Psychanalyse en mouvement

Psychanalyse en mouvement La psychanalyse reste une des meilleures réponses à nombre de symptômes de la souffrance humaine. Et l'expression vitale d'une indispensable liberté qui autorise toute personne éprise de vérité à se penser en tant que sujet en devenir.
Recherche Création Transmission Ouverture et évolution La psychanalyse se distingue de toute thérapie, de toute autre discipline, en ce qu'elle est d'abord une expérience dont il est impensable de faire l'économie sitôt que l'on s'engage sur son terrain. En tant qu'acteur, orateur, critique, praticien, pratiquant ... Elle propose à chacun de se faire l'artiste de sa propre vie et à tout psychanalyste de s'autoriser à inventer l'ar de la transmission qu'il en propose... "Art is a journey into the most unknown thing of all - oneself. Nobody knows his own frontiers… I don’t think I’d ever want to take a road if I knew where it led." Louis Kahan
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Psychanalyse en mouvement Préambule Nul n'ignore l'existence de la psychanalyse mais nombreux se demandent encore si elle sert et à quoi elle sert. Partagés entre crainte (légitime) et désir (contrarié), on l'imagine alors tantôt nocive tantôt magique. Tantôt attirante, car pleine de promesse. Tantôt dépassée, car infiniment contestable. Champ d'investigation du psychisme et de ses interactions avec le physique, elle reste pour nous une des meilleures réponses à nombre de symptômes de la souffrance humaine. Et l'expression vitale d'une indispensable liberté qui autorise toute personne éprise de vérité à se penser en tant que sujet en devenir. Projet mûri de longue date et indépendant à l'origine, en sa conception, de l'actualité, psychanalyse en mouvement, a cependant vu le jour en 2003, alors que la volonté de légiférer sur la psychothérapie a ébranlé telle une menace le "champ psy". Au gré des répercussions, dans divers médias, de ce mouvement qui concerne la santé de tout un chacun, le site s'en est fait l'écho ... pour informer librement tout en affirmant son opposition à une légifération de cet ordre et à la logique d'évaluation qui la soutenait et qu'elle confortait. Tout visiteur a ainsi loisir de s'informer en consultant, par exemple, dans la Revue de presse ou Le temps de lire et de penser - divers propos - tenus ou parus ici ou là - reflétant les enjeux réveillés tant du côté des praticiens que de celui des "pratiquants"! Réponse à la curiosité et invitation à la responsabilité, cette revue de presse et... d'impressions est régulièrement mise à jour. Expression d'une vitalité qui puise force et fragilité sur le principe de la libre association, dans le respect des sources et la nécessité de sans cesse réinventer, psychanalyse en mouvement, encore adolescent, a pour vocation de créer des liens entre professionnels et particuliers. De favoriser, aux frontières du sensible, le surgissement et l'affirmation de singularités en tant que reflets (agissants) d'une multiplicité. De susciter, relayer, ponts, connexions et associations d'idées, entre disciplines et courants de pensée. Démythifier, pourquoi pas, sans la dénaturer, la psychanalyse, l'affirmer en sa fondamentale laïcité et, la laissant s'adapter à l'évolution, participer à de possibles applications. Aussi, pour l'entendre, la faire entendre, l'interpréter, autant que faire se peut, en son essence... nous proposons réflexions et investigations autour de l'inconscient et des forces et phénomènes de transmission qui l'agissent et le régissent. Ainsi que des ressources, des idées, des points de vue, des textes riches mais en langage aussi clair et accessible que possible. De nombreux liens, quelques adresses. Et enfin un panorama d'articles (recueillis dans la presse) évoquant - sous divers points de vue - la psychanalyse à l'intention du "grand public"... Entre soin et création, n'hésitez pas à exprimer votre pensée, poser vos questions, proposer une réflexion sur le sujet et ses rapports avec l'inconscient. En vous remerciant de votre visite, car vous accueillir chaque jour est un plaisir.

Mission: L'art de l'expérience et l'expérience de l'art en tant que découverte, pratique et transmission visant à responsabiliser l'humain... Invitation à une intelligente vigilance... Pour l'amour des lendemains.

Plus d’attention, d’écoute, de protection, d’amour… Il arrive qu’un proche – conjoint, parent, enfant, ami – en demande ...
18/05/2020

Plus d’attention, d’écoute, de protection, d’amour… Il arrive qu’un proche – conjoint, parent, enfant, ami – en demande trop. Nous avons beau donner toujours plus, ses émotions nous tyrannisent et prennent le pas sur la complicité et la joie. L’amour et l’affection sont réels, mais nous nous épuisons dans une relation étouffante, dans laquelle nous ne distinguons plus ce qui nous fait souffrir de ce qui fait souffrir l’autre.

Pourquoi l’émotivité de la personne aimée devient-elle harcelante ? À quoi est dû ce sentiment de confusion face à elle ? Faut-il se détacher pour se protéger ? Comment vivra cette partie de soi que seul l’autre reconnaît ?

La psychanalyste Virginie Megglé nous éclaire sur les liens fusionnels qui renvoient à la dépendance des premiers jours, celle du petit enfant vis-à-vis de sa mère. Elle nous explique comment nous affranchir du harcèlement émotionnel, pour retrouver notre intégrité et aimer librement l’autre.

Aimer s'aimer, vivre ensemble, cohabiter, coexister, s'aimer, que ce soit d'amour ou d'amitié, sans s'étouffer ...

Amour fusionnel : un danger pour le couple ?
17/05/2020
Amour fusionnel : un danger pour le couple ?

Amour fusionnel : un danger pour le couple ?

Être toujours sur la même longueur d’ondes, tout partager, jusqu’à ne faire plus qu’un, vivre une rupture suite à une relation fusionnelle… Comment faire...

Merci Pierre Pierrin pour son regard, finement posé
14/05/2020
Le harcèlement émotionnel S'aimer s'en s'étouffer

Merci Pierre Pierrin pour son regard, finement posé

À propos de Le Harcèlement émotionnel Aimer sans s'étouffer de Virginie Megglé paru chez Eyrolles en Mars  2020 Le regard finement posé de Pierre Perrin Pierre...

Sortir du confinement ... Merci à Dan Burcea pour son invitation à penser, à écrire, sur le 'retour à la vie' que pourra...
12/05/2020
Écrire, c'est tenter de traduire l'intraduisible - Décryptages - Source et ressources

Sortir du confinement ... Merci à Dan Burcea pour son invitation à penser, à écrire, sur le 'retour à la vie' que pourrait être la sortie du confinement, et son accueil chaleureux sur son Blog littéraire Lettres Capitales

©Peter GaborÀ quelques jours de la fin du confinement ...  Écrire, sur le retour à la vie que pourrait être la sortie du confinementMerci à Dan Burcea pour son invitation à penser, à...

Sortir du confinement ... Merci à Dan Burcea pour son invitation à penser, à écrire, sur le 'retour à la vie' que pourra...
11/05/2020
Écrire, sur le

Sortir du confinement ... Merci à Dan Burcea pour son invitation à penser, à écrire, sur le 'retour à la vie' que pourrait être la sortie du confinement, et son accueil chaleureux sur son Blog littéraire Lettres Capitales

©Peter GaborÀ quelques jours de la fin du confinement ...  Merci à Dan Burcea pour son invitation à penser, à écrire, sur le retour à la vie que pourrait être la sortie du confinement,...

11/05/2020
jacques.testart.free.fr

Un appel à la vigilance ....

En 2045, l’intelligence artificielle va brutalement dépasser l’intelligence humaine.
Capables de s’auto-améliorer à l’infini, des programmes ultra-perfectionnés sauront résoudre tous les problèmes de l’humanité, à commencer par la mort. Alors, enfin, le post-humain, génétiquement amélioré et technologiquement augmenté, pourra se considérer accompli. C’est la promesse du transhumanisme, courant longtemps jugé comme gentiment illuminé mais dont le discours porte
aujourd’hui de plus en plus. Dans son ouvrage Au péril de l’humain paru au Seuil, écrit avec la journaliste Agnès Rousseaux, le biologiste Jacques Testart, père scientifique du premier bébé-éprouvette, s’alarme des conséquences irréversibles sur lemonde qu’une telle idéologie pourrait engendrer.
Pourquoi le transhumanisme gagne-t-il en influence?
C’est une idéologie qui prospère sur les innovations extraordinaires de la technoscience, que ce soit autour de la génétique, du cerveau, de l’intelligence artificielle. Il y a des trucs assez fantastiquesqui donnent une prise pour faire croire que tous les mythes anciens, qu’on traîne depuis
le début des temps, l’immortalité, l’intelligence supérieure ou le héros imbattable, vont devenir réels. Ce ne sont rien d’autre que des rêves enfantins, une idéologie infantile.
Parmi cesmythes, il y a celui de vaincre lamort. Ce n’est pas un peu compliqué, de se positionner contre?
On peut déjà se positionner rationnellement, enmontrant que ce n’est pas possible. Et on peut aussi se positionner philosophiquement en montrant que ce n’est pas souhaitable. Qu’est-ce que ça veut dire, être immortel? On doit s’emmerder tout le temps ! Je crois même qu’on doit rester au lit. C’est l’immobilité, c’est l’attente, c’est l’ennui, sûrement.Mais ça, d’autres l’ont ditmieux quemoi. Pour ce qui est de la faisabilité, il y a plein d’éléments qui montrent que c’est impossible. On nous dit que c’est imminent, que les enfants qui vivront trois cents ans sont déjà nés. Ce qui voudrait dire que les technologies sont déjà là. Mais nos prédicateurs
ont-ils déjà créé une souris immortelle? Une mouche immortelle?
Et puis il faut bien se rendre compte que la durée de vie en bonne santé est en train de diminuer, aux EtatsUnis,au Royaume-Uni et en France.
Et c’est à ce moment-là qu’on nous propose l’immortalité. C’est dire si ça ne tourne pas rond! On a plein de nouvelles maladies, les perturbateurs endocriniens, de nouveaux virus, et toutes les maladies chroniques qui se développent. C’est donc quand notre civilisation connaît une régression directement due aux excès du capitalisme qu’on nous dit que grâce aux nouvelles technologies produites par cemême capitalisme, on va tout surmonter.
C’est un discours typique d’

conseils de psychologue. Ne jouons pas au psy avec nos amis
07/05/2020
conseils de psychologue. Ne jouons pas au psy avec nos amis

conseils de psychologue. Ne jouons pas au psy avec nos amis

C’est vrai, l’amitié est thérapeutique, elle nous protège, nous rend plus forts… Certains excellent dans le rôle d’infirmière ou de nounou. Mais quand ...

Alain Damasio : « Pour le déconfinement, je rêve d’un carnaval des fous, qui renverse nos rois de pacotille » Propos rec...
30/04/2020
Alain Damasio : « Pour le déconfinement, je rêve d'un carnaval des fous, qui renverse nos rois de pacotille »

Alain Damasio : « Pour le déconfinement, je rêve d’un carnaval des fous, qui renverse nos rois de pacotille »
Propos recueillis par Hervé Kempf



Alain Damasio : « Pour le déconfinement, je rêve d'un carnaval des fous, qui renverse nos rois de pacotille »
Comment penser les conséquences politiques, collectives et individuelles de la pandémie de Covid-19 et du confinement ? Dans cet entretien, l’écrivain Alain Damasio remet notamment le concept de biopolitique au goût du jour, s’intéresse à notre rapport à la mort, vante le pouvoir de l’imaginaire et de l’expérience vécue, indispensables pour envisager une autre suite.

Alain Damasio est écrivain de science-fiction. Son dernier roman, Les Furtifs, a été publié en avril 2019 aux éditions La Volte.

Reporterre — Êtes-vous en colère avec ce qui se passe en ce moment ?

Alain Damasio — Clairement, je suis en colère, mais pas contre la pandémie elle-même. Je perçois et vis ce virus comme complètement naturel. Je suis en colère contre la façon dont notre gouvernement gère cette crise d’une façon pathétiquement verticale, centralisée et ultrasécuritaire, en faisant assumer à la population son incompétence crasse. Sur les trois axes clés de la lutte, à savoir les tests, les masques et les lits, la Macronerie a totalement échoué, rendant obligatoire ce confinement qu’on subit.

Ce gouvernement nous martèle depuis deux ans : « Nous sommes l’innovation, nous sommes la réactivité, nous sommes la performance », et au moment crucial où il faudrait « performer », plus personne ! Jugeons Macron et ses laquais sur leurs propres critères, c’est-à-dire en tant que managers supposés de « la start-up nation ». Même se procurer des masques, négocier les achats, ils en ont été incapables. C’est une faillite complète. Et si l’on met ça en regard avec ces infirmières qu’on a matraquées et gazées à bout portant un mois avant le déclenchement de la pandémie, avec les grèves et démissions des médecins qui ont été traités avec un mépris absolu avant d’être érigés en héros, oui, ça fout la rage ! Mais cette rage, il faut l’apprivoiser et en faire quelque chose. La transformer en rage du sage.

Mais quand le président de la République parle, 36 millions de personnes l’écoutent. Les contrôles de police sont acceptés. Il n’y a pas de contestation du confinement. Comment mettez-vous en regard cette faillite du néolibéralisme et le fait que sa gestion est acceptée par la population ?

On vit en démocrature, il faut quand même le réaliser ! Aucune des décisions prises sur cette pandémie n’a respecté la moindre ébauche de débat démocratique. On subit les choix d’un Prince aux yeux crevés. Le seul levier qu’ils actionnent est la peur : sa gestion triviale, son emprise évidente, son aérodynamisme pour pénétrer les corps et les têtes d’une population choquée. Au lieu de faire de la médecine — c’est-à-dire de tester, d’isoler et de traiter — les macronards ont fait dans le moyenâgeux, la petite terreur quotidienne et le flicage. Ils ont maximisé l’angoisse des citoyens. La « grande » presse, tenue par les milliardaires amis de Macron, joue bien ce jeu. Chaque jour, elle assène en page d’accueil le total des morts. On nous dit 20.000 morts, le lendemain 21.000 morts, et après 22.000 ! Sans jamais relativiser ce que signifie ce chiffre. Quel média rappelle qu’en France, il y a 660.000 morts par an et qu’avec le Covid, on va simplement avoir une surmortalité de 5 % à 10 % en 2020 ? (...) La suite sur le site ...

Comment penser les conséquences politiques, collectives et individuelles de la pandémie de Covid-19 et du confinement ? Dans cet entretien, l’écrivain Alain Damasio remet notamment le concept de biopolitique au goût du jour, s’intéresse à notre rapport à la mort, vante le pouvoir de l’i...

Retour à l'essentiel, dit-on. Mais quel essentiel?
30/04/2020

Retour à l'essentiel, dit-on.
Mais quel essentiel?

"J’en ai maaaaaaaaaaaaaaarre qu’ils nous infantilisent, qu’ils jouent avec la peur, nous punissent si l’on sort à peine ...
26/04/2020
Bonheur d’être responsable - Éditions Odile Jacob

"J’en ai maaaaaaaaaaaaaaarre qu’ils nous infantilisent, qu’ils jouent avec la peur, nous punissent si l’on sort à peine plus d’une heure …. "

Et si nous souffrions d’abord de nous sentir inférieurs ?

(Parfois certaines coïncidences ... )Peur de la maladie, de la folie, de l’immobilité, peur des mots aussi. Peur de disp...
21/04/2020
La peur ... Une peur peut-elle en cacher une autre - Décryptages - Source et ressources

(Parfois certaines coïncidences ... )

Peur de la maladie, de la folie, de l’immobilité, peur des mots aussi. Peur de disparaître, peur que « ça se voie », que mon château de sable ou de cartes s’effondre ! Peur de trahir ou d’être trahi… La peur met à l’œuvre et stigmatise le plus souvent la reviviscence inconsciente d’un passé douloureux. Et l’émotion qu’elle fait surgir plonge dans l’embarras quand au détour d’une phrase, d’un mot, elle nous bouleverse sans dire pourquoi ou fait barrage à la communication. C’est quand elle n’est ni nommée ni reconnue et agit en sourdine que la peur est mauvaise. Comme si ses effets silencieux se liguaient pour sévir avec plus ou moins de violence, sur la vie affective et professionnelle.

Tremblements, palpitations, cris irrépressibles. Sensation de vide aussi, mal au cœur, difficulté à s’endormir. Boule dans la gorge, nœud dans le ventre... La peur s’accompagne de phénomènes...

Et si ce temps du confinement était aussi par-delà toutes les frustrations et les contrariétés l'occasion de mieux se co...
11/04/2020

Et si ce temps du confinement était aussi par-delà toutes les frustrations et les contrariétés l'occasion de mieux se connaître ... de prendre soin de notre intériorité et de penser la relation ? ....

"Ils jouent pour gagner et vivent très mal la défaite. Souvent incomprise, leur souffrance est pourtant bien réelle. D'où vient-elle? Et comment la dépasser pour retrouver l'insouciance du jeu?"

In

Le supplément au Psychologies Hors série Mars-Avril 2020 qui propose 336 idées de psys pour mieux vivre au quotidien ...
Surmonter ses phobies
Renforcer sa confiance en soi
Apprivoiser ses émotions
...

Confinement, une occasion de retrouver le sens de l'essentiel
10/04/2020
Confinement, une occasion de retrouver le sens de l'essentiel

Confinement, une occasion de retrouver le sens de l'essentiel

En cette période troublée, où tout s'est arrêté, comment discerner ce qui est important, primordial, pour nous? Dans Le Figaro du 9 avril 2020  Au temps du Covid-19, nombreux sont ceux qui...

10/04/2020

« Si un traitement psychanalytique peut apporter une aide concrète, c'est essentiellement parce que, quand il réussit, il permet au patient d'arracher un matériel douloureux au refoulement. Celui-ci peut alors mettre au service du plaisir de vivre et d'une existence constructive toute l'énergie qui servait au refoulement. »

D. W. Winnicott in L'Enfant, la psyché et le corps, traduit de l'anglais par Madeleine Michelin et Lynn Rozas. Bibliothèque scientifique Payot, 1999, 360 pages.

10/04/2020

« Si un traitement psychanalytique peut apporter une aide concrète, c'est essentiellement parce que, quand il réussit, il permet au patient d'arracher un matériel douloureux au refoulement. Celui-ci peut alors mettre au service du plaisir de vivre et d'une existence constructive toute l'énergie qui servait au refoulement. »

D. W. Winnicott in L'Enfant, la psyché et le corps, traduit de l'anglais par Madeleine Michelin et Lynn Rozas. Bibliothèque scientifique Payot, 1999, 360 pages.

04/04/2020
"Longtemps, je me suis sentie fautive... Mes succès enfantins, j’avais le plus souvent l’impression de ne pas les mérite...
02/04/2020
Bonheur d’être responsable - Éditions Odile Jacob

"Longtemps, je me suis sentie fautive... Mes succès enfantins, j’avais le plus souvent l’impression de ne pas les mériter. Ce sont les « autres », des oncles, des tantes, des cousins, des voisins, des amies, qui me les rappelaient, m’informant en quelque sorte des bénéfices qu’ils pensaient que j’en tirais. Cela m’intimidait. J’avais l’impression que la réussite ne m’était pas autorisée et, dès lors, à mon insu, tout en la pour- suivant avec assiduité, je ne lui reconnaissais pas de valeur lorsqu’elle m’était offerte ! Comme malgré moi, je la laissais de côté. Quelque chose me faisait douter de la légitimité de ce que j’avais gagné. Un « quelque chose » qui m’aurait interdit d’en profiter et ramenée, tel Sisyphe poussant son rocher, à chaque fois comme à la première, tout au bas de la montagne. Quelle faute avais-je commise ? Ce n’est pas tout à fait en ces termes que cela se posait, mais il m’est arrivé de penser d’une réussite que « je ne l’avais pas méritée ».
Chaque jour se jouait un peu comme une répétition du premier. Et certaines de mes nuits étaient agitées par un angoissant sentiment de ne jamais « y arriver ».
J’ai fini par découvrir – à mon grand soulagement – que mon sort n’était pas rare, loin de là, même s’il n’était pas tou- jours vécu dans les mêmes termes ni avec une semblable acuité. Nombreuses en effet sont les personnes qui se vivent intimement soumises à la répétition ou qui ne se sentent jamais à la hauteur, quand bien même elles sont considérées comme les plus douées par une immense majorité, et que leur parcours fait des envieux ! À leur instar, je vivais, tout en donnant le change, sans rien (ou presque !) laisser transparaître de ce mal-être. Nul n’aurait pu le deviner. J’avançais plutôt confiante et heureuse de vivre. Tout se passait dans l’ombre, et c’est dans l’ombre que je peinais à m’affirmer ! Il me fallait en tout instant veiller à ne heurter personne, et ce risque sup- plantait toute autre réalité ; c’est lui qui me guidait, me freinait, me marquait d’interdits, m’imposait de donner la priorité à l’autre, comme si j’avais ordre de rester petite pour me pré- server un droit de vivre..."

Dans ses périodes de contraintes solidaires, nous nous sentons parfois un peu diminués... Comment prendre soin de soi, comment bien penser pour qu'elles restent salutaires?

Et pourquoi pas en Ebook?
Une autre façon d'occuper le temps passé devant nos écrans :)

Et si nous souffrions d’abord de nous sentir inférieurs ?

Adresse

77, Rue Du Cardinal Lemoine
Paris
75005

Informations générales

Psychanalyse en mouvement est un espace de création et d'ouverture qui vise en se mettant à l'écoute de l'inconscient d'élargir en terme de paix le champ de la conscience

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Commentaires

Bonjour, Un groupe pour collecter et partager les publications et ressources fiables et utiles sur les aspects psychologiques de la pandémie et du confinement : https://www.facebook.com/groups/psycovid/ Partagez ce lien !
Et puis, si, aux confins du confinement... Les jours passant, coincés chez vous, vous craignez de n’en plus pouvoir, de vous étouffer l'un l'autre … c’est le moment où jamais … Non pas, bien sûr, de vous étouffer l'un l'autre! Mais de prendre le temps de lire Le harcèlement émotionnel, s'aimer sans s'étouffer . Les Éditions Eyrolles le proposent en Kindle
Guy Corneau, psychanalyste jungien de réputation internationale, s'est livré à ma caméra dans une interview tournée en mai 2016, près de six mois avant son décès survenu en janvier 2017. Aujourd'hui, quatre ans après ce tête-à-tête de 70 minutes, je reste ému d'avoir eu le privilège d'interviewer cet homme libre d'esprit et généreux de coeur. Cette interview exclusive est maintenant disponible en ligne, en streaming (5$ / 3,25€) ou à l'achat (10$ / 6,50€), sur mon site VIMEO : https://vimeo.com/ondemand/guycorneau Initialement réalisé pour mon documentaire d'affaires publiques PSY CAUSE sur l'encadrement - controversé - de la psychothérapie au Québec, cet entretien filmé permet à Guy Corneau de dénoncer sans détour le dogme des "données probantes" qui met sur un piédestal des thérapies dites "scientifiques" au détriment de d'autres approches. Fervent défenseur d'un cheminement intérieur profond et apaisant, Corneau fait surtout l'apologie d'une relation psychothérapeutique qui prend le temps, capable d'accueillir la complexité de l'être humain avec son passé, ses blessures, ses doutes, ses aspirations... Voici un court extrait de 120 secondes de cette interview disponible dès maintenant sur Internet qui, je l'espère, saura vous plaire et vous inspirer :
Mercredi 11 décembre à 18h30 : 3ème séance initiale du séminaire de l'IFP, à la Maison des Associations, 4, rue des Arènes - 75005 Paris, (M° Jussieu, ligne 7 ; Bus 67, 47, 89). "Représentations de l'embryologie"
Bonjour à tous, voici une journée qui pourrait vous intéresser : https://www.facebook.com/events/371750233450737/ Tarif préférentiel pour toute inscription avant le 15 octobre, et tarif réduit très avantageux pour les étudiants. Voici le lien vers le bulletin d'inscription :http://www.cipa-association.org/wp-content/uploads/2019/05/Bulletin_RD19.pdf
L'immatérielle ...
Psychopathologie de l'avortement 5/8 Alors que la maternité implique, en général, une force intérieure qui pousse la femme enceinte à protéger son enfant, le mythe du spectre de l’infanticide est une narration tragique que l’on se raconte. Mais le spectre de l’infanticide lui-même, en deçà du mythe qui se forme à partir de là, veut dire que certaines femmes le ressentent de cette façon. III. Maternité et sexualité en souffrance Une femme ayant avorté est parfois une femme blessée dans sa potentialité de maternité, notamment par la découverte que, dans le cas de la grossesse, son corps ne lui appartient plus complètement. Et que cela n’est idéologique ni immoral, mais tout à fait normal. Puisque l’avortement est loin d’être un événement subjectif anodin, il y a forcément une modification essentielle du rapport de la femme ayant avorté à la maternité, à la paternité, au désir sexuel et à la redéfinition nécessaire de soi en tant que corps contenant une autre nouvelle vie. La question des séquelles psychiques de l’avortement se situe dans le fait que la femme reste abandonnée au milieu de ces ruines affectives ayant des répercussions sur sa vie de couple et même sur la relation à ses autres enfants. Nous avons là soit la diminution impressionnante de la libido soit, au contraire, une recrudescence de la libido voir l’alternance entre ces deux états, mais également quelques difficultés dans le couple allant jusqu’à sa dissolution. En effet, dans certains cas, les hommes ayant perdu en bonne mesure le sens de la paternité en général et plus particulièrement dans un couple précis, un avortement peut ainsi devenir la ruine de la maternité à venir et, à terme, la ruine de la vie sexuelle d’une femme : « le malaise éprouvé par chacun, la colère, la culpabilité qui font le lit des reproches, l’échec d’un symbole d’union qu’est la promesse d’enfant, la désynchronisation du deuil chez l’homme et la femme, expliquent les turbulences. Selon une étude, 12% des couples rompent après une telle perte » (Ney, p. 223). D’ailleurs, il se peut que le couple ne fonctionnait pas si bien déjà avant l’avortement et avant une grossesse non-désirée. Évidemment, une femme ne tombe jamais enceinte toute seule. Mais, malheureusement aujourd’hui, certains hommes ne prennent pas la responsabilité de la paternité et laissent les femmes seules, psychiquement abandonnées, devant la lourde décision soit de garder l’enfant dans des conditions de vie difficiles, soit d’avorter. Un puissant élément de lien paternel manque dans la pseudo-construction de ces nouvelles familles. Au contraire, en dehors des cas de viol, ce serait aux deux parents de réfléchir et de choisir la meilleure solution ensemble. Cela éviterait de laisser à la femme le poids d’une décision si importante pour la vie psychique de l’après grossesse. Si beaucoup de jeunes femmes se sentent obligées de considérer leur grossesse comme indésirable et avortent, c’est probablement parce que les hommes, leurs partenaires, et leurs familles les laissent seules, sans support devant un choix dramatique. Nous vivons dans une société qui ne favorise ni la famille ni l’alliance nécessaire entre maternité et paternité. Nous savons, au contraire, que la maternité ne peut pas aller sans paternité et vice-versa. C’est dans la défaillance de cette jonction où surgit souvent l’idée de la grossesse non-désirée. Devant cet état de fait, beaucoup de femmes doivent vivre comme si elles étaient des hommes. L’anxiété contemporaine entre les sexes se vit comme une anti-maternité. Je réponds ici aux questions d’une étudiante en Master de Cinéma à La Sorbonne sur les problématiques psychiques qu'elle dit avoir éprouvées après un avortement.
"POUR ERNESTINE" en salles le 10 avril 2019 ! Un documentaire de Rodolphe Viémont SYNOPSIS : Le cinéaste, bipolaire, nous livre avec une totale sincérité, le bouleversement que la naissance de sa fille a opéré en lui. Nous le suivons, suite à un post-partum au masculin, dans sa tentative quotidienne de conjuguer paternité et création artistique, alors que celle-ci ne trouvait ses racines que dans la douleur et la maladie. Un changement difficile de paradigme s’opère, rebattant toutes les cartes de sa vie. Mais pourquoi créer devrait-il rimer avec souffrir ? Et si ce qui comptait dans la vie n’était pas l’issue, mais le combat ? #psychiatrie #bipolarité #parentalité #art #folie #psychanalayse
"L'adaptation pour la scène des écrits d'une patiente schizophrène, Annette Libotte, internée dans les années 1940. Tout le pari est de montrer la manière dont Annette cherche à se saisir du monde qui l'entoure par le langage, de donner du sens à son expérience. Ses textes et ses poèmes retracent ses rêves et ses hallucinations, empreints d'un grand lyrisme, qui en font de véritables œuvres d'art brut." À vos agendas ... C'est très bientôt: les 25, 26, 27 janvier au théâtre de la Commune d'Aubervilliers ...
Quel beau sujet... L'inconscient et la musique: Une communication de notre amie Marie-José Mouette Coulon , psychanalyste et musicienne. Ce jeudi 13 décembre, dans le cadre des séminaires de l'A.P.E à 19h30, au Café des bords de Seine - 1 Place du Châtelet Paris 1er.
Bonjour, voici deux séminaires à venir en 2019, susceptibles de vous intéresser : https://www.facebook.com/events/259454964745319 Télécharger ici le programme et le formulaire d'inscription (tarif réduit pour les étudiants) : http://www.cipa-association.org/thematiques/ Merci de votre intérêt !