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Être historien c’est avant tout raconter des histoires, des histoires spécifiques car vraies. Seulement l’histoire ne sa...
28/04/2019

Être historien c’est avant tout raconter des histoires, des histoires spécifiques car vraies. Seulement l’histoire ne saurait se contenter d’être seulement un récit puisqu’elle doit expliquer. Dans les années 1970, un nouveau basculement historiographique s’opère : la croyance qui fait de l’histoire une science à part entière chancelle et la question du récit ressurgit. Les historiens n’ont-ils pas sous-estimés la part de ce dernier dans la construction historique ? En effet, une dialectique essentielle relie histoire et roman, factuel et fictionnel mais leurs frontières tendent à s’effacer. L’historien Paul Veyne dit explicitement de l’histoire qu’elle est un roman mais un roman vrai ; pour lui, toute histoire comporte une dimension narrative et il est nécessaire pour l’historien de bien écrire. Ainsi, l’histoire ne peut pas se passer d’un travail d’ordre littéraire mais avec les spécificités d’un genre particulier. Pour Paul Veyne, l’intrigue, qui dans son appellation même appartient au champ lexical du récit, permet de configurer et de découper l’objet historique. Cette dernière forme ce qu’il nomme le tissu de l’histoire. Il existe différents types de mises en intrigue : celle romanesque, histoire d’un héros triomphant ; celle satirique, histoire d’un homme captif de l’univers ; celle comique où l’histoire se termine bien et enfin celle tragique épris d’un réel sens littéraire et renvoyant aux textes antiques.

Pour illustrer cette idée d’intrigue et de roman, les analyses du philosophe Paul Ricœur sont assez intéressantes. Nous retiendrons celles qu’il fait de l’ouvrage de Fernand Braudel, «La Méditerranée et le monde méditerranéen à l’époque de Philippe II». Paul Ricœur étudie l’espace vivant qu’est la Méditerranée comme héros de l’histoire racontée ; cette Méditerranée est presque immobile et est ainsi un espace vivant rendant alors l’histoire narrative puisque par ce mouvement elle inclut un changement. Différentes intrigues se croisent autour de ce héros et de l’histoire de son déclin. ‘’L’histoire’’ se clos par un dénouement, comme tout récit, celui de l’affrontement entre les deux empires, Ottoman et Espagnol. Enfin, nous pouvons pousser encore plus loin l’idée d’histoire comme récit avec la «What if history» américaine ou histoire contre-factuelle. Son nom l’indique, il s’agit de repenser l’histoire « si … ». L’exercice consiste à prendre le risque de décrire un passé qui n’a pas eu lieu à partir d’incertitudes et hypothèses personnelles. Antoine Prost écrit ainsi que cette l’histoire est située à mi-chemin entre une inaccessible vérité de nature scientifique et la fiction romanesque.
Etre historien c’est donc avant tout raconter des histoires, des histoires spécifiques car vraies mais bien des histoires …

Depuis le début de la soirée un violent incendie ravage la cathédrale Notre-Dame de Paris alors qu'elle était en travaux...
15/04/2019

Depuis le début de la soirée un violent incendie ravage la cathédrale Notre-Dame de Paris alors qu'elle était en travaux. Des images terribles et une peine immense quant à la destruction par les flammes d'un si beau joyaux du patrimoine français. C'est alors que nous réalisons qu'elle est comme un membre de la famille, comme un lien direct qui nous rattache à l'histoire de France.
Nous sommes de tout cœur avec les amoureux de Notre-Dame et les pompiers, en espérant qu'un maximum puisse être sauvé, que la reconstruction ne tardera pas et que la lumière sera faite sur les circonstances de ce drame.

L'équipe H Comme Histoire.

Paris occupé reste Paris et malgré les difficultés quotidiennes et la présence de plus en plus oppressante de l’occupant...
14/04/2019

Paris occupé reste Paris et malgré les difficultés quotidiennes et la présence de plus en plus oppressante de l’occupant, la vie culturelle reprend son essor. Les cinémas affichent complet, 400 pièces ont été jouées à Paris durant l’Occupation par de grands écrivains comme Montherlant qui écrit la "Reine Morte", Sartre et son "Huit-clos". Paris retrouve vie mais toujours selon les desseins de l’occupant. Le 23 juillet 1940, Joseph Goebbels, ministre de la propagande allemande, ordonne aux fonctionnaires de faire briller la capitale, qu’elle reste égale a la réputation de « ville lumière » pour donner l’illusion d’un quotidien qui ne changerait pas et ainsi donner une bonne image de l’occupation. La vie nocturne parisienne s’organise autour des occupants qui contrôlent le couvre-feu, se réservent des salles de théâtres comme celle du Théâtre du Châtelet, le palais de Chaillot ou encore le théâtre des Champs-Élysées. Le soldat allemand prend place dans les cabarets ou les music-halls tandis que les plus hauts placés s’insèrent dans une vie mondaine parisienne avec des galas et des concerts où le Tout-Paris se retrouve.

Toutefois, la vie culturelle ne se détache pas de la politique et de l’idéologie nazie. Les Allemands s’attribuent des stations de radio comme Radio-Paris qui associe propagande et divertissement avec une mise en avant la supériorité des musiques classiques allemandes. La musique devient un instrument de séduction de la propagande allemande. L’Institut allemand organise 71 concerts entre mai 1942 et juillet 1944. La censure et la propagande sont assurées par le MBF (haut commandement militaire allemand) et la Propagandastaffel. Ces dernières se chargent de vider les productions littéraires de toutes les influences considérées comme « indésirables ». De plus, tous les lieux de la vie culturelle sont interdits aux Juifs. Un Juif parisien ne peut donc pas participer à cette euphorie culturelle qui caractérise Paris. L’antisémitisme se retrouve alors dans la culture mais également de façon très concrète avec l’exposition sur « le Juif et la France » inaugurée au palais Berlitz en septembre 1941.

Dès lors, la vie culturelle parisienne devient une collaboration, il s’agit de rentrer dans le jeu allemand. Toutefois, certains résistent à cette vie culturelle allemande de différentes façons : des écrivains cessent de publier leurs ouvrages à l’instar de Louis Aragon et Jean Guéhenno, les Parisiennes s’affichent des plus élégantes, la mode n’est jamais imposée par le diktat allemand. C’est leur manière de montrer leur résistance aux difficultés qu’impose l’Occupation. Malgré tout, Paris a conservé son esprit festif, comme le dit Goebbels, elle est la « Luna Park de l’Europe ». Paris reste très marqué par la présence allemande qui s’illustre à travers l’adieu d’un officier SS à la patronne de la maison close le One-Two-Two « vous nous regretterez » …

Jeune clerc du XIVe siècle, je suis également poète et ménestrel et n’a pas ma langue dans ma poche. Etudiant à Paris, j...
06/04/2019

Jeune clerc du XIVe siècle, je suis également poète et ménestrel et n’a pas ma langue dans ma poche. Etudiant à Paris, je m’adonne à de nombreuses pérégrinations urbaines et ne manque pas de rapporter minutieusement les éléments qui au quotidien ponctuent la vie des bourgeois de Paris. Je me fais ainsi connaitre en écrivant mon « Dit des rues » relatant le foisonnement urbain dont je suis témoin dans un langage sinon cru, au moins vernaculaire. Qui suis-je ? Que connaissez-vous d’autre sur moi ?

Les actes cultuels des grecs sont multiples : purification ; procession ordonnée ; prières, individuelles ou collectives...
31/03/2019

Les actes cultuels des grecs sont multiples : purification ; procession ordonnée ; prières, individuelles ou collectives ; libations (offrandes liquides que l’on verse sur l’autel ou la terre sacrée) ; offrandes céréalières, ex-voto ou dédicace (objet que l’on offre en remerciement à une divinité) et enfin le sacrifice animal appelé thusia (sacrifice ‘’sanglant’’). C’est sur ce dernier que nous allons aujourd’hui nous pencher après avoir observé son pendant mythologique à travers le mythe de Prométhée. Tout d’abord, le choix des victimes. Les espèces dites domestiques et plus particulièrement les bovins forment les victimes préférées mais les animaux appelés sauvages (agrios) sont aussi utilisés. Le premier geste lorsque l’on consomme de la viande est d’en offrir une part aux dieux. La thusia est ainsi à la fois un sacrifice aux dieux et une occasion de manger ensemble lors du banquet.

Le sacrifice s’opère donc en compagnie des hommes et des dieux, il crée cette « communauté sacrificielle qui définit la cité » selon les termes de Marcel Détienne. Le déroulement du sacrifice est codifié selon une série d’étapes précises. Après la consécration de la bête (emmenée à l’autel au terme d’une grande procession), une libation est versée sur la tête de l’animal et dans certains sanctuaires, il arrive que l’on attende une réaction de la part de l’animal pour valider le choix. La prêtresse ou le prêtre prononce ensuite des paroles rituelles. Vient alors la mise à mort qui nécessite un réseau d’acteurs dont, entre autres, l’assommeur (boutopos) et celui en charge de l’égorgement. Le sang est recueilli dans un vase appelé sphageion et viennent l’écorchement et le partage de la viande. Le boucher (mageiros) découpe la viande, selon un savoir-faire particulier, en prenant soin de faire les deux parts distinctes : celle des dieux et celle des hommes. Comme expliqué dans l’article précédent, la part des dieux comporte les os et les graisses qui sont alors brûlés sur les autels. Ce point fait de la thusia une pratique ouranienne (concernant les divinités célestes) car la fumée de la part divine s’élève vers le haut, vers le ciel. Il faut donc distinguer cette pratique de celle des offrandes versées à terre dites chthoniennes (concernant les divinités terrestres) pour les défunts et les héros, entre autres.

La viande des hommes est ensuite partagée de manière égalitaire entre les citoyens et est consommée lors du fameux banquet. Ce dernier est un festin collectif, un important moment de fête, de réunion de la communauté civique. Tous ces éléments, de la procession menant la bête à l’autel au repas collectif, font de cette pratique sacrificielle un grand rituel à caractère collectif.

« C’était aux temps où se réglait la querelle des dieux et des hommes mortels à Mécôné » écrit Hésiode dans la « Théogon...
29/03/2019

« C’était aux temps où se réglait la querelle des dieux et des hommes mortels à Mécôné » écrit Hésiode dans la « Théogonie ». Mécôné est la plaine évoquant l’âge d’or, le temps où les hommes et les dieux se côtoyaient lors de grands banquets. C’est également dans ce lieu que se déroule notre histoire. Le titan Prométhée a été chargé par Zeus d’opérer le partage d’un bœuf, partage devant définir respectivement le statut des hommes et celui des dieux. Le titan tente de duper le roi des dieux en composant deux parts distinctes : l’une à l’apparence appétissante mais renfermant simplement les os ; la seconde à l’apparence répugnante mais renfermant ce qui est périssable soit les entrailles. Zeus faisant mine de ne pas remarquer le leurre de Prométhée, choisit la part comportant les os, laissant ainsi aux hommes, en apparence, la meilleure part.

Mais paradoxalement, le fait d’avoir obtenu le lot renfermant la partie comestible de l’animal impose aux hommes la nécessité de manger pour survivre alors que les Olympiens, eux, se suffisent de l’odeur de la viande brûlée. Zeus, irrité du comportement de Prométhée, décide de cacher le feu aux mortels. Or, sans la maîtrise du feu, il n’y pas d’humanité véritable, c’est ce dernier qui sort l’homme des ténèbres de l’animalité et par excellence, c’est l’instrument du sacrifice. Faute de feu, pas de cuisson possible pour manger la viande que les hommes ont reçue en partage. Prométhée commet alors un crime impardonnable : il vole le feu. Ce nouveau défi ne peut rester impuni et Zeus va châtier le coupable à la fois directement mais aussi par l’intermédiaire des hommes. Il enchaîne Prométhée sur le Mont Caucase et lance sur lui un aigle qui dévore son foie, renaissant chaque nuit, perpétuant ainsi son supplice. Pour les hommes, Zeus convoque Héphaïstos et lui intime l’ordre de forger une femme en argile à l’image des déesses : parfaite. Il demande à Hermès, messager des dieux, de lui insuffler la curiosité, terrible vice. Son nom est Pandore, ce qui signifie « don de tous les Dieux ».

En un souffle, Zeus lui donne la vie. Il s’agit de la toute première femme et il lui offre avant qu’elle ne descende sur terre une boite qu’elle ne doit ouvrir sous aucuns prétextes. Il s’agit, vous l’avez sûrement deviné, de la boite de Pandore. Hermès se rend auprès d’Epiméthée, le frère de Prométhée, et lui offre cette première femme. Mais à peine arrivée, Pandore ouvre le couvercle de la jarre, laissant se répandre sur la terre tous les maux qui se mêlent alors aux biens. Affolée, elle referme au plus vite la jarre mais trop tard, les maux se sont tous envolés. Tous ? Pas vraiment. En effet, un souffle n’a pas eu le temps de s’enfuir, c’est un présent d’Hermès : il s’agit de l’espoir et c’est ce dernier qui permet aux hommes de vivre l’existence ambiguë qui est désormais la leur.

La Bible conte nombre de destinées conduites par Dieu. Celle qui nous intéresse est celle de Josias, souverain israélite...
14/03/2019

La Bible conte nombre de destinées conduites par Dieu. Celle qui nous intéresse est celle de Josias, souverain israélite et roi de Juda entre 639 et 609 av. J.-C. D’après le Deuxième Livre des Rois, Josias fait rénover le Temple de Salomon à Jérusalem. Lors des travaux, il est exhumé un vieux rouleau du livre de loi, de celle que Moïse a entendu de YHWH avant de la dicter au peuple israélite après leur fuite d’Égypte. Josias se désole fort à sa lecture, car cela fait maintes générations que les Hébreux ne suivent plus les commandements de Dieu ; c’est la raison pour laquelle les malheurs ne cessent de s’abattre sur eux. De nos jours, on a nommé cette réédition des lois divines le Deutéronome.

On pense qu’aux environs de 620 s’est amorcée la rédaction de plusieurs textes composant aujourd’hui l’Ancien Testament. La cour du roi Josias est réputée pour avoir abrité des scribes et des dignitaires de l’élite cléricale qui seraient à l’origine des livres des Prophètes antérieurs (Js, Jg, 1 et 2 S, 1 et 2 R). Le royaume de Juda à cette époque fait face à une réforme religieuse très dure, que nous détaillerons dans un autre article, mais c’est en composant les Prophètes antérieurs que l’élite cléricale a pu justifier cette réforme auprès des Judéens. La pensée issue du Deutéronome offre une clé de lecture susceptible de comprendre le passé des royaumes israélites. Si le malheur s’est abattu sur les Hébreux, c’est parce qu’ils ne pratiquent plus correctement le culte de YHWH et vénèrent d’autres dieux, mais s’ils s’en gardent, ils seront protégés. Les deutéronomistes justifient par exemple la prise de Samarie par les Assyriens qui a mis fin au royaume d’Israël en 722, par les infamies de son peuple. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Josias est adulé dans la Bible comme le restaurateur de la foi originelle, pourtant, ça n’a pas empêché la prise de Jérusalem et la destruction du Temple par les Babyloniens en 587. Les deutéronomistes déportés à Babylone l’expliquent par le fait que les prédécesseurs de Josias avaient tant fâché YHWH qu’il allait de toute façon abattre sa colère divine sur Juda. Et la chaîne de protection/punition peut se poursuivre encore longtemps de cette manière.

Le noyau originel de l’Ancien Testament part de là. Les descendants des déportés à Babylone s’y sont installés et ont créé à partir de leurs expériences personnelles toute la mythologie que nous connaissons bien, généalogie absurdement longue qui découle de cette logique.

Nous pouvons à présent affirmer avec assurance que le récit de l’Exode tel qu’il est présenté dans l’Ancien Testament es...
10/03/2019

Nous pouvons à présent affirmer avec assurance que le récit de l’Exode tel qu’il est présenté dans l’Ancien Testament est historiquement irrecevable. Le peuple israélite semble s’être construit progressivement dès le XIII-XIIème siècle av. J.-C., directement au Levant. Or dans la Bible, à l’Exode succède la conquête de « Canaan », terre promise au peuple israélite maintenant sous la direction de Josué, nommé par Moïse à son décès. Quel crédit historique accorder à ce récit ?

Après une errance de 40 ans dans le désert, les Israélites se seraient donc réunis en une puissante armée capable d’assiéger et de faire capituler d’imposantes cités fortifiées. En réalité, il semble évident que 40 années dans cet environnement hostile ne peuvent permettre ni la création d’une armée ni le renouvellement des générations. Néanmoins, creusons davantage et considérons malgré tout que l’Exode eu lieu et que la traversée du désert se soit passée comme la Bible la décrit. Dès lors, l’archéologie des sites mentionnés dans les textes nous livre de précieux indices. En suivant la logique biblique, la conquête aurait eu lieu au cours de la seconde moitié du XIIIème siècle av. J.-C. À cette époque, les garnisons égyptiennes sont encore au Levant pour assurer la fidélité de leurs vassaux levantins. Malgré cela, aucun Égyptien n’est mentionné dans la Bible une fois le peuple arrivé au Levant. À l’inverse, la puissance des cités levantines est largement surévaluée et correspond sans doute à leur niveau de développement au VIIème siècle av. J.-C., époque de rédaction du texte. Ainsi, la cité-type du XIIIème siècle au Levant était simplement pensée pour abriter les structures administratives -elle n’était souvent même pas dotée d’une muraille-, réalité historique bien loin des formidables forteresses prises d’assaut par l’armée israélite ! Par ailleurs, même s’ils le voulaient, les rois levantins auraient eu beaucoup de mal à concilier ce genre de travaux avec le lourd tribut qu’ils devaient verser à l’Égypte.

Nous pourrions alors penser que, malgré tout, les cités bibliques auraient pu faire exception à cette règle ; idée battue en brèche par l’archéologie. Par exemple, le site de Jéricho n’est pas occupé à notre période et la précédente phase d’habitation se révèle très modeste et dénuée de fortifications. Le retentissement des trompettes et l’image des murailles qui s’écroulent d’elles-mêmes semblent alors n’être qu’une fiction littéraire, imaginée par ses rédacteurs pour expliquer la ruine des sites anciens qu’ils ne peuvent que constater. Des observations similaires sur les sites d’Aï (« ruines » en hébreu), Gabaôn et bien d’autres nous mènent à la même conclusion : pas de traces d’une fabuleuse conquête de Canaan.
La boucle de la genèse du peuple israélite apparaît ainsi bouclée. En se souvenant vaguement des grands bouleversements survenus au Levant au XIIème siècle (voir articles précédents), les rédacteurs du texte s’attachèrent donc à mettre sur pied une puissante identité israélite s’inscrivant dans le temps et relevant d’une volonté divine, caractéristique qui se retrouve dans tous les mythes de fondation antiques.

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Mon interview dans le quotidien algérien, El Watan Fatima Besnaci-Lancou. Historienne «Le CRA a contribué à l’internationalisation de la cause de l’indépendance algérienne» le 31.05.18 ------------------------------------------- - Dans quelles conditions a émergé l’idée de la création du Croissant-Rouge algérien ? Dès les premiers mois suivant le déclenchement de l’action armée pour l’indépendance de l’Algérie, des dirigeants du FLN tentent de mettre en place une organisation d’aide aux blessés. Plus tard, le chapitre III de la plateforme de la Soummam, établie le 20 août 1956, prévoit l’organisation de services de santé. La tâche semblait être lourde et coûteuse. On pensera alors à la création du Croissant-Rouge algérien (CRA). - Qui a contribué à la concrétisation de ce projet sur le terrain ? Au début du mois de septembre 1956, le CCE mandate Abdelkader Chengriha pour rédiger un projet de création du CRA. A son tour, Chengriha confie la rédaction à Boumediène Bensmaïne, qui coécrit le texte avec Abdallah Merad en s’inspirant des statuts du Croissant-Rouge tunisien. Le projet est approuvé par le CCE en décembre. Le 7 janvier 1957, les statuts du CRA sont déposés à la préfecture de Tanger, siège officiel de l’organisation. Progressivement, des bureaux s’ouvrent dans des villes stratégiques sur les plans humanitaire et politique : à Tunis, où se trouvent des dirigeants du FLN et des milliers de réfugiés algériens, au Caire, où le Croissant-Rouge égyptien se mobilise pour envoyer des aides matérielles aux réfugiés algériens, à Genève, où siègent de nombreuses organisations internationales, notamment le CICR. Concrètement, le CRA était dirigé par des personnes soutenues par le CCE. Il suffit de lire les premiers comptes-rendus de ses réunions pour connaître leurs noms. Je pense notamment à son premier président, Omar Boukli-Hacène, mais la liste est longue : Mostefa Benbahmed, 1er vice-président, Mouloud Bouguermouh, 2e vice-président, Mustapha Makaci, secrétaire général, Akli Belloul, trésorier, ainsi que d’autres membres actifs hommes (Haddam Abdeslam, Abbas Turki, Bachir Abdelouahab, etc.) et femmes (Zoubida Benhadji, Mounia Chentouf, etc.). A des degrés divers, ils ont tous joué un rôle dans l’émergence du CRA. - Comment évaluez-vous le rôle du CRA durant la Révolution ? Au vu de ses moyens humains et financiers faibles, le bilan est plutôt satisfaisant. Sur le plan humanitaire, il a largement contribué à la prise en charge des réfugiés, à soigner les blessés de l’ALN et à aider les familles des combattants. Sur le plan politique, le CRA a contribué à l’internationalisation de la cause de l’indépendance algérienne. Je cite deux exemples. D’abord, le 22 mai 1957, Ferhat Abbas présente au CICR le médecin Djilali Bentami en tant que représentant du CRA en Suisse. Bentami s’installa avec sa famille rue de Vermont à Genève à la même adresse que Pierre Gaillard, la cheville ouvrière des missions du CICR en Algérie. Les deux hommes tissent des liens et bâtissent une relation nourrie de services rendus. Ensuite, en novembre 1957, deux membres du CRA intègrent la délégation officielle syrienne qui participe à la XIXe Conférence internationale de la Croix-Rouge à New Delhi, lors de laquelle les Syriens et les Jordaniens ont défendu les intérêts du CRA, en demandant l’aide de la communauté internationale au bénéfice des réfugiés algériens et en attirant l’attention de la délégation française quant à la discrimination faite par la CRF en Algérie dans les soins assurés aux blessés.  Ghezlaoui Samir
Lecture Théâtralisée | Germaine Tillion: La Mémoire et la Raison Jeudi 26 Avril | 19h00 | Au Mémorial des Martyrs de la Déportation Ethnologue et écrivaine, Germaine Tillion est un témoin des moments douloureux de l’Histoire du XXème siècle. Entrée en Résistance dès 1940, elle est arrêtée en 1942, emprisonnée à la Santé puis à Fresnes, avant d’être déportée à Ravensbrück en octobre 1943. Germaine Tillion continuera, malgré tout, à écrire textes et témoignages. Cette lecture théâtralisée conçue par Le Théâtre de l'Imprévu, mise en scène et interprétée par Claire Vidoni, rend hommage au parcours et au courage de cette femme hors du commun. Cet événement est organisé dans le cadre de la programmation liée à la journée nationale du souvenir des victimes de la Déportation, en partenariat avec la Mairie de Paris. Entrée gratuite | Réservation obligatoire Réservations | [email protected]