Écologie R

Écologie R ÉCOLOGIE-R • 1, place de Valois • F-75001 Paris • Administrateur du Blog: Henry C. REESE, Dipl.-Ing. Arch. & Urbaniste Le nom > représente un lien avec les valeurs humanistes du radicalisme français.
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Malheureusement, à cause de ce nom, des personnes de bonne volonté nous ont pris pour des « khmers verts » ou des intégristes dogmatiques : tout le contraire des valeurs que nous incarnons. Pour ces raisons, nous sommes désormais Ecologie-R, pour une écologie responsable. Nos valeurs sont celles du dialogue et de la construction dans le respect des opinions. Chez nous, il y a d’abord du pragmatisme et la volonté de réunir au lieu de diviser. Chacun d’entre vous peut donc venir adhérer et militer au sein d’Ecologie-R pour que l’action soit en marche. Il est juste nécessaire de faire un premier pas… Association ÉCOLOGIE-R 1, place de Valois • F-75001 Paris Cordialement Henry C. Arch. & Urbaniste Administrateur du Blog "ÉCOLOGIE-R" sur Facebook

Malheureusement, à cause de ce nom, des personnes de bonne volonté nous ont pris pour des « khmers verts » ou des intégristes dogmatiques : tout le contraire des valeurs que nous incarnons. Pour ces raisons, nous sommes désormais Ecologie-R, pour une écologie responsable. Nos valeurs sont celles du dialogue et de la construction dans le respect des opinions. Chez nous, il y a d’abord du pragmatisme et la volonté de réunir au lieu de diviser. Chacun d’entre vous peut donc venir adhérer et militer au sein d’Ecologie-R pour que l’action soit en marche. Il est juste nécessaire de faire un premier pas… Association ÉCOLOGIE-R 1, place de Valois • F-75001 Paris Cordialement Henry C. Arch. & Urbaniste Administrateur du Blog "ÉCOLOGIE-R" sur Facebook

Fonctionnement normal

Oh, oh... 🤔
26/12/2020
Le Parisien 75 - Paris

Oh, oh... 🤔

De quoi alerter le gouvernement, alors que la campagne de vaccination débute ce dimanche

23/12/2020
André Santini

André Santini

ENVIRONNEMENT ♻️

Lutter contre le changement climatique, c'est d'abord construire autrement. C'est notre pari à Ville d'Issy-les-Moulineaux !

Géothermie, performance énergétique, projet de récupération de chaleur sur eaux usées, réseau de froid urbain pour réduire la climatisation individuelle, hydrogène, végétalisation des ILN Mairie… Dans chacun de ces projets, l’impératif écologique est une donnée incontournable, pleinement prise en compte.

C’est bien la raison pour laquelle Issy a connu une diminution de 26% de ses émissions de gaz à effet de serre depuis 2005. J’y vois la validation de mon intuition d’avoir engagé très tôt Issy-les-Moulineaux dans la transition écologique, mais aussi une incitation à poursuivre et à intensifier notre action.

Vidéo du Groupe Bouygues en intégralité sur https://bit.ly/VidéoBY4Climate_Issy

Société d'Encouragement pour L'Industrie Nationale
22/12/2020
Société d'Encouragement pour L'Industrie Nationale

Société d'Encouragement pour L'Industrie Nationale

Retrouvez l'intervention d'Olivier Mousson, président de la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale avec Hélène Peskine (Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire) sur l'innovation et les territoires

France Inter
22/12/2020
France Inter

France Inter

L'agence européenne du médicament vient de valider l'utilisation dans l'Union européenne du vaccin conçu par les laboratoires Pfizer et BioNTech. Quelles étapes séparent maintenant les Français de la vaccination ?

Jean-Marc Jancovici
20/12/2020
Jean-Marc Jancovici

Jean-Marc Jancovici

5G : une empreinte carbone pas neutre, alerte le Haut Conseil pour le climat

Le déploiement de la 5G risque d’augmenter « significativement » les émissions de gaz à effet de serre du numérique et la consommation d’électricité en France, selon l’autorité indépendante.

incroyable », et tout cela avec une consommation d’énergie « plus responsable ». Un cadeau empoisonné pour la planète, si l’on en croit le Haut Conseil pour le climat (HCC). Dans un rapport publié samedi 19 décembre, le HCC sonne l’alarme. L’autorité indépendante estime que le déploiement de la 5G en France, qui a débuté cet automne, risque non seulement d’augmenter la consommation d’électricité, mais aussi d’accentuer significativement l’empreinte carbone du numérique. Et que, faute de mesures correctives, la 5G est donc susceptible de faire dérailler un peu plus la France de sa trajectoire de réduction des gaz à effet de serre (GES) pour atteindre l’objectif de la neutralité en 2050. Des conclusions qui pourraient fournir de nouveaux arguments aux organisations environnementales et aux maires (de Lyon, Lille ou Grenoble) qui réclament un moratoire.

(posté par J-Pierre Dieterlen)

😫
20/12/2020
Le Parisien 75 - Paris

😫

«La semaine prochaine il va y avoir 60 000 cas de Covid-19 et on va savoir pourquoi»

Equilibre des énergies
18/12/2020
Equilibre des énergies

Equilibre des énergies

Acteur majeur du monde de l'#énergie Enedis est au cœur des nombreuses transformations en cours du secteur : transition énergétique, #numérique, #Europe... Comment les aborder ? S'y adapter ?

Notre grand entretien avec Marianne Laigneau présidente du groupe :

Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France
18/12/2020

Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France

🦇 Intéressés par les chauve-souris ? Découvrez la formation numérique « La biologie et la physiologie des Chiroptères d’Europe » de la Société Française pour l'Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM).
🌙✨ Une boîte à outils à destination des chiroptérologues et des enseignants, pour la réalisation de cours ou de conférences, et de toute personne s’intéressant aux #chauvessouris.
👉 Découvrir la formation : https://www.sfepm.org/la-boutique-sfepm/la-biologie-et-la-physiologie-des-chiropteres-deurope.html

Office français de la biodiversité
18/12/2020

Office français de la biodiversité

Désignez votre coup de 💚 parmi les 47 associations lauréates de l’appel à projets MobBiodiv’2020 : les associations pour la biodiversité.

🗳️ Infos et vote : https://bit.ly/3gpVNCr

#biodiversité #nature #environnement Ministère de la Transition écologique

Jean-Marc Jancovici
18/12/2020
Jean-Marc Jancovici

Jean-Marc Jancovici

Les hybrides rechargeables au cœur d’un nouveau scandale d’émissions : des tests révèlent des taux de pollution supérieurs aux annonces officielles

Les ventes de véhicules hybrides rechargeables grimpent en flèche en Europe, mais des tests effectués sur les plus récents modèles confirment qu’ils polluent bien plus que ne l’affirment les constructeurs automobiles – même avec un démarrage à batterie pleine. Lors de tests en conditions réelles, les émissions de CO2 de trois des modèles les plus populaires en 2020 ont dépassé ce qui avait été annoncé, à l’instar des recherches sur d’anciens VEHR [1]. Transport et environnement (T&E), qui a commandé ces tests, estime que les gouvernements doivent mettre fin aux subventions à l’achat et aux généreuses exonérations d’impôts destinées aux hybrides rechargeables, qui alimentent un nouveau scandale lié aux émissions.

À l’occasion de tests effectués par Emissions Analytics, dans des conditions optimales et avec une batterie chargée à plein, la BMW X5, la Volvo XC60 et le Mitsubishi Outlander ont émis entre 28 et 89 % de CO2 de plus que ce qui avait été annoncé. Avec une batterie vide, ils ont émis trois à huit fois plus de CO2 que les valeurs officielles Et lors d’une conduite en mode recharge de batterie, qui pourrait devenir plus courante puisque les conducteurs l’utilisent avant de passer en mode électrique dans les zones à faibles émissions, les chiffres étaient alors trois à douze fois supérieurs.

(posté par J-Pierre Dieterlen)

La Tour du Pouilly-Fumé
17/12/2020

La Tour du Pouilly-Fumé

Pouilly-sur-Loire, un matin d'hiver

Europe-Direct Allier
17/12/2020
Europe-Direct Allier

Europe-Direct Allier

🥕 JEU-CONCOURS DE LA FERME A L'ASSIETTE, JOUR 4 🌽
Dernier jour pour jouer avec nous et Europe-Direct Allier
. Tentez de gagner l'un de nos paniers garnis de produits locaux 🍀
🟢 Dans cette quatrième vidéo, apprenez-en plus sur l'association Allier Bio !
📨 Regardez attentivement... Et répondez à la question par mail à [email protected] :
Comment les actions d'Allier Bio contribuent-elles à la stratégie européenne De la ferme à l'assiette ?
‼️ Attention, envoyez bien votre réponse par mail et non en commentaire ! La première personne à envoyer la réponse correcte remportera le panier du jour. Bonne chance !
#europedirect #greendeal #UEenfrance #farmtofork

Où en est-on avec les fuites de gaz en Alaska et dans l'antarctique là où on l'a cherché et trouvé ? La note sera chère ...
16/12/2020
Réchauffement climatique : ça va vraiment mal en Arctique

Où en est-on avec les fuites de gaz en Alaska et dans l'antarctique là où on l'a cherché et trouvé ? La note sera chère si l'on continue ainsi: et qui payera ? Oui sûrement comme d'habitude !!!

Réchauffement climatique : ça va vraiment mal en Arctique

Notre Terre se réchauffe. Et du côté de l’Arctique, malheureusement, la tendance se confirme. Plutôt deux fois qu’une. La région montre désormais les signes d’une transformation profonde. État des...

Société d'Encouragement pour L'Industrie Nationale
16/12/2020
Société d'Encouragement pour L'Industrie Nationale

Société d'Encouragement pour L'Industrie Nationale

📆 JOUR-J #Visioconférences 5 ans après l'Accord de Paris : #Entreprises et leviers d'action #Climat dans un monde en crise.
👉 LIEN POUR SUIVRE EN DIRECT : https://live.seproduction.com/event/sorelli/
Suivez-nous à partir de 14h jusqu'à 18h30 aujourd'hui
Société d'Encouragement pour L'Industrie Nationale Caisse des Dépôts

#innovation #société #industrie #transition

16/12/2020
Brut

Brut

Faciliter le développement des récifs coralliens avec de la dentelle, c'est l'idée que présente Jérémy dans l’expo Courants Verts à l’espace Fondation Groupe EDF. Son objectif : déployer cette technique en Guadeloupe. Voilà comment ça marche.

France 3 Bourgogne
16/12/2020
France 3 Bourgogne

France 3 Bourgogne

Repartage. "Ça permet de rompre l’isolement des personnes et d'éviter les abandons d’animaux."

France 3 Bourgogne
15/12/2020
France 3 Bourgogne

France 3 Bourgogne

"J'ai connu dès l'été les premières difficultés liées à ma santé. Ces épreuves limitent l'énergie que je peux mobiliser. Etre maire de Marseille c'est 300% de son temps."

Renaud Muselier
15/12/2020

Renaud Muselier

🎙Réaction - Michèle Rubirola est la première victime du Printemps Marseillais !

Six mois après son élection, la Maire de Marseille annonce sa démission. Ma surprise et mon incompréhension sont totales, c’est du jamais vu !

Michèle RUBIROLA est une femme de qualité, et je vais me rapprocher d’elle pour comprendre les raisons de son départ.

Nous avions réussi à mettre en place une méthode de travail entre nos 2 collectivités qui ne verra pas le jour. Il faut tout recommencer.

En l’espace de 6 mois seulement, elle aura été dévorée par sa majorité. Son élection avait donné beaucoup d’espoir aux Marseillais qui ont voté pour elle. Je pense à eux, car ils doivent être nombreux à se sentir floués et trompés aujourd’hui.

Je pense aussi à tous les Marseillais, quelles que soient nos sensibilités politiques : six mois après, c’est un retour dans l’inconnu pour notre ville : qui va être Maire ? Dans quelles conditions et avec quelle légitimité ?

Dans une ville particulièrement en souffrance face aux crises du COVID 19, dont les difficultés sont déjà grandes, cet épisode supplémentaire de la vie politique est désastreux.

En fin de compte, Michèle RUBIROLA est la première victime du Printemps Marseillais. J’espère de tout cœur que Marseille ne sera pas la seconde !

Avec la Région, je ferai tout pour aider les Marseillaises et les Marseillais à traverser cette épreuve, comme nous le faisons avec les 950 communes de la région.

Jean-Marc Jancovici
15/12/2020
Jean-Marc Jancovici

Jean-Marc Jancovici

Jean-Marc Jancovici, était invité par la chaine Nouvo RTS et explique pourquoi la course à la 5G et au "toujours plus" est extrêmement nocive pour notre planète.
(posté par Joëlle Leconte)

Jean-Marc Jancovici
15/12/2020
Jean-Marc Jancovici

Jean-Marc Jancovici

Le pic pétrolier est maintenant à notre porte

Commentaire de Jean-Marc Jancovici : « Le peak oil fait un gros (et jaune) titre chez Bloomberg. Que ca soit pour des raisons de climat, ou pour des raisons d'offre, nous approchons du moment où il faudra de toute façon gérer la baisse de notre addiction à une énergie qui a permis la mobilité de tous, de tout, et la mondialisation qui en découlait.

Pour le moment, Bloomberg a du mal à considérer que cette limitation pourrait avoir quoi que ce soit à voir avec la géologie. La raison avancée est donc que le consommateur va se détourner de l'or noir grâce aux véhicules électriques.

L'électricité n'est quand même pas pour demain en masse dans les camions, les bateaux et les avions, et donc dans la chaine logistique mondiale. Elle n'est pas non plus pour demain dans les voitures, même si la part de l'électricité augmente avec le temps.

A court terme une baisse du pétrole sera un coup de frein sur la logistique mondiale et donc l'économie mondiale. Cela donne l'occasion de rappeler que la "transition" a toutes les chances de s'écrire dans un contexte de contraction durable de l'économie. Envisager cette éventualité devrait au moins être dans la liste de courses de tout décideur... »

Traduction de l'article :

Il y a un an, si quelqu'un dans le secteur pétrolier avait laissé entendre que le moment du pic pétrolier était déjà passé, on aurait ri tout de suite sur la plateforme de forage. Puis l'année 2020 est arrivée.

Les avions ont cessé de voler. Les employés de bureau sont restés chez eux. "Zoomer avec les petits-enfants" a remplacé la voiture pour aller voir la famille. Une année à se tapir mondialement chez soi a entraîné la plus forte baisse de la consommation de pétrole depuis qu'Henry Ford a concocté le premier modèle T. Au pire, la demande mondiale a chuté de 29 millions de barils par jour, un chiffre stupéfiant.

En septembre, alors qu'une pandémie unique en son genre se déclenchait, le géant pétrolier britannique BP Plc a lancé un avertissement extraordinaire : La soif de pétrole de l'humanité ne reviendra peut-être plus jamais à ses niveaux antérieurs. Cela ferait de 2019 le point culminant de l'histoire du pétrole.

BP n'a pas été le seul à tirer la sonnette d'alarme. Alors qu'aucun des principaux prévisionnistes n'était aussi pessimiste, les prévisions concernant le pic pétrolier ont commencé à se multiplier partout. Même l'OPEP, l'imperturbable cartel des principaux exportateurs de pétrole, a soudainement reconnu que la fin était en vue, bien qu'elle soit encore lointaine de deux décennies. L'ensemble de ces prévisions montre que la baisse de la demande de pétrole de cette année n'est pas un simple accident de parcours comme il s'en est produit dans le passé. Le Covid-19 a accéléré les tendances à long terme qui transforment la provenance de notre énergie. Certains de ces changements seront permanents.

Il est souvent difficile de reconnaître les changements de comportement de la taille d'une civilisation avant qu'ils ne se soient produits. Jusqu'à la pandémie, aucun des principaux prévisionnistes pétroliers n'avait vu un pic de demande imminent. Le débat ne s'arrêtera pas là, surtout si l'on en croit les signes d'une atténuation de la pandémie en 2021. Mais si nous regardons en arrière et voyons clairement le pic pétrolier dans le passé, ce qui suit sera la preuve de la façon dont l'avenir énergétique nous a échappé.

Le pic que personne n'a vu venir

Les analystes de l'énergie présentent généralement plusieurs scénarios. L'écart entre chaque prévision se résume à des hypothèses différentes sur les politiques gouvernementales, les conditions économiques et les préférences des consommateurs pour des choses telles que les nouvelles voitures électriques et les panneaux solaires. Un scénario de maintien du statu quo suppose que les changements de politique ou les nouvelles technologies n'auront que peu d'impact.

La plupart des analystes n'avaient prédit une baisse de la demande de pétrole que dans des scénarios improbables et verts qui ne pouvaient être réalisés qu'avec des politiques climatiques mondiales beaucoup plus fortes. Ce qui rend les prévisions de BP pour 2020 uniques, c'est que le pic pétrolier s'est maintenant glissé dans son scénario de référence de maintien du statu quo. Si les technologies et les règles de pollution s'améliorent, la baisse de la demande sera encore plus rapide.

La perspective d'un pic en 2019 a été largement négligée lorsque BP a publié ses très estimées Perspectives énergétiques en septembre. Il était d'autant plus difficile de l'identifier que la société n'avait pas encore inclus les dernières données énergétiques réelles de 2019.

Le graphique ci-dessus met à jour les perspectives avec les chiffres du pétrole de BP pour l'année dernière. Il présente également des estimations basées sur les calculs de BP en exajoules, une mesure plus précise de la consommation d'énergie qu'un chiffre en barils par jour. Sans ces changements, le scénario de BP suggère que la demande de pétrole pourrait plafonner pendant la prochaine décennie avant de diminuer une fois pour toutes. BP n'a pas répondu aux demandes de commentaires.

Un bouleversement dans la comptabilité pétrolière

Comme toute prévision, seul le temps nous dira si le pic de la demande de pétrole s'est déjà produit ou s'il n'arrivera pas avant 2040. Cette incertitude inéluctable est moins importante que le nouvel accord selon lequel un tournant est en train de se produire.

La liste des analystes de l'énergie qui prévoient aujourd'hui un pic de la demande de pétrole ne cesse de s'allonger. Elle comprend la compagnie pétrolière publique norvégienne Equinor (pic vers 2027-28), le chercheur norvégien Rystad Energy (2028), le grand groupe pétrolier français Total SA (2030), la société de conseil McKinsey (2033), le groupe de recherche sur les énergies propres BloombergNEF (2035) et les conseillers de l'industrie énergétique Wood Mackenzie (2035). Les pays exportateurs de l'OPEP ont fixé le pic en 2040 tout en reconnaissant que leurs nouvelles prévisions pourraient encore se révéler trop optimistes pour le pétrole.

Parmi les exceptions notables, citons l'Agence internationale de l'énergie, qui prévoit un "plateau" de la demande, mais pas tout à fait un pic, et l'Agence américaine d'information sur l'énergie. Ces deux agences conseillent les gouvernements en matière de politique.

Fatih Birol, qui dirige l'AIE, a déclaré que la demande de pétrole ne peut diminuer qu'avec des politiques gouvernementales plus fortes qui encouragent les voitures électriques et réglementent les produits pétrochimiques. Même si un pic n'est pas garanti, a-t-il dit à Bloomberg, "la valeur du pétrole est en baisse" et les économies dépendantes du pétrole "doivent se préparer avant qu'il ne soit trop tard".

L'année qui dure une génération
Le prix du pétrole a augmenté en novembre dernier, stimulé par les données positives des essais de vaccins contre les coronavirus et la reprise de la demande en Asie. Plus vite un vaccin efficace pourra être déployé, plus vite le monde pourra retrouver une certaine normalité.
Mais à quoi cela ressemblera-t-il ?

"Nous ne retournerons pas vers la même économie", a mis en garde le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, à la mi-novembre. "Nous nous redressons, mais vers une économie différente." Cette nouvelle économie signifie que les gens continueront à travailler plus depuis chez eux, à voyager moins et à rester pour se gaver de programmes numériques. Selon les estimations de BP, environ deux tiers de l'impact de Covid sur la demande de pétrole proviendront des revers de l'économie mondiale, et un tiers des changements permanents de comportement.

L'écart entre les prévisions de BP concernant la baisse de la demande et les prévisions plus optimistes de l'OPEP et de l'AIE ne s'explique pas par les perspectives économiques ou le travail à distance. Il se résume plutôt aux différentes lectures d'un autre changement clairement visible cette année : les conducteurs passent aux voitures et aux camions à batterie. Le transport absorbe plus de la moitié du pétrole brut mondial, dont les trois quarts sont destinés aux roues des véhicules. Les prévisions concernant les véhicules électriques finissent par déterminer les perspectives du pétrole.

Les voitures électriques n'ont pas été freiné par la Covid 19

Au cours des neuf premiers mois de 2020, les ventes de voitures se sont effondrées. Tous les grands constructeurs automobiles ont été touchés, à l'exception notable de Tesla. Le constructeur électrique a vendu plus de voitures que jamais auparavant. Alors même que le reste de l'économie était gelé, Tesla a enregistré sa plus longue période de rentabilité et a terminé l'année en entrant dans l'indice boursier S&P 500.

Un examen plus attentif des données montre qu'il ne s'agissait pas seulement d'une histoire de Tesla. Les véhicules électriques en général ont réussi à prospérer même si les ventes de voitures traditionnelles ont chuté. Volkswagen et Daimler ont tous deux connu des baisses record de leurs ventes totales, même si les ventes de leurs divisions de véhicules électriques ont doublé.

Pour les partisans des voitures électriques, 2020 a été un coup de pouce. Cela aurait pu être désastreux. Certains des plus importants modèles de VE à ce jour ont été lancés en plein milieu de la pandémie, notamment le véhicule utilitaire sport Tesla Model Y en février et la voiture à hayon VW ID.3 en septembre. Si les consommateurs les avaient rejetés, cela aurait pu retarder de plusieurs années l'investissement dans les VE. Ils ne l'ont pas fait.

À cette époque où le monde était sens dessus dessous, les ventes de voitures électriques ont défié la gravité.

Pas de retour pour les voitures à carburant fossile

Pendant les fermetures de 2020, le ciel des villes s'est débarrassé de la pollution. Les ventes de vélos ont décollé. L'éthanol, destiné à être utilisé comme additif à l'essence, est devenu un désinfectant pour les mains. Dans de nombreux endroits, la faiblesse de l'économie n'a pas été une raison pour éliminer les réglementations environnementales, mais plutôt un moment pour doubler les ventes.

La division entre les moteurs à combustion interne (ICE) et les transmissions électriques a été remarquée pour la première fois en 2018, une année où les VE se sont opposés à la tendance de ralentissement des ventes d'automobiles. Certains analystes ont commencé à se demander si les véhicules à carburant fossile pourraient ne jamais revenir aux niveaux de vente de 2017. À l'époque, l'idée du pic de consommation n'était qu'une théorie. La pandémie l'a rendue réelle.

Pour que le pic pétrolier se maintienne, il faudra progressivement supplanter plus d'un milliard de véhicules dans le monde. Cela signifie également que les batteries devront faire leurs preuves sur de nouveaux marchés difficiles comme les camions de transport de marchandises, qui représentent plus de 15 % de la consommation de pétrole, et les pick-ups gourmands en essence, qui en 2020 ont dépassé pour la première fois les ventes de voitures aux États-Unis.

Des batteries pour tout sur la route
Les constructeurs automobiles travaillent sur 35 nouveaux véhicules entièrement électriques qui seront commercialisés l'année prochaine, selon un décompte de la BNEF. En 2020, Tesla a inauguré une usine à Austin, au Texas, pour construire des pick-ups et des gros porteurs. Rivian et Lucid Motors, deux entreprises de démarrage de véhicules électriques bien financées, ont mis la dernière main à leurs véhicules de base. Volkswagen a vendu les premières voitures sur sa nouvelle plateforme modulaire qui sert de base à des dizaines de futurs modèles électriques. Les constructeurs automobiles chinois se préparent à faire leurs débuts sur les nouveaux marchés occidentaux : Tang EV600 de BYD, Polestar 2 de Geely, P7 de Xpeng.

Voici quelques-uns des modèles les plus attendus qui s'apprêtent à sortir dans les rues en 2021.

Les voitures à batterie ont franchi une étape importante en matière de parité des prix

Les batteries sont une technologie, pas un carburant, ce qui signifie que plus on en produit, moins elles coûtent cher à fabriquer. En fait, chaque fois que l'offre mondiale de batteries double, le coût baisse d'environ 18 %, selon les données suivies par la BNEF. Historiquement, les VE ont toujours été plus chers à construire que les voitures à essence. Cela est en train de changer.

L'année dernière, les premières entreprises ont atteint le Saint Graal en matière de batteries : un coût de 100 dollars par kilowattheure. C'est le point sur lequel les analystes ont longtemps pensé que le coût de construction des voitures électriques allait s'aligner sur celui des véhicules à essence similaires. Après cela, les VE ne pourront que devenir moins chers.

Volkswagen, le plus grand constructeur de voitures vendues, a confirmé que ses batteries avaient atteint le seuil des 100 dollars pour sa berline ID.3 de 2020 et son futur SUV compact ID.4. La société chinoise CATL, le plus grand fournisseur de batteries au monde, a également déclaré que le nirvana des batteries à 100 dollars était en train de conclure des accords dans l'ensemble de l'industrie automobile.

Pour ne pas être en reste, Tesla a organisé une "journée de la batterie" très élaborée en septembre. Le public a pu observer, depuis un parking rempli de Tesla, le PDG Elon Musk présenter ses projets de fabrication de cellules de batterie, une première pour tout constructeur automobile, et de réduction des coûts de batterie de 56% d'ici 2023. Même si les estimations d'Elon Musk sont quelques années trop optimistes - comme c'est parfois le cas -, elles donneraient à Tesla des années d'avance sur les prévisions de l'industrie.

Les VE grand public ne sont devenus possibles qu'avec la baisse du prix des batteries. La prochaine étape pourrait être un cycle vertueux de baisse des coûts. À mesure que le prix des batteries diminuera, les consommateurs achèteront davantage de voitures électriques, ce qui rendra le prix des batteries encore moins cher.

La poussée électrique de l'Europe

L'Europe a repris la couronne des véhicules électriques à la Chine. Cette année, de nouvelles réglementations européennes strictes en matière de consommation de carburant sont entrées en vigueur juste avant le virus. Les consommateurs ont réagi. En Norvège, pays riche en pétrole, plus de 70 % des voitures neuves vendues en 2020 étaient équipées d'une prise de courant. La part de marché des véhicules électriques en Europe a grimpé en flèche pour atteindre 11 % de l'ensemble des voitures neuves au troisième trimestre, doublant presque le taux d'adoption en Chine.

En vertu des nouvelles règles européennes en matière de rendement énergétique, les entreprises qui ne parviennent pas à réduire leurs émissions doivent payer des amendes élevées ou payer une entreprise possédant des voitures plus propres pour regrouper les émissions et éviter les frais. Cette option a été une aubaine pour Tesla, qui a ainsi créé une source de revenus suffisamment importante pour payer sa première usine européenne. Tesla a commencé à Berlin pendant la pandémie et y produira des voitures l'année prochaine.

En Chine, la pandémie a donné un coup de fouet inattendu aux VE. Dans le cadre de la lutte contre la pandémie, les subventions accordées aux véhicules électriques, qui devaient expirer en avril, ont été prolongées jusqu'en 2022. Puis, en septembre, le pays a choqué le monde en s'engageant à éliminer les émissions nettes de dioxyde de carbone de l'économie la plus polluante du monde d'ici 2060. Le Japon et la Corée du Sud ont suivi, promettant des émissions nettes nulles d'ici 2050.

La dernière pièce géopolitique à se mettre en place en 2020 a été les États-Unis, qui sont responsables de la combustion d'un baril de pétrole sur cinq dans le monde. Le président Trump a retiré les États-Unis de l'accord de Paris sur le climat, a réduit les normes d'efficacité des véhicules et a laissé les subventions pour l'énergie propre expirer. Puis il a perdu les élections.

L'une des premières mesures prises par le président élu Joe Biden a été de nommer l'ancien secrétaire d'État John Kerry comme envoyé spécial pour le climat, un nouveau poste au niveau du cabinet. Kerry, un architecte du pacte de Paris, s'est engagé à le rejoindre dès le premier jour de la nouvelle administration. Il est probable qu'il s'ensuivra un effort pour fixer une date butoir de 2050 pour les émissions américaines et une campagne de nettoyage du réseau électrique américain.

Les trois plus grandes puissances mondiales - les États-Unis, la Chine et l'Europe - sont maintenant prêtes à faire de nouveau pression sur les politiques qui accélèrent la transition du pétrole. Ensemble, elles sont responsables de la combustion de plus de la moitié du pétrole brut mondial.

Les vents changeants de la politique ne sont pas inclus dans la plupart des prévisions énergétiques, déclare Nat Bullard de BloombergNEF. Le contexte géopolitique donne encore plus de crédit à l'idée que la demande de pétrole va plafonner et décliner, plutôt que d'atteindre de nouveaux sommets. "Nous sommes dans un moment où les changements se sont accélérés et, étonnamment, nous avons gardé dans nos livres beaucoup de politiques sur le changement climatique qui auraient pu être facilement reniées", dit M. Bullard.

La Californie bloque les voitures thermiques

Il existe des outils politiques pour sevrer le monde des véhicules thermique. L'un d'entre eux consiste à les interdire tout simplement. Des dizaines de villes, d'États, de pays et de régions ont fixé de tels objectifs pour éliminer progressivement les nouvelles ventes de voitures à essence. Cette année, la Californie s'est jointe au groupe, se fixant pour objectif de supprimer progressivement les ventes de voitures à essence d'ici 2035. Si la Californie était un pays, elle se classerait au-dessus de la Russie parmi les dix premiers marchés automobiles du monde.

Le Royaume-Uni a lui aussi déplacé son objectif en 2035, alors qu'il était auparavant fixé à 2040. Le Premier ministre Boris Johnson a également exigé que toute nouvelle voiture vendue après 2030 soit au moins équipée d'un groupe motopropulseur hybride capable de fonctionner sur batterie.

La plupart de ces interdictions ne sont pas codifiées dans des lois - du moins pas avec des répercussions pour les tricheurs. Au contraire, les décideurs politiques les utilisent pour soutenir des politiques ambitieuses en cours de route, nécessaires pour atteindre l'objectif. La Californie a utilisé avec succès des objectifs à long terme similaires pour façonner ses politiques en matière d'énergies renouvelables, ce qui en fait l'un des douze États américains au moins qui ont des politiques visant à rendre obligatoire à terme des réseaux d'électricité entièrement verts.

Les transitions énergétiques du 21e siècle

Dans un hôtel de Londres en février, le nouveau directeur général de BP, Bernard Looney, a prononcé son premier discours depuis un podium ébloui par le logo vert "Reimagine BP". Il a décrit l'un des plans les plus ambitieux de l'industrie pour réduire les émissions nettes à zéro en 30 ans. Deux mois plus tard, Royal Dutch Shell a déclaré qu'elle aussi réduirait ses émissions à zéro d'ici 2050. En mai est arrivé Total SA, le plus grand producteur de pétrole français. L'espagnol Repsol et l'italien Eni avaient déjà pris des engagements en 2019.

Bien que les détails clés varient - et manquent parfois de façon flagrante - les "émissions nettes zéro" sont devenues une sorte de ligne de démarcation tracée à travers l'industrie pétrolière. Les compagnies pétrolières qui ne veulent plus être connues sous le nom de compagnies pétrolières sont alignées contre la vieille garde.

Il est difficile de dire qui est arrivé en premier pour les personnes en transition. L'évolution des perspectives de la demande à long terme a-t-elle entraîné une révision des stratégies commerciales ? Ou les prévisions concernant le pic pétrolier étaient-elles censées justifier une nouvelle stratégie commerciale née de la pression de l'opinion publique ? Peut-être un peu des deux - et pour le résultat final, cela n'a peut-être pas d'importance.

Pour les investisseurs, une chose est claire : le gisement de pétrole a perdu de son éclat. Exxon, qui était la société la plus importante au monde en 2013, a été retirée de l'indice Dow Jones Industrial Average cette année. Elle cherche maintenant à rester au-dessus de la valeur de marché de NextEra Energy Inc, une méga-entreprise de services publics basée en Floride et spécialisée dans l'énergie éolienne et solaire, qui l'a brièvement dépassée en octobre.

Cette année, le titre de Tesla a battu un record, dépassant la valeur des cinq prochains constructeurs automobiles réunis. Les marchés boursiers récompensent la croissance. Il suffit de regarder le prix élevé de l'action Amazon à l'époque où le commerce en ligne était encore une nouveauté ou la valorisation de Netflix lorsque la télévision par câble dominait encore. En ce qui concerne l'avenir de la demande de pétrole, le marché parle très clairement.

Le terme "pic pétrolier" n'a pas toujours fait référence à la demande. Il est parti du principe que l'offre mondiale de brut était limitée. Au bout du compte, peu importe les efforts déployés par les foreurs, ils ne seraient pas en mesure de tirer plus de pétrole du sol. Une crise des transports s'ensuivrait.

L'hypothèse du pic pétrolier a dominé la pensée économique pendant des décennies. Mais il s'est avéré qu'avec la fracturation, le forage en eaux profondes et les sables bitumineux, il y a beaucoup plus de pétrole que nous le pensions. Plus récemment, l'idée d'un pic pétrolier déterminé par la demande a fait son chemin. Les États le craignent, les environnementalistes prient pour lui.

« L'avertissement a été placardé sur les murs »

Si l'on accorde autant d'attention au pic pétrolier, c'est parce qu'il peut marquer un tournant, passant d'un marché où le pétrole est rare à un marché où le brut est plus bon marché que ce que les gens savent en faire. Le risque d'investir dans de nouveaux approvisionnements en pétrole augmente. Les investisseurs se retirent. Le pouvoir politique diminue.

À bien des égards, le Big Oil a déjà commencé à passer à une ère d'offre excédentaire lors du krach pétrolier de 2014 à 2016. Dans les années précédant cette crise, le prix du pétrole était en moyenne de 110 dollars par baril et la plupart des prévisions imaginaient des prix similaires pour les décennies à venir. Puis est arrivée une surabondance d'offre inattendue, faisant chuter les prix à moins de 40 dollars. La valeur des actifs pétroliers a été dépréciée de plus de 500 milliards de dollars, selon les données recueillies par le cabinet de recherche Evaluate Energy. Les perspectives ne se sont jamais redressées.

Au cours du premier semestre 2020, lorsque la demande de pétrole a soudainement disparu en raison de la pandémie, l'industrie a comptabilisé une nouvelle dépréciation de 170 milliards de dollars. Pour les entreprises américaines, c'était l'équivalent de 18 % des réserves prouvées. C'est de l'argent effacé des livres parce que les entreprises ne croyaient plus en la valeur de leurs gisements de pétrole.

Les dépréciations de 2020 ne sont dépassées que par la seconde moitié de 2015, le pic de la dernière crise. Et ce n'est pas tout. Lundi, Exxon a enregistré des charges record de pas moins de 20 milliards de dollars.

Pour les cinq supermajors occidentales, les dépréciations de 2020 ont déjà dépassé de loin la dernière crise.

Si les compagnies pétrolières ne s'étaient concentrées que sur un crash pandémique à court terme, l'analyste pétrolier du BNEF David Doherty pense que la réponse n'aurait pas été aussi sévère. Ces accusations portent plutôt sur l'affaiblissement de la confiance dans le pic de la demande de pétrole à long terme. « L'avertissement a été placardé sur les murs », dit Doherty.

La plupart des prévisions pétrolières - du moins les scénarios de maintien du statu quo - estiment que même si la demande de pétrole atteint un pic, elle continuera à jouer un rôle déterminant sur les marchés de l'énergie dans un avenir prévisible. Les marchés des produits pétrochimiques continueront à se développer, et l'aviation et le transport maritime seront relativement épargnés.

N'en soyez pas si sûr. Les mêmes pressions du marché s'exercent sur le transport routier et sur les autres industries. Des solutions de rechange aux produits pétrochimiques sont en cours d'élaboration. Les petits avions électriques et les avions hybrides pour les longues distances sortent du stade de prototype. Ce n'est qu'une question de temps avant que les navires-citernes ne commencent à fonctionner à l'hydrogène.

Une fois qu'une technologie a atteint l'échelle et la parité des prix, les conditions peuvent changer radicalement. C'est ce qui s'est produit avec le charbon, qui devait dominer pendant des décennies, jusqu'à ce que le gaz naturel et les énergies renouvelables, moins chers, fassent leur apparition. La demande de charbon aux États-Unis a atteint un sommet en 2008. Neuf ans plus tard, Peabody Energy, le plus grand producteur de charbon au monde, était en faillite.

Le soleil est le nouveau pétrole

Au cours du siècle dernier, les carburants pour le transport et la production d'électricité ont été des industries presque entièrement séparées. Le pétrole était pour les véhicules, le charbon pour l'électricité. Les foreurs contre les mineurs, les pétrolières contre les compagnies d'électricité. Il y avait très peu de croisements. Pendant des années, l'industrie pétrolière a observé ce qui arrivait au charbon et a insisté pour que cela ne lui arrive pas.

En 2015, Ryan Lance, PDG de ConocoPhillips, a déclaré à Bloomberg qu'il faudrait encore 50 ans pour que les voitures électriques aient un impact significatif sur la demande de pétrole - probablement pas de son vivant. C'était l'opinion largement répandue il y a tout juste cinq ans. Peu de gens dans l'industrie pétrolière feraient valoir ce point de vue aujourd'hui.

Avec l'électrification des transports, la distinction entre les combustibles liquides et les marchés de l'énergie s'estompe. L'énergie solaire est désormais la forme la moins chère de nouvelle capacité énergétique dans la plupart des régions du monde, ce qui signifie qu'à mesure que les marchés de l'énergie se développent pour répondre à la nouvelle demande de VE, le pétrole est largement remplacé par l'énergie solaire.

Prévoir les transitions énergétiques est un travail de longue haleine. Pendant près de deux décennies, le scénario de base de l'Agence internationale de l'énergie a constamment sous-estimé l'augmentation de l'énergie solaire. Chaque année, les modèles prévoyaient que le taux de croissance se stabiliserait, pour que l'industrie des installateurs solaires cesse d'embaucher. Chaque année, il a fait le contraire. Ce bilan montre les dangers qu'il y a à fonder les décisions concernant l'avenir sur les politiques et les technologies d'aujourd'hui, surtout lorsque l'histoire montre que ni l'une ni l'autre ne s'arrête.

L'AIE a changé son point de vue sur le solaire cette année. Dans l'introduction de ses Perspectives énergétiques mondiales 2020, Fatih Birol de l'AIE a surnommé le solaire "le nouveau roi de l'électricité". Il a écrit que "sur la base des paramètres politiques actuels, il est en voie d'établir de nouveaux records de déploiement chaque année après 2022".

Lorsqu'ils discutent de leurs prévisions, les analystes de l'énergie se donnent beaucoup de mal pour souligner qu'ils ne font pas de prédictions sur ce qui va se passer, mais qu'ils présentent plutôt différents scénarios sur ce qui pourrait se passer. Comme le souligne fréquemment M. Birol, le moment du pic pétrolier dépend entièrement de ce que le monde fera ensuite.

(posté par J-Pierre Dieterlen)

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Envoyé par Pirate de Loire - MERCI !
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