Le 204

Le 204 Le 204, espace normalement dévolu à l’apprentissage des langages multimédias, devient une galerie d'art numérique accueillant cinq artistes.
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L’École Multimédia inaugure mardi 15 avril à 18h, sa galerie d’art Le 204 en accueillant l’exposition Temporary Items, séquence I, au 204 rue Saint-Martin, Paris 3ème. Site web : www.ecole-multimedia.com L'École Multimédia 201-204 rue Saint-Martin 75 003 Paris

"Par l'Univers désertée,elle lui dirait d'aller au diable,et trouverait une étendue d'eauou un miroir, où se poser..."MI...
09/10/2015

"Par l'Univers désertée,
elle lui dirait d'aller au diable,
et trouverait une étendue d'eau
ou un miroir, où se poser..."

MIROIRS/CONSTELLATIONS
Marie Lepetit et Jean-Christophe Vaillant exposent à la Villa du Lavoir.
70 rue René Boulanger 75010 Paris

Designers Interactifs
15/01/2015

Designers Interactifs

50 projets français de design d'interaction pour 2015 à découvrir en images, notre site dédié http://designinteraction.org/

#NuitBlanche2014 : Il y a eu du beau monde au 204 pour la projection de Métamorphosis. Revivez en images cette soirée !
06/10/2014

#NuitBlanche2014 : Il y a eu du beau monde au 204 pour la projection de Métamorphosis. Revivez en images cette soirée !

01/10/2014
La Galerie 204 fête la 13e édition de la Nuit Blanche

J-3 avant la fin de l'exposition Temporay Items (séquence II) au 204 !

Pour clôturer en beauté l'exposition, Le 204 vous invite lors de la 13e édition de la Nuit Blanche à découvrir les oeuvres, notamment Métamorphosis réalisée en collaboration avec Marie Lepetit et Théo Gil, étudiant en 1e année Développeur Multimédia. Elle sera projetée de 19h à 23h ! http://urlz.fr/Hz3

En attendant, cliquez pour découvrir le teaser ! http://urlz.fr/HIB
#nuitblanche #nuitblanche2014 #nuitblancheparis2014 #programmenuitblanche #temporaryitems #expositionparis

Le 204 vous invite à clôturer en beauté l'exposition Temporary Items (séquence II) lors de la 13e édition de la Nuit Blanche. À cette occasion, Métamorphosis...

15/09/2014
Sound of the Sun

Le 204 accueille ce vendredi 19 et samedi 20 septembre, l'artiste Junya Kataoka pour une performance sonore de l'après midi au coucher du soleil.

Selon Junya, il est difficile d'avoir conscience de la nature dans la vie citadine, c'est pourquoi, il aimerait représenter la nature en transformant la lumière en sensations auditives.

En attendant sa performance, découvrez son oeuvre "Sound of Sun" en cliquant ici : http://urlz.fr/Eh6

June / 2014 Variable size Solar battery, Glassware, Vibration motor, Electronic parts

Le 204, galerie d'art numérique de L'École Multimédia a rouvert ses portes hier soir. Revivez en images le vernissage de...
10/09/2014

Le 204, galerie d'art numérique de L'École Multimédia a rouvert ses portes hier soir. Revivez en images le vernissage de l'exposition Temporary Items (séquence II).

Un grand bravo à tous les artistes ! #exposition #temporaryitems

Plus que quelques heures avant le vernissage !En attendant, découvrez le travail de Marie LepetitDans son procédé mécani...
09/09/2014

Plus que quelques heures avant le vernissage !

En attendant, découvrez le travail de Marie Lepetit

Dans son procédé mécanique et répétitif, Marie crée des constellations qui trouvent leurs origines aussi bien dans la voie lactée, dans la géographie de la terre ou dans les trajectoires des particules les plus petites que constitue la matière. Dans les dessins monumentaux qui se déploient du mur au sol, Marie Lepetit laisse apparaître les variations du fusain dans toutes ses qualités, poudre volatile, légère ou sourde, dense ou éparse, capture fragile des états de notre nature dans un mouvement d’ondes créés par la structure géométrique sous jacente.

//J-1 avant le vernissage !En attendant, découvrez le portrait de Gea Casolaro.Gea travaille sur la pluralité de regards...
08/09/2014

//J-1 avant le vernissage !

En attendant, découvrez le portrait de Gea Casolaro.

Gea travaille sur la pluralité de regards qui se croisent et se superposent dans la réalité. Depuis son arrivée à Paris en 2009, chaque jour, elle a envoyé à des amis lointains la « fotodel giorno »: un détail, une situation, une œuvre qu’elle a croisé dans ses parcours. Pour Temorary Items, Séquence II, elle choisit de nous redonner une petite partie de son regard sur la ville, avec la particularité de l’œuvre ouverte. Ces « Regards temporaires sur Paris », changeront, évolueront avec les visiteurs qui pourront démonter et remonter l’œuvre, composée par des petites séquences de clichés, un puzzle ouvert selon le regard des spectateurs qui, à travers leurs choix, « dirigeront » le récit.

Aujourd'hui découvrez le travail d'Anahita Bathaie !Dans les conflits du Moyen-Orient resurgit pour Anahita Bathaie une ...
08/09/2014

Aujourd'hui découvrez le travail d'Anahita Bathaie !

Dans les conflits du Moyen-Orient resurgit pour Anahita Bathaie une mémoire vive de l'enfance. Pour temporary Items,séquence II, Anahita Bathaie prend les films de la destruction des buddhas de Bamiyan en Afghanistan, icône millénaire détruit violemment par les talibans. Elle retraite ces images hypnotiques, de ce moment précis de l'explosion, qui ont été utilisées médiatiquement par les sites intégristes. Elle les croise avec les gestuels de la main des Mudrâs pour trouver un nouveau mouvement de vie là où la volonté de disparition et de mort étaient très puissantes.

Le 204
03/09/2014

Le 204

Le 204
03/09/2014

Le 204

Un jour, un artiste ! Découvrez le travail de Jean Christophe VaillantÀ la rigueur constructiviste, les tableaux-sculptu...
03/09/2014

Un jour, un artiste !

Découvrez le travail de Jean Christophe Vaillant

À la rigueur constructiviste, les tableaux-sculptures de Jean Christophe Vaillant empruntent leurs formes au monde des outils de l’artisan, ceux dont les lames tranchantes (scies, couteaux, hachoirs, ciseaux…) se rangent soigneusement sur les établis ou autres installations. Inventoriées puis sélectionnées et classées, ces lames sont réinventées dans leur matière même, par l’emploi du miroir, qui neutralise par sa fragilité la fonction de l’outil au profit de l’objet devenu de contemplation, dans un geste rien moins que frivole qui est de se voir, tout en regardant. Leurs surfaces réfléchissantes, parcellaires, imposent une fragmentation tranchée, image à la fois attirante et inquiétante.

02/09/2014
Vernissage à la galerie d'art multimédia Le 204

J-6 avant le vernissage à la galerie Le 204 ! En attendant découvrez le teaser de l'exposition. http://urlz.fr/C09 #galerieartnumerique #temporayitems

L'École Multimédia vous invite au vernissage de l'exposition Temporay Items (séquence II) le mardi 9 septembre de 18h à 21h au 204, rue Saint-Martin, Paris 3e.

Le 204's cover photo
06/08/2014

Le 204's cover photo

L'École Multimédia inaugure sa galerie d'art numérique en accueillant Temporary Items (sequence 2), nouvelle exposition ...
06/08/2014

L'École Multimédia inaugure sa galerie d'art numérique en accueillant Temporary Items (sequence 2), nouvelle exposition avec les artistes Anahita Bathaie, Gea Casolaro, Marie Lepetit, Noriyuki Muraki et Jean-Christophe Vaillant.
RDV pour le vernissage mardi 9 septembre de 18h à 21h au 204, rue Saint-Martin, Paris 3ème.

En attendant, découvrez le site internet de l'exposition : http://www.204-temporaryitems.com/ #artnumerique #ecolenumérique #temporaryitems

Reportage de News Art Today TV sur l'exposition "Temporary Items" du 204, la galerie de L'École Multimédia. Le 204 vous ...
29/04/2014
Temporary Items - le 204 - NEWSART TODAY TV

Reportage de News Art Today TV sur l'exposition "Temporary Items" du 204, la galerie de L'École Multimédia.

Le 204 vous donne RDV en septembre pour la séquence 2 !

L'exposition Temporary Items à la galerie "le 204" de l'École multimédia, du 16 au 26 avril 2014, présentée par News Art Today TV.

Derniers jours pour découvrir l'exposition Temporary Items au 204!Temporary Items // Galerie Le 204204 rue Saint-Martin ...
25/04/2014

Derniers jours pour découvrir l'exposition Temporary Items au 204!

Temporary Items // Galerie Le 204
204 rue Saint-Martin // Paris 3ème
Ouverte aujourd'hui de 14h à 19h et samedi de 14h à 21h

L'École Multimédia a inauguré hier soir sa galerie d'art Le 204.Découvrez Le 204 et l'exposition Temporary Items en imag...
16/04/2014

L'École Multimédia a inauguré hier soir sa galerie d'art Le 204.

Découvrez Le 204 et l'exposition Temporary Items en images.

Un grand bravo aux artistes !

Exposition Temporary Items du 16 au 26 avril
Lundi-Samedi de 14H à 19H
Site de l'exposition : www.204-temporaryitems.com

Galerie Le 204 // 204 rue Saint-Martin // 75 003 Paris

Un jour, un artiste !Découvrez le portrait du jour : Jean-Christophe VaillantJean-Christophe Vaillant vit et travaille à...
10/04/2014

Un jour, un artiste !

Découvrez le portrait du jour : Jean-Christophe Vaillant

Jean-Christophe Vaillant vit et travaille à Paris.
Formation: Maîtrise du Lego.
C’est dans son activité de consultant en identité de marque et de scénographe dans le secteur de la mode et du luxe, qu’il se familiarise avec l’univers des reflets et fait l’expérience des jeux de miroirs, avant de décider d’en faire un travail personnel.

Photos : © Christophe Bouquet

Matériaux : miroir, verre, bois, MDF, peinture acrylique, toile, teinture, vernis.

Crédit photo // M4 108cm x 94cm © Jean-Christophe VAILLANT

Un jour, un artiste !Découvrez le portrait du jour : Noriyuki MurakiCECI N’EST PAS UN ARTISTE JAPONAIS"Le philosophe n’o...
04/04/2014

Un jour, un artiste !

Découvrez le portrait du jour : Noriyuki Muraki

CECI N’EST PAS UN ARTISTE JAPONAIS

"Le philosophe n’obéit ni ne commande. Il cherche à sympathiser ».
Henri Bergson in La Pensée et le Mouvant.

Il serait tentant d’évoquer ici la méticulosité et le souci du détail du travail de Noryuki Muraki, de souligner aussi son rapport à une nature intellectualisée, animaux, plantes, fragmentation colorée ou lumineuse, de rappeler cette intervention minimale où chaque geste semble avoir été mesuré et compté, et comment passer sous silence alors ce goût pour le dessin à l’encre de Chine ? Mais finalement ce serait peut être rejouer encore, à notre corps défendant, l’aveuglement de l’exotisme.

On l’aura compris Noriyuki est effectivement un artiste japonais.

Et alors ? Car il y a bien plus qu’une spécificité d’origine culturelle dans cette oeuvre qui s’adresse à tous et nous parle tant. En effet, comment nous repérer aujourd’hui dans un monde mouvant qui semble tous les jours donner raison à Bergson, plus qu’à Descartes ? Morcelé, « en miettes », nos certitudes dogmatiques les plus assurées semblent à l’instar de l’installation de l’artiste : « voler en éclats ». Le réel tout entier chemine, progresse, s’adapte en abandonnant des pistes, quand il ne fait pas volte face, le tout dans une complexité croissante. « Espace feuilleté », « Théorie des catastrophes », Physique Quantique, autant d’approches épistémologiques déstabilisantes pour qui souhaite s’arrimer aux bonnes vieilles certitudes scientistes fixes et immobiles , évoluant au mieux selon une progression linéaire, quasi historique, en un mot : constante.

A l’inverse, le monde visuel de Noriyuki est avant tout celui d’un jeune homme d’aujourd’hui où les marchés fluctuent, les climats changent comme la géopolitique ou les vérités d’antan. Or, plutôt que de choisir la voie du renoncement et d’emprunter purement et simplement le chemin de la fantaisie ou de l’ironie cynique ce jeune créateur nous propose de tenter de représenter quand même cette fluidité même du monde, cette « insoutenable légèreté de l’être » dont parlait déjà Milan Kundera, « léger » comme l’inconstance même.

Diffuse, notre perception du vivant que l’on suit à la trace plus qu’on ne l’englobe en le classifiant ; morcelée, la connaissance que nous avons des êtres dont la psychanalyse, entre autre, nous a appris à saisir parfois en creux la teneur de leurs propos ; imaginaire, forcément, toute tentative de cartographie qui immobilise alors qu’elle devrait signifier un monde en perpétuelle évolution. Telles sont en effet les mutations de notre perception d’un mouvant qui ne cesse de nous échapper et dont l’artiste semble vouloir nous parler quand même avec une remarquable rigueur.

En somme, Noriyuki nous incite à appréhender le réel dans sa pluralité et sa vie même, sans le momifier, comme le font si souvent ceux qui, et leur expression dit assez leur erreur, s’entêtent à vouloir le « saisir ». Le saisir comme pour mieux l’arrêter dans sa course perpétuelle, alors qu’il s’agirait avant tout pour nous de le comprendre sans jamais l’arrêter. L’oeuvre de ce jeune créateur est donc essentiellement contemporaine en ce qu’elle refuse de nous rassurer par des représentations figées en tranquilles assurances mais se mue, au contraire, en entreprise de suivi et d’accompagnement afin de nous faire réfléchir et accepter le caractère éminemment vivant du monde. Toujours en expansion, toujours en évolution. Il convient donc de nous interroger sur ces éclats de réalité pour se demander s’ils sont le fruit justement d’un éclatement ou le simple instantané d’un mouvement centrifuge, se fuient ils ou se rapprochent ils ? Et ses dessins qui, semblables à ces colonnes de fourmis, se fraient un passage, opiniâtres et un rien menaçants, et ce, quelle que soient les configurations du bâtiment qu’ils envahissent où nous mène leur course ?

Et enfin, comment se repérer avec de tels tracés géographiques, dans quelle mappemonde nage ce thon cartographié ou ce payscrevette ? Imagine t on un pays résumé à son alimentation : le japon serait sushi comme nous camembert ? Rien ne peut plus se présenter comme péremptoire et définitif, les cartes elles mêmes, nous le savons bien, sont brouillées et disent autant le point de vue du cartographe qu’elles ne renseignent réellement sur le pays qu’elles sont sensées représentées. Ainsi va le réel, la vie et sa connaissance aujourd’hui plus on sait sa vraie nature plus croît en nous le domaine d’incertitude. Noriyuki est peut être Japonais il est surtout ici scientifique.

Laurent DEVEZE Philosophe, Directeur de Institut Supérieure des Beaux Arts de Besançon/Franche Comté.

Crédit photo // 231 éclats © Noriyuki Muraki

Un jour, un artiste !Découvrez le portrait du jour : Marie LEPETITLes œuvres de Marie Lepetit créent des espaces, lorsqu...
03/04/2014

Un jour, un artiste !

Découvrez le portrait du jour : Marie LEPETIT

Les œuvres de Marie Lepetit créent des espaces, lorsqu’elles se déploient monumentalement sur les murs, mais aussi par leur tendance géométrique combinée à l’agencement subtil des couleurs qui suggèrent une profondeur et amènent un mouvement. Tout comme ses œuvres murales, les toiles et les dessins présentent les lueurs stellaires de points disposés en constellations géométriques qui tendent à l’aléatoire. La parenté qu’on peut leur attribuer – sans presque y penser – avec le ciel étoilé, renforce l’impression qu’elles ouvrent un territoire, même dans le cas des peintures ou dessins de petit format. L’impossibilité de saisir à l’œil nu ou avec un puissant télescope la totalité des étoiles, l’idée de l’infini et l’écrasement sublime que l’on ressent devant cette multitude si lointaine, provoquent notre fascination pour la nuit constellée. Le regard n’a plus d’échelle comme devant l’immensément petit qu’il ne saisit que par images interposées. Les compositions plastiques réunies ici pourraient tout aussi bien se rapporter à l’espace du ciel, à la géographie de la terre ou aux trajectoires des particules les plus petites qui constituent la matière.

Jusqu’à présent, Marie Lepetit abordait le fond comme un écran, c’est à dire quelque chose qui sépare et qui protège. Qu’il soit mur, toile ou papier, il se voulait un support étanche et stable. Dans l’histoire des pratiques artistiques, papier et toile ont été déchirés, fendus, troués, grattés, brûlés, etc. selon différentes modalités. Marie Lepetit cherche, elle, à éprouver la porosité de ces différents supports allant ainsi de la solidité presque imperméable du mur à la transpiration de la toile.

Dans son exposition Les archipels en 2011, elle exposait déjà devant des fenêtres de grands pans de papiers dessinés autant que troués (Archipel 1). De fait, visuellement, le point a une grande proximité avec le trou. Il retient un temps le regard, car la percée offre un contraste similaire à l’épaisseur du point sur le papier. La lumière est ainsi directement invitée à participer au dessin, lui offrant une intensité nouvelle.

C’est un autre type de traversée de la matière qu’explore l’artiste lorsque l’encre ou le fusain pénètrent à travers les trous percés au préalable. Installée sur le sol de son atelier, Marie Lepetit dispose la matière-couleur (encre, fusain, acrylique) au dos de la surface finalement exposée qui se diffuse alors par capillarité tandis qu’un mouvement s’y imprime par frottement. Avec la toile (D’incidences en incidences), c’est par les minuscules trous résultant de l’entrecroisement des fils qui constituent le tissu, et par imprégnation de la fibre, que la peinture disposée à l’envers, traverse le support et se dessine en taches qui proposent alors de nouveaux espaces. Sur ces taches, qui s’apparentent à quelque chose d’organique, viennent s’assembler des points et des tracés géométriques qui composent comme une carte de la terre sillonnée par des circulations. La perméabilité de la toile ouvre de nouveaux territoires.

Combinant raison et intuition, le maniement de la porosité de la matière provoque un contact entre les taches et la structure géométrique, qui s’agencent alors ensemble avec la simple complexité des lois de la physique. Ces œuvres générées à l’endroit aussi bien qu’à l’envers naissent avec l’évidence des formes de la nature.

Crédit photo // Archipel III 400X114cm - Galerie Interface - Dijon © 2011 Marie LEPETIT

Un jour, un artiste !Découvrez le portrait du jour : Gea CASOLAROGea Casolaro expose ses oeuvres depuis 1994 sous forme ...
02/04/2014

Un jour, un artiste !

Découvrez le portrait du jour : Gea CASOLARO

Gea Casolaro expose ses oeuvres depuis 1994 sous forme de photographies et de vidéos. Elle y analyse les différentes visions possibles du réel selon une démarche proche de celle des sociologues et des anthropologues. En utilisant les outils du monde contemporain elle interroge notre rapport avec les images et l’actualité, avec les paysages urbains et les gens qui y habitent : notre relation à la société qui nous entoure. Parmi ses oeuvres les plus connues, rappelons Maybe in Sarajevo (1998), hommage poétique à la ville croisement de cultures et de religions, dévastée par quatre années de guerre. 60 photos d’endroits et de scènes de la vie “ordinaire” prises à Sarajevo : maisons intactes, gens aux bars, et bien d’autres images qui pourraient provenir de n'importe quelle autre ville au monde. L’artiste donne à chacune des photographies le nom d’une autre ville : Maybe in London, Maybe in Ciudad de México, Maybe in Osaka, Maybe in Paris, Maybe in Roma. Ainsi elle brise la représentation photographique "objective" et nous raconte l’histoire multiculturelle de la ville bosniaque déstabilisée par ce qu’on appelle communément "l'ordre mondial".

Parmi ses autres oeuvres : Real/Fiction (1999), sur le rapport entre la représentation du réel, la subjectivité et le texte. L’installation Doppio sguardo [Double regard] (2003) qui montre le rapport complémentaire entre photographie et vidéo : des photos complètent la vidéo, images parallèles qui montre le contradiction de la vie dans la rue avec les manifestations et les gens qui passent distraits, la richesse et la pauvreté de la société contemporaine. La vidéo Volver atrás para ir adelante [Retourner arrière pour aller en avant] (2003), tournée à Buenos Aires pendant la période de la crise économique, met en parallèle cette crise avec les terribles événements de la dictature des années 70. Cette vidéo a été présentée à diverses manifestations telles le Festival international de cinéma Vision du réel à Nyon (Suisse) en 2005, le Raid Project à Los Angeles, et le One World Berlin Film festival en 2007.

Parmi ses autres projets: Visioni dell’EUR [Visions de l’EUR] (2002-2006), autour du quartier EUR [Exposition Universelle de Rome] à Rome, qui était synonyme de modernité pendant les années 60 et qui a été choisi comme plateau de tournage idéal par de grands metteurs en scène comme Antonioni, Petri et Fellini. L’artiste confronte des photos de leurs films à la vie réelle du quartier pendant ces mêmes années.

Deux autres installations vidéo sont particulièrement significatives : d’une part Quel che ancora brucia [Ce que brûle encore] (2007) vise à garder la mémoire des massacres italiens des années 70 et 80 ; d’une autre, Ai caduti di oggi [Au disparu d’aujourd’hui] (2008), réalise un véritable monument qui célèbre tous les ouvriers morts sur leur lieu de travail en Italie, quatre par jour, soit plus de 1500 chaque année.

En 2009, Gea Casolaro a été résidente à La Cité Internationale des Arts de Paris pour son projet concernant les relations entre cinéma et vie quotidienne dans la capitale française. Ce projet complexe, actuellement en cours de développement, voyage entre les différents domaines que sont la philosophie, le cinéma et la photographie. L’artiste y confronte l’humain à une mémoire qui associe étroitement l’imaginaire et le réel. En 2011, à l'occasion de la 54e Biennale de Venise, elle a exposait à l’Institut Culturel Italien de Strasbourg une série de travaux sur le thème de la frontière et en 2012 a participé au Festival Images de Vevey dans la section Passé recomposé.

En 2013 Gea Casolaro à été artiste in résidence pour trois mois à l’Institute culturel Italien de Addis Abeba, en Ethiopie ; dans le même année elle a réalisé deux missions commandés sur le territoire : la première à Monaco (le travail résultant, Forever Monte-Carlo, a été expose à The Forbes Galleries, New York) et le second au Luxembourg par le CNA, Centre national de l’audiovisuel où elle à réalisé un exposition de mail art participatif titré Send Me A Postcard, a site, aside, inside, in between, away.

Crédit photo // Still here Angel - Pont Alexandre III © 2009-2013 Gea CASOLARO

Adresse

204 Rue Saint-Martin
Paris
75 003

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