UEJF Paris 1 Panthéon-Sorbonne

UEJF Paris 1 Panthéon-Sorbonne Page officielle de l'UEJF Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Cette page a pour but de diffuser l'actualité de la section UEJF Paris 1. L'Union des étudiants juifs de France (UEJF) est une association issue de la Résistance juive en France créée en 1944, qui représente les étudiants juifs en France.

Fonctionnement normal

23/11/2020
Débattre en Sorbonne

Débattre en Sorbonne

Direct de la conférence avec Dominique Sopo, Président de SOS Racisme.

Avec Débattre en Sorbonne, SOS Racisme, Mouvement Ni Putes Ni Soumises, nous avons choisi la FEDER, Enfants de la Républ...
16/11/2020

Avec Débattre en Sorbonne, SOS Racisme, Mouvement Ni Putes Ni Soumises, nous avons choisi la FEDER, Enfants de la République pour porter nos valeurs !! 🗳

Nous sommes très heureux de vous présenter notre programme pour les élections aux conseils centraux de Paris 1 😊

Si vous vous reconnaissez dans nos valeurs et nos engagements n’hésitez plus, votez FEDER, Enfant de la République les 24, 25 et 26 novembre ! 🗳

UEJF Paris 1 Panthéon-Sorbonne's cover photo
14/11/2020

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14/11/2020

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14/11/2020

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14/11/2020
🚨A TOUS LES ÉTUDIANTS DE PARIS 1 PANTHÉON SORBONNE🚨Du 24 au 26 Novembre, vous aurez la possibilité d’agir sur votre vie ...
14/11/2020

🚨A TOUS LES ÉTUDIANTS DE PARIS 1 PANTHÉON SORBONNE🚨

Du 24 au 26 Novembre, vous aurez la possibilité d’agir sur votre vie étudiante.

Plus qu’un droit, c’est un devoir.
Pour de meilleures conditions d’étude et des mesures contre le racisme, l’antisémitisme et l’homophobie au sein de l’université: VOTEZ FEDER✊🏻👏🏻
@feder_paris1
FEDER, ENFANTS DE LA RÉPUBLIQUE

Nouvelle année, nouveau bureau ! 🥳 Le nouveau bureau de l’UEJF Paris 1 est très heureux de vous retrouver pour cette nou...
07/10/2020

Nouvelle année, nouveau bureau !

🥳 Le nouveau bureau de l’UEJF Paris 1 est très heureux de vous retrouver pour cette nouvelle année 2020-2021 !
🍾🦠 On espère pouvoir vous proposer de nombreux événements et que le corona ne nous empêchera pas de kiffer tous ensemble !

Nous remercions le précédent bureau pour tout le travail accompli et vous présentons à présent le nouveau bureau:

Président: Jeremy Chemla
Vice Présidente: Emma Teman
Secrétaire Général: Anouk Chelli
Trésorier: Dylan Sberro
Responsable communication: Clara Balestra
Responsable événementiel: Eden Koubi
Responsable Tolbiac: Eytan Malka

Président d’honneur: Julien Nahum

On n’allait pas te laisser partir en vacances (en France) sans un dernier au revoir. Cette année à peine mouvementée mér...
05/07/2020

On n’allait pas te laisser partir en vacances (en France) sans un dernier au revoir. Cette année à peine mouvementée mérite d’être clôturée en beauté ! Examens en ligne bravés, Corona virus dégommé, c’est autour d’un bon pique-nique sur la pelouse des Invalides que l’UEFJ Paris 1 t’invite à célébrer le début de l’été en ce mercredi 8 juillet ! ☀️ Rendez vous à 19h devant la fontaine sur la pelouse des Invalides pour se retrouver ou se rencontrer, toi Sorbonnard accompli, ou futur L1 qui a choisi d’intégrer la fac la mieux organisée de Paris 🙃 Comme tout bon pique-nique convivial nous te proposons d’emmener un petit quelque chose pour régaler tes semblables. Soleil, rigolades, chips et boissons seront au rendez vous. Inscris toi pour nous confirmer que tu es de la partie 😋😋 A mercredi 🥪🍕🥗🍉🥧

https://forms.gle/n89yZh2bEra17h2P6

29/04/2020
VOYAGE DE MEMOIRE EN POLOGNE

Le 8 mars 2020, les membres de l’UEJF Paris 1 s’envolaient en Pologne pour trois jours, accompagnés de 19 associations étudiantes de Paris 1.
Une participante et membre de TéléSorbonne retrace ce voyage marquant et bouleversant.

29/04/2020
TéléSorbonne

TéléSorbonne

[EMISSION #4 - AVRIL]
Hello les confiné.es, 🦠
Ton média étudiant préféré s’est lancé le défi de réaliser une super émission malgré les restrictions sanitaires ! Tu nous dis ce que tu en penses ?🎬
Au programme :
- Point d’actualité sur l’évolution des violences faites aux femmes (1 : 10) 📈
- Présentation de l’expo « Cœurs » jadis quand le Musée de la vie romantique était encore ouvert (4 : 40)
- Reportage sur un voyage mémoriel à Auschwitz en partenariat avec l’Union des Etudiants Juifs de France [ UEJF ] de Paris 1 et une vingtaine d’autres associations (7 : 30)
- THE SURPRISE MUSICALE 🎁 (12 : 40)
Bref, info, voyage, culture et en prime une rubrique musique spécialement aménagée pour tenter de rendre ta quarantine life plus agréable !🎼
Que demander de mieux ? 🤗

FEDER Paris 1
28/04/2020

FEDER Paris 1

[CFVU DU 30 AVRIL - MOTION EN FRONT COMMUN ]

Bonsoir à toutes et à tous,

Voici la proposition de la FEDER et d’autres organisations étudiantes concernant la CFVU du 30 avril qui décidera des modalités de contrôle des connaissances du second semestre. Le front commun est une évidence nécessaire pour garantir que les intérêts des étudiants ne seront pas lésés.

Nous vous tiendrons bien évidemment informés et vous assurons que nous continuerons à défendre vos intérêts.

FEDER Paris 1

27/04/2020
Agence Juive

Aujourd’hui c’est Yom Hazikaron souvenons-nous des soldats tombés pour défendre leurs pays !
Ici l’histoire de Michael Levin 🙏🏻❤️

#YomHazikaron

Se souvenir est notre devoir.
Des étudiants de plusieurs associations, ont tenu, par l'intermédiaire de l'Agence Juive, à rendre hommage aux soldats Tsahal tombés pour Israël.

Julien de l' UEJF Paris 1 Panthéon-Sorbonne France nous parle du soldat MICHAEL LEVINE Z"L.

19/04/2020

Suivez en direct la conférence avec l’agence juive sur la transmission de la Shoah suite à la diffusion du film les Héritiers

19/04/2020

Suivez en direct la conférence avec l’agence juive sur la transmission de la Shoah suite à la diffusion du film les Héritiers

19/04/2020

Suivez en direct la conférence avec l’agence juive sur la transmission de la Shoah suite à la diffusion du film les Héritiers

19/04/2020

Suivez en direct la conférence avec l’agence juive sur la transmission de la Shoah suite à la diffusion du film les Héritiers

C’est bientôt Yom Hashoah, viens voir le film Les Héritiers avec nous et débattons- en  juste après!Basé sur une histoir...
19/04/2020

C’est bientôt Yom Hashoah, viens voir le film Les Héritiers avec nous et débattons- en juste après!
Basé sur une histoire vraie, ce film relate les relations d'un professeur avec des adolescents qui ont depuis longtemps décroché du système scolaire. Cette enseignante décide de faire passer un concours national qui a pour thème : « Les enfants et les adolescents dans le système concentrationnaire n**i ». L’occasion pour nous de réfléchir à plusieurs questions d’actualités : Qu’en est-il de la transmission de la Shoah ? Qui est responsable du devoir de mémoire ? Comment est ce que les différents systèmes éducatifs tentent de faire perdurer la mémoire et la transmission de la Shoah ? En tant qu’étudiants, que peut-on faire pour honorer la mémoire des 6 millions de victimes ?

Voici le lien pour participer au Zoom à partir de 18h : https://zoom.us/j/92842974687

08/04/2020
Union des Etudiants Juifs de France [ UEJF ]

Union des Etudiants Juifs de France [ UEJF ]

#PessahSaméah

Depuis le début de la crise sanitaire, des centaines de militants s'engagent partout en France et toutes les sections de l’UEJF se mobilisent.
A la veille de Pessah, ils ont un message pour vous...
#RestezChezVous
#PessahChezVous

05/04/2020

Pessah 2020 ❤️
#pessahchezvous

Bonjour à tous,On espère que tout va bien pour vous et vos proches en période de confinement. En ce moment avec l’augmen...
29/03/2020

Bonjour à tous,

On espère que tout va bien pour vous et vos proches en période de confinement.

En ce moment avec l’augmentation du nombre de personnes touchées dans la communauté il y a toujours des personnes âgées isolées qui ont besoin d’aide pour subvenir à leurs besoins en nourriture. Il ne peuvent pas se déplacer et n’ont personne pour aller faire les courses.

L’UEJF à mis en place un groupe WhatsApp pour tous les étudiants qui peuvent aider ces personnes.
On a besoin d’étudiants pour 3 choses :
- Aller faire des courses pour les personnes âgées, isolées ou malades qui ne peuvent pas se déplacer
- Téléphoner aux personnes isolées
- Faire des cours de soutien scolaire en visioconférence

En cette période de crise sanitaire mondiale la solidarité est primordiale et les associations étudiantes comme l’UEJF ont un rôle important à jouer.

On compte sur votre solidarité, on compte sur vous !

Pour rejoindre le groupe WhatsApp allez sur ce lien : https://chat.whatsapp.com/IdhPs6zLI1AIiAUWpBsZ9i

De plus, je vous rappelle qu’il existe un numéro vert UEJF pour toute question étudiante : 01.84.60.17.10.
Pour les demandes d’information sur les besoins en termes de bénévolat : 07 56 90 77 25

22/03/2020
Débattre en Sorbonne

Débattre en Sorbonne

Les 8, 9 et 10 mars derniers, l'UEJF Paris 1 a organisé un voyage de la mémoire en Pologne auquel elle a convié des représentants de nombreuses associations de la Sorbonne. Notre secrétaire général y a représenté Débattre en Sorbonne et a entrepris, dans la continuité du devoir de mémoire, d'écrire à ce propos.

"Juste après avoir été à Treblinka, avant de nous diriger vers l’aéroport, les organisateurs nous ont réuni pour nous demander de prononcer un mot à propos de tout ce que nous avions vu ces trois derniers jours. Je m’en sentais incapable. Il me semblait que tout aurait perdu de son sens sous des mots qui n’auraient jamais pu rendre tout ce que j’avais ressenti.

Avant tout, le lecteur de ce court texte doit être averti de plusieurs choses : premièrement, cet écrit n’est que le témoignage, sans prétention, d’un seul homme parmi les vingt-huit autres femmes et hommes qui l’accompagnaient.

Enfin, il ne se veut pas descriptif. L’on ne « comprend » ces lieux dont je parlerai qu’en les voyant. Aucune photo, aucun témoignage de quelqu’un n’ayant pas vécu ces horreurs, aucune description ne peuvent rendre l’effroi -parfois rétrospectif- qu’ils peuvent susciter.

Et probablement, tous ceux qui ont eu la chance de ne pas vivre cela, n’atteindront jamais la vérité de ces lieux.

C’est pourquoi ces lignes ne se veulent qu’à hauteur d’homme. Il ne s’agira que de ce que j’ai pu ressentir. Elles se veulent aussi soumises à un impérieux devoir de mémoire. L’un et l’autre s’articulent parfaitement : chacun a accès à des livres d’Histoire, et je l’invite à s’y plonger parce que cela fait aussi parti de l’entretien d’une mémoire et d’une vigilance collective. Mais j’encourage aussi chacun à se rendre sur place : la mémoire n’est jamais mieux marquée que par nos émotions.

Le premier jour, Cracovie semblait lourde et froide. Les immeubles y avaient l’air presque étrangers à eux-mêmes, s’ignorants. Leurs façades marquent des successions de styles qui ne diffèrent que très légèrement, mais qui ne semblent pas, tout en étant extrêmement proches les unes des autres, avoir de liens entre elles.

La mort est passée à Cracovie comme dans bien d’autres villes, mais alors que d’autres ont pu, tout en faisant place à la mémoire, se reconstruire, Cracovie semble à la fois distante des horreurs qui s’y sont produites et embourbée par celles-ci. C’est comme si tout en les reniant, elle s’empêchait de trop changer à cause d’elles.

Les murs ne disent d’ailleurs pas grand-chose à Cracovie. Les autorités y font preuve d’un certain révisionnisme qui n’est pas spécifique à la Pologne. La ville en devient d’autant plus froide que sous les mots du guide, sur la base de ce que nous savons déjà, la mort trouve le moyen de crier dans le silence des murs. Elle s’égosille dans les ruelles, soufflote dans le vent, hurle sur les ruines de l’ancien ghetto juif. Dans ces mêmes rues où chacun d’entre nous trainions nos aspirations et nos rêves laissés à Paris pour trois jours, d’autres aspirations et d’autres rêves se sont éteints brutalement.

Le meilleur ressort de l’empathie est l’égoïsme, il ne peut y avoir rien de plus effroyable que de devoir laisser tout ce avec quoi nous avons vécu le soir d’une journée heureuse.

C’est pour cela que l’on ne parle pas de la mort : on ne peut rien en faire et c’est cette distance que nous entretenons avec elle qui rend les massacres de Cracovie comme ceux d’ailleurs si terrifiants. Le matin précédant leur déportations, précédant leur morts, ils avaient peut-être encore l’espoir de vivre. Jusqu’au dernier moment, pensaient-ils peut-être qu’ils pourraient rire de nouveau, être de nouveau heureux, reconquérir encore la vie qu’on leur avait encore volé, que l’histoire avait déjà volé tant de fois à leurs aïeux. Mais tout est resté dans les murs sourds et froids du ghetto juif de Cracovie.

A côté de l’une de ses dernières ruines, dans une impasse, la ville avait installé des jeux pour enfants. Cela peut sembler aberrant : à côté d’un mur, sur lequel il n’est même pas indiqué par la municipalité ce qu’il a été, des enfants jouent. Ils jouent sans soupçonner les horreurs qui ont pu se produire quatre-vingts ans plus tôt de l’autre côté de ce mur.
Mais si le devoir de mémoire avait été bien fait, si une plaque avait en effet indiqué ce qui s’y était passé d’indicible, les jeux pour enfants ne m’auraient pas choqué. Toutes proportions gardées, il ne s’agit pas d’installer des jeux ou des habitations n’importe où : certains lieux, par leurs natures ne peuvent cohabiter avec autre chose que la Mémoire. Mais Cracovie, sous son air froid, vit. Et si le devoir de mémoire avait été fait, sous le contraste effrayant provoqué par la distance entre les images d’un enfant sur une balançoire et d’un enfant brulé vif ou abattu de sang-froid, ne peut-il pas résider le plus grand des pieds de nez aux instigateurs de ces barbaries ? Il y a quatre-vingts ans, sous un ciel de printemps, un enfant juif de Cracovie regardait probablement derrière ces murs atroces dans lesquels il était enfermé, les quelques arbres qui le bordaient s’épanouir sous un soleil timide et avare de chaleur. Aujourd’hui, un enfant se vautre dans le bonheur de jouer, sous ce même soleil de printemps. Il a repris l’espace qui était alloué à la barbarie et cela pourrait d’autant plus nous empêcher d’oublier, si nous pouvions en levant les yeux, les poser sur une grande plaque commémorative, nous rappelant que le même sourire de ces enfants libres d’être heureux, s’est éteint sur le visage de tant d’autres. La brutalité et l’injustice de ces morts ne pourraient alors que nous pousser vers la vigilance et le besoin d’entretenir la Mémoire en expliquant à cet enfant, s’il est en mesure de l’entendre ou lorsqu’il le sera, ce qu’il s’est passé de l’autre côté de ces murs.

Les tombes sans indications, sans entretien, sont effrayantes. Que ce soit les murs du ghetto juif de Cracovie qui est une terrible fausse commune ou les cimetières juifs, qui ne peuvent être entretenus et qui sont tués par l’oubli.
Nous ne pouvons rien pour nous-même contre le poids du temps. Il dévore, il ronge, il écrase et nous ne pouvons qu’espérer que d’autres pourront comme nous s’émouvoir de l’horizon qui se précise dans la silhouette d’un être aimé ou s’épanouir dans l’odeur d’un matin heureux.

Mais lorsqu’il s’agit de lutter contre la barbarie, il faut lutter contre le poids du temps, lui cracher au visage, pour que l’horreur ne jette jamais plus sa nuit sur l’humanité.

Le soleil, lorsqu’il se couche à Cracovie, est plus généreux que durant le jour. Il fait couler dans le ciel une teinte rose et brune qui adoucit son visage dur pour finalement faire glisser sur la terre une nuit vague et douce qui semble demander à la mort d’arrêter de crier.

Elle se tait à Birkenau, cette mort. Le soleil y luit comme ailleurs, le chant des oiseaux y tonne comme ailleurs, une douce brise qui caresse les joues s’y promène comme ailleurs et des centaines de milliers de morts y sommeillent comme à Treblinka, Belzec ou Sobibor.

La mort y est progressivement suggérée. Comme si elle ne s’assumait pas tout à fait. Comme si elle avait honte. Elle se réfugie derrière le vent, la lumière, la beauté du paysage alentour. Mais les ruines des chambres à gaz et des fours crématoires sont là, les barbelés aussi. Puis surtout, nous sommes là nous aussi. Nous ne la saisirons pas, cette mort. Mais nous ne sommes pas dupes quant à sa nature. La terre d’Auschwitz alerte encore, témoigne encore des bassesses que peut vomir un homme.

Nous étions là, près de cet étang dans lequel les sonderkommando jetaient les cendres des victimes du n**isme, déshumanisées, à qui on avait même dénié une sépulture, et au milieu du silence des chants d’oiseaux, perçaient les voix de ceux qui avaient à cœur de leur rendre la part d’humanité qui leur était due.

Nous étions là, à regarder en face les fours crématoires expérimentaux d’Auschwitz I ou les deux tonnes de cheveux, volés aux morts et que les n**is revendaient. J’étais là au point de devoir sortir rapidement parfois, pour ne pas vomir.

C’est avec une rage sourde que l’on ressort d’Auschwitz. Une rage sourde qui se perd dans les clairières ayant abritées les camps de travail et d’extermination de Treblinka.

Il n’y a rien plus rien de la machine à tuer là-bas. La clairière jette dans le ciel des arbres immenses qui chatouillent le soleil et qui en fin d’après-midi, filtrent ses rayons. La lumière de l’astre s’attendrit alors sur les pierres tombales anonymisées. Tout au long des clairières s’étend une banderole recensant les noms connus des victimes. Un petit musée trône à l’entrée. Le silence s’était installé et dans son vacarme, il semblait même couvrir nos voix.

Rien ne nous dit vraiment ce qu’il s’est passé là. Si n’avions pas su, nous aurions même surement trouvé le lieu agréable. Et peut-être est-ce le seul moyen de considérer vraiment ce qui s’y est passé, de de nouveau se rendre compte que nous ne comprendrons jamais réellement. D’accepter que nous ne puissions pas atteindre la vérité. Sans l’avoir vécu, l’on ne peut qu’effleurer l’horreur. Et ces quelques arbres, majestueux au milieu des tombes anonymes, semblent nous chuchoter que nous ne pourrons aller plus loin, que même en creusant au fond de nous-même, nous ne pouvons rien faire d’autre que nous souvenir. Je dois me résigner à dire que c’est déjà beaucoup.

En rentrant à Paris, le lendemain, j’y marchais de nuit et me rappelais le silence de Treblinka. Si bien que le bruit des terrasses de café, le sifflement des voitures, les rumeurs de la ville prenaient par contraste un accent d’éternité. La vie est le meilleur démenti qui soit à toutes ces horreurs et puisque nous devons vivre, vivons avec la Mémoire. Mais surtout, continuons à vivre.

Continuons à vivre au milieu des joies et des peines du monde, au milieu de cette infinité de désirs et de beauté, au milieu de cette multitude d’êtres qui s’égarent dans des vies dont nous ignorons tout, mais soyons toujours vigilants. Rappelons-nous toujours que l’homme peut se nier et vomir l’enfer en commençant par cracher une peccadille. Félicitons-nous d’insulter le n**isme de nos 75 ans de paix européenne, mais pérennisons-la encore. Et pour tous ces rires, pour toutes ces joies, pour toutes ces vies que le n**isme a volées, continuons de faire du respect de la dignité humaine le moteur de nos sociétés.

Que de ce déni d’elle-même, l’humanité garde le souvenir, mais qu’elle reconstruise, sans jamais s’arrêter, un monde où la vie déborde, où des millions d’âmes arrogantes, sures d’elles-mêmes, toujours libres et toujours sures de leur humanité, s’épanouissent. Que chacun aille voir ces camps, que chacun en ressorte avec la tristesse, la rage, la mélancolie qu’il pourrait ressentir. Puis que chacun rentre chez soi, en étant certain d’assez aimer sa vie et donc celles des autres, pour que cela n’arrive plus jamais. »

Mathieu Vassetizadeh

Adresse

90 Rue De Tolbiac
Paris
75013

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Commentaires

Bravo et merci à la direction et à tous les membres de l' UEJF pour cette magnifique action et initiative. Comme bon nombre d' entre nous je suis fier de vous et de votre engagement sans faille pour que l' on oublie jamais la Shoah et que l' on continue à lutter sans relâche contre l' antisémitisme.
LAST CHANCE: We are looking for young motivated people aged 18-30 who would like to take part in a 2 day advocacy boot-camp in Brussels, July 7-8. We will have great speakers and experts on lobbying, media relations and winning the social media ground-war. All main expenses covered including trains from Gare du Nord / accommodation / food etc. Please register and submit a motivation letter AS SOON AS POSSIBLE (Final places!!) on www.summerbootcamp2019.com Please also recommend to friends.
AUX ETUDIANTS JUIFS EN FACULTE DE MEDECINE question pour avant 17h svp QUI PEUT ME DIRE SI LA FACULTE SORBONE EST BIEN POUR DES ETUDIANTS QUI RESPECTENT LE SHABBATH ? ou bien celle de REUILLY DIDEROT ? ET EN TERME DE DIFFICULTES LAQUELLE LA PLUS COOL POUR RESPECTER SHABBATH ET DIFFICULTE DU CONCOURS
AUX ETUDIANTS JUIFS EN FACULTÉ DE MÉDECINE question pour avant 17h svp QUI PEUT ME DIRE SI LA FACULTÉ SORBONNE EST BIEN POUR DES ETUDIANTS QUI RESPECTENT LE SHABBAT ? ou bien celle de REUILLY DIDEROT ? ET EN TERME DE DIFFICULTÉS LAQUELLE LA PLUS COOL POUR RESPECTER SHABBATH ET DIFFICULTÉ DU CONCOURS
Le MPCT et moi même vous adresse ses meilleurs voeux pour 2018 et vous donne rendez-vous à la République le 7 janvier pour le premier rassemblement de l'année. Place de la République, autour de la statue, de 15h à 17h.
A l'université ou en école et tu n'as pas été autorisé à t'absenter durant les fêtes ou les chabbatot de cette année (Roch HaChana, Kippour, Chavouot, Chabbatot) alors remplis ce formulaire https://tinyurl.com/y8kuk24r et fais le tourner auprès de tes amis qui sont dans la même situation afin que nous puissions agir au plus vite ! #UEJF #RochHachana2017 #Rentrée2017