Grossesse Santé contre la pré-éclampsie

Grossesse Santé contre la pré-éclampsie Nous sommes une communauté de mamans qui s’efforce d’agir contre la pré-éclampsie, complication grave de la grossesse. Notre association est constituée de mamans qui ont toutes été touchées, à des degrés plus ou moins graves, par la pré-éclampsie.
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Certaines ont « juste » eu une pré-éclampsie. Pour une, ceci a été aggravé par un syndrome HELLP, et pour une autre, une éclampsie. Certaines se sont rétablies juste après l’accouchement, et d’autres étaient si gravement touchées qu’elles ont dû rester en soins intensifs. Enfin, certaines ont vu leur enfant naître avec une (très) grande prématurité. Certaines ont pu rentrer avec lui à la maison, e

Certaines ont « juste » eu une pré-éclampsie. Pour une, ceci a été aggravé par un syndrome HELLP, et pour une autre, une éclampsie. Certaines se sont rétablies juste après l’accouchement, et d’autres étaient si gravement touchées qu’elles ont dû rester en soins intensifs. Enfin, certaines ont vu leur enfant naître avec une (très) grande prématurité. Certaines ont pu rentrer avec lui à la maison, e

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Audrey, maman de trois enfants, qui avait déjà témoigné le 30 octobre 2020, souhaite aujourd’hui partager un message d’e...
07/05/2021

Audrey, maman de trois enfants, qui avait déjà témoigné le 30 octobre 2020, souhaite aujourd’hui partager un message d’espoir pour les grossesses d’après. Toutes ne se passent pas bien comme nous pourrons le voir dans de prochains témoignages. Les risques de récidive sont présents (15-20% de risques de récidive selon les antécédents, et si récidive elle est en général moins sévère et moins précoce) mais le traitement par Aspegic nourrisson© mis en place depuis quelques années diminue grandement ce taux. Chacune doit bien sûr envisager les choses personnellement en fonction de ses antécédents mais notre but est que vous ayez toutes les informations nécessaires pour prendre votre décision.

« Bonjour j'ai déjà témoigné au sujet de ma pré-éclampsie mais j'aimerais tout de même repartager mon expérience de "l'après"... J'ai fait une pré-éclampsie lors de ma 2ème grossesse à 7 mois (après avoir fait une grossesse molaire deux ans avant). Après un contrôle banal de la sage-femme le 23 décembre 2009, elle m'envoie directement à la maternité au vu de mes œdèmes, maux de tête, fatigue, mouches devant les yeux. Je suis hospitalisée et ma fille naîtra le 24 décembre avant midi, par césarienne en urgence, elle faisait 45 cm pour 2.170kg, un beau poids malgré le contexte ! Nous ne sommes pas passés loin de la catastrophe pour elle comme pour moi. Elle était en néonatologie mais elle respirait seule assez rapidement et prenait bien du poids. Après trois semaines d'hospitalisation pour ma crevette et moi, nous sommes sorties avec un suivi quotidien à la maison, et des mois de traitement anti-hypertenseur pour moi.... 11 ans après ma fille se porte à merveille !

Nous sommes beaucoup à vouloir d'autres enfants après notre pré-éclampsie. Pour certaines, je sais que cela paraît impossible car insurmontable. Nous avons toutes très peur que cela se reproduise (même si les risques de récidive sont faibles) et cela paraît comme un obstacle à franchir... Effectivement, il faut faire un bout de chemin avant de pouvoir se projeter dans une nouvelle grossesse et un nouvel accouchement...

Pour ma part après ma pré-éclampsie, j'avais tout de même envie d'avoir d'autres enfants, malgré ce que cela impliquait (surveillance extrême, peurs,...) mais je me suis laissée ce temps nécessaire...et ce fût un combat : devoir lutter contre ses peurs, devoir être rassurée sans cesse,... Il s'est passé quatre années avant d'envisager une nouvelle grossesse, qui s'est malheureusement terminée très rapidement. Là je prends conscience encore une fois que rien ne marche comme prévu et que la vie n'en fait qu'à sa tête...mais mon projet de famille nombreuse me tenait vraiment à cœur... Un an et demi après j'accueillais mon 2ème enfant, deux jours après le terme (comme quoi !) : accouchement par voie basse très compliqué, à 20 minutes de la césarienne, mais mon grand bébé né à terme est là ! Hormis le bonheur d'avoir un bébé en pleine forme, j'ai également eu la chance de connaître un accouchement par voie basse, qui me tenait tellement à cœur et j'avais eu beaucoup de mal à me remettre de ma césarienne en urgence à 7 mois pour ma pré-éclampsie (11 ans après j'ai toujours la sensation d'avoir été opérée et non d'avoir accouché).

Les neuf mois de grossesse ne m'ont jamais paru aussi longs ! Un bon suivi médical une hospitalisation à domicile, prise de tension, urines et prises de sang régulières, c'est contraignant certes...mais c'est tellement rassurant ! En tous cas moi, cela m'a grandement aidée - mon mari également - de se sentir à l'écoute au moindre problème... En dehors de cela, forcément on y pense "et si ça recommence..."
Je me souviens, lors de ma pré-éclampsie, d'avoir demandé qu'on sauve ma fille, moi peu m'importait... Cinq ans après, je n'avais plus du tout le même discours, ma petite fille avait besoin de moi...
La volonté de lui donner un petit frère ne devait pas lui faire risquer de perdre sa maman. Alors oui, forcément on y pense...mais je ne regrette en aucun cas d'avoir pris ces "risques mesurés" pour avoir mes enfants. Tellement, qu'après mon 2ème accouchement, on décide d'avoir un 3ème enfant ! Ce sera par césarienne d'office.

La grossesse se passe super bien. Je sais que c'est ma dernière grossesse et je le vis très bien, toujours très bien entourée (sage-femme à la maison tous les deux jours). C'est long quand on le vit et surtout on a vraiment hâte d'arriver au bout pour avoir son bébé à terme en bonne santé. À ce moment-là, mon seul but était d'éviter que tout cela recommence.
Vivre une grossesse médicalisée avec de tels antécédents n'est pas de tout repos ! Chaque femme ayant vécu un traumatisme quel qu'il soit le sait. Neuf mois, c'est horriblement long...
Mon dernier bébé est né par césarienne programmée (rien à voir avec une césarienne en urgence !) En pleine forme aussi !

Aujourd'hui, mes 3 enfants se portent à merveille, ils sont ma plus grande fierté ! Le chemin a été long et compliqué mais nous y sommes arrivés ! Notre belle famille nombreuse est là ❤️
Pour avoir réussi à vaincre mes peurs, surmonter ces traumatismes, faire tout ce chemin, je suis fière de moi !
J'encourage chaque femme ayant vécu une pré-éclampsie et ayant un désir d'enfant de persévérer malgré les peurs, les craintes, les douleurs...et surtout, d'être très bien accompagnée médicalement parlant, c'est essentiel... Parler de ses craintes, connaître ses antécédents, être écoutée sans être jugée ou être aidée.
Je vous souhaite à toutes plein de bébés en pleine forme ! »

Retrouvez le témoignage précédent d'Audrey :
https://www.grossesse-sante.org/post/audrey_30102020

#laPreeclampsieParlonsEn
#preeclampsie #hellpsyndrome #prema #bebepremature #neonat #maman #bebepoidsplume #accouchementenurgence #cesariennedurgence #cesarienne #superbebe #monpostpartum #mamanwarrior #mamanetbebe #grossessearisque #complicationsgrossesse #grossessecompliquée #proteinurie #hypertensiongrossesse #deuilperinatal #traumatisme #accouchementtraumatisant #grossessesante #temoignage #histoirevraie #truestory #reallife #vraievie #premature #grossessedapres

Audrey, maman de trois enfants, qui avait déjà témoigné le 30 octobre 2020, souhaite aujourd’hui partager un message d’espoir pour les grossesses d’après. Toutes ne se passent pas bien comme nous pourrons le voir dans de prochains témoignages. Les risques de récidive sont présents (15-20% de risques de récidive selon les antécédents, et si récidive elle est en général moins sévère et moins précoce) mais le traitement par Aspegic nourrisson© mis en place depuis quelques années diminue grandement ce taux. Chacune doit bien sûr envisager les choses personnellement en fonction de ses antécédents mais notre but est que vous ayez toutes les informations nécessaires pour prendre votre décision.

« Bonjour j'ai déjà témoigné au sujet de ma pré-éclampsie mais j'aimerais tout de même repartager mon expérience de "l'après"... J'ai fait une pré-éclampsie lors de ma 2ème grossesse à 7 mois (après avoir fait une grossesse molaire deux ans avant). Après un contrôle banal de la sage-femme le 23 décembre 2009, elle m'envoie directement à la maternité au vu de mes œdèmes, maux de tête, fatigue, mouches devant les yeux. Je suis hospitalisée et ma fille naîtra le 24 décembre avant midi, par césarienne en urgence, elle faisait 45 cm pour 2.170kg, un beau poids malgré le contexte ! Nous ne sommes pas passés loin de la catastrophe pour elle comme pour moi. Elle était en néonatologie mais elle respirait seule assez rapidement et prenait bien du poids. Après trois semaines d'hospitalisation pour ma crevette et moi, nous sommes sorties avec un suivi quotidien à la maison, et des mois de traitement anti-hypertenseur pour moi.... 11 ans après ma fille se porte à merveille !

Nous sommes beaucoup à vouloir d'autres enfants après notre pré-éclampsie. Pour certaines, je sais que cela paraît impossible car insurmontable. Nous avons toutes très peur que cela se reproduise (même si les risques de récidive sont faibles) et cela paraît comme un obstacle à franchir... Effectivement, il faut faire un bout de chemin avant de pouvoir se projeter dans une nouvelle grossesse et un nouvel accouchement...

Pour ma part après ma pré-éclampsie, j'avais tout de même envie d'avoir d'autres enfants, malgré ce que cela impliquait (surveillance extrême, peurs,...) mais je me suis laissée ce temps nécessaire...et ce fût un combat : devoir lutter contre ses peurs, devoir être rassurée sans cesse,... Il s'est passé quatre années avant d'envisager une nouvelle grossesse, qui s'est malheureusement terminée très rapidement. Là je prends conscience encore une fois que rien ne marche comme prévu et que la vie n'en fait qu'à sa tête...mais mon projet de famille nombreuse me tenait vraiment à cœur... Un an et demi après j'accueillais mon 2ème enfant, deux jours après le terme (comme quoi !) : accouchement par voie basse très compliqué, à 20 minutes de la césarienne, mais mon grand bébé né à terme est là ! Hormis le bonheur d'avoir un bébé en pleine forme, j'ai également eu la chance de connaître un accouchement par voie basse, qui me tenait tellement à cœur et j'avais eu beaucoup de mal à me remettre de ma césarienne en urgence à 7 mois pour ma pré-éclampsie (11 ans après j'ai toujours la sensation d'avoir été opérée et non d'avoir accouché).

Les neuf mois de grossesse ne m'ont jamais paru aussi longs ! Un bon suivi médical une hospitalisation à domicile, prise de tension, urines et prises de sang régulières, c'est contraignant certes...mais c'est tellement rassurant ! En tous cas moi, cela m'a grandement aidée - mon mari également - de se sentir à l'écoute au moindre problème... En dehors de cela, forcément on y pense "et si ça recommence..."
Je me souviens, lors de ma pré-éclampsie, d'avoir demandé qu'on sauve ma fille, moi peu m'importait... Cinq ans après, je n'avais plus du tout le même discours, ma petite fille avait besoin de moi...
La volonté de lui donner un petit frère ne devait pas lui faire risquer de perdre sa maman. Alors oui, forcément on y pense...mais je ne regrette en aucun cas d'avoir pris ces "risques mesurés" pour avoir mes enfants. Tellement, qu'après mon 2ème accouchement, on décide d'avoir un 3ème enfant ! Ce sera par césarienne d'office.

La grossesse se passe super bien. Je sais que c'est ma dernière grossesse et je le vis très bien, toujours très bien entourée (sage-femme à la maison tous les deux jours). C'est long quand on le vit et surtout on a vraiment hâte d'arriver au bout pour avoir son bébé à terme en bonne santé. À ce moment-là, mon seul but était d'éviter que tout cela recommence.
Vivre une grossesse médicalisée avec de tels antécédents n'est pas de tout repos ! Chaque femme ayant vécu un traumatisme quel qu'il soit le sait. Neuf mois, c'est horriblement long...
Mon dernier bébé est né par césarienne programmée (rien à voir avec une césarienne en urgence !) En pleine forme aussi !

Aujourd'hui, mes 3 enfants se portent à merveille, ils sont ma plus grande fierté ! Le chemin a été long et compliqué mais nous y sommes arrivés ! Notre belle famille nombreuse est là ❤️
Pour avoir réussi à vaincre mes peurs, surmonter ces traumatismes, faire tout ce chemin, je suis fière de moi !
J'encourage chaque femme ayant vécu une pré-éclampsie et ayant un désir d'enfant de persévérer malgré les peurs, les craintes, les douleurs...et surtout, d'être très bien accompagnée médicalement parlant, c'est essentiel... Parler de ses craintes, connaître ses antécédents, être écoutée sans être jugée ou être aidée.
Je vous souhaite à toutes plein de bébés en pleine forme ! »

Retrouvez le témoignage précédent d'Audrey :
https://www.grossesse-sante.org/post/audrey_30102020

#laPreeclampsieParlonsEn
#preeclampsie #hellpsyndrome #prema #bebepremature #neonat #maman #bebepoidsplume #accouchementenurgence #cesariennedurgence #cesarienne #superbebe #monpostpartum #mamanwarrior #mamanetbebe #grossessearisque #complicationsgrossesse #grossessecompliquée #proteinurie #hypertensiongrossesse #deuilperinatal #traumatisme #accouchementtraumatisant #grossessesante #temoignage #histoirevraie #truestory #reallife #vraievie #premature #grossessedapres

C'est décidément la saison des enquêtes 😉Le Collectif Ciane a besoin de nous pour leur questionnaire sur la grossesse et...
05/05/2021

C'est décidément la saison des enquêtes 😉
Le Collectif Ciane a besoin de nous pour leur questionnaire sur la grossesse et les premières semaines de maternité.

Ce questionnaire s'adresse aux mamans d'un enfant de MOINS DE 5 ANS OU MOINS uniquement.

"Le CIANE (Collectif Interassociatif Autour de la NaissancE) a établi ce questionnaire, avec le soutien financier de Santé publique France, pour mieux identifier les facteurs de bien-être ou de stress des femmes pendant leur maternité, de la grossesse aux premières semaines. Le questionnaire tient compte du Covid-19 pour recenser et faire connaître les difficultés rencontrées.

L’objectif de cette étude est de formuler des propositions concrètes à Santé publique France dans le cadre de son programme « Périnatalité et petite enfance » pour améliorer ce qui est mis à disposition des femmes et des couples dans cette période de leur vie."

Temps estimatif pour remplir le questionnaire : 15 minutes

Lien pour accéder au questionnaire :
https://jeracontemamaternite.fr/

#grossesse #maternite #grossessesante #prematurite #prema #enfant #complicationdegrossesse

C'est décidément la saison des enquêtes 😉
Le Collectif Ciane a besoin de nous pour leur questionnaire sur la grossesse et les premières semaines de maternité.

Ce questionnaire s'adresse aux mamans d'un enfant de MOINS DE 5 ANS OU MOINS uniquement.

"Le CIANE (Collectif Interassociatif Autour de la NaissancE) a établi ce questionnaire, avec le soutien financier de Santé publique France, pour mieux identifier les facteurs de bien-être ou de stress des femmes pendant leur maternité, de la grossesse aux premières semaines. Le questionnaire tient compte du Covid-19 pour recenser et faire connaître les difficultés rencontrées.

L’objectif de cette étude est de formuler des propositions concrètes à Santé publique France dans le cadre de son programme « Périnatalité et petite enfance » pour améliorer ce qui est mis à disposition des femmes et des couples dans cette période de leur vie."

Temps estimatif pour remplir le questionnaire : 15 minutes

Lien pour accéder au questionnaire :
https://jeracontemamaternite.fr/

#grossesse #maternite #grossessesante #prematurite #prema #enfant #complicationdegrossesse

Article paru dans la presse canadienne L'actualité le 29 avril dernier, sur les risques accrus de maladie ou accident ca...
04/05/2021

Article paru dans la presse canadienne L'actualité le 29 avril dernier, sur les risques accrus de maladie ou accident cardiovasculaire après une pré-éclampsie suite à une nouvelle étude importante (examen de 1435 participantes dont la santé a été évaluée entre 1948 et 2016 !).

Cependant la littérature scientifique tend à démontrer que les femmes ayant subi une pré-éclampsie avait déjà une maladie vasculaire sous-jacente.

On ne le répètera jamais assez mais il est important d'avoir un suivi cardiologique (médecin traitant et si bilan plus poussé nécessaire avec un cardiologue) après une pré-éclampsie et surtout vers la ménopause pour prévenir ces risques cardiovasculaires.

Lien vers l'article :
https://lactualite.com/actualites/la-preeclampsie-quadruplerait-le-risque-davc-plus-t**d-pendant-la-vie/

Fédération Française de Cardiologie
Pr Claire Mounier-Vehier

#risquecardiovasculaire #preeclampsie #eclampsie #grossessearisque #complicationdegrossesse

Audrey partage ici son expérience traumatisante de la pré-éclampsie compliquée d’un HELLP syndrom post-accouchement qui ...
30/04/2021

Audrey partage ici son expérience traumatisante de la pré-éclampsie compliquée d’un HELLP syndrom post-accouchement qui aurait pu être évité, le personnel médical n’étant pas habitué à gérer des grossesses à risque… Elle se confie aussi sur le manque d’explications de la part du personnel médical lors de son hospitalisation lorsqu’elle a dû être séparée de sa fille, mais également sur la maladresse de son entourage à son égard. Alors comme Audrey le dit si bien à l’attention des proches : « ne jugez pas les femmes qui ont mal vécu leur accouchement, écoutez-les, soutenez-les surtout si vous n'avez pas vécu un tel cauchemar ». Plein de bonheur à Audrey et sa petite famille !

« Bonjour, je m'appelle Audrey, j'ai bientôt 31 ans. J'ai fait une pré-éclampsie lors mon dernier mois de grossesse en 2018, du moins c'est à ce moment-là qu'elle m'a officiellement été diagnostiquée car j'avais presque tous les symptômes bien avant.
Six semaines avant le terme, je me plaignais de maux de ventre et je vomissais (on en parle peu mais la pré-éclampsie peut faire vomir). Alors mon gynécologue médecin généraliste a pensé à une gastro-entérite. Je sentais que quelque chose n'allait pas mais je n'étais pas médecin.
Quinze jours après, visite de contrôle à la maternité, j'avais pris 4kg en deux semaines, mes analyses d'urine et de sang n'étaient pas bonnes. On me fait alors tous les examens classiques pendant une semaine. RAS - à part un jour où un médecin m’a dit : "On va vous faire une échographie pour voir si le bébé ne manque pas d'oxygène"…rassurant...- donc je rentrais chez moi.

Une nuit, je me sens mal, TRÈS mal…mauvais pressentiment. Je décide de partir à la maternité à 03h30 du matin : hypertension, le seul symptôme qui me manquait. On décide alors de me déclencher à 13h30, contractions super rapides mais ce n'était rien comparé à la barre épigastrique. Je demande la péridurale au bout de 12h. Malgré tout je continue à avoir mal à cause de la barre épigastrique et je vomis. Les sages-femmes tentent de me rassurer en disant : "La douleur, c'est normal, c'est le bébé qui appuie" - mais non, c'est la pré-éclampsie -, "les vomissements, c'est normal, c'est la péridurale" - mais non, c'est la pré-éclampsie. On me dit que je dois accoucher dans les 48h, finalement non, dans les 24h sinon césarienne d'urgence car mon corps "ne le supporterait pas". Finalement, j'accoucherai par voie basse 24h après le début du déclenchement. Quel soulagement. C'était sans compter les complications.
C'était une maternité de type 2 et la plupart du personnel m'avait avoué ne pas avoir vu de pré-éclampsie. Ils savaient ce que c'était en théorie mais ils n'ont pas su gérer la situation et ont eu peur. Après avoir accouché, j'avais vomi dans la chambre, mon conjoint avait appelé une sage-femme qui m'avait jeté à la figure une gamelle en carton en me disant : "La prochaine fois c'est là-dedans".. J'ai dû insister pendant 5 heures pour avoir un anti-douleur à cause de la barre épigastrique, on a fini par me perfuser et la sage-femme de nuit (qui remplaçait la précédente) était un amour. Elle était venue me voir toutes les heures jusqu'à ce que je m'endorme pour voir comment ça allait, mais je ne l'ai vue que ce soir-là... J'avais tellement mal que j'ai cru que j'allais mourir juste après avoir accouché, j'avais toujours les mouches devant les yeux et un moment, j'avais un trou noir - une vraie angoisse - mon corps me lâchait complètement. J'étais en pleurs tellement j'avais mal et les soignants étaient très longs à venir jusqu'à ce que la sage-femme de nuit prenne le relai. Quand je me sentais mieux, il y avait quatre médecins mais quand j'en avais le plus besoin, il y n'avait personne.

Le lendemain, 12h30, je sens que quelque chose ne va pas mais je vais bien, je suis dans l'euphorie de la naissance. J'allaite ma fille quand une puéricultrice me la prend des bras sans m'adresser la parole, je ne comprends pas. On m'explique que je ne vais pas bien, que mon état de santé a empiré. Je cherche à comprendre pendant que je vois la puériculture emmener ma fille en dehors de la chambre sans que je ne comprenne ce qui se passe. Le médecin m'explique que je vais devoir être hospitalisée mais pas dans la maternité car elle n'est pas équipée. Je ne comprends pas. Je demande quand je vais être hospitalisée, on me répond "maintenant" (pendant qu'on me met la perfusion et la sonde urinaire, l'ambulance était déjà là mais personne n'a jugé utile de me prévenir).
Je n'ai même pas pu dire au revoir à ma fille. Je demande pendant combien de temps, on me répond "minimum 24h, maximum on ne sait pas" pendant que l'on m'installe dans l'ambulance, je m'effondre. J'apprends alors qu'on m'envoie dans un service de réanimation dans un hôpital à quelques kilomètres. J'y resterai 24h avant de pouvoir retrouver ma fille. J'apprends que j'ai fait un HELLP syndrom post-accouchement mais je ne me sentais pas malade. Je culpabilisais d'abandonner ma fille, j'étais persuadée qu'ils faisaient erreur sur le diagnostic.

Finalement je serai restée une semaine à la maternité sans compter les autres complications (taux d'hémoglobine anormalement bas, les médecins ont hésité à me transfuser mais je le vivais "bien" encore une fois). J'ai dû par la suite faire plusieurs examens pour vérifier l'état de mon foie, de mes reins et faire un bilan hépatique régulier. Je m'attendais à beaucoup de choses et d'imprévus pour un accouchement mais pas à des complications pour la mère, pour moi. Plus t**d, la gynécologue m'avouera qu'ils auraient dû me déclencher plus tôt et j'aurai évité un HELLP syndrom avec hospitalisation. La gynécologue qui m'a accouchée a fait de son mieux, ce que je regrette c'est la façon dont on m'a annoncé les choses lors du transfert. Tout a été très rapide, trop rapide. J'avais une confiance absolue dans le corps médical mais aujourd'hui, je n'arrive pas à oublier cette mauvaise expérience qui m'oblige à rester vigilante lorsque je sais que l'on ne nous dit pas tout, quand bien même cela peut être de la maladresse de la part des médecins. J'ai mis plusieurs mois avant de pouvoir parler de mon accouchement sans pleurer, sans repenser aux 24h loin de la fille. Et ce qui est aussi dur à encaisser est le regard des autres face à la situation : lorsque j'ai raconté mon histoire, j'ai eu droit à "tu as eu de la chance, bébé allait bien " ou encore "ton pauvre conjoint qui a dû jongler entre l'hôpital et la maternité, entre sa femme et sa fille" comme si mon vécu n'était rien pour eux. Ces commentaires désobligeants, surtout pour celles qui n'ont pas eu d'enfant, ont été tout aussi dur à vivre. Comme si nous n'avions pas le droit d'extérioriser cet accouchement traumatisant, une séparation à la naissance, une incompréhension de la situation…

Alors à travers ce témoignage, j'aimerais aussi pouvoir faire changer le regard des gens : ne jugez pas les femmes qui ont mal vécu leur accouchement, écoutez-les, soutenez-les surtout si vous n'avez pas vécu un tel cauchemar. Aujourd'hui nous allons bien mais nous n'oublierons jamais. Merci d'avoir pris la peine de me lire jusqu'au bout. »

#laPreeclampsieParlonsEn
#preeclampsie #hellpsyndrome #prema #bebepremature #neonat #maman #bebepoidsplume #accouchementenurgence #cesariennedurgence #cesarienne #superbebe #monpostpartum #mamanwarrior #mamanetbebe #grossessearisque #complicationsgrossesse #grossessecompliquée #proteinurie #hypertensiongrossesse #deuilperinatal #traumatisme #accouchementtraumatisant #grossessesante #temoignage #histoirevraie #truestory #reallife #vraievie #premature #hellpsyndrom

Audrey partage ici son expérience traumatisante de la pré-éclampsie compliquée d’un HELLP syndrom post-accouchement qui aurait pu être évité, le personnel médical n’étant pas habitué à gérer des grossesses à risque… Elle se confie aussi sur le manque d’explications de la part du personnel médical lors de son hospitalisation lorsqu’elle a dû être séparée de sa fille, mais également sur la maladresse de son entourage à son égard. Alors comme Audrey le dit si bien à l’attention des proches : « ne jugez pas les femmes qui ont mal vécu leur accouchement, écoutez-les, soutenez-les surtout si vous n'avez pas vécu un tel cauchemar ». Plein de bonheur à Audrey et sa petite famille !

« Bonjour, je m'appelle Audrey, j'ai bientôt 31 ans. J'ai fait une pré-éclampsie lors mon dernier mois de grossesse en 2018, du moins c'est à ce moment-là qu'elle m'a officiellement été diagnostiquée car j'avais presque tous les symptômes bien avant.
Six semaines avant le terme, je me plaignais de maux de ventre et je vomissais (on en parle peu mais la pré-éclampsie peut faire vomir). Alors mon gynécologue médecin généraliste a pensé à une gastro-entérite. Je sentais que quelque chose n'allait pas mais je n'étais pas médecin.
Quinze jours après, visite de contrôle à la maternité, j'avais pris 4kg en deux semaines, mes analyses d'urine et de sang n'étaient pas bonnes. On me fait alors tous les examens classiques pendant une semaine. RAS - à part un jour où un médecin m’a dit : "On va vous faire une échographie pour voir si le bébé ne manque pas d'oxygène"…rassurant...- donc je rentrais chez moi.

Une nuit, je me sens mal, TRÈS mal…mauvais pressentiment. Je décide de partir à la maternité à 03h30 du matin : hypertension, le seul symptôme qui me manquait. On décide alors de me déclencher à 13h30, contractions super rapides mais ce n'était rien comparé à la barre épigastrique. Je demande la péridurale au bout de 12h. Malgré tout je continue à avoir mal à cause de la barre épigastrique et je vomis. Les sages-femmes tentent de me rassurer en disant : "La douleur, c'est normal, c'est le bébé qui appuie" - mais non, c'est la pré-éclampsie -, "les vomissements, c'est normal, c'est la péridurale" - mais non, c'est la pré-éclampsie. On me dit que je dois accoucher dans les 48h, finalement non, dans les 24h sinon césarienne d'urgence car mon corps "ne le supporterait pas". Finalement, j'accoucherai par voie basse 24h après le début du déclenchement. Quel soulagement. C'était sans compter les complications.
C'était une maternité de type 2 et la plupart du personnel m'avait avoué ne pas avoir vu de pré-éclampsie. Ils savaient ce que c'était en théorie mais ils n'ont pas su gérer la situation et ont eu peur. Après avoir accouché, j'avais vomi dans la chambre, mon conjoint avait appelé une sage-femme qui m'avait jeté à la figure une gamelle en carton en me disant : "La prochaine fois c'est là-dedans".. J'ai dû insister pendant 5 heures pour avoir un anti-douleur à cause de la barre épigastrique, on a fini par me perfuser et la sage-femme de nuit (qui remplaçait la précédente) était un amour. Elle était venue me voir toutes les heures jusqu'à ce que je m'endorme pour voir comment ça allait, mais je ne l'ai vue que ce soir-là... J'avais tellement mal que j'ai cru que j'allais mourir juste après avoir accouché, j'avais toujours les mouches devant les yeux et un moment, j'avais un trou noir - une vraie angoisse - mon corps me lâchait complètement. J'étais en pleurs tellement j'avais mal et les soignants étaient très longs à venir jusqu'à ce que la sage-femme de nuit prenne le relai. Quand je me sentais mieux, il y avait quatre médecins mais quand j'en avais le plus besoin, il y n'avait personne.

Le lendemain, 12h30, je sens que quelque chose ne va pas mais je vais bien, je suis dans l'euphorie de la naissance. J'allaite ma fille quand une puéricultrice me la prend des bras sans m'adresser la parole, je ne comprends pas. On m'explique que je ne vais pas bien, que mon état de santé a empiré. Je cherche à comprendre pendant que je vois la puériculture emmener ma fille en dehors de la chambre sans que je ne comprenne ce qui se passe. Le médecin m'explique que je vais devoir être hospitalisée mais pas dans la maternité car elle n'est pas équipée. Je ne comprends pas. Je demande quand je vais être hospitalisée, on me répond "maintenant" (pendant qu'on me met la perfusion et la sonde urinaire, l'ambulance était déjà là mais personne n'a jugé utile de me prévenir).
Je n'ai même pas pu dire au revoir à ma fille. Je demande pendant combien de temps, on me répond "minimum 24h, maximum on ne sait pas" pendant que l'on m'installe dans l'ambulance, je m'effondre. J'apprends alors qu'on m'envoie dans un service de réanimation dans un hôpital à quelques kilomètres. J'y resterai 24h avant de pouvoir retrouver ma fille. J'apprends que j'ai fait un HELLP syndrom post-accouchement mais je ne me sentais pas malade. Je culpabilisais d'abandonner ma fille, j'étais persuadée qu'ils faisaient erreur sur le diagnostic.

Finalement je serai restée une semaine à la maternité sans compter les autres complications (taux d'hémoglobine anormalement bas, les médecins ont hésité à me transfuser mais je le vivais "bien" encore une fois). J'ai dû par la suite faire plusieurs examens pour vérifier l'état de mon foie, de mes reins et faire un bilan hépatique régulier. Je m'attendais à beaucoup de choses et d'imprévus pour un accouchement mais pas à des complications pour la mère, pour moi. Plus t**d, la gynécologue m'avouera qu'ils auraient dû me déclencher plus tôt et j'aurai évité un HELLP syndrom avec hospitalisation. La gynécologue qui m'a accouchée a fait de son mieux, ce que je regrette c'est la façon dont on m'a annoncé les choses lors du transfert. Tout a été très rapide, trop rapide. J'avais une confiance absolue dans le corps médical mais aujourd'hui, je n'arrive pas à oublier cette mauvaise expérience qui m'oblige à rester vigilante lorsque je sais que l'on ne nous dit pas tout, quand bien même cela peut être de la maladresse de la part des médecins. J'ai mis plusieurs mois avant de pouvoir parler de mon accouchement sans pleurer, sans repenser aux 24h loin de la fille. Et ce qui est aussi dur à encaisser est le regard des autres face à la situation : lorsque j'ai raconté mon histoire, j'ai eu droit à "tu as eu de la chance, bébé allait bien " ou encore "ton pauvre conjoint qui a dû jongler entre l'hôpital et la maternité, entre sa femme et sa fille" comme si mon vécu n'était rien pour eux. Ces commentaires désobligeants, surtout pour celles qui n'ont pas eu d'enfant, ont été tout aussi dur à vivre. Comme si nous n'avions pas le droit d'extérioriser cet accouchement traumatisant, une séparation à la naissance, une incompréhension de la situation…

Alors à travers ce témoignage, j'aimerais aussi pouvoir faire changer le regard des gens : ne jugez pas les femmes qui ont mal vécu leur accouchement, écoutez-les, soutenez-les surtout si vous n'avez pas vécu un tel cauchemar. Aujourd'hui nous allons bien mais nous n'oublierons jamais. Merci d'avoir pris la peine de me lire jusqu'au bout. »

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Pourquoi nous avons créé cette association

Notre association est constituée de mamans qui ont toutes été touchées, à des degrés plus ou moins graves, par la pré-éclampsie.

Certaines ont « juste » eu une pré-éclampsie. Pour une autre, ceci a été aggravé par un syndrome HELLP, et pour une autre, une éclampsie.

Certaines se sont rétablies juste après l’accouchement, et d’autres étaient si gravement touchées qu’elles ont dû rester en soins intensifs.

Enfin, certaines ont vu leur enfant naître avec une (très) grande prématurité. Certaines ont pu rentrer avec lui à la maison, et d’autres n’ont pas eu cette chance.

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