Les Amis de Laurent Gbagbo - 2alg

Les Amis de Laurent Gbagbo - 2alg L'Association des Amis de Laurent GBAGBO regroupe des personnes de toutes sensibilités souhaitant contribuer à sa libération et à sa réhabilitation
Association Loi 1901 Adresse postale : Les Amis de Laurent Gbagbo 117 Boulevard Masséna 75013 PARIS
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L'Association des Amis de Laurent GBAGBO regroupe des personnes de toutes origines et sensibilités souhaitant faire connaître la personnalité et l'oeuvre de Laurent GBAGBO. L'onde de choc qui a fait suite au dénouement violent de la crise postélectorale de 2010 en Côte d'Ivoire et le transfèrement tout aussi inattendu du Président Laurent GBAGBO à la Haye ont suscité une vague d'émotion qui s'est exprimée à travers de vives protestations en Côte d'Ivoire, en Afrique et quasiment partout dans le monde. Cela a donné lieu à des initiatives nombreuses et variées d'amis et d'associations patriotiques ou panafricaines. Tous ceux qui se reconnaissent dans les idées et l'action de Laurent GBAGBO se sont organisés pour réclamer sa mise en liberté. Scandalisés par l'image sordide et volontairement haineuse véhiculée à son encontre, mais aussi par la négation éhontée et caricaturale des efforts inlassables qu'il a déployés pour maintenir la paix dans son pays dix années durant, ils ont décidé de mutualiser leur volonté d'agir pour faire découvrir ou redécouvrir l'homme, l'intellectuel et le dirigeant politique. Cette volonté a donné naissance à l'Association des amis de Laurent GBAGBO. Elle se propose de sensibiliser l'opinion publique partout dans le monde sur le caractère injuste et infamant des accusations portées contre sa personne et de rétablir la réalité des faits sur son oeuvre, mais aussi sur son rôle, pour aboutir à sa réhabilitation par-delà sa libération. Un examen, même rapide, de son action politique montre que rien n'a jamais été assez cher pour Laurent GBAGBO lorsqu'il s'est agi de faire triompher par la voie démocratique le respect de la pluralité des opinions dans son pays. De la même façon, rien n'a été trop cher à cet humaniste de conviction quand il s'est agi d'associer les Ivoiriens de toutes origines à la construction d'un destin national commun. Visionnaire dans une Afrique qu'il souhaite ne plus être, pour le monde, une simple variable d'ajustement politique et économique, il a proposé une intense coopération à l'échelle du continent pour intégrer les économies et accélérer l'émergence d'une identité africaine qui manque aujourd'hui. L'Association, par la voix de son bureau, de son comité d'honneur et de l'ensemble de ses adhérents, agit pour que soit rétablie la vérité sur la personnalité et sur l'oeuvre de Laurent GBAGBO, fort éloignée de l'image qu'on a désespérément tenté d'imposer. Au regard de ce qui précède, il est évident que la place de Laurent GBAGBO n'est pas à la Cour Pénale Internationale. Le maintenir en détention comme c'est actuellement le cas demeure le plus sûr moyen de faire obstacle à la réconciliation en Côte d'Ivoire. Celle-ci ne peut en effet se construire que sur la confiance mutuelle. Laurent GBAGBO est sans doute la chance de la Côte d'Ivoire actuelle, mais aussi de l'Afrique. Pourquoi ? Parce qu'à l'évidence il semble être le seul anticonformiste qui croit à un apport typiquement africain dans ce monde qui s'interroge sur son futur. Dès lors, atteindre nos objectifs, à savoir sa libération et sa réhabilitation, contribuera à défendre les idéaux de dignité humaine et de vérité. Raphaël DAGBO Président de l'Association des amis de Laurent GBAGBO

Mission: Soutenir Laurent GBAGBO, contribuer à sa libération et à sa réhabilitation

L'état de la démocratie au Niger, la Commission électorale en question...Compte rendu de la conférence organisée à Paris...
29/10/2019
NIGER : conférence AFPA du 19 octobre 2019 sur le thème de l’état de la démocratie nigérienne au-delà du decorum | AFPA | Alliance de Forces Progressistes pour l'Afrique

L'état de la démocratie au Niger, la Commission électorale en question...
Compte rendu de la conférence organisée à Paris le 19 octobre 2019 par l'Alliance des Forces Progressistes pour l'Afrique (AFPA), sur le thème :
"L’état de la démocratie au Niger au-delà du décorum"
http://afpafricaine.org/niger-conference-afpa-du-19-octobre-2019-sur-le-theme-de-letat-de-la-democratie-nigerienne-au-dela-du-decorum/

Souvenons-nous ! Otages et militants, ils ont été fusillés par les nazis le 22 octobre 1941
22/10/2019

Souvenons-nous ! Otages et militants, ils ont été fusillés par les nazis le 22 octobre 1941

22 octobre 1941:

27 otages, livrés par le gouvernement fasciste de Pétain, sont assassinés par les nazis à Châteaubriant, dans la carrière de la Sablière.

21 autres résistants seront fusillés par les nazis la même journée à Nantes et au Mont Valérien en représailles après la mort de Karl Hotz, lieutenant-colonel nazi abattu par des résistants à Nantes.

Ils étaient pour la plupart militants communistes, syndiqués à la CGT Confédération Générale du Travail et résistants face à l'occupant nazi. Le plus jeune d'entre eux, Guy Môquet, membre des Jeunesses Communistes (Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF)), n'avait que 17 ans.

#Mémoire #Résistance

22/10/2019

CPI. L'insupportable croisade personnelle de la procureure Fatou Bensouda
Par Raphaël Dagbo

L’idée d’une juridiction internationale dont l’objectif est de constituer une dissuasion crédible contre le non-respect des droits humains à l’échelle du Monde a été un espoir pour les peuples face aux excès de certains dirigeants. Cependant, à l’épreuve des réalités, la sincérité et la qualité des acteurs qui conduisent l’institution mise en place nous montrent que cet espoir est de plus en plus à l’image de toutes les belles utopies. Celles-ci ont souvent cette force de ne satisfaire que l’esprit collectif. Elles se brisent ensuite contre les récifs des multiples faiblesses humaines qui ont pour noms la haine de l’autre, la volonté de puissance et de domination, la corruption, la cupidité ou simplement l’incompétence. La cour pénale internationale (CPI) chargée de porter cet espoir de justice supranationale est incontestablement en train d’être dévoyée par son Procureur Madame Fatou Bensouda dans l’affaire dite « Le Procureur c. Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ». En choisissant dès le début d’instruire exclusivement à charge son dossier, elle affichait déjà, par une lecture univoque, son intention non pas de rechercher la Vérité que l’on doit attendre de toute juridiction, mais d’obtenir une condamnation, envers et contre tout, de ceux considérés de facto dans son esprit comme des coupables. En poursuivant cette stratégie, Madame Fatou Bensouda a pris le risque d’installer la Côte d’Ivoire dans une violence chronique à laquelle les Ivoiriens résistent malgré les nombreuses provocations. C’est ce stoïcisme contraint et compréhensible mais péniblement contenu que certains confondent, soit par cynisme, soit par intérêt, avec une paix retrouvée. Il s’agit en réalité d’une paix armée, donc d’une absence de paix véritable.
Après une arrestation totalement arbitraire, il s’en est suivi une déportation à la fois illégale et rocambolesque ; puis ce fut la confirmation de charges fabriquées de toutes pièces par les procureurs successifs de la CPI, assortie d’une détention préventive d’une exceptionnelle longueur, près de six ans. Le procès lui-même, ridicule par son contenu, a conclu tout à fait logiquement à l’acquittement avec un ordre de mise en liberté immédiate. Quand nous confrontons ce déroulé chaotique à l’article 9 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948 qui stipule que « Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ni exilé », nous comprenons aisément que Madame Fatou Bensouda et son équipe étaient déjà très loin du respect des droits humains. Non contente de cela, elle poursuit aujourd’hui sa croisade désormais personnelle en interjetant appel de la décision claire et nette au terme d’un procès qu’elle a voulu à tout prix et qu’elle a perdu. Mais comme les coupables étaient déjà désignés dans sa tête, elle complète son monstrueux tableau en demandant - excusez du peu - l’annulation pure et simple de tout le procès. Soyons précis : ce que demande Fatou Bensouda au mépris de l’honneur et des exigences de son titre de procureur, c’est de recommencer le procès jusqu’à ce qu’elle obtienne la condamnation définitive et ferme de Monsieur Laurent Gbagbo et Monsieur Charles Blé Goudé ou, à tout le moins, de les maintenir encore un peu hors de la Côte d’Ivoire et de ce qui s’y passe. L’on peut légitimement se poser la question de savoir pour qui et/ou pourquoi Madame Fatou Bensouda accepte-t-elle ainsi d’insulter le droit qui est pourtant sa formation et son métier ; pourquoi accepte-t-elle de piétiner ainsi les Droits de l’Homme en prenant le risque de faire passer pour pertes et profits toutes ces années de détention de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Ont-ils ou non, eux aussi, la qualité d’humain dans son esprit ?
Par cette désinvolture désarmante et ce mépris inqualifiable, la Procureure insulte l’intelligence humaine et désespère tous ceux qui ont cru en cette utopie de justice supranationale à l’échelle du Monde. C’est le lieu d’appeler une fois encore à une réaction légitime de tous ceux qui font profession du droit pour qu’ils interpellent les Nations Unies dont procède le traité de Rome qui a débouché sur la création de la CPI.
Le temps est venu pour l’ONU – qui en a la possibilité – d’intervenir. A travers son Conseil de Sécurité, elle a le devoir, au moins moral, non pas d’interrompre un procès terminé depuis longtemps, n’en déplaise à Madame Fatou Bensouda, mais de mettre fin aux errements de ce procureur qui semble être dans une croisade personnelle dont il ne saurait comment sortir. Les Ivoiriens en particulier, les Africains en général et tous ceux qui espèrent que le droit peut être source de paix ont été jusque-là patients avec Madame Bensouda et son équipe. Faut-il pour cela forcer leur patience à se transformer en fureur ? Ce qu’attendent les Ivoiriens dans leur majorité, ce ne sont pas prioritairement des élections présidentielles qui n’ont rien réglé en 2010, pas plus qu’en 2015, mais une véritable réconciliation qui refonde un contrat de confiance librement choisi entre les filles et les fils de ce pays parmi lesquels Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Après, tous les espoirs seront permis…

Raphaël DAGBO
Président de l’Association des Amis de Laurent Gbagbo

Interviewhttps://fr.sputniknews.com/afrique/201909231042142901-les-exiles-et-prisonniers-politiques-symbolisent-la-fract...
25/09/2019
«Les exilés et prisonniers politiques symbolisent la fracture sociale et politique en Côte d’Ivoire»

Interview
https://fr.sputniknews.com/afrique/201909231042142901-les-exiles-et-prisonniers-politiques-symbolisent-la-fracture-sociale-et-politique-en-cote-divoire/?fbclid=IwAR0aJh0Wl1uRhi2Dc50FBogSrd1mZSB4hf6RiGnVqGwvMhjF7pOdw5udXyQ

Pour la réconciliation et le retour définitif de la paix en Côte d’Ivoire, où une crise postélectorale a occasionné plus de 3.000 morts en 2010-2011, le retour des exilés et la libération des prisonniers politiques sont indispensables. C’est ce qu’a affirmé dans un entretien à Sputni...

A voir ou à revoir : "La face cachée du cacao", ce soir à 21 H sur LCP-Public Sénat et demain matin dimanche à 9 h.https...
21/09/2019
Télévision : « La Face cachée du cacao », un business « cannibale » et criminel

A voir ou à revoir : "La face cachée du cacao", ce soir à 21 H sur LCP-Public Sénat et demain matin dimanche à 9 h.
https://www.lemonde.fr/culture/article/2019/09/21/television-la-face-cachee-du-cacao-un-business-cannibale-et-criminel_6012558_3246.html?fbclid=IwAR0xj-nc5NMnyfKLm9tidh2nVjG-tBUcpAZOQU5kfVCrNourzopE8mgm7IY

Esclavage, déforestation massive, exploitation d’enfants, usage du glyphosate… Paul Moreira a enquêté en Côte d’Ivoire sur cette filière mal contrôlée.

29/08/2019

Hommage à Amath Dansokho
Un homme d'honneur quitte la scène...
Ministre, Député et Maire, M. Amath Dansokho, homme d’état sénégalais qui nous a quittés à Dakar ce 23 août 2019 était un ami fidèle au Président Laurent Gbagbo.En Mai 2014, lors du lancement de l’Association des Amis de Laurent Gbagbo, il était présent et a délivré en ces termes le témoignage émouvant de son attachement à Laurent Gbagbo : « l’Histoire en a ainsi décidé…, il [Laurent Gbagbo] est parmi les plus Grands de l’Afrique, de Lumumba à Nkrumah…, ils avaient une conscience claire de ce qu’il faut faire pour libérer nos pays…, c’est un miracle qu’il [Laurent Gbagbo] soit encore en vie… ». Puis faisant un vibrant serment de son engagement pour la cause du prisonnier de la CPI, M. Dansokho ajoutera : « ça fait cinq mois que je suis couché à l’hôpital. C’est aujourd’hui que je suis sorti pour la première fois parce que c’est Gbagbo… ; nous mènerons ce combat jusqu’au bout… il sera libéré… ». De fait, le Président Laurent Gbagbo bénéficie aujourd’hui d’une paradoxale liberté conditionnelle alors qu’il a été acquitté et sa mise en liberté ordonnée par les juges de cette incompréhensible CPI. Nous attendons d’ailleurs qu’elle mette d’urgence ses décisions en conformité avec la réalité pour que Laurent Gbagbo regagne son pays. Cet attachement clair que M. Amath Dansoko vouait ainsi à son ami Laurent Gbagbo avait sans doute aussi ses racines dans un panafricanisme conscient et parfaitement revendiqué que partagent ces deux hommes. C’est en réalité cela qui les unit dans la grande famille politique des humanistes africains pour qui l’engagement public n’a de sens que si le bien-être de l’Homme en est la seule finalité. Comme Laurent Gbagbo, Amath Dansokho a toujours été au rendez-vous du consensus qui mène à la paix sans jamais renier ses convictions profondes. Ils ont toujours affirmé haut et fort ces convictions même si cela devait les conduire en prison dans leurs pays respectifs ou faire d’eux des exilés politiques. Ils ont l’un et l’autre refusé d’accepter le mensonge, quoi qu’il leur en ait coûté...
Les Amis de Laurent Gbagbo entendent encore l’écho de cette voix unique de M. Amath Dansokho lors du lancement de l'Association des Amis de Laurent Gbagbo, lorsque l’homme d’état sénégalais assénait : « Ce sont eux [les hommes politiques français de l’époque] qui ont préparé le coup d’état… j’ai été décoré de la légion d’honneur par Hollande, mais justement, je n’ai pas le droit, au nom de la légion d’honneur, de couvrir des mensonges… ». Voilà la vision que cet homme avait de l’honneur.
Nous pleurons assurément en M. Amath Dansokho un homme dont la jeunesse africaine devrait garder en héritage l’exemple de droiture et de fidélité en politique comme l’Afrique sait de moins en moins en produire hélas.
Son épouse, ses enfants et tous ceux qui ont eu l’honneur de croiser son chemin doivent savoir que l’Association des Amis de Laurent Gbagbo dont M. Amath Dansokho était membre d’honneur partage la douleur qui est la leur. Nous leur présentons nos condoléances les plus attristées.
Raphaël Dagbo
Président de l’Association des Amis de Laurent Gbagbo

Ahoua Don Mello
06/08/2019

Ahoua Don Mello

#ADMello
#FreeGbagbo
#Citoyen

Ci-dessous quelques morceaux choisis de mon échange avec le quotidien aujourd’hui le 31 juillet à Conakry .

" JE ME SENS AFRICAIN ET FONDAMENTALEMENT PANAFRICANISTE"

Journaliste : Ministre de Laurent GBAGBO, vous avez été exilé comme beaucoup d’autres. Sauf que vous avez profité de ce malheur pour
assister de nombreux chefs d'état africains et depuis quelques années, vous avez déposé vos valises en Guinée. Pourqu'elles raisons ?

ADM : J'ai une profonde passion pour la science, la technique, l'ingénierie et le développement et je vais là ou je peux vivre cette passion.
L'Afrique a été vaincue par le déséquilibre
scientifique et technique en faveur de l'Europe. C'est par la maitrise et le partage de ses outils que l'Afrique se libérera. Le génie scientifique africain qui a permis de créer les premières civilisations de l'humanité, a été enfoui sous les lourdes dalles de l'esclavage, la colonisation ayant éclipse la souveraineté africaine. Il ne peut s'épanouir que sous un régime débarrassé des scories de l'esclavage et de la colonisation avec son virus de complexe d'infériorité qui tétanise plusieurs pays africains. La Guinée de Sékou Touré et d'Alpha Condé offre un exemple de liberté et de souveraineté. Je n'ai pas trouvé mieux pour déposer ma valise.

Journaliste: Dans un pays du non à la richesse dans la soumission…

J'estime que sans le " non" de Sékou Touré
en 1958, les pays d'Afrique francophone seraient aujourd'hui des départements d'outre-mer.
La Guinée de Sékou a payé le prix fort sous le Foccardisme pour avoir ouvert la voie à l'indépendance sous contrat des
pays d'Afrique francophone. Chaque Citoyen
d'Afrique francophone a donc un devoir militant vis-à-vis de la Guinée.

Journaliste : Comment se sent-on quand on est coopté à un si haut poste de responsabilité sans être le national du pays ?

ADM : Je me sens Africain et fondamentalement panafricaniste. Il en est de même du Président Alpha Condé dont le combat a toujours eu pour but l'indépendance et l'intégration Africaine. Je suis au service de la Guinée comme j'étais hier au service de la Côte d'ivoire.

Journaliste : Quelles sont vos responsabilités spécifiques et quels sont vos rapports avec les membres du gouvernement ?

ADM : Je suis le Conseiller Spécial en charge des infrastructures et des grands projets. Je me mets au service des membres du gouvernement à la demande du Président de la République

Journaliste: Vous dénoncez souvent les manquements à l'idéologie de la démocratie dans les pays africains. Avez-vous le sentiment, avec la Guinée, d'avoir eu le meilleur terreau pour l'expérimenter en Afrique ?

ADM : C'est un pays de liberté d'opinion et d'expression et un peuple jaloux de sa liberté
chèrement acquise. En tout cas, la liberté et
la souveraineté ne sont pas de vains mots en
Guinée.

Journaliste : La société guinéenne est en pleine expansion quand on découvre la capitale avec ses hôtels, ses immeubles et ses chantiers... Mais aussi ses souffrances avec une administration qui se cherche,un taux effarant de déscolarisés.
A votre avis de quoi a le plus besoin la Guinée pour s'en sortir ?

ADM : La Guinée a besoin que ses meilleurs talents qui exercent encore hors de Guinée rentrent au pays pour renforcer la dynamique
du développement qui est irréversible et qui
se traduit par les immeubles que vous voyez, le dynamisme des secteurs de l'énergie, de l'hôtellerie, des nouvelles technologies, des infrastructures, des mines, de l'industrie et de l'agro-alimentaire.

Journaliste : Est-ce que, à cet égard, les prochaines échéances électorales vous inquiètent ou pourraient l'être ?

ADM : C'est un pays souverain : pas d'armée françaises qui va se substituer à la force nationale pour imposer un Président de son choix, pas de réserve monétaire détenue par une puissance coloniale prête à geler ses avoirs pour étouffer le pays, pas de port ni d'aéroport sous tutelle de l'ancienne puissance coloniale pour soumettre le pays sous
embargo.
La Guinée est libre et riche de sa souveraineté pour s'auto-déterminer. C'est une richesse immatérielle que le Guinéen moyen
ignore et se compare toujours à ceux qui ont
encore l'horizon bouché par la grande muraille de la Françafrique. Quelle que que soit
l'intensité du débat, la volonté du peuple de
Guinée triomphera.

Journaliste : Faut-il, à votre avis, sacrifier la démocratie au développement, vu que celle-ci ravive les haines et les envies de destruction systématique qui structurent la course au pouvoir en Afrique ?

ADM : La conquête de la démocratie est un procèssus qui démarre avec le multipartisme où chaque citoyen se reconnaît d'abord
comme militant de son parti et le place au
dessus de la nation avec des risques de fracture nationales ou ethnique qu'exploitent souvent des partis sans idéologie ou des puissances étrangères. Cette phase de transition s'achève avec le développement de la culture démocratique qui place l'État et la nation au-dessus des intérêts partisans et ou chaque individu se reconnaît d'abord comme citoyen avant son parti ou son groupe ethnique ou religieux et fait donc des choix politiques idéologiquement orientés avec une société civile forte et indépendante qui constitue la volonté populaire.
Le développement sans démocratie profite à
une minorité. Par conséquent, la démocratie
est l'instrument de partage de la croissance
et est donc un moyen pour réaliser un développement partagé. A ne pas donc confondre avec le multipartisme qui est le chemin pavé de risques et de défauts divers avec la démocratie qui est la destination.

SB : On pourrait aussi parler de la Côte d'Ivoire, à votre avis ?

ADM : Pourquoi pas?

Journaliste : Quel est le sujet qui vous saute aux yeux? Le mauvais virage amorcé par le gouvernement à travers sa décision d'imposer
une CeI à sa botte lors des prochains scrutins ou le Fpi, notamment ses divisions et ses tensions ?

ADM : Les défauts du multipartisme se sont aggravés en Côte d'ivoire et dégénère l'État comme otage d’un clan. C'est un retropédalage sur le chemin de la démocratie. Un syndrome de problèmes menace la Côte d'Ivoire dont les plus visibles sont la tribalisation de l'armée, la caporalisation de la CEI et de la liste électorale.
Réconcilier la Côte d'ivoire, c'est entre autres régler ces facteurs d'explosion sociopolitique par le retour de Laurent Gbagbo en Côte d'ivoire et la libération de tous les prisonniers politiques.
Lors des élections de 2010, l'un des facteurs
de la crise postélectorale a été l'éviction des
représentants du candidat Laurent Gbagbo
des bureaux de vote dans la partie nord du
pays par une armée tribale. Cette armée tribale contrôle aujourd'hui la totalité du pays
et caporalise l'État et est prête à répéter ses
succès de 2010.
L'autre facteur de crise a été la CEI qui a fait fabriquer de faux procès avéré et fait
disparaître des procès-verbaux
favorables à Laurent Gbagbo et proclamé par
la voix de son président des faux résultats au
QG du candidat Ouattara.
D'autres facteurs et non des moindres: le rôle des ambassadeurs de France et des USA, la presse internationale, l'armée française ont fait le reste. A ces problèmes anciens, se sont ajoutés de nouveaux problèmes dont la tribalisation de la liste électorale et du conseil constitutionnel.
Les anciens et les nouveaux facteurs de crise
risquent de se conjuguer lors des élections
de 2020. Régler ses problèmes reste des
défis à relever pour des élections justes et
transparentes.

Journaliste : Vous qui êtes plutôt un idéologue bien droit dans ses bottes. Comment vivez-vous cette division du parti entre GOR et Affidés, c'est-à-dire une division fondée sur la personnalité de deux individus et non pas sur des fondements idéologiques ?

ADM : Il ya un temps pour se diviser et un temps pour s'unir. L'unité est un combat. Il a fallu 6 ans à Laurent Gbagbo, entre 1982 et 1986 ,pour vaincre le sectarisme et rassembler en une union volontaire les différentes sectes politiques qui s'épuisaient en lutte fratricide et créer le Front Populaire Ivoirien. Il en faudra certainement moins pour reconstruire la gauche avec son acquittement.
En l'absence du trait d'union de cette diversité ayant donné le front, le parti semble se
décomposer en ses unités idéologiques de
base .
Le droit à la différence s'est envolé.
L'acquittement de Laurent ouvre la voie pour
l'union de la gauche.

Journaliste : Pour vous, c'est la défaite de la pensée dans le parti, l'absence de formation des militants et même des élites ou les deux ?

ADM : La crise que traverse le pays est une équation à plusieurs degrés qui n'a certainement pas une seule solution.
Chacun croit détenir la solution miracle à l'exclusion de toute autre solution. En retrouvant la démocratie interne au Parti, l'on retrouvera le chemin vers les objectifs que s'est fixé le FPI à sa création: le combat pour le droit à la différence et le débat démocratique. Le FPI doit rester le laboratoire de la démocratie ivoirienne et non le tombeau de la démocratie.

Journaliste : A votre avis, l'union est-elle toujours possible ? et, dans ce cas, qu'est-ce qu'il faut ou, bien au contraire, faut-il passer à autre chose ?

ADM : L'union est un long chemin. L’union, c’est aussi ce à quoi s’attèle Bédié et Gbagbo.

Journaliste : D'un point de vue idéologique,une telle alliance est-elle viable à votre avis ? Peut-elle tenir ? Si oui, à qu'elle condition et si non, pourquoi ?

ADM : Le FPI s'inscrit dans un processus de réconciliation nationale pour reconstruire la démocratie perdue. A ce titre, il s'est fixé pour
objectif de rencontrer toutes les forces politiques et sociales pour aboutir à un consensus sur l'ensemble des problèmes
pré-électoraux afin d'éviter une crise posté-
lectorale identique à venir. Il ne s'agit donc
pas d'un dialogue dans le but de chercher
une unité idéologique pour conquérir le pouvoir mais de chercher une unité d'action pour conquérir des conditions d'exercice de
la démocratie pour que le peuple soit libre.

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