GenAmi

GenAmi GenAmi est une association de généalogie juive internationale, dont l'objectif est d'aider ses adhérents à mieux connaître leurs ancêtres et leur histoire.
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Créée en 1997 par Micheline Gutmann, GenAmi est une association loi de 1901 centrée sur la généalogie juive. Indépendante, ni politique, ni confessionnelle, GenAmi vise à : • favoriser l’accès à la généalogie juive par une information moderne adaptée, et par tous moyens d’assistance et d’entraide; • promouvoir en cette matière les échanges nationaux et internationaux; • diffuser les recherches entreprises par l’utilisation de tous les médias à disposition. GenAmi offre à tous des guides de recherche, des conseils, des sujets d'actualité, et propose à ses adhérents des fichiers généalogiques, un accès à son forum international d'échanges et de données, une revue trimestrielle de généalogie juive, une bibliothèque pour consultation et emprunt, des réunions et des voyages thématiques.

Fonctionnement normal

05/09/2020

Annie Cordy est décédée ce 4 septembre 2020 à l’âge de 92 ans à Vallauris. Vous trouverez beaucoup de photos d'elle.
Née Léonie Cooreman, à Bruxelles, le 16 juin 1928.
Elle fut une enfant cachée pendant la guerre 1939-1944, avec sa sœur et son frère car de mère juive, Maria de Leeuw.
Elle s’illustra dans la chanson et les comédies musicales. Elle fut aussi actrice.
Elle a été anoblie par le roi des Belges qui lui a donné le titre de Baronne.

Origines surprenantes des juifs ashkénazes
31/08/2020
Origines surprenantes des juifs ashkénazes

Origines surprenantes des juifs ashkénazes

Origines surprenantes des juifs ashkénazes Origines surprenantes des juifs ashkénazes Détail de'Juifs ashkénazes priant dans la synagogue de Yom Kippour.Les Juifs ashkénazes sont un groupe ethnique juif qui ont leurs premiers ancêtres issus des tribus indigènes d'Israël....au moins d'un côt...

Photos from GenAmi's post
28/08/2020

Photos from GenAmi's post

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=3178847648889855&id=1472324772875493
23/08/2020

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=3178847648889855&id=1472324772875493

🇬🇷🕍🏘🏛 LIVE DE PCJ à Corfou (#Grèce). Aujourd'hui, Patrimoine et culture du Judaïsme vous invite à découvrir le patrimoine juif corfiote (synagogue, ghetto, cimetière...).

👨‍🏫 #Historique : La première mention d'une présence juive sur l'île de Corfou remonte au XIIe siècle. À l'époque, le rabbin-explorateur Benjamin de Tudèle indique y avoir rencontré un unique juif. Deux siècles plus tard, leur nombre est si important que les Vénitiens, devenus maîtres de l'île, les enferment dans un ghetto appelé "#Evraïki". Cette oppression n'empêche pas nombre de leurs coreligionnaires fuyant l'Espagne de les rejoindre au XVIe siècle, de sorte qu'en 1558, un recensement fait état de 200 chefs de famille juifs et de 500, un siècle plus tard (1663). Principalement artisans et commerçants, les Juifs de Corfou se livrent alors à la teinture, au tannage du cuir, au prêt d'argent et au courtage de marchandises entre Venise et le Levant.
La domination française, entre 1807 et 1815, leur offrira une égalité de droit temporaire. La mise sous protectorat anglais de l'île après la défaite de Waterloo, est suivie de mesures discriminatoires, dont la suppression du droit de vote ; et ce n'est qu'en 1864 - lors du rattachement de Corfou à la Grèce - que les Juifs locaux retrouvent leurs droits. Mais l'antisémitisme orthodoxe comme catholique reste virulent : en 1891, une accusation de crime rituel est à l'origine d'un pogrom, dont l'issue est l'exode d'un nombre important de familles (comme celle de l'écrivain séfarade Albert Cohen).
À la veille de la Shoah, il ne reste ainsi plus que 2.000 Juifs sur l'île.
🕯Relativement bien traités par les Italiens, qui occupent l'île de 1941 à 1943. Les nazis, qui prennent ensuite le relai, raflent les Juifs et, en quelques jours, au mois de juin 1944, déportent vers Auschwitz 1.800 membres de la communauté.
En 1948, leur nombre n'est plus que de 170 et vingt ans plus tard, de 92. À ce jour, il ne sont plus que quelques dizaines et, outre la Synagogue baroque de style vénitien connue sous le nom de "Scuola Greca" (XVIIe/XVIIIe siècle), ne restent que les ruines de l'ancien Talmud Torah (à proximité), quelques encoches de mezouzah dans l'ancien "ghetto vénitien", des noms de rues évocateurs et un seul cimetière (À noter que la communauté possédait 4 synagogues et 3 cimetières avant-guerre).
👉 https://youtu.be/cczaAylOvNI
En 1993 a eu lieu la dernière circoncision, et en 2018, le dernier enterrement et le dernier mariage connus.

© Emmanuel Attyasse
Pour aider PCJ :
https://www.leetchi.com/c/pcj-2e-anniversaire

Las Chuetas, Rafael Nadal et le voyage secret de Jesus...
10/08/2020
Rafael Nadal : Une histoire juive? - JForum

Las Chuetas, Rafael Nadal et le voyage secret de Jesus...

Je ne sais pas si Rafaël Nadal est au courant de quoi que ce soit à ce propos, mais si c’est le cas, il peut revendiquer son passé juif en même temps qu’il aspire à retrouver sa couronne de numéro un mondial de tennis

Au Chambon sur Lignon, ma famille paternelle a d'abord loué une maison chaque été avant les années de guerre avant d'y s...
04/08/2020
Haute-Loire. Au Chambon-sur-Lignon, Michel Cymes se souvient de «l’odeur des forêts du Plateau»

Au Chambon sur Lignon, ma famille paternelle a d'abord loué une maison chaque été avant les années de guerre avant d'y séjourner durablement lorsque la zone libre est tombée aux mains des Allemands. Au cours de quelques visites avec mon père au Chambon, ce dernier a souvent évoqué la maison de Tante Soly, en plein centre ville. (C. Gutmann Guillot)

https://www.leprogres.fr/sante/2020/06/17/michel-cymes-se-souvient-de-l-odeur-des-forets-du-plateau?utm_medium=Social&utm_source=Facebook#Echobox=1596526052

Dans les années 1960, le médecin a passé plusieurs étés et quelques hivers chez Tante Soly, l’un des homes d’enfants du Chambon-sur-Lignon.

L'association de généalogie juive GenAmi, créée en 1997 afin de moderniser les recherches, en particulier sur l'Internet...
23/07/2020
GenAmi - Association de la généalogie juive

L'association de généalogie juive GenAmi, créée en 1997 afin de moderniser les recherches, en particulier sur l'Internet alors naissant, reste à la pointe du progrès et des études diversifiées sur toute la France et à l'étranger d'où arrivent ceux qui contribuent à la diversité de la France : juifs d'Allemagne, d'Autriche, de Russie, de Pologne, de Lithuanie, d'Angleterre, de Belgique, des Pays-Bas, d'Afrique du Nord ... etc. Aucun pays ne nous est étranger pour des recherches en milieu juif. Et nous nous lançons maintenant dans la généalogie génétique.
Chaque trimestre, une très belle et intéressante revue est proposée à nos adhérents et visible en ligne et en couleur bien sur.
Un forum afin de poser des questions accessibles à tous les adhérents permet de résoudre de très nombreux problèmes restés en suspend, grâce à nos adhérents expérimentés.
Sur notre site www.GenAmi.org, les sujets culturels sont accessibles à tous nos visiteurs.
A bientôt, j'espère !
La Présidente et tous les administrateurs de GenAmi.

16/07/2020

Magnifique discours d'Erick Lebahr

C'était un 16 juillet de sinistre mémoire...le début de la rafle du vel d'hiv. En 2015, j'avais prononcé ce discours de commémoration,loin de toute bienséance et de tout accommodement avec le politiquement correct...Applaudi par la majorité des personnes présentes, j'avais violemment été pris à parti par des élus d'extréme gauche. Je m'étais donc dit que j'avais visé juste.. Aujourd'hui , je ne changerais pas une virgule à mes propos...

Mesdames et Messieurs les responsables des autorités civiles, militaires et religieuses.

J’ai été sollicité par le CRIF, bien que n’en étant pas membre, pour commémorer avec vous ce qui est communément appelé la « rafle du veld’hiv ». Aussi, je dispose d’une certaine liberté de parole, dont je n’entends pas me départir.
Je m’exprimerai donc en tant que citoyen français lamda, profondément attaché à mon pays, observateur des choses du monde, un monde plongé dans des eaux troubles, des eaux noirâtres. Plus particulièrement, c’est en tant que français juif, également fier de cette deuxième facette de mon identité, que le je ferai.

Mesdames Messieurs, je mesure le poids des mots, et l’honneur qui m’échoit de les prononcer devant cette honorable assemblée. L’occurrence qui nous rassemble aujourd’hui, son décor, son protocole requièrent assurément une forme de solennité, qu’il convient de respecter.

J’aurais donc pu me contenter d’un discours convenu, dont s’accommoderait « le politiquement correct », et qui ferait que chacun d’entre nous retourne dans ses pénates, avec le sentiment et la bonne conscience du devoir accompli.

Mais je n’en ferai rien. La folie des temps que nous vivons actuellement, me l’interdit. Hélas, comme dans un écho nauséabond, ces temps présents semblent entrer en résonance avec cette période sombre des années 30 précédant l’abîme, période que l’on croyait révolue.

Même s’il existe d’importantes dissonances entre ces deux époques, le parallèle ne peut être totalement éludé. J’y succomberai donc, en filigrane de mon discours. Parce que, selon moi, une commémoration ne prend véritablement tout son sens que si elle permet d’opérer des projections sur le présent et sur l’avenir. Outre le souvenir, il convient aussi de cultiver « le devenir ». Alors, j’évoquerai également l’antisémitisme d’aujourd’hui, car l’on en a jamais fini avec ce virus extrêmement résilient, comme vous le savez.

Mais j’en reviens à notre sujet du jour, la rafle du Vel d’Hiv.
Il est dans la vie d’une nation des moments qui blessent la mémoire. Il est des instants qui offensent la représentation que l’on se fait de son pays. Il est des faits qui sonnent comme une injure à son génie national.

Surtout lorsqu’il s’agit de la France, la belle, la rebelle, la patrie des lumières, la terre des Droits de l’Homme.

Et le simple fait que le crime que nous évoquons aujourd’hui, ait été commis sur son sol, à Paris, dans nos rues, nos cours d’immeubles, nos cages d’escaliers, ajoute à l’abjection.

L’idée qu’il ait été perpétré avec la complicité active de certains de nos concitoyens, exacerbe son caractère ignominieux.
Car c’est la police française de l’époque, sur la base de listes qu’elle avait elle-même établies, qui a arrêté des milliers d’innocents. C’est la gendarmerie française qui les a escortés jusqu’au camp d’internement.
Pas un soldat allemand n’a été sollicité pour la mise en œuvre de cette opération !

Cette vérité factuelle de la responsabilité directe de l’Etat français, dans l’arrestation, la déportation, puis l’extermination de près de 80.000 personnes (juifs français et étrangers, mais aussi de tziganes, de résistants, de franc-maçons, d’homosexuels), cette vérité donc a enfin été reconnue pour la première fois par le Président CHIRAC le 16 juillet 1995. 50 ans plus tard !!

L’honneur d’une nation, sa grandeur, c’est de reconnaitre ce qui, un jour, a fait son déshonneur.
La rafle du Vel d'HIV du 16 juillet 1942, qui fut le prélude à d’autres rafles d’envergure des deux côtés de la ligne de démarcation, porte la cicatrice béante de ce déshonneur.

La compromission de l’Etat français fut telle, cette infamie nationale fut d’une telle acuité que pour la première fois le gouvernement de Vichy pris la décision d’arrêter aussi les femmes et les enfants, y compris les nourrissons.

D’une façon plus large, la réalité et l’ampleur de l’extermination des juifs d’Europe ont été longtemps tues. Il a fallu attendre 30 ans, début des années 70, pour que les consciences commencent enfin à s’éveiller…

Sous cette chape de plomb, demeuraient tant de souvenirs enfouis, de mémoires reléguées, de morts oubliés, de destins prématurément fauchés, de vies empêchées de s’accomplir…

Surtout ne pas savoir. Ne pas voir. Ne pas entendre les souffrances des survivants durablement assignés au silence. Car dans cette période de l’après-guerre, il s’agissait par-dessus tout de célébrer la paix retrouvée, et
de rétablir l’unité et la concorde nationale.

C’est donc la vocation d’une telle commémoration, de raviver cette mémoire blessée, d’incarner à jamais ce cri silencieux, ce silence qui hurle, étranglé dans ces milliers de gorges par-delà le temps.
Car « si l’écho de leurs voix faiblit, nous périrons » disait le poète Paul ELUARD.

Ces hommes, femmes et enfants, massacrés parce que nés juifs, tous ces êtres consumés dans la géhenne nazie, ne les oublions pas ! Parce que la seule tombe de ces victimes sans sépulture, c’est notre mémoire !!!

Parce que la barbarie aura triomphé, les bourreaux auront atteint leur but, si ces suppliciés disparaissaient de notre conscience pour se fondre dans la nuit, pour se dissiper dans le brouillard de l’oubli.

Nous devons précisément, plus que jamais, lutter contre les coalitions de l’oubli, faire en sorte que cet événement ne se dissolve pas, grain après grain, dans le sablier du temps.

Lorsque l’on y pense, le fait que le cataclysme concentrationnaire ait pu se produire au cœur d’une Europe éclairée, en plein 20ème siècle, le fait qu’il ait été perpétré le peuple Allemand, un de ses peuples les plus cultivés de l’époque, fait éclater toutes les catégories habituelles de la pensée et de l’analyse.

Cette monstrueuse machine à broyer les juifs, uniquement parce qu’ils étaient juifs, ne pouvait fonctionner qu’avec l’appui d’innombrables complicités. Tel est le terrible constat du professeur Ady STEG : « la persécution contre les juifs, a-t-il dit, ce n’étaient pas seulement les SS. C’était aussi des bureaux d’études, des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs, des hommes d’affaires, des transporteurs, des gendarmes… et autres grands services de l’Etat…

C’était cela la shoah, ce système global de meurtres de masse, conçu comme une souricière abominable, une toile d’araignée ne devant permettre à aucun juif de s’échapper.

Mais les juifs ne pouvaient imaginer l’inimaginable, concevoir l’inconcevable… Avec les Lois anti juives d’octobre 1940 promulguées par Vichy, comment ces proies faciles et vulnérables, spoliées, traquées, affublées de l’étoile jaune, exclues de la communauté nationale, auraient-elles pu s’abstraire de cette tragédie ? La curée pouvait commencer…

Les mots sont déclassés, impropres à restituer une réalité aussi paroxysmique, cette programmation mortifère, cette persécution systématique, cette extermination méthodique et industrielle des juifs d’Europe. D’où cette singularité de la shoah.

Mais singularité ne signifie pas unicité, loin s’en faut. A cet égard, les juifs se montrent ô combien solidaires des victimes des autres génocides, par exemple du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, du génocide arménien en 1912, etc … Plus loin de nous encore, les juifs furent massivement solidaires de Martin Luther King, dans sa lutte pour la reconnaissance des droits civiques des noirs aux Etats-Unis…

Car la douleur n’a pas de frontières, ni spatiales, ni temporelles : elle doit rassembler et unir, non pas diviser… Pourtant, plus de 70 ans après la libération des camps d’extermination, alors même que la shoah incarne le mal absolu, alors que sa mémoire est célébrée, notre conscience n’est pas tout à fait apaisée.

Parce qu’il y a le négationnisme. Il y a le relativisme. Il y a la minimisation indécente, la minoration fielleuse, la banalisation, les comptabilisations morbides, les polémiques perfides. Il y a cette immonde concurrence mémorielle, cette course stupide à la concurrence victimaire, dont certains hérauts sont un ex humoriste et son acolyte, un doctrinaire cynique et pervers. Je ne les nommerai pas à dessein, tant la seule évocation de leur nom me révulse.

L’importance de leurs aficionados, le nombre de leurs affidés, qui remplissent des salles entières de spectacles, est le reflet d’un symptôme. Plutôt que de spectacles, il ne s’agit que de meetings politiques, où l’on prône surtout la haine judéophobe, où l’on raille continuellement la shoah.quelle honte !

Ce phénomène est le marqueur ostensible de l’existence d’une contre-société qui ne se reconnait pas dans les valeurs de notre République, dans les principes de notre démocratie. Et c’est ainsi que, dans l’illusion du petit frisson rebelle et transgressif d’un soir, ce petit monde indigne se souille, se déprave, s’avilit lui-même…

Mais dur est leur réveil au petit matin frileux, dans l’amer constat de leur échec à exorciser leur médiocrité… car il ne suffit pas, pour cela, d’imputer aux autres ses propres insuffisances… cela serait trop facile … Les autres, ce sont toujours les juifs, éternels bouc-émissaires…

Mesdames Messieurs, n’en doutez pas, il y a une fusion, un syncrétisme des haines. La haine des juifs, ces sentinelles de la République, est le baromètre, le reflet de la haine de nos sociétés occidentales, de la haine de la démocratie, de la haine de la France, des français dans leur ensemble.

Cette haine infuse notamment au sein d’une partie de la jeunesse d’origine musulmane de nos banlieues (je dis bien « une partie, une minorité, mais une forte minorité »). Elle se diffuse peu à peu au sein de la société. Le juif honni, exécré parce que juif, est désormais perçu par eux comme « l’occidental au carré ». S’il n’est pas une cible exclusive, loin s’en faut, il est une cible très préférentielle, structurelle, consubstantielle au Djihad planétaire (lequel, ailleurs, vise aussi les chrétiens d’Orient, ainsi que les musulmans dits « hérétiques »ou « mécréants »).

Là aussi, cette réalité d’un antisémitisme viscéral qui sévit au cœur de nos « territoires perdus de la République », et qui recycle l’ensemble des clichés, poncifs odieux du vieil antisémitisme d’antan, cette réalité donc a été longtemps tue, dissimulée sous le tapis.
Par souci illusoire de « sauvegarde de la paix civile » !
Mais la vérité finit toujours par éclater. Cela faisait 15 ans (!) que les français juifs dénonçaient l’ampleur de ce phénomène, sans véritablement être entendus. 15 ans de solitude, de relative indifférence populaire de la part de la société civile.

Mais j’entends poindre au loin, comme une ritournelle, une petite voix qui nous est familière, lorsque l’on ose s’aventurer sur ce sujet, « pas d’amalgame ! » « pas de stigmatisation ! » Avec parfois en prime cette escroquerie intellectuelle qu’est l’accusation « d’islamophobie », pour le simple fait d’évoquer la question !
Bien évidemment, il est absolument proscrit de généraliser cette problématique à l’ensemble de nos concitoyens de confession musulmane.

Envers ceux (la majorité) qui n’adhérent pas à ces dérives (et qui en souffrent même), ceux qui sont respectueux de l’ordre républicain, envers ceux qui pratiquent leur foi dans la tolérance et le respect de l’Autre, nous avons une pensée fraternelle et bienveillante. (même si l’on souhaiterait qu’ils soient plus nombreux à dénoncer ces excès, et qu’ils le fassent de façon plus claire). Du reste, les juifs ont toujours privilégié le dialogue interconfessionnel…

Mais hélas, l’extrémisme, le radicalisme musulman, le fondamentalisme islamique, (qui n’est pas seulement importé, mais est désormais implanté au sein de nos sociétés) trouve des relais puissants au cœur de notre pays. J’évoque ici la connivence, pour ne pas dire parfois la complicité d’une frange de l’extrême gauche française.

Dans ses rangs règne un antisionisme virulent, mais qui n’est qu’une façade, un masque, un cheval de Troie, un prétexte qui dissimule mal un antisémitisme souvent débridé. Le BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanction), financé par des ONG arabes, en est une illustration symptomatique. Ennemi de la paix par excellence, pour parvenir à ses fins de la destruction d’Israël, il feint d’utiliser la langue des Droits de l’Homme, Double imposture !

D’ailleurs, il y a, au niveau mondial une orchestration, une planification délirante pour diaboliser Israël, faire de l’Etat juif le juif des Etats, l’affubler à son tour d’une étoile jaune.
Alors qu’il y a d’innombrables foyers de conflits dans le monde, la focalisation obsessionnelle, irrationnelle, systématique, exclusive, outrancière, névrotique sur ce minuscule Etat (grand comme 3 départements français), relève assurément d’une pathologie d’ordre psychiatrique.
C’est donc ce petit Etat, noyé dans un océan d’hostilité environnante depuis sa renaissance en 1948, le seul Etat démocratique de la région, qui a l’outrecuidance de se défendre, de lutter pour sa survie, qui concentre l’essentiel de l’opprobre au niveau international.

Mais, dans ces basses manœuvres, il ne s’agit pas simplement de critiquer tel ou tel aspect de la politique d’un gouvernement. Cela serait acceptable… à la condition qu’il y ait une symétrie dans les critiques, qu’il n’y ait pas cette pratique de double standard à son égard. Non, il s’agit en fait de délégitimer un Etat, l’Etat d’Israël (pourtant légalement consacré), de dénier son droit à l’existence, de préparer ainsi les esprits aux projets d’éradication les plus sordides. Les préparer à un nouveau génocide, perpétré à l’endroit où est concentré la plus importante population juive au monde.

Voilà la vérité. Tout cela se déroule, on l’a vu, dans le même temps où le Djihad mondial se concentre en premier lieu sur l’annihilation des juifs de Diaspora. Dans la concomitance tragique de ces deux mouvements, se noue une fois de plus, plus de 70 ans après la shoah, l’enjeu du destin et de la survie du peuple juif tel qu’il s’est reconstruit depuis l’après-guerre. Rien de moins !

Les leçons de l’histoire de la shoah n’ont donc pas été retenues. Et si l’histoire ne ressert jamais les mêmes plats, elle bégaie. C’est ainsi que, dans chaque pays européen, l’on assiste à un antisémitisme de type nouveau, avec un étrange triolisme, un assemblage hétéroclite. Il s’agit de l’émergence de tentatives de connexions entre l’antisémitisme provenant d’une partie du monde musulman et islamique, l’antisémitisme émanant d’une partie de l’extrême gauche, et l’antisémitisme traditionnel d’une partie de l’extrême droite. Ce cocktail détonnant constitue un danger mortel pour les juifs européens…

Un antisionisme radical et primaire est hélas entretenu par une ligne éditoriale continuellement partiale de certains médias. Je pense surtout à l’AFP (l’agence France press), qui sert de référence et donne le « la » à de nombreux médias, et qui est donc un faiseur d’opinions. L’AFP désinforme souvent, dérape, est facilement perméable aux propagandes nauséeuses des ennemis irréductibles de l’Etat juif. Avec, semble-t-il un plaisir ludique, presque jubilatoire… Ce, au mépris de sa propre charte, mais aussi de la déontologie la plus élémentaire du journalisme…

Je soutiens que cette israelophobie délirante nourrit, alimente largement l’antisémitisme en France, contribue à la dénaturation de l’image des juifs, favorise leur détestation létale. En tout état de cause, en quoi les français juifs devaient-ils être essentialisés, agressés au prétexte d’un conflit éloigné de 3000 kilomètres sur lequel ils n’ont aucune prise ? La France n’est-elle pas le pays de la libre appartenance, de la liberté confessionnelle, de la liberté d’opinion, de la liberté d’expression ?
Pourtant, en France, dans les rues de Paris on crie « mort aux juifs ». On attaque des Synagogues. Partout on menace, injurie, agresse, on tue même des juifs uniquement parce qu’ils sont juifs !

La violence antisémite dispose d’un levier important. Que dire en effet de cette contagion de la haine antisémite, qui se répand aussi sur les réseaux sociaux ? La cybercriminalité ou la haine sous couvert d’anonymat ! Internet devenu le lieu par excellence de radicalisation !

C’est un fait d’une triste quotidienneté, plus de 70 ans après la shoah, l’ombre de la tragédie continue de hanter nos esprits. Et les français juifs sont presque dans une forme de marranisme dans leur propre pays, certains devant éviter d’être repérés comme juif.

C’est cette réalité peu reluisante de la situation actuelle qu’il convient de mettre en perspective avec les affres de la tragédie d’hier, celle que nous célébrons aujourd’hui.

Mais avec cette différence notoire, et j’aborde là un volet plus positif, que dans la France d’aujourd’hui, la grande majorité des français n’est pas antisémite.
Avec cette autre différence substantielle qu’il n’y a plus aujourd’hui d’antisémitisme d’Etat, institutionnalisé, bien au contraire. Il y a même cette protection totale garantie par l’Etat français des lieux de culte juifs, des écoles juives, des lieux de rassemblements juifs. Nous lui en sommes reconnaissants.

De plus, il est heureux que se soit produit dans l’opinion un basculement salutaire, une révolution copernicienne très perceptible depuis les attentats du 7 janvier 2015 : le respect et l’estime légitimes de la société civile envers nos policiers, nos gendarmes, nos militaires. Gloire leur est faite, justice leur est ainsi rendue. Ils sont eux aussi des cibles récurrentes …
Mais nous pensons qu’il convient d’aller plus loin encore, transmuer cette estime nouvelle en une moderne dilection, en un amour immodéré envers eux. Ils le méritent !

J’en terminerai en opérant une ultime filiation entre les deux époques, celle d’hier et d’aujourd’hui, une filiation heureuse cette fois.
La shoah n’est pas née de rien, elle n’est pas venue de nulle part. Elle a été rendue possible par des siècles de haine, de calomnies, de bêtise, d’ignorance.
Elle a été précédée de signes avant-coureurs, lesquels n’ont pas suffisamment alerté les consciences.

C’est la raison pour laquelle devant cette résurgence de l’antisémitisme, de la bête immonde, devant la rémanence de ce virus mutant, notre vigilance doit être absolue. Aucun pays, aucune société n’est immunisée contre le mal.

La sécurité des français juifs, leur possibilité de vivre paisiblement leur citoyenneté française, doit être effectivement une « cause nationale »,comme l’a déclaré le Président HOLLANDE, « l’affaire de tous les français », du corps politique à la société civile. Mais cette possibilité doit s’inscrire concrètement dans les faits, au-delà des principes, au-delà des déclarations incantatoires.

Ce, de la même façon que, peut-être ne le savez-vous pas, chaque samedi matin, dans toutes les synagogues françaises, retentit depuis fort longtemps la prière des français juifs pour le salut de la patrie, de la France qu’ils aiment par-dessus tout…

En guise d’épilogue, j’évoquerai ces hommes d’honneur s’il en est, « les justes ».
Inspirons-nous de cette poignée de justes, certes minoritaires, qui parvinrent à arracher des milliers de pauvres gens traqués, des griffes de la milice et de la gestapo. Ils ont ouvert des sentiers de lumière dans la nuit noire, des chemins de fraternité et d’amour dans les ténèbres.

Rendons hommage aux prêches poignants de Monseigneur SALIEGE à Toulouse, de Monseigneur THEAS à Montauban, qui ont contribué à une sorte de « retournement des cœurs et des consciences », à un tournant dans l’attitude de l’opinion publique à l’égard des juifs. (Passant de la délation ou de l’indifférence… à des actes de solidarité active). Grâce à eux ont pu survivre malgré tout les trois quarts des français juifs, ce n’est pas rien !

Honorons donc ces justes parmi les nations, que l’on trouve dans toutes les couches de la société, à des niveaux de cultures variés. Ils furent la grandeur de la France, ils incarnèrent l’autre France, la vraie, la républicaine, celle de la liberté, de la générosité, de la tolérance.

Cette même République dont les fondements même sont ébranlés aujourd’hui, celle dont le pacte social se fissure, dont le vivre ensemble se délite dans un repli communautariste fielleux et haineux.

C’est tout le sens d’un combat pour la mémoire, d’une commémoration. Elle se doit d’être acte de prophylaxie sociale et citoyenne, un processus visant à prévenir, par tous moyens, l’apparition, la propagation, l’aggravation de la maladie.

Gardons foi en l’homme, en sa capacité à dire Non, à choisir le Bien ! Cette commémoration vise aussi à transmettre un message d’espoir…

Alors unissons nos efforts. Faisons barrage au venin du fanatisme, du racisme et de l’antisémitisme, au rejet de nos valeurs démocratiques, à l’intolérance, au non-respect de l’Autre. Pensons à tous ces justes d’antan. Faisons que d’une poignée jadis, ils deviennent une multitude aujourd’hui. Perpétuons leur leçon d’honneur, de dignité, de vie.

Dans leur sillage, soyons soudés et solidaires. Agissons sur tous les fronts ! S’il le faut, changeons de paradigme. Pour notre beau pays, pour nos valeurs démocratiques. Pour nous, pour nos enfants. Nous leur devons !

« Ce n’est que par l’inaction des hommes de Bien que le Mal peut triompher », disait Edmund BURKE. C’est à ce prix, qu’au bout du chemin, la lumière surpassera l’obscurité, l’obscurantisme. Cette guerre qui nous est menée (car c’est bien de cela qu’il s’agit), nous ne pouvons pas la perdre. Parce que nous n’en avons tout simplement pas le droit.

C’est ainsi que, tous ensemble, nous donnerons tout son sens à la maxime de CAMUS : « seule l’obstination de la mémoire et du témoignage peut répondre à l’obstination du crime ».

C’est également tout le sens de la commémoration d’aujourd’hui !

Mesdames, Messieurs, je vous remercie infiniment.
Erick Lebahr

Adresse

76 Rue De Passy
Paris
75016

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