SNAPcgt • Syndicat National des Artistes Plasticien·nes cgt

SNAPcgt • Syndicat National des Artistes Plasticien·nes cgt Fondé en 1977, le Syndicat National des Artistes plasticiens CGT. www.snapcgt.org Fondé en 1977, le Syndicat national des Artistes plasticiens cgt, structure syndicale nationale représentative, doit son existence à la volonté d’artistes de s’organiser eux-mêmes, sur l’ensemble du territoire.

Il est un pôle de réflexions, de propositions et d’actions voulant contribuer à promouvoir des conditions d’accomplissement des créations plastiques les plus diverses. Forts d’une expérience de 30 années, les artistes militants du SNAPcgt ont élaboré le guide de l’auteur d’oeuvres plastiques et graphiques pour que les artistes plasticiens trouvent toutes les informations utiles à leur vie professionnelle et participent à la réflexion sur l’amélioration nécessaire du statut d’artiste aujourd’hui. L’image mythique de l’artiste, représentation virtuelle sans lien avec nos réelles conditions d’existence et de travail, masque au plus grand nombre la triste réalité de paupérisation de la majorité des artistes. Les représentants des artistes sont majoritaires au conseil d’administration et à la commission professionnelle qui gèrent notre sécurité sociale. Le SNAPcgt, avec les autres organisations syndicales des arts visuels participe avec vigilance à consolider notre régime de protection sociale. Pour autant la précarisation de nos métiers s’aggrave et les dispositifs tels que le RMI ne sont pas adaptés notre spécificité ; nous sommes des travailleurs mais pas des salariés. Les politiques publiques menées en direction des arts plastiques en France priorisent la diffusion au détriment de la création et de la recherche. Le SNAPcgt lutte aussi bien pour la défense du statut social des créateurs (Maison des Artistes-AGESSA), l’évolution de notre régime fiscal que pour celle des droits d’auteur, droits collectifs ou individuels, et notamment le droit à rémunération pour les expositions non-commerciales (droit de présentation publique). Il défend aussi les dossiers des artistes tant au plan local (commission des ateliers, aides à l’installation,...) qu’au plan national (commission professionnelles de la Maison des Artistes, commission nationale du 1 %, etc.) et se bat pour la démocratisation des institutions décentralisées (DRAC, FRAC, ...) et la représentation des organisations professionnelles dans toutes les instances de décision institutionnelles, ainsi que leur retour au CA du Centre national des Arts plastiques. Au delà de ce travail quotidien, le SNAPcgt développe une analyse plus fondamentale portant sur les causes des difficultés que connaissent les plasticiens et les solutions à y apporter. C’est pour cela que nous sommes porteurs de propositions ouvertes, que nous interpellons les professionnels du marché, les institutions et les intermédiaires de l’art contemporain. Dans la continuité des luttes menées dans les années soixante par l’Union des Arts Plastiques et la coopérative des Malassis, le SNAPcgt se mobilise, tant par ses actions que par ses réflexions, autour de la question du statut de l’artiste plasticien. La définition d’un statut professionnel serait une reconnaissance et un changement profond des modes de relation entre galeries, diffuseurs, institutions, collectivités territoriales et les artistes plasticiens. Les conditions pour exercer notre métier avec dignité - une protection sociale efficace, une fiscalité adaptée, notre inscription effective dans l’espace économique par le respect de nos droits d’auteurs et la contractualisation de nos activités - ne pourront être satisfaites sans revendication collective. Syndiquez-vous ! Le bureau national

Fonctionnement normal

Ville de Nantes : l'espace 18
19/05/2021

Ville de Nantes : l'espace 18

Ville de Nantes : l'espace 18

Photos from SNAPcgt • Syndicat National des Artistes Plasticien·nes cgt's post
19/05/2021

Photos from SNAPcgt • Syndicat National des Artistes Plasticien·nes cgt's post

Lutins malins à l'atelier Le bras, Nantes, ce matin 😏espace d'expositions et de résidences de la Ville de Nantes.
19/05/2021

Lutins malins à l'atelier Le bras, Nantes, ce matin 😏
espace d'expositions et de résidences de la Ville de Nantes.

Lutins malins à l'atelier Le bras, Nantes, ce matin 😏
espace d'expositions et de résidences de la Ville de Nantes.

Espace 18Lieu d'exposition de la Ville de Nantes
19/05/2021

Espace 18
Lieu d'exposition de la Ville de Nantes

Ville de Nantes : l'espace 18

10/05/2021
www.secu-artistes-auteurs.fr

‼ INFO ‼ Ouverture de la déclaration sociale
des revenus artistiques 2020 le 26 mai !
Depuis 2019, c’est auprès de l’Urssaf Limousin que vous déclarez socialement vos revenus artistiques.
La campagne 2021 de déclaration de revenus 2020 sera ouverte du 26 mai au 30 juin 2021.
+ d’infos : www.secu-artistes-auteurs.fr/actu-declaration2020

#Agessa #MDA #ArtisteAuteur #SecuArtistesAuteurs #Urssaf #Declarationsociale2020

Visite privée destinée à la presse et aux personnalités de l’exposition Jeff Koons au Mucem à Marseille.Mais que vient f...
05/05/2021

Visite privée destinée à la presse et aux personnalités de l’exposition Jeff Koons au Mucem à Marseille.
Mais que vient faire un artiste américain dans le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée?

François Pinault ouvre la François Pinault Collection dans l’ancien Palais de la Bourse à Paris avec le soutien financier de l’Etat, c’est une partie importante de la collection François Pinault qui s’invite aujourd’hui à Marseille à travers les oeuvres de Jeff Koons.
L’institution publique expose, légitime et fait grimper la côte des collections privées...
L’Etat devient donc complice de la marchandisation de l’art et de la culture,

L’art devient un autre secteur que l’Etat abandonne à la marchandisation - aux côtés de la santé et de l’enseignement.

Les occupant.·es du Frac, des Théâtres de La Criée et du ZEF étaient là pour dénoncer cette exposition-spectacle et exprimer leur colère alors qu’à quelque 8OOm le Frac Paca est occupé par des artistes, des étudiant·es et des travailleur·euses de l’art qui luttent pour leurs droits.

Photos from SNAPcgt • Syndicat National des Artistes Plasticien·nes cgt's post
03/05/2021

Photos from SNAPcgt • Syndicat National des Artistes Plasticien·nes cgt's post

Photos from SNAPcgt • Syndicat National des Artistes Plasticien·nes cgt's post
03/05/2021

Photos from SNAPcgt • Syndicat National des Artistes Plasticien·nes cgt's post

le 1er Mai à Limoges avec en prélude une « surprise » orchestrée par les occupant·es du Théâtre de l’Union dont le SNAPc...
03/05/2021
Manifestation - Des revendications mises en scène à Limoges pour le 1er mai

le 1er Mai à Limoges avec en prélude une « surprise » orchestrée par les occupant·es du Théâtre de l’Union dont le SNAPcgt • Syndicat National des Artistes Plasticien·nes cgt.

Le traditionnel rassemblement du 1er mai s’est déroulé ce samedi dans un contexte exceptionnel, rassemblant malgré tout près de 1.000 personnes, avec en prélude une « surprise » orchestrée par les occupants du Théâtre de l’Union.

02/05/2021

‼ Journée Artistes Auteur·es à Niort, Théâtre du Moulin Occupé.
Merci de votre accueil. Les artistes vont s'organiser.

• Matinée d'information sur le statut fiscal et social.
• Agora performative revendicative l'après-midi (lien vidéo).

Intervention SNAPcgt d'Hélène qui a lu le texte revendicatif des artistes auteur·es et travailleur·ses de l'art occupant·es du théâtre de Graslin (à partir de la 17ème minute).
https://www.facebook.com/occupationlmdr79/videos/299247388326975

01/05/2021

Pour ce 1er mai 2021 le SNAPcgt sera sur Paris à 14h à l'angle Boulevard Voltaire / rue Jean-Pierre Timbaud entre l'exposition Demain la Révolution et le stand de Formes des luttes. On rejoindra surement nos camarades de la Cgt Spectacle dans le cortège à leur passage.

à écouter !!
30/04/2021
Quels lendemains de crise pour les artistes-auteurs ?

à écouter !!

Quel impact de la pandémie sur la création artistique et sur la vie des auteurs-artistes, sur le rapport Racine et ses suites? On en parle avec Pierre-Michel Menger, sociologue, professeur au Collège de France depuis 2013 où il occupe la chaire Sociologie du travail créateur.

PÉTITION dont nous sommes signataire ‼ À SIGNER et PARTAGER ‼► www.non-aux-creations-gratuites.com
30/04/2021
Non aux créations gratuites

PÉTITION dont nous sommes signataire ‼
À SIGNER et PARTAGER ‼
www.non-aux-creations-gratuites.com

NON AUX APPELS D'OFFRES PUBLICS NON INDEMNISÉS Nous sommes artistes-auteurs, designers et communicants. Nous dénonçons le principe des appels d'offres publics nécessitant de travailler gratuitement.

‼ ALLO l'Urssaf Limousin ‼Un long compte-rendu sur le site : des actions, des revendications et une bonne indigestion......
28/04/2021
Allo l'Urssaf !

‼ ALLO l'Urssaf Limousin ‼
Un long compte-rendu sur le site : des actions, des revendications et une bonne indigestion...
La LUTTE est loin d'être terminée, le SNAPcgt ne lâche rien ‼
Bonne lecture !
#artistes #auteurs #URSSAF #cotisationssociales #lutte #revendications #snapcgt #agessa #MdA #essentielles

L’URSSAF Limousin procède au recouvrement des cotisations du régime auteur. L’antenne départementale de Tulle (Corrèze) « gère » environ les 2/3 des dossiers. Le reste est traité au siège social de Limoges (Haute Vienne) et à l’antenne de Guéret (Creuse). Deux actions surprises du S...

spéciale dernière...EXCLUSIF ! ! !
28/04/2021

spéciale dernière...
EXCLUSIF ! ! !

spéciale dernière...
EXCLUSIF ! ! !

Tout pour Tous·tesClément Valette
26/04/2021

Tout pour Tous·tes
Clément Valette

Tout pour Tous·tes
Clément Valette

Images un peu bidouillėesTulle 21 avril
24/04/2021

Images un peu bidouillėes
Tulle 21 avril

Trav Aïe NonAlex Jordan#luttonsenimages #LuttonsEnsemble
24/04/2021

Trav Aïe Non
Alex Jordan

#luttonsenimages #LuttonsEnsemble

Trav Aïe Non
Alex Jordan

#luttonsenimages #LuttonsEnsemble

Culture Pré occupée !
23/04/2021

Culture Pré occupée !

le SNAPcgt • Syndicat National des Artistes Plasticien·nes cgt a l'Urssaf Limousin à Tulle
23/04/2021

le SNAPcgt • Syndicat National des Artistes Plasticien·nes cgt a l'Urssaf Limousin à Tulle

le SNAPcgt • Syndicat National des Artistes Plasticien·nes cgt a l'Urssaf Limousin à Tulle

Ce dimanche, invités par nos camarades Occupation Odéon nous avons lu nos revendications à l’agora des bailloné·es : htt...
19/04/2021

Ce dimanche, invités par nos camarades Occupation Odéon nous avons lu nos revendications à l’agora des bailloné·es : https://www.facebook.com/OccupationOdeon/videos/5306067302799836
Nous sommes peintre, écrivain·e, photographe, parolier·ère, sculpteur·rice, installateur·rice, chorégraphe, céramiste, scénariste, graphiste, circassien·ne, plasticien·ne, compositeur·rice, dessinateur·rice, designer, plasticien·ne sonore, scénographe, mosaïste…
Pour qu’il y ait des représentations dans les théâtres, des spectacles musicaux, des livres, des expositions et toute notre vie culturelle, il faut que des autrices, des auteurs, des artistes aient créé ou créent des oeuvres. Pourtant, celles et ceux qui prennent le risque de la création sont les éternels oubliés des politiques culturelles.
En cette période de crise sanitaire, les dispositifs compensatoires ignorent 90% des artistes, auteurs et autrices comme ils ignorent l’ensemble des activités discontinues.
Une grande majorité d’entre nous étaient déjà en grande précarité avant la crise. Notre travail n’est bien souvent pas payé, nous ne bénéficions pas du régime de l’intermittence ni d’aucune indemnisation en cas de perte de revenus.
Avec la crise sanitaire, la fermeture des lieux culturels et de diffusion, nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui ne pourront se relever si des mesures urgentes ne sont pas prises.

► Nous demandons l’évolution des critères du fonds de solidarité (TPE) pour qu’ils s’appliquent, dès le premier euro de perte, à compléter nos revenus jusqu’à un plancher de 1 500 euros mensuel pour toutes et tous.
► Nous demandons la réouverture de tous les lieux de culture en même temps que le reste de l’activité économique.
► Nous demandons l’abandon de la réforme de l’assurance chômage.
► Par la suite, nous demandons une Sécurité Sociale complète et attentionnée, une sécurisation de nos revenus professionnels pour corriger leur caractère discontinu.
► Nous demandons une politique culturelle ambitieuse et démocratique pour qu’enfin les artistes-auteurs et autrices ne soient plus les parents pauvres de la culture.

Le SNAPcgt appelle les artistes-auteurs à rejoindre les professionnels du spectacle pour soutenir la demande des 2 années blanches du régime de l’intermittence, contre la réforme de l’assurance chômage avec tous les précaires. Soyons solidaires des autres oublié-es de la reconnaissance : les personnes sans papiers, les travailleur.ses du sexe, les sans abris, les personnes handicapées… Parmi nous certaines ou certains, cumulent plusieurs de ces situations. Engageons-nous pour que cesse cette farce indigne à l’encontre des laissé-es pour compte.
Prenons soin de nous, mobilisons-nous et agissons !

Ce dimanche, invités par nos camarades Occupation Odéon nous avons lu nos revendications à l’agora des bailloné·es : https://www.facebook.com/OccupationOdeon/videos/5306067302799836
Nous sommes peintre, écrivain·e, photographe, parolier·ère, sculpteur·rice, installateur·rice, chorégraphe, céramiste, scénariste, graphiste, circassien·ne, plasticien·ne, compositeur·rice, dessinateur·rice, designer, plasticien·ne sonore, scénographe, mosaïste…
Pour qu’il y ait des représentations dans les théâtres, des spectacles musicaux, des livres, des expositions et toute notre vie culturelle, il faut que des autrices, des auteurs, des artistes aient créé ou créent des oeuvres. Pourtant, celles et ceux qui prennent le risque de la création sont les éternels oubliés des politiques culturelles.
En cette période de crise sanitaire, les dispositifs compensatoires ignorent 90% des artistes, auteurs et autrices comme ils ignorent l’ensemble des activités discontinues.
Une grande majorité d’entre nous étaient déjà en grande précarité avant la crise. Notre travail n’est bien souvent pas payé, nous ne bénéficions pas du régime de l’intermittence ni d’aucune indemnisation en cas de perte de revenus.
Avec la crise sanitaire, la fermeture des lieux culturels et de diffusion, nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui ne pourront se relever si des mesures urgentes ne sont pas prises.

► Nous demandons l’évolution des critères du fonds de solidarité (TPE) pour qu’ils s’appliquent, dès le premier euro de perte, à compléter nos revenus jusqu’à un plancher de 1 500 euros mensuel pour toutes et tous.
► Nous demandons la réouverture de tous les lieux de culture en même temps que le reste de l’activité économique.
► Nous demandons l’abandon de la réforme de l’assurance chômage.
► Par la suite, nous demandons une Sécurité Sociale complète et attentionnée, une sécurisation de nos revenus professionnels pour corriger leur caractère discontinu.
► Nous demandons une politique culturelle ambitieuse et démocratique pour qu’enfin les artistes-auteurs et autrices ne soient plus les parents pauvres de la culture.

Le SNAPcgt appelle les artistes-auteurs à rejoindre les professionnels du spectacle pour soutenir la demande des 2 années blanches du régime de l’intermittence, contre la réforme de l’assurance chômage avec tous les précaires. Soyons solidaires des autres oublié-es de la reconnaissance : les personnes sans papiers, les travailleur.ses du sexe, les sans abris, les personnes handicapées… Parmi nous certaines ou certains, cumulent plusieurs de ces situations. Engageons-nous pour que cesse cette farce indigne à l’encontre des laissé-es pour compte.
Prenons soin de nous, mobilisons-nous et agissons !

Une BD limpide et graphique (réalisée par Camille Ulrich) sur la réforme de l'assurance chômage !
18/04/2021

Une BD limpide et graphique (réalisée par Camille Ulrich) sur la réforme de l'assurance chômage !

http://paypal.me/ciplimousin

Rémunérons les travailleur·euses de l’art !Dont les artistes-auteur·ices, mais pas qu’eux·lles !
15/04/2021

Rémunérons les travailleur·euses de l’art !
Dont les artistes-auteur·ices, mais pas qu’eux·lles !

🔴 Le 29 janvier dernier paraissait une tribune intitulée « Le monde de l'art se mobilise » : https://www.wesign.it/fr/culture/tribune--le-monde-de-lart-se-mobilise-

Illustrée par le hashtag #SoutenonsLesArtistesContemporains, signée par des dirigeant⋅es de structures et d'écoles d'art, des galeristes, des critiques et des artistes, cette publication demandait plus de moyens pour les acquisitions, la commande publique et les aides aux artistes. Après avoir constaté qu'aucune revendication en matière de statut et de rémunération n'était relayée par ce texte, plusieurs organisations de travailleur⋅euses de l'art se sont rencontrées afin de le compléter et de sortir de la rhétorique de l'assistance. Il en résulte une nouvelle pétition que nous vous invitons à signer et à faire circuler le plus largement possible.

👉 Le lien vers la nouvelle pétition : https://framaforms.org/ne-soutenons-pas-les-artistes-remunerons-les-travailleurses-de-lart-1618262207

🖋 Le texte de la pétition :

« NE SOUTENONS PAS LES ARTISTES, RÉMUNÉRONS LES TRAVAILLEUR⋅EUSES DE L'ART !

Cette tribune propose des solutions concrètes visant à faire sortir les travailleur·euses de l'art de la précarité et de la dépendance à des dispositifs de soutien. Cela passe par l'obtention d'un statut qui reconnaisse le travail dans toutes ses dimensions.

POURQUOI PARLER DE TRAVAILLEUR⋅EUSES DE L'ART ?

Ce terme de "travailleur·euses", inhabituel dans le champ de l'art, permet de reconnaître la dimension universelle de la production d'une valeur non réductible aux processus de marchandisation capitaliste. Toute activité produit une valeur d'usage et est de ce fait légitime à obtenir une reconnaissance sociale et des droits afférents. Pris dans ce sens élargi, ce terme de "travailleur·euses" permet d'échapper à la position de demandeur·euses d'aides ou de subventions, comme si le travail réalisé ne produisait rien par lui-même.

AIDES D'URGENCE, POUR QUI ?

Le monde de l'art d'avant la crise sanitaire était déjà économiquement invivable pour une majorité de personnes qui y travaillent. L'absence de droits protecteurs et les inégalités de revenus sont particulièrement fortes dans le champ de l’art, au point qu'il peut être considéré comme figure de proue du néolibéralisme. La crise du Covid n'a fait qu’accroître ces inégalités et les rendre plus visibles.

Cette absence de reconnaissance d'une partie des activités artistiques et la faiblesse des rémunérations condamnent beaucoup d'artistes à une polyactivité subie. Affirmer que nous sommes tous·tes producteur·ices de valeurs économiques permettrait de refuser ce bricolage institutionnel délétère entre différents statuts (artistes-auteur, auto-entrepreneurs, CDD, etc.) n'offrant pas les mêmes droits. Ne plus séparer arbitrairement les activités dites principales des activités dites accessoires permettrait également d'échapper à cette hiérarchisation qui n'est pas en accord avec la diversité du travail dans le champ de l’art. L’écriture d’un texte, l’accrochage d’une œuvre, la présentation du travail, l’organisation d’un atelier ou la médiation sont des activités tout aussi légitimes que la création.

Les dispositifs de soutien actuel étant fondés sur une définition limitante du travail, ils ne font que perpétuer les inégalités préexistantes, aussi bien économiques, sociales, que symboliques. À titre d'exemple, les acquisitions publiques du CNAP et des différents FRAC en 2019 concernent à peine 400 artistes alors que la MDA recense 62 645 artistes-auteur·ices. De la même façon, seulement 2% des artistes-auteur·ices potentiellement éligibles au fond de solidarité pour les TPE en bénéficient.

INDÉPENDANT⋅ES ULTRA-DÉPENDANT⋅ES

L'activité des travailleur⋅euses de l'art est soumise à des logiques marchandes (vente d’œuvres, vente de prestations, etc.) et à des mécanismes de compensation (bourses, appels à projets, prix, résidences, etc.), ce qui engendre une concurrence permanente entre les individus. La reconnaissance du travail dépend du bon vouloir de certaines institutions qui disposent ainsi d'un pouvoir de vie et de mort sociale exorbitant. Dans ce cadre, penser qu'il suffit de financer les institutions pour "soutenir" les artistes relève d'une théorie du ruissellement qui a tout d'une fiction économique. Enfin, la naturalisation de la notion de talent individuel permet de faire accepter cette logique du "tous contre tous" par ceu·lles-là mêmes qui la subissent.

AUGMENTER LE BUDGET DES INSTITUTIONS ET RÉMUNÉRER TOUS⋅TES LES TRAVAILLEUR⋅EUSES DE L'ART

Il ne faut pas opposer de façon manichéenne les travailleur·euses et les institutions de la culture, lesquelles sont diverses et pour beaucoup dans un rapport de dépendance à des financements publics largement insuffisants. Repenser le niveau et les modalités d'attribution des financements publics (en particulier la tarification à l'activité) n'est pas contradictoire avec la mise en place d'un statut décent pour tous·tes les travailleur·euses de l'art. Il n’existe pas, en effet, d'activité de création sans dispositifs de monstration, et les travailleur·euses de l'art ont aussi intérêt à un secteur culturel démocratique et bien financé. Mais, les institutions ne peuvent jouer leur rôle d’accueillir et de diffuser des pratiques artistiques sur un territoire qu'à condition de s'engager à faire de l'art un milieu viable pour les personnes qui y travaillent. Autrement dit, oui, les institutions artistiques doivent être mieux financées, mais à condition de repenser un fonctionnement du champ de l'art qui permettrait d'obtenir une meilleure répartition des pouvoirs et des revenus.

C'EST AINSI QU'IL EST POSSIBLE D'ENVISAGER :

- un statut permettant d'assurer la continuité des revenus pour les artistes-auteur⋅ices et les travailleur⋅euses indépendant⋅es du secteur artistique malgré la discontinuité des engagements, et ainsi de desserrer l'emprise des logiques marchandes sur les vies des travailleur·euses de l’art. Concrètement, pour les artistes-auteur⋅ices, ce nouveau droit pourrait être justifié par une cotisation symbolique des intéressé⋅es (2 % du bénéfice, par exemple) et par une augmentation de la contribution diffuseur à hauteur de la part employeur de la cotisation chômage (soit 1,1 % + 4,05 % = 5,15 %). Si les diffuseur·euses souhaitent “soutenir les artistes”, l'un des moyens les plus efficaces serait de verser du salaire socialisé à la caisse d'assurance-chômage.

- une entrée dans ce statut à partir d'un seuil d'affiliation bas : 3000 euros par an, avec la possibilité de cumuler tous les revenus artistiques (activités principales et accessoires), pour un minimum de rémunération de 1500 € / mois. En 2018, le ministère de la Culture nous apprenait que 75 % des artistes-auteur⋅ices perçoivent des revenus inférieurs à 5000 euros par an. Ce qui montre la nécessité d'instaurer un seuil d'entrée bas pour que le plus grand nombre de travailleur·euses bénéficient également des droits attachés à ces revenus, à savoir l'assurance-maladie et un droit à la retraite.

- une augmentation des tarifs de rémunération pour les commandes, ateliers, articles, conférences, traductions, droits d'expositions, médiation, etc. : ce qui permettrait d’accéder plus facilement au seuil d’entrée dans ce statut. On ne peut pas vivre en cumulant 150 € par-ci par-là, ni même atteindre le seuil d’entrée des 3000 euros par an. Il faut arrêter de “préconiser” l’augmentation des rémunérations (différents collectifs et syndicats témoignent que beaucoup de diffuseur·euses n'appliquent pas ces préconisations), et par exemple mettre en place une conditionnalité des subventions aux institutions qui appliqueraient les tarifs recommandés par les collectifs et syndicats d’artistes-auteur·ices. Pour les grilles tarifaires, le mieux est souvent de se référer aux associations professionnelles et organismes comme Astre - Réseau arts plastiques et visuels en Nouvelle-Aquitaine ; d.c.a / Association française de développement des centres d'art ; le Centre national des arts plastiques - Cnap ; La Charte des auteurs et des illustrateurs pour la jeunesse ; l’ATLF ; l'Œuvrière pour le montage d’exposition. Une autre possibilité serait d'imaginer un affichage clair des budgets des structures et une rémunération au prorata de ceux-ci. Il faut que ces conditions soient réévaluées et généralisées pour tous les domaines de la création, ce qui permettrait d'envisager un statut général de travailleur·euses de l'art, de la même façon qu'après-guerre le taux unique de cotisation a permis de créer une sécurité sociale universelle.

Ces réflexions sur le statut de l'activité, qui permettraient d'autres modes de rémunération et de meilleurs droits, sont portées par une partie de plus en plus importante des acteur·ices du champ de l'art (les artistes, les syndicats d'artistes-auteur·ices, les curateur·ices, les personnes travaillant dans la médiation culturelle, les collectifs d'accrocheur·euses, les graphistes, etc.). Elles reposent sur le même principe d'une reconnaissance pleine et entière de la qualité de travailleur·euses, à même de fonder un champ de production culturelle plus ouvert, démocratique et diversifié. Un tel changement des structures économiques constituerait également une contribution décisive pour lutter contre les autres formes de discrimination qui y prennent appui, qu'elles soient raciales, de sexe, de genre, d’orientation sexuelle ou validistes. »

La Buse
L'Œuvrière
SNAPcgt • Syndicat National des Artistes Plasticien·nes cgt
Syndicat des Travailleur.euse.s Artistes / Auteurs

Adresse

14-16, Rue Des Lilas
Paris
75019

Téléphone

+33142496013

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque SNAPcgt • Syndicat National des Artistes Plasticien·nes cgt publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à SNAPcgt • Syndicat National des Artistes Plasticien·nes cgt:

Vidéos

Le Syndicat National des Artistes Plasticiens

Pour te SYNDIQUER au SNAPcgt !

Le site internet étant en travaux ! ENVOIES un mail (on t’indiquera la démarche à suivre !).

Défendre vos droits n’est pas un supplément d’âme, c’est la condition de votre reconnaissance professionnelle. Nos moyens sont ceux que vous nous donnez ! Nous sommes unis et solidaires, nous nous battons et espérons bien un jour être entendus. C’est tout le sens de notre combat syndical.

Organisations à But Non Lucratifss á proximité


Autres Organisation à but non lucratif à Paris

Voir Toutes