AFPTO Association Française de Psychologie du Travail et des Organisations L'Association Française de Psychologie du Travail et des Organisations fondée le 14 janvier 2006 a pour objet de promouvoir la Psychologie du Travail et des Organisations française auprès des instances nationales et internationales et de participer au développement des pratiques, des recherches et de la formation dans son domaine.

Plus spécifiquement, elle vise à :
- être un porte-parole privilégié des professionnels œuvrant dans le domaine de la psychologie du travail et des organisations ;
- valoriser la recherche dans cette discipline ;
- renforcer la représentativité nationale de la psychologie du travail et des organisations et faire valoir ses points de vues dans le cadre des décisions qui pourraient être prises conc

Plus spécifiquement, elle vise à :
- être un porte-parole privilégié des professionnels œuvrant dans le domaine de la psychologie du travail et des organisations ;
- valoriser la recherche dans cette discipline ;
- renforcer la représentativité nationale de la psychologie du travail et des organisations et faire valoir ses points de vues dans le cadre des décisions qui pourraient être prises conc

RENCONTRE INTERNATIONALE SUR LE TRAVAIL2° Colloque France-Amérique Latine Subjectivité et travail5° Symposium Internatio...
13/10/2021
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RENCONTRE INTERNATIONALE SUR LE TRAVAIL

2° Colloque France-Amérique Latine Subjectivité et travail
5° Symposium International TAS - Travail, activité et subjectivité
3° Colloque International de Psychosociologie du Travail

Universidade Federal da Paraíba / Centro de Ciências Humanas, Letras e Artes (CCHLA) Conjunto
Humanístico – Bloco IV – Campus I – Cidade Universitária – João Pessoa – PB
CEP: 58051-900 – (083) 3216-7399 - E-mail: [email protected]

Site: https://eitajp.wixsite.com/jp2020/copia-presentacion

Dates: 25 à 27 août 2022. A Joao Pessoa, Brésil.

Travailler: pour quoi faire ?

EAWOP Virtual one-day ConferenceViral Strain? Working life in the COVID pandemic27 May 2021https://eawopvirtualconferenc...
05/05/2021
EAWOP | European Association of Work and Organisational Psychology Congress

EAWOP Virtual one-day Conference

Viral Strain? Working life in the COVID pandemic

27 May 2021

https://eawopvirtualconference.org/

Book your place with the EAWOP Virtual one-day Conference on working life in the COVID pandemic. 27 May 2021. This conference organised in collaboration with the British Psychological Society is to invite leading scholars and practitioners from across the world to provide their insights on the COVID...

Photos from Société Française de Psychologie's post
13/04/2021

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13/04/2021

Communiqué de la Société Française de Psychologie dont l'AFPTO est organisation associée :

La création d’un ordre pour les psychologues : La fausse « bonne solution » !
L’ensemble des organisations de psychologues, dont la SFP, a découvert le 7 avril dernier le dépôt
par certains parlementaires d’une proposition de loi portant sur la création d’un ordre pour tous
les psychologues. Alors que la SFP participe, avec 22 organisations de psychologues, à
l’actualisation du code de déontologie de 2012, aucune consultation n’a été engagée par ces
parlementaires pour connaître l’avis de la profession.
La solution d’un ordre professionnel peut spontanément apparaître à certains comme une solution
séduisante pour la profession des psychologues. L’encadrement des professionnels par un ordre
pourrait ainsi laisser croire à une meilleure protection du public et des professionnels en cas de litige,
et donner l’impression d’une profession plus forte. En d’autres termes, on pourrait penser que
l’existence d’un ordre serait une solution efficace, voire incontournable, pour la défendre, protéger
les usagers et finalement garantir une pratique de la profession, respectueuse des règles de l’art et
de la déontologie.
Plusieurs organisations nationales de psychologues et psychologie ont toutefois déjà clairement
exposé leurs arguments en la défaveur d’un ordre professionnel des psychologues, dans un article
publié en 2016 (« Quelles évolutions pour la déontologie des psychologues en France : propositions
du GIRéDéP », Le Journal des psychologues 2016/5 (n° 337), pp. 34-40).
L’établissement d’un ordre professionnel fait apparaître cinq grands sujets de préoccupation.
La profession de psychologue est la seule profession réglementée à être gérée par le ministère de
l'Enseignement supérieur et de la Recherche. L’établissement d’un ordre attribuerait donc à cette
instance, une fonction qui est actuellement assumée par les pouvoirs publics. Autrement dit, l’ordre
viendrait alors simplement se substituer à un dispositif déjà existant et opérationnel.
Un ordre nous confronte à la problématique des modalités d’élection de ses dirigeants et de leur
composition, qui ne seraient jamais totalement satisfaisantes. Par exemple, il pourrait en résulter
une représentation lacunaire de certains champs d’exercice de la psychologie.
L’ordre a une fonction disciplinaire en sanctionnant les professionnels qui ne respecteraient pas les
règles professionnelles qu’il a adoptées. Or, les sanctions existent déjà dans le droit pénal, la fonction
publique et dans certaines conventions collectives. A nouveau, l’ordre professionnel viendrait se
substituer à des solutions déjà opérantes.
Un ordre s’accompagne d’une sélection supplémentaire obligatoire pour pouvoir faire usage du titre
de psychologue – ce qui pose la question du devenir d’une personne diplômée qui ne réussirait pas
cette sélection. Et bien évidemment, l’établissement d’un ordre conditionnera l’autorisation de la
pratique de la psychologie au règlement d’une cotisation.
Cette loi intégrera tous les psychologues au code de la santé publique, dans les professions de santé,
indépendamment de leurs champs d’exercice et de leurs référentiels professionnels qui seront ainsi
bafoués. Réduire les missions et interventions au secteur de la santé, serait négliger toutes les
actions conduites par les psychologues, notamment dans les établissements scolaires, les
entreprises, les prisons, visant à proposer des démarches adaptées au respect de la dimension
psychique de la personne.
La Société Française de Psychologie s’oppose donc à ce projet relatif à la création d’un ordre des
psychologues, à la fois sur le fond mais aussi sur la forme. La SFP a toujours considéré les questions
d’éthique et de déontologie comme essentielles pour l’exercice de la profession. Elle a d’ailleurs
pris l’initiative dès 1961 de proposer le 1er code de déontologie des psychologues. Elle a largement
participé à son actualisation périodique, en 1996 et en 2012, afin qu’il reste vivant et utile aux
usagers comme aux psychologues. Cette proposition de loi réalisée sans consultation des
organisations professionnelles constitue donc un déni de démocratie et traduit un mépris éhonté à
l’égard d’une communauté professionnelle et du travail qu’elle mène depuis de nombreuses
années. Au sein du Cerédépsy, la SFP travaille à d’autres solutions pour inscrire le code de
déontologie dans la réglementation.

Photos from Lip/pc2s's post
16/03/2021

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5 juin 2021 : Éthique – Déontologie - Réglementation du Code des psychologues en FranceUn titre unique, une déontologie ...
19/02/2021

5 juin 2021 : Éthique – Déontologie - Réglementation du Code des psychologues en France

Un titre unique, une déontologie commune, une instance non-ordinale

Le collectif Construire ensemble la règlementation de la déontologie des psychologues – Cerédépsy - regroupe 21 organisations de psychologues unies par et pour la déontologie. Leur démarche vise à promouvoir et adopter un code unique et incontournable à dimension réglementaire avec mise en place d’une instance représentative et indépendante qui ne revête pas le caractère d’une juridiction ordinale. Celle-ci pourra se construire à partir de l’expérience et de l’expertise de la Commission Nationale Consultative de Déontologie des Psychologues - CNCDP.

Trois chantiers sont en passe d’être terminés :
1. Actualisation du Code
2. Bilan de sa reconnaissance jurisprudentielle actuelle et recherche des moyens de son renforcement juridique
3. État des lieux des usages actuels du Code par les professionnels et leurs employeurs.

Le 5 juin 2021 les représentants des 21 organisations présenteront le Code actualisé, à partir des principes déontologiques fondamentaux :
- Respect des droits fondamentaux de la personne
- Secret professionnel
- Intégrité et probité
- Compétence
- Responsabilité et autonomie professionnelle
- Rigueur
- Respect du cadre d’intervention
Le Cerédépsy invite tou.te.s les psychologues à venir débattre de l’ensemble de ces questions.

A vos Agendas! le 5 juin 2021
À Paris et en retransmission directe

CERéDéPsy
www.codededeontologiedespsychologues.fr

Émilie Vayre reçue au Sénat - Université Lumière Lyon 2
11/02/2021
Émilie Vayre reçue au Sénat - Université Lumière Lyon 2

Émilie Vayre reçue au Sénat - Université Lumière Lyon 2

Professeure en psychologie du travail et des organisations, chercheure au laboratoire GRePS et secrétaire générale de l’Association française de psychologie du travail et des organisations (AFPTO), Émilie Vayre a participé à une table ronde sur « L’impact des nouveaux modes de travail et...

L'AFPTO vous souhaite ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2021 !Les psychologues du travail vont certainement ê...
24/01/2021

L'AFPTO vous souhaite ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2021 !

Les psychologues du travail vont certainement être encore très mobilisés pour accompagner les conséquences sur le travail de la crise sanitaire.

Un premier rendez-vous à noter dans vos agendas : le 5 juin le CERéDéPsy organise une journée sur la déontologie des psychologues :

Un titre unique, une déontologie commune, une instance non-ordinale

Le collectif Construire ensemble la règlementation de la déontologie des psychologues – Cerédépsy - regroupe 21 organisations de psychologues unies par et pour la déontologie.
Leur démarche vise à promouvoir et adopter un code unique et incontournable à dimension réglementaire avec mise en place d’une instance représentative et indépendante qui ne revête pas le caractère d’une juridiction ordinale. Celle-ci pourra se construire à partir de l’expérience et de l’expertise de la Commission Nationale Consultative de Déontologie des Psychologues - CNCDP.

Trois chantiers sont en passe d’être terminés :
1. Actualisation du Code
2. Bilan de sa reconnaissance jurisprudentielle actuelle et recherche des moyens de son renforcement juridique
3. État des lieux des usages actuels du Code par les professionnels et leurs employeurs.

Le 5 juin 2021 les représentants des 21 organisations présenteront le Code actualisé, à partir des principes déontologiques fondamentaux :
- Respect des droits fondamentaux de la personne
- Secret professionnel
- Intégrité et probité
- Compétence
- Responsabilité et autonomie professionnelle
- Rigueur
- Respect du cadre d’intervention

Le Cerédépsy invite tou.te.s les psychologues à venir débattre de l’ensemble de ces questions.

A vos Agendas! le 5 juin 2021
À Paris et en retransmission directe

Conférence Web-rencontre "le télétravail sous l'angle de la psychologie sociale" - HelloAsso
23/09/2020
Conférence Web-rencontre "le télétravail sous l'angle de la psychologie sociale" - HelloAsso

Conférence Web-rencontre "le télétravail sous l'angle de la psychologie sociale" - HelloAsso

L'AREPT propose pour cette rentrée post-estivale, un temps d'échange "le télétravail sous l'angle de la transition psycho sociale" avec des apports de psychologie du travail. Marion Gallan, psychologue du travail, partagera ses travaux sur la question, quelques éléments théoriques, des outils...

Chers collègues,Le collectif des psychologues du CHANGE (Centre Hospitalier Annecy Genevois) de Haute Savoie et moi même...
29/08/2020
CAGNOTTE EN SOUTIEN A LOUIS ET SA FAMILLE - Leetchi.com

Chers collègues,

Le collectif des psychologues du CHANGE (Centre Hospitalier Annecy Genevois) de Haute Savoie et moi même venons vers vous afin de solliciter votre aide pour rendre hommage à notre collègue psychologue Morgane Nauwelaers assassinée dans son cabinet d’Annecy suite à la rédaction qu’elle a effectuée d'une information préoccupante.

Le collectif des psychologues hospitaliers d’Annecy a mis en place une cagnotte pour soutenir financièrement son mari Louis (psychologue également en libéral dans le même cabinet) ainsi que son enfant de 18 mois. Nous vous remercions de votre aide pour diffuser et soutenir la cagnotte collective ci dessous :
https://www.leetchi.com/c/cagnotte-des-professionnels-du-change-en-soutien-pour-louis-francois

Nous sommes en réflexion également pour rendre hommage à Morgane (en attente de validation par la famille et la préfecture de Haute Savoie) au travers d’un message fort qui viendrait rappeler à tous l’importance et la lourde responsabilité de la parole et de l’écrit du psychologue ; Nous proposons de vous communiquer ultérieurement les horaires d’une marche silencieuse sur Annecy ou vous pourrez effectuer de votre côté une minute de silence, lors de cette marche nous porterons un masque floqué du symbole psy sur la bouche afin de rappeler l’importance de la parole et de l’écrit professionnel du psychologue (voir image ci dessous).

Nous demandons également par ce mail aux représentants de la FFPP de pouvoir diffuser sur le site internet une communication informant nos collègues psychologues des différentes actions entreprises en hommage à notre collègue, nous restons joignable si vous êtes en accord avec notre demande.

De « Solitaire » à « Solidaire » une lettre diffère mais fait toute la différence pour rassembler solidairement notre profession face à l’horreur et l'impensable…

Bien à vous tous.

Stéphane Foussier
Psychologue Clinicien
Docteur en psychologie

Bonjour, Cette cagnotte a été créée à l'initiative du collectif des psychologues du Centre Hospitalier Annecy Genevois en mémoire de notre collègue Morgane, a

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/05/15/democratiser-pour-depolluer_6039777_3232.htmlTRAVAIL : DÉMOCRATISER, DÉM...
16/05/2020
« Démocratiser l’entreprise pour dépolluer la planète »

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/05/15/democratiser-pour-depolluer_6039777_3232.html

TRAVAIL : DÉMOCRATISER, DÉMARCHANDISER, DÉPOLLUER
Que nous apprend cette crise ? En premier lieu que les humains au travail ne peuvent être réduits à des « ressources ». Les caissièr.e.s, les livreur.e.s, les infirmièr.e.s, les docteur.e.s, les pharmacien.nes, et toutes celles et ceux qui nous ont permis de continuer à vivre dans cette période de confinement, en sont la démonstration vivante. Cette pandémie nous montre aussi que le travail lui-même ne peut être réduit à une « marchandise ». Les soins de santé, la prise en charge et l’accompagnement des plus vulnérables sont autant d’activités qui doivent être protégées des seules lois du marché, sans quoi nous risquons d’accroître toujours plus les inégalités, jusqu’à sacrifier les plus faibles et les plus démunis. Pour éviter un tel scénario, que faut-il faire ? Permettre aux employés de participer aux décisions. C’est-à-dire démocratiser l’entreprise. Démarchandiser le travail. C’est-à-dire que la collectivité garantisse un emploi utile à toutes et tous. Au moment où nous faisons face à la fois au risque pandémique et à celui d’un effondrement climatique, ces deux changements stratégiques nous permettront non seulement d’assurer la dignité de chacun, mais aussi d’agir collectivement pour dépolluer la planète et la sauver.

Démocratiser. Ceux–et singulièrement celles—qui font partie des personnels essentiels se lèvent chaque matin pour aller servir les autres, particulièrement les personnes racisées, migrantes et les travailleurs de l’économie informelle, pendant que tous ceux qui le peuvent restent confinés. Elles témoignent de la dignité du travail et de l’absence de banalité de leur fonction. Et elles démontrent le fait-clé que le capitalisme a toujours cherché à rendre invisible, cherchant à transformer les humains en « ressource » : il n’y a ni production ni service sans investisseurs en travail.

De leur côté, les confinés – et singulièrement les confinées - mobilisent tout ce qu’ils peuvent pour assurer la poursuite des missions de leur organisation depuis leur domicile. Ils et elles démontrent massivement que ceux qui supposent que le grand enjeu de l’employeur est de garder sous ses yeux le travailleur indigne de confiance, pour mieux le contrôler, se fourvoient grandement. Les travailleurs démontrent chaque jour qu’ils ne sont pas une simple « partie prenante » de l’entreprise parmi d’autres. Ils sont LA partie constituante, pourtant toujours trop souvent exclue du droit de participer au gouvernement de l’entreprise, monopolisé par les apporteurs en capital.

Si l’on se demande sérieusement comment exprimer la reconnaissance des entreprises et de la société dans son ensemble envers les travailleurs, il faudra bien sûr aplatir la courbe des rémunérations et démarrer moins bas, mais ces seuls changements ne suffiront pas. De même qu’après la seconde guerre mondiale, on accorda le droit de vote aux femmes en reconnaissance de leur incontournable contribution, il est aujourd’hui devenu injustifiable de ne pas émanciper les investisseurs en travail en leur accordant la citoyenneté dans l’entreprise. C’est là un changement nécessaire.

En Europe, la représentation des investisseurs en travail dans l’entreprise a débuté au sortir de la seconde guerre mondiale, au travers des Comités (VARIA FR)/Conseil (VARIA BE) d’entreprise. Mais, ces Chambres de représentation des travailleurs sont restées des organes souvent faibles, soumises à la bonne volonté de l’équipe de direction choisie par les actionnaires. Elles ont été incapables de bloquer la dynamique du capital qui accumule pour lui-même en détruisant la planète. Ces Chambres de représentation des travailleurs doivent désormais être dotées de droits similaires à ceux des Conseils d’administration, afin de soumettre le gouvernement de l’entreprise (le top management) à une double majorité. En Allemagne, aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves, des formes de codétermination (mitbestimmung) mises en place progressivement après la seconde guerre mondiale ont représenté une étape cruciale mais encore insuffisante. Même aux Etats-Unis, où le droit à la syndicalisation a été combattu, des voix s’élèvent aujourd’hui pour accorder aux investisseurs en travail le droit de se choisir des représentants bénéficiant d’une majorité spéciale au sein des Conseils. Le choix du CEO – ou encore mieux de la CEO - comme celui de la stratégie de l’entreprise ou de la répartition des profits sont des enjeux trop importants pour les laisser aux seuls représentants des actionnaires. Ceux qui investissent leur travail dans l’entreprise, leur santé, en bref leur vie, doivent aussi pouvoir collectivement valider ces décisions.

Démarchandiser. Cette crise illustre aussi combien le travail ne devrait pas être traité comme une marchandise. Elle démontre que le mécanisme du marché ne peut être laissé seul en charge des choix collectifs fondamentaux. La création de postes dans le secteur des soins aux personnes, l’approvisionnement en matériel de survie, ont été soumis depuis des années à une logique de rentabilité. La crise révèle cet aveuglement. Il existe des besoins collectifs stratégiques qui doivent être immunisés de la marchandisation. Douloureusement, nos dizaines de milliers de morts nous le rappellent aujourd’hui. Ceux qui affirment encore le contraire sont des idéologues qui nous mettent tous et toutes en danger. La logique de rentabilité ne peut pas décider de tout.

De même qu’il faut protéger certains secteurs des seules lois d’un marché non régulé, il faut aussi assurer à chacun l’accès à un travail qui lui permette d’assurer sa dignité. Une façon d’y parvenir est de créer une garantie d’emploi pour tous (job guarantee), offrant la possibilité à chaque citoyen de bénéficier d’un emploi. L’Article 23 de la Déclaration universelle des droits humains, consacre le droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions de travail équitables et satisfaisantes et à la protection contre le chômage. Dès lors, cette garantie d’emploi permettra non seulement à chacun de vivre dignement, mais aussi collectivement de décupler nos forces pour mieux répondre aux nombreux besoins sociaux et environnementaux auxquels nous faisons face. A la main des collectivités locales, la Garantie Emploi pour tous permettra notamment de contribuer à éviter l’effondrement climatique tout en assurant un avenir digne pour chacun. L’Union européenne doit se donner les moyens d’un tel projet dans le cadre de son Green Deal. En revoyant la mission de sa Banque centrale afin de financer ce programme nécessaire à notre survie, elle se rendra légitime dans la vie de chaque citoyen de l’Union. En apportant une solution contre-cyclique au choc de chômage qui vient, elle démontrera sa contribution à la prospérité sociale, économique et écologique, de nos sociétés démocratiques.

Dépolluer. Ne répétons pas le choix naïf de 2008 : la crise fut l’occasion de sauver les banques en approfondissant l’endettement public, sans qu’aucune condition ne soit mise à ces sauvetages. Si nos Etats interviennent pour sauver des entreprises aujourd’hui, il importe que celles-ci soient mises en conformité avec le cadre général de la démocratie. L’Etat, au nom de la société démocratique qu’il sert et qui la constitue, au nom aussi de sa responsabilité de veiller à notre survie environnementale, doit conditionner son intervention à des changements de cap dans la ligne stratégique des entreprises aidées. Il doit imposer – outre le respect de normes environnementales strictes - des conditions de démocratisation quant au gouvernement interne des entreprises. Car ce sont les entreprises gouvernées démocratiquement qui seront prêtes pour mener la transition écologique, celle dans lesquelles aussi bien les apporteurs de capital que les investisseurs en travail pourront faire entendre leurs voix et décider de concert des stratégies à mettre en œuvre. Cela n’étonnera personne : dans le régime actuel, l’arbitrage capital/travail/planète est toujours défavorable… au travail et à la planète. Les ingénieurs de l’Université de Cambridge, Cullen, Allwood et Borgstein (Envir. Sc. & Tech. 2011 45, 1711–1718) l’ont montré : 73% de la consommation mondiale d'énergie pourraient être économisés grâce à des « modifications réalisables des processus productifs » (achievable design changes). Mais ces changements impliquent une plus grande intensité de main-d'œuvre, et des choix souvent plus coûteux à court terme. Tant que les entreprises sont dirigées au seul profit des apporteurs de capitaux, dans quel sens penchera la décision à l’heure des coûts d'énergie dérisoires ? Malgré les défis de tels changements, certaines entreprises sociales ou coopératives - en poursuivant des objectifs hybrides à la fois financiers, sociaux, et environnementaux et en développant un gouvernement interne démocratique - ont d’ores et déjà démontré la crédibilité d’une telle voie.

Ne nous faisons aucune illusion. Abandonnés à eux-mêmes, la plupart des apporteurs de capitaux ne veilleront ni à la dignité des investisseurs en travail, ni à la lutte contre l’effondrement climatique. Un autre scenario est à portée de main : démocratiser l’entreprise et démarchandiser le travail. Et cela nous permettra de dépolluer la planète.

TRIBUNE. Huit chercheuses en sciences sociales, dont Julie Battilana, Isabelle Ferreras et Dominique Méda, rejointes par 3 000 de leurs collègues du monde entier, appellent dans une tribune à un nouveau partage du pouvoir au sein des entreprises, condition sine qua non d’une véritable transiti...

Adresse

41 Rue Gay Lussac
Paris
75005

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Commentaires

Pourriez-vous mettre un post sur votre site web et facebook pour m'aider à avoir plus de retour sur le métier de psychologue en territoriale. Vous connaissez des psychologues qui travaillent en fonction publique territoriale?? Je vous remercie grandement tous ceux qui prendront le temps de répondre... et/ou de partager les 2 liens ci-après. Motivation https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeNxEmYkZ0q1CsqkefbZIXfHPY0uVK1cO_0m71K5UytMhUG_Q/viewform?usp=pp_url Enquête métier https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSc9IZhk6rWUYKZdtgJTkFK9MXK45sjRB3-BF5YBAM4ZJMw9Uw/viewform?usp=pp_url Dans le cadre de mon Master de Psychologie Sociale et du travail, je dois réaliser un stage d'observation. Aussi, l'Observatoire Social Territorial de la Mutuelle Nationale Territoriale m'a demandée de mener une étude sur les psychologues territoriaux en les interrogeant sur leur statut, leur positionnement, leurs missions, leurs méthodes de travail, leurs environnements, les spécificités par rapport à des psychologues du secteur privé. L'objectif est de mieux appréhender ce métier assez méconnu des décideurs, de faire comprendre aux collectivités que les psychologues du travail sont nécessaires et de mettre en avant des bonnes pratiques et recommandations opérationnelles. Chaque avis est important. Le questionnaire est anonyme et les réponses seront traitées en toute confidentialité. Un grand Merci
Bonjour à tous, Dans le cadre du DUT Gestion des Entreprises et des Administrations, nous menons une enquête sur la qualité de vie au travail. N'hésitez pas à répondre à notre questionnaire, cela ne prend pas de temps et est anonyme ! Merci pour votre participation ! 🤓