Association Louis XVI

Association Louis XVI Association à caractère historique dont l'objectif est de redécouvrir le roi Louis XVI et son époque de manière objective et moins partisane.
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Créée en 1985, l’Association Louis XVI présente un caractère exclusivement historique, étant ouverte aux personnes intéressées par l'étude du règne de Louis XVI et de ses contemporains. Depuis sa fondation, l'Association Louis XVI s'attache à faire découvrir l'époque de Louis XVI sous ses aspects historiques, sociologiques et artistiques. Nous proposons des conférences animées par d'éminents spécialistes, des visites exclusives et des voyages culturelles. En devenant membre, vous bénéficierez d'un tarif préférentiel pour participer à nos activités et manifestations culturelles. De plus, vous recevrez deux fois par an un bulletin comportant des articles signés d'historiens ou d'amateurs souhaitant faire partager les fruits d'une recherche qui les a passionnés. Vous accéderez à l'Espace Adhérent du site internet vous permettant d'accéder ainsi à nos archives audiovisuelles ainsi qu'à une base de données présentant un ensemble de documents historiques. Enfin, une boutique en ligne vous permettra d'acquérir à un tarif préférentiel différents objets réalisés par les soins d'artisans français. Nous espérons avoir le plaisir de vous compter prochainement parmi nos membres!

Mission: Redécouvrir de manière objective et moins partisane le règne de Louis XVI.

20/02/2017
Parques de Sintra

Parques de Sintra

O espetáculo Regresso ao Palácio - A Viagem Concerto foi projetado, de 20 a 22 de janeiro, no Palácio Nacional de Queluz para assinalar a conclusão da primeira grande campanha de obras de restauro do monumento. Conheça agora em exclusivo, e ao pormenor, os trabalhos de restauro das cantarias, vãos e fachadas realizados pela Parques de Sintra :)

Les Nantais commémorent la mort de Louis XVI
23/01/2017
Les Nantais commémorent la mort de Louis XVI

Les Nantais commémorent la mort de Louis XVI

Comme chaque année, des Nantais ont commémoré, samedi 21 janvier, le souvenir du roi Louis XVI, guillotiné le 21 janvier 1793 à Paris

04/11/2016
La Chapelle expiatoire

La Chapelle expiatoire

La Chapelle expiatoire entrera en saison hivernale samedi 5 novembre à 18h30. Sa visite ne sera possible qu'aux groupes sur réservation jusqu'à sa réouverture. Il vous reste ce jour vendredi 4 et demain samedi 5 pour lui rendre visite et découvrir l'exposition de Lydie Arickx !

Chers amis, Pour les amateurs de la belle reconstitution, permettez-nous de vous signaler cette page animée par des spéc...
04/10/2016
L'Histoire Retrouvée

Chers amis,

Pour les amateurs de la belle reconstitution, permettez-nous de vous signaler cette page animée par des spécialistes. Pour pousser jusqu'au bout le souci du détail ils proposent des recréations de la croix de l'Ordre du Saint Esprit (les cordons bleus seront bientôt disponibles...), n'hésitez pas à les contacter....

Dear friends,

For 18th century amators, please,allow us to indicate you this page animated by specialists. To push up to the end their concern of the detail, they propose re-creations of the cross of the Saint Esprit's order (blue ribbons will soon be available), feel free to contact them...

Entreprise de reconstitution historique.
https://lhistoireretrouve.wordpress.com/

18/05/2016
La Maison du Roy ENG

Here is a video presenting the beautiful work done by Gabriele Mendella related to the Kings of France's Military Household. An exhibition took place in Palazzo del Senato in Milano from December 4th, 2015 to February, 6th 2016.

https://www.youtube.com/watch?v=alyS6EkgAT0

The exhibition “La Maison du Roi”, shown with great attendance from 4 December 2015 to 6 February 2016 at the National Archives of Milan, reconstructs the op...

18/05/2016
La Maison du Roy FRA

Voici une video présentant le magnifique travail de Gabriele Mendella sur la Maison Militaire des Rois de France. L'exposition à eu lieu au Palazzo del Senato à Milan du 4 décembre 2015 au 6 février 2016.
https://www.youtube.com/watch?v=6p05O-lbe2w

L’expo “La Maison du Roi”, exposée avec succès du 4 décembre 2015 au 6 février 2016 aux Archives d’Etat de Milan, reconstitue les éblouissantes tenues des ga...

Au Temps De Marie Antoinette
18/04/2016

Au Temps De Marie Antoinette

En 1 000 ans, Louis XVI est le 32ème souverain sacré à Reims. La cérémonie religieuse – qui élève le roi au rang de personne sacrée – a lieu le 11 juin 1775. Pour l'entrée solennelle dans la ville jusqu'à la cathédrale, un nouveau carrosse du corps est commandé. Il est dessiné par Bélanger, architecte et décorateur des Menus Plaisirs.

Tout enrichie de sculptures, de dorures et de broderies, et tirée par huit magnifiques chevaux empanachés, cette berline est en effet superbe. Singulière, elle l'est par son type – celui d'une berline et non d'un carrosse – et par la profusion de son décor sculpté : sur le toit, Minerve entourée de putti jouant avec les attributs des vertus souveraines ; aux angles (pieds corniers), les caryatides figurant les vertus ; au bas de la caisse, encore, des putti soutenant les armes royales… C’est grâce à la gravure de Jean-Louis Prieur que l’on conserve aujourd’hui le souvenir de ce trône ambulant, surchargée d'emblèmes de la royauté, qui n’échappe pas à la vindicte révolutionnaire. La voiture est détruite en 1794 sur ordre de la Convention nationale.

Panneau de la portière gauche de la voiture du sacre de Louis XVI : la redécouverte d’un vestige.
Le panneau de la portière gauche – réapparu en 1946 au musée de Delémont (Jura suisse) et identifié en 1992 – aurait été volé lors de la destruction du carrosse. La caisse, à fond d’or et vernis martin, était ornée sur chaque face d’une scène allégorique unique couvrant tous les panneaux, et représentant les populations de France, l’Agriculture, le Commerce, les Arts et les Sciences, rendant hommage au roi. Ici, Louis XVI, figuré en empereur romain, accueille la France reconnaissable à son manteau fleurdelisé ; ils sont entourés des Vertus liées à l’exercice du pouvoir : l’Abondance, la Justice et la Vigilance. Ce panneau a permis de restituer les dimensions imposantes de la voiture. (source : Château de Versailles)

À Versailles, requiem pour le pavillon Dufour et la vieille aile - La Tribune de l'Art
16/03/2016
À Versailles, requiem pour le pavillon Dufour et la vieille aile - La Tribune de l'Art

À Versailles, requiem pour le pavillon Dufour et la vieille aile - La Tribune de l'Art

Le nombre de scandales touchant le patrimoine en France est si grand que nous ne pouvons tous les traiter. Il y a des affaires dont nous ne parlons pas, soit parce que nous n'étions pas au courant, soit parce que nous y avons renoncé, faute de temps et parce que La Tribune de l'Art est aussi un jour…

Cour du Roi au château de Versailles (1682-1789)
14/03/2016

Cour du Roi au château de Versailles (1682-1789)

DECES ET INHUMATION DE MARIE JOSEPHE DE SAXE, DAUPHINE DE FRANCE

La santé de Mme la Dauphine s’affaiblissant de jour en jour, et son état étant devenu très inquiétant, Louis XV ordonne que l’on récite à la messe l’oraison Pro Infirma.

Mercredi 4 mars 1767
Mme la Dauphine reçoit les cendres et la communion des mains de S.E. le cardinal de Luynes, son premier aumônier.

Vendredi 13 mars 1767
Mme la Dauphine a succombé, malgré les secours de la médecine, à la maladie dont elle était attaquée depuis près d’un an. Elle est morte vers 20 heures, avec toute la résignation qu’inspirent la religion et la vertu.
Les soins pénibles et assidus qu’elle avait donnés à feu Mgr le Dauphin, pendant sa dernière maladie, et les larmes qu’elle n’avait cessé de répandre depuis la mort de ce prince, sont des preuves bien touchantes de la tendresse d’autant plus forte que la vertu la plus pure en resserrait les liens.
Son amour pour les princes et les princesses, ses enfants ; l’attention qu’elle a donné jusqu’au dernier moment de sa vie, à toutes les parties de leur éducation, et surtout son application à les fortifier dans les principes de la religion, et à leur inspirer le plus grand respect et la soumission la plus entière ; sa constante amitié avec ses belles-sœurs.
Aussitôt après la mort de Mme la Dauphine, Mgr de Nicolaï, évêque de Verdun, va remettre, au Roi, un paquet qu’elle lui avit confié, et qui contient un testament par lequel elle renouvelle me désir d’être enterré dans le même caveau que son défunt époux, Mgr le Dauphin, à Sens. Il contient, entre autres, dispositions, quelques legs de bijoux religieux à la Reine et à Mesdames, un reliquaire à la comtesse de Marsan, Gouvernante des Enfants de France, et un autre au duc de La Vauguyon. Elle veut que son anneau nuptial soit déposé dans la cathédrale de Chartres, et elle recommande, au Roi, Mgr de Nicolaï, évêque de Verdun, son premier aumônier en survivance, M. Pautier de la Bréville, son médecin, et M. d’Artez, valet de chambre de feu Mgr le Dauphin. Par un codicille, elle donne un tableau de Corrège, représentant la nuit, à Mgr de Nicolaï, évêque de Verdun ; un portrait de feu Mgr le Dauphin, en habit de dragon, au duc de La Vauguyon, et une belle tabatière à chacune de ses dames. Elle marque aussi ses intentions au sujet de toute sa Maison.
Le Roi et la Reine, accompagnés de Madame Adélaïde et Mesdames Victoire, Sophie et Louise, sont partis pour Marly.

Samedi 14 mars 1767
Mgr le Dauphin, Mgr le comte de Provence et Mgr le comte d’Artois se rendent à Marly.
Mmes Clotilde et Elisabeth restent à Versailles pendant le séjour de la Cour à Marly.
Le procès verbal de l’ouverture du corps de Mme la Dauphine indique les poumons sont flétris et ulcérés.

Mardi 17 mars 1767
La Cour prend le deuil pour 6 mois.
Le corps de Mme la Dauphine reste exposer, à Versailles, jusqu’au 21 mars où il sera transporter à Sens. Elle a désiré que son cœur soit porté à Saint-Denis pour y être inhumé.

Mercredi 18 mars 1767
Le cœur de Mme la Dauphine est déposé à Saint-Denis avec les cérémonies ordinaires, par S.E. le cardinal de Luynes, son premier aumônier.
La comtesse de La Marche a été nommée pour accompagner le cœur à Saint-Denis.

Samedi 21 mars 1767
Tout étant prêt pour le départ du convoi de Mme la Dauphine, Mgr de Nicolaï, évêque de Verdun, son premier aumônier en survivance, fait, à 10 heures, la cérémonie de lever du corps qui est porté dans le char destiné à le porter à la cathédrale de Sens. Le convoi se met en marche peu de temps après.
Le corps arrive le jour même à Fontainebleau.
Les dames de Mme la Dauphine, tous les officiers de sa Maison et les menins de feu Mgr le Dauphin ont suivi le convoi arrivé le même jour à Fontainebleau où le corps a été déposé dans la chapelle et delà transporter à Sens où il sera inhumé le 23.

Dimanche 22 mars 1767
Vers 19 heures, le convoi arrive à Sens. S.E. le cardinal de Luynes, archevêque de Sens, reçoit, le corps de Mme la Dauphine, à la porte de la cathédrale. Le cercueil est porté dans le chœur pendant la nuit.

Lundi 23 mars 1767
La comtesse de La Marche, la duchesse de Brancas, la duchesse de Lauraguais, l’une dame d’honneur et l’autre dame d’atours de Mme la Dauphine, une dame titrée, une dame non titrée et Mme de Moury, dame d’honneur de la comtesse de La marche, ont accompagné le deuil à Sens. On fait le service solennel qui est célébré par S.E. le cardinal de Luynes auquel la comtesse de La Marche et les personnes composant le cortège assistent. Après le service, le corps est inhumé dans le caveau où se trouve celui de feu Mgr le Dauphin, déposé le 29 décembre 1765.
Louis XV conserve la Maison de feu Mme la Dauphine.

Lundi 6 avril 1767
Mme la Dauphine ayant légué à la Maison Royale de Saint-Cyr un grand tableau de tapisserie de Carle Marace, que la feu Reine de Pologne, sa mère, avait donné à Mgr le dauphin, et que ce prince avait laissé à Mme la Dauphine, les dames de cette maison ont ajouté aux prières particulières qui se font journellement pour cette princesse, un service solennel pour le repos de son âme. Mgr de Fleury, évêque de Chartres officie pontificalement.
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Etiquette pour le deuil de Marie Josèphe de Saxe, Dauphine de France

Epoque I
Pendant les 6 premières semaines du 17 mars au 27 avril 1767, les femmes prendront la robe de fleuret, papeline ou raz de Saint-maur, garnie d’effilé autour des bandes ; la garniture, les barbes, les manches et le fichu de crêpe blanc, garni d’effilé uni, les gants de soie noire, les souliers et les boucles bronzés ; le manchon en plume noire.
Les hommes pendront l’ahit de drap sans boutons, et les grandes pleureuses du 17 mars au 6 avril ; du 7 au 27 avril, les petites manchettes de batiste à ourlet plat ; souliers bronzés ; bas de laine ; épée et boucles noires ; l’épée garnie de crêpe ; la cravate.

Epoque II du 28 avril au 15 juin 1767
Les femmes quitteront la coiffe ; elles prendront les barbes frisées et les pierres noires, éventail de crêpe.
Les hommes porteront l’habit de drap avec les boutons ; manchettes de batiste, garnies d’effilé uni, bas de soie noirs, souliers de peau de chèvre, crêpe à l’épée ; boucles noires.

Etiquette III du 16 juin au 31 juillet 1767
Les femmes porteront la robe de pou de soie ou de taffetas de Tours ; les coiffures, manches, fichu de gaze brochée, garni d’effilé découpé ; et les diamants, éventail noir.
Les hommes auront l’habit de camelot noir avec les boutons ; manchettes de mousseline garnies d’effilé uni, bas de soie noirs, boucles et épée d’argent, un ruban noir à l’épée.

Epoque IV du 1er août au 16 octobre 1767 – fin du deuil
Ces six dernières semaines sont au petit deuil.
Les femmes prendront le blanc uni ; ou le noir et le blanc, avec la gaze brochée, et les agréments pareils.
Les hommes porteront l’habit de soi, veste noire et blanche ; manchette d’entoilage garnies d’effilé découpé, ou de manchettes brodées garnies d’effilé ; plumet au chapeau, bas blancs, épée et boucles d’argent ; nœud d’épée noir et blanc, talons rouges.

Carrosses et harnais noirs pendant quatre mois et demi. Guides et cocardes blanches pendant les six dernières semaines.

Au Temps De Marie Antoinette
26/02/2016

Au Temps De Marie Antoinette

Les voies de communication. — Les diverses régions de la France tendent à sortir de leur isolement ; on sent le besoin de relations plus actives, de communications moins rudimentaires.

Le réseau des routes se développe sensiblement, surtout dans la seconde moitié du siècle. Deux créations très importantes contribuent à ces progrès : la fondation de l’école des ingénieurs des ponts et chaussées, en 1747, et l’organisation du corps des ingénieurs (entre 1750 et 1754). Le budget des Ponts et Chaussées s’accroît sensiblement aussi, s’élevant, vers la fin de l’ancien régime, à 7 millions de livres : il ne sert d’ailleurs qu’aux travaux d’art et au traitement du personnel, car les travaux de construction et d’entretien des routes se font au moyen de la corvée des grands chemins. En 1788, on comptait 12 000 lieues de routes construites et 12 000 lieues de routes tracées ou en construction. Les grandes routes, les routes royales, larges de 12 à 20 mètres, rayonnent, en général, de Paris vers les extrémités du royaume, conséquence naturelle de la centralisation. Le tracé du réseau routier ressemble par sa configuration au réseau de nos chemins de fer : Paris-Strasbourg, Paris-Lyon-Marseille, Paris-Brest, Paris-Toulouse, Paris-Lille, voilà les routes essentielles. D’Est en Ouest, elles sont beaucoup moins nombreuses. Il est visible qu’en exécutant ce réseau routier, on s’est préoccupé encore plus des intérêts stratégiques que des intérêts commerciaux ; en Bretagne, c’est au début de la guerre de Sept ans que le duc d’Aiguillon, obéissant à des préoccupations militaires, pousse activement la construction des grands chemins, ce qui mécontente fort les États de la province.

N’oublions pas, d’ailleurs, que ces routes étaient souvent en assez mauvais état ; l’empierrement, auquel devait pourvoir le travail de la corvée, était très défectueux ; cependant, vers la fin de l’ancien régime, on voit se réaliser de notables améliorations, dont témoignent des voyageurs comme Arthur Young. Mais partout en France les chemins de traverse étaient impraticables.
La navigation intérieure était encore plus importante pour le commerce que les routes. C’est surtout après 1770 que l’État se préoccupa activement de la navigation, la considéra comme un service public, reprit les projets abandonnés après Colbert. Et encore s’agit-il moins de la navigabilité des rivières, plutôt en régression, gênée par les moulins et les péages, que de la construction de canaux. C’est surtout dans le Nord que le travail fit le plus de progrès (tout un réseau fut achevé) ; on ne fit que commencer les travaux du canal du Centre, du canal de Bourgogne, du canal du Rhône au Rhin. Un mémoire des « entrepreneurs de la voiture du sel pour la grande gabelle », de 1785, déclarait, non sans exagération, qu’à cause de tous les obstacles qui entravaient la navigation, la « voiture » des marchandises par voie d’eau était encore plus coûteuse que par voie de terre.

Les moyens de transport. — Malgré des progrès réels, ils apparaissent encore comme très imparfaits. Ce sont les messageries, affermées à des traitants jusqu’en 1775, qui sont chargées du transport des voyageurs. Les voitures publiques sont encore peu confortables, surtout les fourgons et les carrosses ; les diligences sont mieux aménagées ; quant aux chaises de poste, elles sont plus rapides, mais fort chères. Sur les rivières, les coches d’eau n’ont, en général, que trois départs par mois et leurs voyages sont interminables (il faut 18 à 20 jours pour aller de Paris à Rouen). Sur les routes, les diligences ne font que deux lieues par heure, les carrosses, huit à dix lieues par jour. Turgot établit partout, il est vrai, des diligences. Mais les départs restent toujours rares (un ou deux par semaine, en Bretagne). Puis, les lignes transversales sont peu nombreuses. Les prix sont très élevés (13 sous et 7 sous par lieue dans les diligences).

Considérons maintenant la durée des voyages. Dans les soixante premières années du XVIIIe siècle, elle est encore assez longue. Il y a, à cet égard, un progrès assez notable à la fin de l’ancien régime. Il est dû, en partie, aux efforts de Turgot, qui essaya d’améliorer le service des diligences et messageries, en le détachant du bail des postes et en le concédant, en régie, à un directeur concessionnaire. La réforme, il est vrai, fut éphémère ; éphémère aussi la vogue des nouvelles voitures, appelées turgotines. Cependant, à partir de 1776, les voyages par diligences deviennent plus rapides : de Paris à Lyon, on ne met guère plus que 5 jours (on en mettait 10 au XVIIe siècle) ; à Bordeaux, 6 ; à Lille, 3 (au XVIIe, 4) ; à Marseille, 11. Les chaises de poste sont plus rapides, mais pour en user il faut être vraiment riche.

On comprend que le service de la poste soit très défectueux, surtout d’une ville de province à une autre. Il y a, en effet, très peu de lignes transversales : de Lyon à Bordeaux, les lettres passent par Paris et ne parviennent qu’au bout de huit jours ; de Rennes à Granville, il en faut sept.

Notons encore que, pour la première fois, en 1783, furent créés des paquebots royaux entre la métropole et les Antilles ; réservés aux passagers, aux lettres, aux objets précieux, ils partaient une fois par mois pour les « îles d’Amérique », soit du Havre, soit de Bordeaux, huit fois par an du Havre, pour les États-Unis, quatre fois pour Bourbon et l’Île-de-France. C’était là une grande innovation.
On peut donc conclure qu’au XVIIIe siècle, il y eut un sérieux progrès des voies de communication et des transports. Mais, à considérer la révolution qui s’opérera à ce point de vue au siècle suivant, on voit qu’en trente ans (de 1840 à 1870), la transformation sera infiniment plus grande que celle qui s’est accomplie au cours des trois siècles précédents
(Source : Henri Sée « La France économique et sociale au XVIIIe siècle » 1925)

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