés.
Il y a quelques jours, quatre hommes, trois Irlandais et un Anglais, considérés comme membres du gang des Rathkeale Rovers, ont été condamnés à des peines de prison, mais deux d'entre eux ont été épargnés par la suspension de leur peine. Le tribunal spécial de Rennes a également imposé des amendes d'un montant total de 316 000 € (270 000 £).
Trois des hommes n'étaient pas présents au tribunal et font l'objet de mandats d'arrêt internationaux.
Certains ont prétendu être des antiquaires, d’autres des collectionneurs d’objets d’art. L’enquête a révélé qu’ils faisaient partie d'un réseau international de trafiquants de cornes de rhinocéros et d'ivoire, dont plusieurs d'origine chinoise et vietnamienne.
Les détectives ont découvert que les trafiquants disposaient de deux ateliers en France pour transformer l'ivoire et la corne de rhinocéros en poudre ou en paillettes et autres objets qui étaient ensuite exportés au Vietnam et en Chine pour être utilisés dans la médecine traditionnelle.

Il est évident que nous condamnons fermement cette organisation criminelle qui gagne des sommes colossales sur le trafic de l’ivoire et des cornes de rhinocéros. Pour autant, ils ne constituent qu’un maillon, important certes, de la chaine de ce lucratif trafic. Ces individus achètent les cornes en Afrique ou les volent dans différents musées d’Europe. Mais pas seulement. Ils se servent également des possesseurs européens « d’objets de collection » en ivoire ou en corne. Ils constituent un rouage essentiel dans le trafic. En revanche, il est toujours difficile de s’attaquer aux mafias qui importent de tels objets en Chine ou au VietNam.
Nous encourageons les organismes officiels (Europol, Interpol, OCLAEPS, Douanes) à développer leurs actions de renseignement et les procédures d’interpellation de ces criminels. Notre positionnement est complémentaire à ces actions de « law enforcement ». Nous nous situons en amont du dispositif, c’est-à-dire sur le terrain, en appui des rangers, pour éviter que les animaux ne soient abattus. Mais tant que ces organisations séviront, tant que la demande sera aussi forte sur les marchés de consommation d’Asie du Sud-Est, nous subirons les attaques des criminels chargés d’alimenter ces réseaux.

« C’est lundi ! »

Un solide réseau de trafiquants internationaux

« Rathkeale Rovers », ce nom est quasiment inconnu du grand public et pourtant il cache un groupe de criminels de haut vol ! Ce nom a été donné à une organisation de trafiquants basée en Irlande mais opérant au niveau international. Ils sont tous membres de la communauté des gens du voyage d'Irlande. La pose de goudron ou la rénovation de maisons sont utilisées pour couvrir leurs activités illégales. Enracinés dans leur communauté, les membres du gang ont été liés à un éventail surprenant de crimes et délits en Europe, en Amérique, en Afrique et en Australie : des fraudes en série, l'escroquerie au bitume, le blanchiment d'argent, le trafic de drogue et le vol d'œuvres d'art et plus récemment les transactions sur le marché illicite de l’ivoire et de la corne de rhinocéros.
Depuis une dizaine d’années, l’agence Europol a réalisé de nombreuses arrestations dans huit pays pour blanchiment d'argent, trafic de drogue et vol organisé dans le monde entier. Quatre d'entre eux, tous issus de la même famille, ont été décrits par l'accusation comme des « boss » au sein des Rathkeale Rovers. Le gang visait des antiquités chinoises et des cornes de rhinocéros, dans l'intention de les vendre sur le marché noir chinois. Ils se sont « approvisionnés « dans différents musées d’Europe en dérobant les cornes et l’ivoire des animaux empaillés.
Il y a quelques jours, quatre hommes, trois Irlandais et un Anglais, considérés comme membres du gang des Rathkeale Rovers, ont été condamnés à des peines de prison, mais deux d'entre eux ont été épargnés par la suspension de leur peine. Le tribunal spécial de Rennes a également imposé des amendes d'un montant total de 316 000 € (270 000 £).
Trois des hommes n'étaient pas présents au tribunal et font l'objet de mandats d'arrêt internationaux.
Certains ont prétendu être des antiquaires, d’autres des collectionneurs d’objets d’art. L’enquête a révélé qu’ils faisaient partie d'un réseau international de trafiquants de cornes de rhinocéros et d'ivoire, dont plusieurs d'origine chinoise et vietnamienne.
Les détectives ont découvert que les trafiquants disposaient de deux ateliers en France pour transformer l'ivoire et la corne de rhinocéros en poudre ou en paillettes et autres objets qui étaient ensuite exportés au Vietnam et en Chine pour être utilisés dans la médecine traditionnelle.

Il est évident que nous condamnons fermement cette organisation criminelle qui gagne des sommes colossales sur le trafic de l’ivoire et des cornes de rhinocéros. Pour autant, ils ne constituent qu’un maillon, important certes, de la chaine de ce lucratif trafic. Ces individus achètent les cornes en Afrique ou les volent dans différents musées d’Europe. Mais pas seulement. Ils se servent également des possesseurs européens « d’objets de collection » en ivoire ou en corne. Ils constituent un rouage essentiel dans le trafic. En revanche, il est toujours difficile de s’attaquer aux mafias qui importent de tels objets en Chine ou au VietNam.
Nous encourageons les organismes officiels (Europol, Interpol, OCLAEPS, Douanes) à développer leurs actions de renseignement et les procédures d’interpellation de ces criminels. Notre positionnement est complémentaire à ces actions de « law enforcement ». Nous nous situons en amont du dispositif, c’est-à-dire sur le terrain, en appui des rangers, pour éviter que les animaux ne soient abattus. Mais tant que ces organisations séviront, tant que la demande sera aussi forte sur les marchés de consommation d’Asie du Sud-Est, nous subirons les attaques des criminels chargés d’alimenter ces réseaux.

Adresse

1a Place Des Orphelins
Strasbourg
67000

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Wildlife Angel publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à Wildlife Angel:

Vidéos

En première ligne aux côtés des rangers

La menace

Les territoires sauvages reculent partout sur la planète, il s’agit d’une véritable guerre mondiale contre la nature menée au nom de la sacro-sainte croissance économique. D’après le rapport Le dangereux déclin de la nature – l’état des lieux du vivant le plus complet à ce jour publié en 2019 par l’IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) –, les facteurs directs de l’extermination sont multiples :


  • Changement d’usage des terres (agriculture, exploitation forestière et urbanisation) ;

  • Surexploitation des espèces vivantes (collecte, exploitation forestière, chasse et pêche) ;
  • Organisations à But Non Lucratifss á proximité


    Autres Organisation non gouvernementale (ONG) à Strasbourg

    Voir Toutes