Syrians & Friends Paris

Syrians & Friends Paris Association humanitaire
site internet :
http://syriansfriendsparis.com/don/ Syrians & Friends Paris est une association humanitaire, apolitique et indépendante de tout mouvement politique ou religieux ; déclarée en préfecture et régie par la loi du 1er Juillet 1901.
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Son principal objectif est l’apport d’un soutien à la population syrienne qui connaît, depuis mars 2011, des carences d’ordre vital. Nos actions allient campagnes de sensibilisation à destination du public Français et actions de collectes de dons en numéraire et/ou en nature, sur du court et long terme. Les fonds ainsi collectés permettent d'apporter une aide alimentaire, médicale ou vestimentaire aux syriens.

Fonctionnement normal

R.I.P Abdel Basset Al SaroutÀ 27 ans, il a eu une vie incroyable mais pas celle qu’il méritait...Avant la Révolution, Ab...
08/06/2019

R.I.P Abdel Basset Al Sarout

À 27 ans, il a eu une vie incroyable mais pas celle qu’il méritait...

Avant la Révolution, Abdelbasset Sarout évoluait comme gardien de but de l’équipe de Homs (Al Karameh) et avait obtenu sa 1ère sélection dans l’équipe nationale des moins de 20 ans. Prometteur, il obtient même le titre de 2ème meilleur gardien de but d'Asie.

2011.
Les manifestations ne tardent pas à fleurir dans la ville de Homs et tout de suite Abdelbasset y participe. Son micro est une arme redoutable. Avec Fadwa Suleiman, il montre au monde entier un visage qui contredit la propagande du régime sur le communautarisme. Il est sunnite, elle est alaouite et ils chantent ensemble parmi la foule des manifestants. Pour cet affront, il est recherché comme beaucoup de jeunes activistes de son âge.

Le régime syrien enlise le pays dans la violence et avec elle, certains abandonnent les micros et les manifestations pour prendre les armes. Dans cet engrenage, Abdelbasset perd ses 4 frères. Il échappe à 3 tentatives d’assassinat, puis s’éloigne un temps.

Mais Abdelbasset n’a plus rien à perdre et il est déterminé depuis le début. Il revient prendre les armes dans la campagne de Hama contre les offensives du régime syrien. La suite était inévitable... Cette fois-ci, il ne survivra pas à ses blessures.

Syrians & Friends Paris's cover photo
12/05/2019

Syrians & Friends Paris's cover photo

#Cesoir  Après le reportage en Palestine, ne ratez pas l'édition sur la Syrie. et notamment la prison de Saidnaya, une d...
18/10/2018
Envoyé spécial de France 2 en replay

#Cesoir Après le reportage en Palestine, ne ratez pas l'édition sur la Syrie. et notamment la prison de Saidnaya, une des prisons favorites du régime de Damas.

D'après certaines estimations (notamment un rapport d'Amnesty) 13 000 prisonniers ont été exécutés dans cette prison depuis 2011.
Les corps sont brûlés dans un four crématoire construit dans l'enceinte de la prison et des actes de décès sont envoyés aux familles sans corps ni effets personnels.
La disparition des corps est voulue ainsi sans corps il n’y a pas de trace de torture ni de trace de trafic d’organes permettant à la mafia du régime d'Assad de s’enrichir.

Les corps qui étaient rendus aux familles au début de la révolution comme le corps de l’enfant Hamza Elkhatib en Mai 2011 étaient couverts de traces de torture, autant de preuve de la barbarie qu’il faut aujourd’hui cacher avec les tentatives de réhabilitation d'un criminel contre l'humanité. Autre information sur lequel il y a eu très peu d’enquête tellement il est difficile de se renseigner sur ces données, depuis 2011 le prix des cadavres sur le marché noir vendus à des laboratoires de recherche et des facultés de médecine a baissé de moitié passant de 20 000 $ à 10 000 $ conséquences de la vente par les sbires d’Assad des cadavres de détenus.

Via Firas Kontar.

https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/envoye-special/

Revoir Envoyé spécial en replay. Retrouvez également l'ensemble des magazines de France Télévisions sur francetv info

Les enfants d’Idlib:“Nous refusons de mourir, dites-leur qu’on restera...”On restera.
13/09/2018

Les enfants d’Idlib:
“Nous refusons de mourir, dites-leur qu’on restera...”

On restera.

13/09/2018

Grâce à vous, et comme promis, le sol de l'école a été pavé pour permettre à nos 613 élèves d'aller étudier en temps de pluie.

Pour continuer à construire l'avenir de la Syrie:
http://syriansfriendsparis.com/don/

Le sourire d'un enfant n'a aucun prix. Nous faisons tout pour que leurs jours soient des journées normales pour un enfan...
12/09/2018

Le sourire d'un enfant n'a aucun prix. Nous faisons tout pour que leurs jours soient des journées normales pour un enfant : école, jeux, bien-être.

A partir de 10 euros par mois, contribuez à leur bonheur et à ceux des professeurs qui les accompagnent.

http://syriansfriendsparis.com/don/

11/09/2018
Syrie : Vers une catastrophe humanitaire

Le mot URGENCE n'a jamais eu autant de signification que maintenant.
Hier, une école a été visée, 7 centres de santé de détruits par les forces aériennes syriennes et russes.
Le même schéma de destruction depuis plus de 7 ans : anéantir les infrastructures de la société ( écoles, hôpitaux) pour instaurer la terreur et la pression sur les civils.

3.5 millions déplacés dans une région où vivaient 1 million de Syriens en 2011.

Ecoutez le Dr Anas Chaker de l'UOSSM France
Pour aider : http://bit.ly/AlerteIdleb_Don

https://www.youtube.com/watch?v=zkqZ4DwLPN0&feature=share&app=desktop

"Une école a été touchée à #Idleb hier, cela commence par des bombardements de l'infrastructure pour mettre la pression sur la population civile" Dr. Anas Ch...

5 millions de réfugiés syriens survivent aujourd'hui dans les pays voisins : Turquie, Liban, Jordanie. Un quotidien de p...
11/09/2018

5 millions de réfugiés syriens survivent aujourd'hui dans les pays voisins : Turquie, Liban, Jordanie.
Un quotidien de plus en plus difficile. L'éducation, l'emploi, et la santé sont une bataille de tous les jours.

http://syriansfriendsparis.com/don/

Comme dit le proverbe, une main n'applaudit pas seule. Pour construire un futur viable pour tous et toutes, nous avons b...
10/09/2018

Comme dit le proverbe, une main n'applaudit pas seule. Pour construire un futur viable pour tous et toutes, nous avons besoin de toute l'énergie existante pour aller de l'avant.
Pour elles, pour eux.
Avec seulement 15 euros par mois.
http://syriansfriendsparis.com/don/

Idlib et Hama subissent d'intenses bombardements contre les "terroristes".Apparemment Omaia Alriz en était une.
09/09/2018

Idlib et Hama subissent d'intenses bombardements contre les "terroristes".
Apparemment Omaia Alriz en était une.

[#Médias 📰]"Les raids aériens se multiplient depuis 48 heures. Beaucoup de gens commencent à paniquer. Ils ne savent pas...
08/09/2018

[#Médias 📰]
"Les raids aériens se multiplient depuis 48 heures. Beaucoup de gens commencent à paniquer. Ils ne savent pas s'ils doivent quitter ou pas leurs maisons." Rapport le Dr. Ahmed Dbeis, responsable local de l'UOSSM sur Ouest France.
#Idleb #Idlib #Syrie

[#Médias 📰]
"Les raids aériens se multiplient depuis 48 heures. Beaucoup de gens commencent à paniquer. Ils ne savent pas s'ils doivent quitter ou pas leurs maisons." Rapport le Dr. Ahmed Dbeis, responsable local de l'UOSSM sur Ouest France.
#Idleb #Idlib #Syrie

S'il y a une attaque sur Idleb, "ce sera la pire catastrophe de ces cinq dernières années", prévient le Dr. Ziad Alissa,...
07/09/2018
Syrie : s'il y a une attaque sur Idlib, "ce sera la pire catastrophe de ces cinq dernières années", prévient un médecin

S'il y a une attaque sur Idleb, "ce sera la pire catastrophe de ces cinq dernières années", prévient le Dr. Ziad Alissa, président de UOSSM France à Franceinfo

#EyesOnIdlib.

A lire ici 👉 https://www.francetvinfo.fr/monde/revolte-en-syrie/syrie-s-il-y-a-une-attaque-sur-idlib-ce-sera-la-pire-catastrophe-de-ces-cinq-dernieres-annees-previent-un-medecin_2919767.html

Idlib est le dernier bastion de l'insurrection contre le régime syrien du président Bachar al-Assad. Près de trois millions de personnes y sont coincées sans nourriture, ni médicaments. 

De nombreux défis et projets nous attendent. Entre autres, un centre de soutien psychologique. Et si c'était aussi votre...
07/09/2018

De nombreux défis et projets nous attendent. Entre autres, un centre de soutien psychologique.
Et si c'était aussi votre projet de l'année?

Contribuez à la reconstruction psychologique des centaines d'enfants traumatisés par les bombardements depuis leur naissance.
http://syriansfriendsparis.com/don/

En arabe, on dit "Iqra". Un mot qui signifie tant, et pourtant, en 2018 on se bat toujours pour ce droit élémentaire pou...
06/09/2018

En arabe, on dit "Iqra".
Un mot qui signifie tant, et pourtant, en 2018 on se bat toujours pour ce droit élémentaire pour les enfants.

Votre soutien, pour eux, pour elles.
http://syriansfriendsparis.com/don/

Notre équipe enseignante vit de sa passion et procure aux enfants un soutien indispensable quotidien pour éclaircir un c...
05/09/2018

Notre équipe enseignante vit de sa passion et procure aux enfants un soutien indispensable quotidien pour éclaircir un ciel trop souvent sombre.
Avec 15 euros seulement, un professeur enseigne et peut nourrir sa famille pendant 1 mois.

Ajoutez votre pierre à l'édifice de l'avenir.
http://syriansfriendsparis.com/don/

La rentrée scolaire version russe à Idlib.Hier,  5 enfants tués, 12 autres blessés dans un bombardement russe sur des zo...
05/09/2018

La rentrée scolaire version russe à Idlib.
Hier, 5 enfants tués, 12 autres blessés dans un bombardement russe sur des zones résidentielles.

Sachez que nous continuerons à travailler jusqu'au bout et que nous ne lâcherons pas notre école AlAsdikaa.

Imaginez votre vie aujourd'hui, sans la connaissance de l'écriture.Ecrire à vos proches. Répondre à une offre d'emploi. ...
04/09/2018

Imaginez votre vie aujourd'hui, sans la connaissance de l'écriture.
Ecrire à vos proches.
Répondre à une offre d'emploi.
Rédiger un e-mail.
Tout ces gestes qui nous sont acquis sont encore un privilège que des millions d'enfants n'ont pas.
#RentréePourTous
http://syriansfriendsparis.com/don/

C'est la rentrée pour nos petits écoliers d'AlAsdikaa ! #Rentrée2018Comme chaque année depuis le 1er Mars 2015, nous avo...
02/09/2018

C'est la rentrée pour nos petits écoliers d'AlAsdikaa !
#Rentrée2018

Comme chaque année depuis le 1er Mars 2015,
nous avons besoin de vous pour continuer à construire l'avenir de 613 enfants qui sont accueillis tous les jours, par 24 professeurs du CP à la Terminale.

Sachez qu'avec 15 euros par mois seulement, vous permettez à un professeur de vivre de sa passion et à un élève de recevoir les livres et cahiers nécessaire à sa scolarité.

Construisons la Syrie ensemble.

http://syriansfriendsparis.com/don/

21/08/2018

21-08-2013 : Le jour où le gas sarin a tué 1 300 syriens en 1 heure à la Ghouta. Lisez le témoignage de ce médecin syrien.

Des scènes obscènes ont lieu dans le cimetière de fortune qui accueille les victimes des massacres chimiques de Zamalka ...
20/08/2018

Des scènes obscènes ont lieu dans le cimetière de fortune qui accueille les victimes des massacres chimiques de Zamalka en 2013

Parce que l'horreur n'a aucune limite pour eux, les forces du régime Assad essaient d'effacer les traces de leurs crimes en faisant disparaitre les cadavres des victimes. Les tombes sont ouvertes, les corps déplacés vers des lieux inconnus;
On tue pas seulement une fois. Mais deux fois. Dans l'impunité et l'indifférence totale.

Les six pays les plus riches incluent la France et le Royaume-Uni.La "crise migratoire" n'existe dans aucun pays du Nord...
18/08/2018
Les six pays les plus riches accueillent moins de 9% de réfugiés, selon Oxfam

Les six pays les plus riches incluent la France et le Royaume-Uni.
La "crise migratoire" n'existe dans aucun pays du Nord.

Les six pays les plus riches du monde accueillent moins de 9% des réfugiés. C'est le rapport alarmant que vient de publier l'ONG britannique, Oxfam. Les pays les plus pauvres doivent donc prendre en charge l'accueil de la majorité...

On entend actuellement parler de "retour" en Syrie des millions de déplacés à l'intérieur du pays, des millions de Syrie...
14/08/2018

On entend actuellement parler de "retour" en Syrie des millions de déplacés à l'intérieur du pays, des millions de Syriens exilés dans le monde entier.

Être réfugié n'est pas un choix.
On ne retourne pas à rien, quand la seule chose qui vous attend est une fin atroce en détention arbitraire comme plus de 100 000 syriens morts en prison.

En Syrie : le régime de Bachar el Assad vient de reconnaitre la mort de 100 000 personnes dans ses geôles, sans fournir ...
13/08/2018

En Syrie : le régime de Bachar el Assad vient de reconnaitre la mort de 100 000 personnes dans ses geôles, sans fournir aucune explication.

"A Damas, en 2014, dans le centre 227 des services de renseignement militaires. Dans un couloir du sous-sol, des détenus sont battus avec un tuyau de plomberie en cuivre et en plastique. Najah Albukai, professeur de dessin, a vécu les horreurs des geôles de Bachar al-Assad, tombeau de milliers d’innocents. Exilé en France, il raconte au travers de ses croquis la barbarie d’un régime sans limite.

Ses cauchemars, Najah Albukai les a «mis dans ses dessins». «J’en ai des centaines, des étagères remplies», dit-il. Najah, 49 ans, a passé plus d’un an dans les geôles syriennes. Il a été frappé, torturé, humilié. Il a vu des codétenus agoniser pendant des jours avant de mourir, allongés à ses côtés. Il a transporté des corps amenés par des militaires syriens depuis d’autres prisons. Il n’a rien oublié et a tout dessiné.

Najah Albukai n’est pas un jihadiste. Il n’a pas non plus fait partie de la rébellion armée. Il était professeur de dessin dans une université damascène et vivait à Jdaydé, une ville de banlieue de 15 000 habitants, quand le soulèvement a éclaté au printemps 2011. «J’ai participé à plusieurs manifestations dans la Ghouta occidentale et à Daraya. Mais j’ai été dénoncé. J’ai quitté ma maison pour me cacher à Damas», explique-t-il. En juillet 2012, il est arrêté une première fois. Il est accusé d’«affaiblissement du sentiment national et de troubles publics».

Envoyé au «centre 227», géré par les services de renseignement militaires, il est enfermé, avec 70 autres détenus, dans une cellule en sous-sol de 5 mètres sur 3. Les tortures et les coups sont quotidiens. «Ils pratiquaient beaucoup la chaise allemande. Les aisselles sont coincées dans le haut de la chaise et ils appuient sur les jambes. On a le dos tordu. J’ai vu plusieurs prisonniers qui avaient la colonne vertébrale brisée.» Il y a aussi la torture qui consiste à attacher les prisonniers à un crochet fixé au plafond pendant plusieurs heures. Les repas, essentiellement du riz et du pain, sont jetés au milieu de la cellule sur un sac en plastique où tout le monde se sert. Au bout d’un mois et 13 kilos perdus, Najah est libéré. Sa femme, professeure de français, a payé 1 200 euros, «quatre mois de son salaire», pour le faire sortir. Le couple déménage et se cache à Damas, juste à côté d’un centre des forces de sécurité. Durant les premiers mois, Najah ne sort pas. Avoir été libéré ne signifie pas que la peine est purgée. On peut être sur d’autres listes, d’autres services de sécurité. Peu à peu, il s’enhardit et ressort, passant par les ruelles pour éviter les barrages des soldats ou des miliciens inféodés au régime. En septembre 2014, il tente de rejoindre le Liban. Il a payé 100 000 livres syriennes (environ 200 euros) pour que son nom soit effacé des listes des personnes recherchées. Au poste-frontière, il est arrêté à nouveau.

Najah est renvoyé dans le même centre 227 de Damas. Il n’est plus enfermé au sous-sol mais au rez-de-chaussée, dans un nouveau bâtiment où l’on voit la lumière du jour à travers un grillage. Il est plus grand aussi, 16 mètres de long sur 3,5 de large. Plus de 120 prisonniers s’y entassent. Dans un coin, des toilettes à la turque et un robinet. La salle de torture est juste à côté. «Quand on allait là-bas, on devait se mettre en slip et on nous bandait les yeux. Je reconnaissais les interrogateurs à leurs voix. Ils me demandaient de dénoncer ceux qui avaient pris les armes. Ils m’interrogeaient sur des cousins morts ou en prison depuis plusieurs années. Je disais que je ne savais rien.»

Régulièrement, des prisonniers meurent sous les coups. «Les plus jeunes, ceux de 12 à 14 ans, résistaient bien à la chaise allemande, parce qu’ils sont souples. Mais pas au reste. J’en ai vu mourir deux ou trois jours après leur arrivée.» Leurs corps sont placés au bout de la cellule, à côté des toilettes, en attendant qu’ils soient enlevés. Durant sa détention, Najah verra 12 prisonniers mourir, dont un avocat avec qui il avait sympathisé qui décédera des suites d’une diarrhée. «Il y avait un tortionnaire, Bassel, qui tuait à main nue, en étranglant. Il le faisait devant tout le monde, gardes et détenus. Il lui arrivait aussi de s’arrêter juste avant que la personne meure.»

Tous les soirs, vers 20 heures, un gardien s’approche de la cellule et crie : «Il me faut quatre prisonniers et un drap.» Parfois, c’est «huit prisonniers et deux draps.» Najah est régulièrement réquisitionné. «C’était toujours la même chose. On sortait dans la cour où il y avait une camionnette. On l’ouvrait et on déchargeait les cadavres. Il y en avait souvent une petite dizaine. Les corps étaient nus, maigres, avec des traces de torture ou des abcès liés à des maladies. On les transportait un par un sur la couverture dans une espèce de débarras à l’intérieur.» Chaque cadavre a un numéro, inscrit sur une bandelette scotchée sur le front ou écrit au feutre directement sur le torse. A force d’entendre les discussions de soldats, Najah comprend que les corps viennent d’autres centres de détention de Damas. Quelques fois, certains cadavres sont ceux de soldats, encore en uniforme, avec des traces de blessures par balle. «C’étaient sûrement des soldats qui avaient tenté de fuir ou qui avaient désobéi. Une fois, il y en avait un qui bougeait encore, il est mort dans la nuit.»

Le lendemain matin, les cadavres sont ressortis et évacués dans une autre camionnette. A ceux-là s’ajoutent ceux des prisonniers morts dans le centre 227. Najah n’a jamais su précisément où ils étaient emmenés. «D’après ce que j’ai compris, il y a des fosses communes autour de Damas, vers la route de Soueïda.» Le dernier cadavre qu’il a transporté portait le numéro 5 874.

Au bout de quarante jours de détention, alors qu’il souffre de la gale, un gardien vient le voir et lui dit de «s’accrocher». Najah comprend que des négociations pour le libérer sont en cours. Il avait déjà remarqué que ses tortionnaires n’allaient pas au bout, qu’ils auraient pu le faire souffrir encore plus. «Ils savaient que j’étais prof d’université. Pour eux, cela signifiait que je connaissais des gens, peut-être riches, et que moi-même j’avais de l’argent et que je pourrais payer pour sortir. Les plus pauvres, surtout les Palestiniens du camp de Yarmouk, n’avaient aucune chance, ils mourraient en quelques jours sous la torture.»

Najah ne s’est pas trompé. A l’extérieur, sa femme se démène. Elle connaît un commerçant qui travaille dans le centre de Damas et a pour clientes des femmes d’officiers. Peu à peu, une connexion s’établit. Une femme d’officier fait savoir qu’elle peut intercéder auprès de son mari. «Bien sûr, cela coûtera de l’argent, mais je ne sais pas combien», dit-elle au commerçant. «Bien sûr, bien sûr», répond-il. Soixante-dix jours après son arrestation, et malgré son inculpation pour «terrorisme», Najah est transféré à la prison d’Adra, avec des criminels de droit commun. Il n’est plus torturé, peut acheter à manger et recevoir des visites. Sa femme a vendu sa voiture et contacté les frères de Najah, qui vivent en France et au Qatar. Elle verse au total 18 000 euros, dont 6 000 à un juge pour qu’il efface le nom de son mari des fichiers. Le 16 juillet 2015, il est libéré. Il rejoint la frontière libanaise et, cette fois, la franchit. Sa demande d’asile politique en France est acceptée un mois plus tard.

Il vit désormais avec sa femme et sa fille dans une HLM de la banlieue parisienne. Il a livré plusieurs fois son témoignage à des ONG. «Si jamais un tribunal décide de juger les responsables du régime, je témoignerai à nouveau. Mais comment savoir si cela arrivera un jour ?»

Luc Mathieu et Hala Kodmani pour Libération, 12 août 2018.

http://www.liberation.fr/…/torture-en-syrie-la-mort-pour-de…

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