Wildlife Angel

Wildlife Angel En première ligne aux côtés des rangers ! Wildlife Angel est une ONG de terrain, spécialisée dans la protection et la sauvegarde de la faune africaine, nous formons des rangers à la lutte anti-braconnage.
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Fonctionnement normal

Car il est nécessaire de bien distinguer les deux approches pour éviter d'attribuer aux rangers des missions pour lesque...
28/07/2021

Car il est nécessaire de bien distinguer les deux approches pour éviter d'attribuer aux rangers des missions pour lesquelles ils ne sont pas préparés !!!

Bonjour tout le monde.
Merci au magazine Opérations Spéciales d’avoir publié ma tribune géopolitique sur la Lutte anti-braconnage vs le Terrorisme.
Vous pourrez la retrouver dans le numéro 50 de cette excellente r***e.

« C’est lundi ! »Accrochage entre des primates !Les agressions coalisées entre groupes sont rares dans le règne animal. ...
26/07/2021

« C’est lundi ! »

Accrochage entre des primates !

Les agressions coalisées entre groupes sont rares dans le règne animal. Elles ont une signification évolutive et sociale particulièrement importante chez Homo sapiens. Il n'est donc pas surprenant que ce comportement animal qui se rapproche le plus de la guerre humaine se retrouve chez l'un des plus proches parents de l'homme, le chimpanzé. Comme c'est le cas chez l'homme, le nombre de rencontres conflictuelles varie considérablement d'un site à l'autre et d'un groupe social à l'autre, mais des « raids » mortels de chimpanzés et d'autres formes d'attaques coopératives entre groupes ont été régulièrement signalés dans différentes zones d’Afrique.
Entre les espèces et au sein d'une même espèce, les conflits violents sont plus susceptibles de se produire lorsque des ressources importantes peuvent être défendues et que les déséquilibres de pouvoir démographique réduisent le coût pour les participants individuels. Les explications de l'évolution de l'agression coalisée comprennent des avantages directs via un meilleur accès aux ressources ou le maintien/élévation du statut, ou des avantages indirects via la sélection de la parenté et l'altruisme.

Mais que penser alors des agressions coalisées entre deux espèces de primates ?
Lors d’une étude au cœur du parc national de Loango au Gabon, des experts de l'Université d'Osnabrück et de l'Institut d'anthropologie évolutive Max Planck en Allemagne, présents sur le site, ont été les témoins de deux attaques létales de chimpanzés sur une autre espèce d'hominidé, les gorilles des plaines de l'Ouest.
Dans les deux cas, les chimpanzés étaient nettement plus nombreux que les gorilles et les victimes ont été deux jeunes gorilles.
« Au début, nous n'avons remarqué que des cris de chimpanzés et nous pensions observer une rencontre typique entre des individus de communautés de chimpanzés voisines. Mais ensuite, nous avons entendu des battements de poitrine, un affichage caractéristique des gorilles, et nous avons réalisé que les chimpanzés avaient rencontré un groupe de quelques gorilles » a déclaré Lara M. Southern, auteure principale de l'étude.
Les deux rencontres enregistrées, qui ont duré 52 et 79 minutes, ont vu les chimpanzés former des coalitions et lancer des attaques contre les gorilles.
Les mâles à dos argenté et les femelles adultes se sont défendus ainsi que leur progéniture. Les deux dos argentés et plusieurs femelles adultes se sont échappés, mais deux bébés gorilles ont été séparés de leur mère et tués, écrivent les auteurs.
« Nos observations fournissent la première preuve que la présence de chimpanzés peut avoir un impact létal sur les gorilles. Nous voulons maintenant étudier les facteurs qui déclenchent ces interactions étonnamment agressives » a déclaré Tobias Deschner, primatologue à l'Institut Max Planck.
« Les attaques sont particulièrement surprenantes. Les interactions entre les chimpanzés et les gorilles ont jusqu'à présent été considérées comme relativement détendues. Nous avons régulièrement observé les deux espèces interagir pacifiquement dans les arbres à fourrage. Nos collègues du Congo ont même été témoins d'interactions ludiques entre les deux espèces de grands singes » a déclaré Simone Pika, co-auteure de l’étude et biologiste cognitive à l'université d'Osnabrück.

L’étude est très intéressante car elle décrit minutieusement les actions des chimpanzés et l’attitude des gorilles en situation de défense. Les deux scènes ont été très intenses et ponctuées de nombreux hurlements. Au bruit sourd des « silverbacks » en train de taper sur leur torse répondaient les cris des chimpanzés qui leur lançaient des branchages.
Deux jeunes gorilles ont été tués lors de l’affrontement, dont un dévoré partiellement.
Il est très difficile d’expliquer précisément les raisons de ces deux affrontements. Habituellement, les scientifiques s’appuient sur les deux explications théoriques les plus largement acceptées de la violence létale interspécifique, à savoir la prédation et la compétition, et la combinaison des deux. Il ne semble pas que les chimpanzés aient répondu à un besoin de recherche de nourriture car ils évoluent dans une zone relativement riche en antilopes. Quant à la défense du territoire, cela peut paraître également très surprenant. Dans ces forêts denses, les chimpanzés sont habitués à rencontrer des éléphants de forêt, des gorilles et quelques bongos. Les seuls humains qu’ils croisent sont les scientifiques chargés de les étudier et qui n’interagissent pas avec eux. Les chimpanzés responsables des agressions n’auraient-ils pas apprécié d’être approchés par les gorilles alors que même les humains se tiennent à distance ?
Espérons que les chercheurs de l’institut Max Planck et de l'Université d'Osnabrück auront sous peu des explications pertinentes à avancer …

« C’est lundi ! »

Accrochage entre des primates !

Les agressions coalisées entre groupes sont rares dans le règne animal. Elles ont une signification évolutive et sociale particulièrement importante chez Homo sapiens. Il n'est donc pas surprenant que ce comportement animal qui se rapproche le plus de la guerre humaine se retrouve chez l'un des plus proches parents de l'homme, le chimpanzé. Comme c'est le cas chez l'homme, le nombre de rencontres conflictuelles varie considérablement d'un site à l'autre et d'un groupe social à l'autre, mais des « raids » mortels de chimpanzés et d'autres formes d'attaques coopératives entre groupes ont été régulièrement signalés dans différentes zones d’Afrique.
Entre les espèces et au sein d'une même espèce, les conflits violents sont plus susceptibles de se produire lorsque des ressources importantes peuvent être défendues et que les déséquilibres de pouvoir démographique réduisent le coût pour les participants individuels. Les explications de l'évolution de l'agression coalisée comprennent des avantages directs via un meilleur accès aux ressources ou le maintien/élévation du statut, ou des avantages indirects via la sélection de la parenté et l'altruisme.

Mais que penser alors des agressions coalisées entre deux espèces de primates ?
Lors d’une étude au cœur du parc national de Loango au Gabon, des experts de l'Université d'Osnabrück et de l'Institut d'anthropologie évolutive Max Planck en Allemagne, présents sur le site, ont été les témoins de deux attaques létales de chimpanzés sur une autre espèce d'hominidé, les gorilles des plaines de l'Ouest.
Dans les deux cas, les chimpanzés étaient nettement plus nombreux que les gorilles et les victimes ont été deux jeunes gorilles.
« Au début, nous n'avons remarqué que des cris de chimpanzés et nous pensions observer une rencontre typique entre des individus de communautés de chimpanzés voisines. Mais ensuite, nous avons entendu des battements de poitrine, un affichage caractéristique des gorilles, et nous avons réalisé que les chimpanzés avaient rencontré un groupe de quelques gorilles » a déclaré Lara M. Southern, auteure principale de l'étude.
Les deux rencontres enregistrées, qui ont duré 52 et 79 minutes, ont vu les chimpanzés former des coalitions et lancer des attaques contre les gorilles.
Les mâles à dos argenté et les femelles adultes se sont défendus ainsi que leur progéniture. Les deux dos argentés et plusieurs femelles adultes se sont échappés, mais deux bébés gorilles ont été séparés de leur mère et tués, écrivent les auteurs.
« Nos observations fournissent la première preuve que la présence de chimpanzés peut avoir un impact létal sur les gorilles. Nous voulons maintenant étudier les facteurs qui déclenchent ces interactions étonnamment agressives » a déclaré Tobias Deschner, primatologue à l'Institut Max Planck.
« Les attaques sont particulièrement surprenantes. Les interactions entre les chimpanzés et les gorilles ont jusqu'à présent été considérées comme relativement détendues. Nous avons régulièrement observé les deux espèces interagir pacifiquement dans les arbres à fourrage. Nos collègues du Congo ont même été témoins d'interactions ludiques entre les deux espèces de grands singes » a déclaré Simone Pika, co-auteure de l’étude et biologiste cognitive à l'université d'Osnabrück.

L’étude est très intéressante car elle décrit minutieusement les actions des chimpanzés et l’attitude des gorilles en situation de défense. Les deux scènes ont été très intenses et ponctuées de nombreux hurlements. Au bruit sourd des « silverbacks » en train de taper sur leur torse répondaient les cris des chimpanzés qui leur lançaient des branchages.
Deux jeunes gorilles ont été tués lors de l’affrontement, dont un dévoré partiellement.
Il est très difficile d’expliquer précisément les raisons de ces deux affrontements. Habituellement, les scientifiques s’appuient sur les deux explications théoriques les plus largement acceptées de la violence létale interspécifique, à savoir la prédation et la compétition, et la combinaison des deux. Il ne semble pas que les chimpanzés aient répondu à un besoin de recherche de nourriture car ils évoluent dans une zone relativement riche en antilopes. Quant à la défense du territoire, cela peut paraître également très surprenant. Dans ces forêts denses, les chimpanzés sont habitués à rencontrer des éléphants de forêt, des gorilles et quelques bongos. Les seuls humains qu’ils croisent sont les scientifiques chargés de les étudier et qui n’interagissent pas avec eux. Les chimpanzés responsables des agressions n’auraient-ils pas apprécié d’être approchés par les gorilles alors que même les humains se tiennent à distance ?
Espérons que les chercheurs de l’institut Max Planck et de l'Université d'Osnabrück auront sous peu des explications pertinentes à avancer …

« C’est lundi ! »Une activiste de plus abattue en Afrique !Une éminente militante de l'environnement a été assassinée pr...
19/07/2021

« C’est lundi ! »

Une activiste de plus abattue en Afrique !

Une éminente militante de l'environnement a été assassinée près de son domicile au Kenya, après avoir reçu de multiples menaces de mort à la suite de sa campagne contre l'aménagement de zones humides dans un parc national.
Joannah Stutchbury, 67 ans, a été tuée jeudi 15 juillet à 22 heures, alors qu'elle rentrait chez elle dans la banlieue de Nairobi. Des amis ont déclaré qu'elle avait arrêté sa voiture pour dégager des branches qui bloquaient son allée lorsqu'elle a été abattue de plusieurs balles. Lorsque son corps a été découvert dans la voiture, le moteur toujours en marche, des objets de valeur se trouvaient dans le véhicule. Ce qui laisse penser que le vol n’était pas l’objet du crime.
L’activiste s'était opposée avec véhémence aux tentatives de puissants hommes d'affaires locaux ayant pour objet un développement immobilier dans la forêt voisine de Kiambu. Elle avait déjà reçu des menaces de mort à ce sujet.

Le président kenyan, Uhuru Kenyatta, a condamné le meurtre :
« Pendant longtemps, Joannah a été une championne inébranlable de la conservation de notre environnement et on se souvient de ses efforts incessants pour protéger la forêt de Kiambu contre le développement. »
Bien que le patrimoine naturel du Kenya soit une source principale de revenus touristiques, il est menacé par l'empiètement, les squatters et les promoteurs qui ont souvent des liens avec de puissants politiciens locaux.
La forêt de Kiambu se trouve à la périphérie de Nairobi, où les prix des terrains ont flambé ces dernières années.
L'Alliance pour la conservation du Kenya, une coalition d'ONG, a déclaré que la forêt de Kiambu avait été « envahie par des accapareurs de terres en vue de la construction de logements » et a indiqué que Joannah Stutchbury avait récemment fait état de menaces de la part d'un promoteur.

Le meurtre de Joannah n'est qu'une des nombreuses morts violentes de défenseurs de l'environnement survenues ces dernières années. En 2018, Esmond Bradley Martin, un défenseur de l'environnement américain basé au Kenya dont les enquêtes sur le commerce de l'ivoire d'éléphant et de la corne de rhinocéros étaient considérées comme essentielles aux efforts de protection des espèces menacées, a été poignardé à mort dans sa maison de Nairobi. Son meurtre n'a toujours pas été élucidé.

Depuis sa création, Wildlife Angel se bat activement contre le braconnage criminel à l’origine de la disparition de nombreuses espèces. Pour autant, après sept ans de combat, nous devons reconnaitre que le crime environnemental n’est pas pratiqué uniquement par des gangs ou des multinationales asiatiques. Les industriels, les businessmen de toutes origines sont bien souvent à l’origine de nombreuses dégradations de l’environnement. Les organisations qui se battent désespérément pour protéger la biodiversité sont des obstacles au développement de ces firmes sans foi ni loi.

« C’est lundi ! »

Une activiste de plus abattue en Afrique !

Une éminente militante de l'environnement a été assassinée près de son domicile au Kenya, après avoir reçu de multiples menaces de mort à la suite de sa campagne contre l'aménagement de zones humides dans un parc national.
Joannah Stutchbury, 67 ans, a été tuée jeudi 15 juillet à 22 heures, alors qu'elle rentrait chez elle dans la banlieue de Nairobi. Des amis ont déclaré qu'elle avait arrêté sa voiture pour dégager des branches qui bloquaient son allée lorsqu'elle a été abattue de plusieurs balles. Lorsque son corps a été découvert dans la voiture, le moteur toujours en marche, des objets de valeur se trouvaient dans le véhicule. Ce qui laisse penser que le vol n’était pas l’objet du crime.
L’activiste s'était opposée avec véhémence aux tentatives de puissants hommes d'affaires locaux ayant pour objet un développement immobilier dans la forêt voisine de Kiambu. Elle avait déjà reçu des menaces de mort à ce sujet.

Le président kenyan, Uhuru Kenyatta, a condamné le meurtre :
« Pendant longtemps, Joannah a été une championne inébranlable de la conservation de notre environnement et on se souvient de ses efforts incessants pour protéger la forêt de Kiambu contre le développement. »
Bien que le patrimoine naturel du Kenya soit une source principale de revenus touristiques, il est menacé par l'empiètement, les squatters et les promoteurs qui ont souvent des liens avec de puissants politiciens locaux.
La forêt de Kiambu se trouve à la périphérie de Nairobi, où les prix des terrains ont flambé ces dernières années.
L'Alliance pour la conservation du Kenya, une coalition d'ONG, a déclaré que la forêt de Kiambu avait été « envahie par des accapareurs de terres en vue de la construction de logements » et a indiqué que Joannah Stutchbury avait récemment fait état de menaces de la part d'un promoteur.

Le meurtre de Joannah n'est qu'une des nombreuses morts violentes de défenseurs de l'environnement survenues ces dernières années. En 2018, Esmond Bradley Martin, un défenseur de l'environnement américain basé au Kenya dont les enquêtes sur le commerce de l'ivoire d'éléphant et de la corne de rhinocéros étaient considérées comme essentielles aux efforts de protection des espèces menacées, a été poignardé à mort dans sa maison de Nairobi. Son meurtre n'a toujours pas été élucidé.

Depuis sa création, Wildlife Angel se bat activement contre le braconnage criminel à l’origine de la disparition de nombreuses espèces. Pour autant, après sept ans de combat, nous devons reconnaitre que le crime environnemental n’est pas pratiqué uniquement par des gangs ou des multinationales asiatiques. Les industriels, les businessmen de toutes origines sont bien souvent à l’origine de nombreuses dégradations de l’environnement. Les organisations qui se battent désespérément pour protéger la biodiversité sont des obstacles au développement de ces firmes sans foi ni loi.

« C’est lundi ! »Un coup (coût) de communication !Cette semaine, quelques associations françaises se sont réjouies de l’...
12/07/2021

« C’est lundi ! »

Un coup (coût) de communication !

Cette semaine, quelques associations françaises se sont réjouies de l’annonce faite par la fondation Aspinall concernant le ré-ensauvagement d’une dizaine d’éléphants.
Selon Aspinall, un plan ambitieux a été lancé pour transporter 13 éléphants de savane, nés et élevés en captivité, vers le Kenya, en partenariat avec le Kenya Wildlife Service (KWS) et le Sheldrick Wildlife Trust.
L'organisation caritative a déclaré qu'elle travaillerait avec les équipes de lutte anti-braconnage pour assurer la survie à long terme des pachydermes réintroduits, une fois qu'ils auront atteint l'un des deux sites envisagés dans le sud du Kenya.

Le ministère kényan du tourisme et de la faune sauvage a toutefois fait part publiquement de ses inquiétudes via un tweet.
Le ministère s’exprime en ces termes sur ce projet d’Aspinall :
« Nous avons pris note avec inquiétude d'un article publié dans le Daily Mail, au Royaume-Uni, indiquant qu'un troupeau de 13 éléphants serait déplacé du Kent Wildlife Park, au Royaume-Uni, vers le Kenya dans le cadre de ce que la publication qualifie de premier projet de ré-ensauvagement au monde.
Nous tenons à préciser que ni nous ni le Kenya Wildlife Service (KWS) n'ont été contactés ou consultés à ce sujet. La relocalisation et la réhabilitation d'un animal provenant d'un zoo n'est pas facile et est une affaire coûteuse. »

L'article affirme que les animaux seraient transportés par avion, un Boeing 747, par l'organisation caritative appartenant à Carrie Johnson, épouse du Premier ministre britannique Boris Johnson, dans le cadre du « premier projet de ré-ensauvagement au monde ».
Consultée au sujet de la réaction du ministère, la Fondation Aspinall a indiqué qu'elle reconnaissait qu'il y avait un processus à suivre pour obtenir l'autorisation de transport des éléphants et qu'elle attendait avec impatience de recevoir l'approbation officielle du gouvernement kenyan.

Il est toujours difficile de comprendre pourquoi les organisations soucieuses de ré-ensauvager les espèces oublient certaines règles de bon sens. La première, avant de communiquer massivement sur les réseaux sociaux et de jouer sur la sensibilité du public qui trouve la démarche salutaire, il est indispensable de s’assurer que le projet est viable, que les animaux sauront s’adapter à leur nouveau biotope et à leurs conditions de vie(survie), qu’ils seront protégés comme il se doit, et surtout que les autorités des pays concernés soient au courant du projet et qu’elles aient donné un avis positif.
Il y en a marre de ces organisations qui ne sont que dans des postures de com pour se faire bien voir par l’opinion. Le rewilding est une procédure stricte, longue, complexe et extrêmement coûteuse. C’est une démarche intéressante mais elle nécessite énormément de professionnalisme. Certains l’ont découvert à leurs dépens lors d’une opération en France qui n’a abouti à rien.
Nous avons déjà proposé nos services de protection des espèces pour du relâché organisé par des ONG pratiquant une démarche structurée. Le rewilding est une action mais il ne suffit pas de dire que l’on veut « rendre à l’état sauvage de pauvres animaux qui souffrent en captivité depuis des années ». Encore faut-il avoir l’envie, la patience et la rigueur pour conduire de tels projets, en sachant que cela ne sera pas possible pour certaines espèces ou pour certains individus.
Si les responsables de ces organisations arrêtaient de mettre la charrue avant les bœufs, on aurait de bien meilleurs résultats : penser d’abord aux intérêts des animaux concernés avant de communiquer à outrance dans l’intérêt de la recherche de notoriété !

« C’est lundi ! »

Un coup (coût) de communication !

Cette semaine, quelques associations françaises se sont réjouies de l’annonce faite par la fondation Aspinall concernant le ré-ensauvagement d’une dizaine d’éléphants.
Selon Aspinall, un plan ambitieux a été lancé pour transporter 13 éléphants de savane, nés et élevés en captivité, vers le Kenya, en partenariat avec le Kenya Wildlife Service (KWS) et le Sheldrick Wildlife Trust.
L'organisation caritative a déclaré qu'elle travaillerait avec les équipes de lutte anti-braconnage pour assurer la survie à long terme des pachydermes réintroduits, une fois qu'ils auront atteint l'un des deux sites envisagés dans le sud du Kenya.

Le ministère kényan du tourisme et de la faune sauvage a toutefois fait part publiquement de ses inquiétudes via un tweet.
Le ministère s’exprime en ces termes sur ce projet d’Aspinall :
« Nous avons pris note avec inquiétude d'un article publié dans le Daily Mail, au Royaume-Uni, indiquant qu'un troupeau de 13 éléphants serait déplacé du Kent Wildlife Park, au Royaume-Uni, vers le Kenya dans le cadre de ce que la publication qualifie de premier projet de ré-ensauvagement au monde.
Nous tenons à préciser que ni nous ni le Kenya Wildlife Service (KWS) n'ont été contactés ou consultés à ce sujet. La relocalisation et la réhabilitation d'un animal provenant d'un zoo n'est pas facile et est une affaire coûteuse. »

L'article affirme que les animaux seraient transportés par avion, un Boeing 747, par l'organisation caritative appartenant à Carrie Johnson, épouse du Premier ministre britannique Boris Johnson, dans le cadre du « premier projet de ré-ensauvagement au monde ».
Consultée au sujet de la réaction du ministère, la Fondation Aspinall a indiqué qu'elle reconnaissait qu'il y avait un processus à suivre pour obtenir l'autorisation de transport des éléphants et qu'elle attendait avec impatience de recevoir l'approbation officielle du gouvernement kenyan.

Il est toujours difficile de comprendre pourquoi les organisations soucieuses de ré-ensauvager les espèces oublient certaines règles de bon sens. La première, avant de communiquer massivement sur les réseaux sociaux et de jouer sur la sensibilité du public qui trouve la démarche salutaire, il est indispensable de s’assurer que le projet est viable, que les animaux sauront s’adapter à leur nouveau biotope et à leurs conditions de vie(survie), qu’ils seront protégés comme il se doit, et surtout que les autorités des pays concernés soient au courant du projet et qu’elles aient donné un avis positif.
Il y en a marre de ces organisations qui ne sont que dans des postures de com pour se faire bien voir par l’opinion. Le rewilding est une procédure stricte, longue, complexe et extrêmement coûteuse. C’est une démarche intéressante mais elle nécessite énormément de professionnalisme. Certains l’ont découvert à leurs dépens lors d’une opération en France qui n’a abouti à rien.
Nous avons déjà proposé nos services de protection des espèces pour du relâché organisé par des ONG pratiquant une démarche structurée. Le rewilding est une action mais il ne suffit pas de dire que l’on veut « rendre à l’état sauvage de pauvres animaux qui souffrent en captivité depuis des années ». Encore faut-il avoir l’envie, la patience et la rigueur pour conduire de tels projets, en sachant que cela ne sera pas possible pour certaines espèces ou pour certains individus.
Si les responsables de ces organisations arrêtaient de mettre la charrue avant les bœufs, on aurait de bien meilleurs résultats : penser d’abord aux intérêts des animaux concernés avant de communiquer à outrance dans l’intérêt de la recherche de notoriété !

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La menace

Les territoires sauvages reculent partout sur la planète, il s’agit d’une véritable guerre mondiale contre la nature menée au nom de la sacro-sainte croissance économique. D’après le rapport Le dangereux déclin de la nature – l’état des lieux du vivant le plus complet à ce jour publié en 2019 par l’IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) –, les facteurs directs de l’extermination sont multiples :


  • Changement d’usage des terres (agriculture, exploitation forestière et urbanisation) ;

  • Surexploitation des espèces vivantes (collecte, exploitation forestière, chasse et pêche) ;
  • Organisations à But Non Lucratifss á proximité


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