Zellidja - Bourses de voyage

Zellidja - Bourses de voyage Bourses de voyages jusqu'à 1100€ pour les 16-20 ans "Association qui prolonge l’action de l’enseignement public" 01.40.21.75.32 www.zellidja.com
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Bourses de voyages jusqu'à 1100€ attribuées à des jeunes entre 16 à 20 ans, qui ont élaboré un projet de voyage individuel sur un thème et dans un pays de leur choix

Fonctionnement normal

Le 20 octobre à 10h, Ready to Move - Plateforme de mobilités organise un webinaire pour présenter Zellidja et ses membre...
12/10/2020

Le 20 octobre à 10h, Ready to Move - Plateforme de mobilités organise un webinaire pour présenter Zellidja et ses membres.

N'oublie pas de t'inscrire sur ce lien si tu veux y participer : https://www.lianescooperation.org/evenement/webinaire-presentation-des-bourses-de-voyage-zellidja/

/ Déroulé du webinaire :
10h : Introduction
10h10 : Présentation des bourses de voyage Zellidja
10h30 : Session questions/réponses
10h45 : Présentation d'un voyage réalisé à l'été 2019 en Norvège sur le thème : Le Friluftslilv, une réalité en Norvège ?
11h00 : Session questions/réponses
11h10 : Intervention d'un bénévole de l'association Zellidja
11h30 : Clôture du webinaire

/ Intervenants :
Bérénice THOUIN, Association Zellidja - Déléguée régionale Hauts-de-France
Célia LÉPINE - Jeune ayant réalisé un voyage Zellidja en 2019

Plus d'infos sur l'événement : https://www.facebook.com/ready2movefr/

OUVRAGES Z 📖Ce jeudi 8 octobre va paraître le livre "Aller avec la chance", d'Iliana Holguín Teodorescu aux éditions Gal...
04/10/2020

OUVRAGES Z 📖

Ce jeudi 8 octobre va paraître le livre "Aller avec la chance", d'Iliana Holguín Teodorescu aux éditions Gallimard.

Iliana est partie en voyage Zellidja en 2018 parcourir l'Amérique latine. Elle nous raconte comment son voyage a été modifié jusqu'à durer 7 mois. Elle a finalement décidé d'écrire des portraits d'automobilistes rencontré.e.s en faisant du stop. Son livre retrace ses 9356 kilomètres...

Plus d'infos sur l'ouvrage : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Verticales/Verticales/Aller-avec-la-chance?fbclid=IwAR0627zu6AqbR13oRWbZXTFSeK575YJVNSLi_XTCULzI1UArHHBazwtV7vw

Découvrez quelques photos du Festival Colportage qui a eu lieu ce week-end à Manigod 🗻
29/09/2020

Découvrez quelques photos du Festival Colportage qui a eu lieu ce week-end à Manigod 🗻

ARCHIVES : LE CHALET 🏔⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀Ce week-end aura lieu à Manigod le festival Colportage ! Ce rassemblement festif est né d...
24/09/2020

ARCHIVES : LE CHALET 🏔
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Ce week-end aura lieu à Manigod le festival Colportage ! Ce rassemblement festif est né du désir commun de créer quelque chose entre des Hauts-Savoyards et leurs montagnes, et des jeunes Z avec la tête pleine de voyages et de rêves...
https://www.facebook.com/ColportageFestival
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C’est l’occasion de vous partager quelques archives du chalet Zellidja !
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“Dans les années 60, pour des queues de cerise, quelques membres de l’association décidèrent d’acquérir un vieux chalet dans les Alpes. Un chalet-ferme dont « l’âme », préservée par les améliorations et transformations, date d’au moins 300 ans. En prime, la propriétaire nous fit cadeau d’une vieille bagnole d’avant guerre qui fut utile pendant quelques années. Peu à peu, sous la direction de Jacques Millet, le chalet fut réparé, consolidé, amélioré par les membres de l’association travaillant, hiver comme été, sous sa férule. Nous avons fait des choses incroyables comme le remettre d’aplomb en le redressant d’une soixantaine de centimètres sur la face nord et je me souviens, moi qui n’était pas bricoleur et le suis devenu grâce à ce chalet, avoir installé, tout seul, inconscient, la grande baie vitré qui ouvre ce qui fut l’étable transformée en salle de séjour, sur la vallée.”
Claude Marie Vadrot

Ground Control partage aujourd'hui un podcast réalisé l'année dernière "Les nouveaux explorateurs sont en quête de sens"...
28/08/2020
Les nouveaux explorateurs sont en quête de sens - Ground Control

Ground Control partage aujourd'hui un podcast réalisé l'année dernière "Les nouveaux explorateurs sont en quête de sens", n'hésitez pas à aller l'écouter :

[S’aimer]
Et si partir à l’étranger n’était pas seulement dans le but de découvrir de nouveaux paysages ? Quelles histoires se cachent derrière ces nouveaux explorateurs ? Pourquoi traversent-ils pays et continents? Faut-il forcément partir pour explorer ? Ce sont les question que l’on pose à Elisabeth, ambassadrice de l'association Zellidja - Bourses de voyage et Clémence et Flora deux jeunes femmes en recherche de leur paix intérieure. 🗺

podcast · 9m2 - Quelles histoires se cachent derrière ces nouveaux explorateurs ? Pourquoi traversent-ils pays et continents ?

Petit hommage à Michel Vallet, Lauréat Zellidja 1949 (Prix du président de la République et grand prix), Officier de St-...
06/08/2020
Histoire et traditions des Touaregs par l'ethnologue Michel Vallet - La Frap

Petit hommage à Michel Vallet, Lauréat Zellidja 1949 (Prix du président de la République et grand prix), Officier de St-Cyr, Dernier commandant de la Compagnie méhariste du Tidikelt-Hoggar, Docteur en Études africaines, Ethnologue, chercheur CNRS au RCP 43 (dirigé par Germaine Tillon), spécialiste du Sahel et du Sahara. Décédé il y a deux ans.

Dans cette interview enregistrée quand il avait près de 90 ans, Michel Vallet évoque encore son voyage Zellidja comme sa première mission au Sahara. Il réalisa alors un rapport illustré "Féérie des sables" sur l'architecture et l'urbanisation dans cette région.

Pendant plus de 50 années, Michel Vallet a recueilli au cours de ces missions en tant que militaire et chercheur,...

PORTRAIT ZELLIDJAChloé est partie en Finlande en 2018 pour son VZ1, puis a effectué son second voyage sur les îles de Pâ...
10/07/2020

PORTRAIT ZELLIDJA

Chloé est partie en Finlande en 2018 pour son VZ1, puis a effectué son second voyage sur les îles de Pâques. Elles raconte ici une partie de ses expériences !

N'hésitez pas à consulter notre page Instagram pour découvrir d'autres portraits de Z : https://www.instagram.com/boursezellidja/

A l'aventure près de chez soi...  Demain mercredi 8 juillet à 19h, une visioconférence pour inventer d'autres manières d...
07/07/2020
A l'aventure près de chez toi: comment voyager autrement ?

A l'aventure près de chez soi... Demain mercredi 8 juillet à 19h, une visioconférence pour inventer d'autres manières de voyager ! Parce que le voyage, ce n'est pas aller loin, et qu'il est plus que jamais d'actualité de se déplacer moins et mieux !
Les Canaux / Enlarge your Paris/ Mad Jacques & co 🌎

⛵ Pas besoin d'aller loin pour passer de belles vacances ! En France, de nombreux entrepreneurs engagés réinventent le tourisme pour en fair...

21/06/2020

VOYAGES CONFINÉS #7

Ce week-end on vous présente le dernier témoignage des voyages confinés ! Il s'agit de celui de Sinoë Meissonnier, Z 2019, confinée avec sa famille à Lille.
Merci à toutes pour vos participations !

"Contrairement à ce que l'on pourrait le croire étant donné mon caractère de globe trotteuse, cette période d'immobilisme me libère.

Je voyage à travers mes passions. dessins, lectures, musiques, écritures. La routine habituelle disparaît, la notion du temps est floue, je ne fais que ce qui me plait, un mode de vie similaire aux voyages les plus fous. Ces voyages que je rythme de coups de crayons et de mots à travers les journaux de bords, ces voyages qui valsent au son de mon ukulélé qui en réclame encore.

Je voyage à travers les mots. Si je ne vis pas concrètement l’expérience d'un voyage impliquant l'ouverture vers de nouvelles cultures, personnes, modes de vies ou paysages,ce sont les livres qui me les font vivre, un peu plus à chaque pages.

Je voyage à travers moi. Un voyage intemporel, me replongeant dans mes souvenirs tout en me projetant vers mon avenir. Se poser, c'est aussi mieux penser à ce que je veux devenir, écouter mes envies quitte à réfléchir aux futurs projets de voyages qui rythmeront ma vie.

De ce voyage intérieur apparaît la solitude. Cette solitude ressentie est similaire à celle que j'ai éprouvée durant mon voyage. Que je sois immobile ou en mouvement, s’animent les mêmes pensées, celles qui me construisent et me rendent plus forte pour avancer."

VOYAGES CONFINÉS #6Alicia Couëdelo est partie en voyage en 2019 sur la péninsule ibérique, elle était confinée à Rennes ...
13/06/2020

VOYAGES CONFINÉS #6

Alicia Couëdelo est partie en voyage en 2019 sur la péninsule ibérique, elle était confinée à Rennes et repense à ses moments à Porto... Elle nous partage ses réflexions et un dessin de son voyage au Portugal.

"Deuxième mois de confinement, nos savons s’épuisent. J’attrape la petite boîte rose qui porte le dernier savon de l’appartement. Cette petite boîte rose m’accompagne en voyage et contient toujours celui qui m’a suivi pendant les deux mois de mon périple Zellidja. Au premier lavage, le parfum me monte au nez, je respire à plein poumons. Un, deux. L’auberge de jeunesse de Porto apparaît dans ma tête, ses douches toutes neuves, la cuisine et les premières saveurs du Portugal. Je m’assois seule sur le balcon de la chambre où j’ai passé mes premières nuits de voyage. Neuf, dix. Tout est calme, il ne fait pas très chaud. Je marche, revois les rues de Porto et ses toits orangés. Mon cœur se serre comme il s’est serré un an auparavant. Cette innocence du grand départ et l’émerveillement des premières découvertes s’emparent à nouveau de moi. Vingt-et-un, vingt-deux. Il y a cette rue qui me revient souvent à l’esprit. Mais impossible de me souvenir à quelle ville elle appartient, tout est flou, j’ai peur de déformer ce souvenir. Peut-être n’est-ce qu’un songe, rien n’est moins sûr. Vingt-neuf, trente. Je rince mes mains, ouvre les yeux et observe le sourire sur ce visage qui me fait face dans le reflet du miroir."

On se retrouve le week-end prochain pour le dernier témoignage confiné !

07/06/2020

VOYAGES CONFINÉS #5

Chloé Dine est partie en VZ1 en 2018 en Suède, pour un projet sur le développement durable. Pendant le confinement, Chloé était dans le Lot avec des ami.e.s, et a pu réfléchir à notre lien avec le jardin 🌱:

« "Tout, dans la nature, est soumis à des cycles. Alors que nos attentes ne sont pas toujours naturelles et que nous sommes tendus vers une activité productive et une croissance incessantes, la nature exige une saison de flétrissement et de retrait, nécessaire à la production de nouvelles graines et à la croissance future. Je suggère alors que, nous aussi, nous avons besoin de prendre un temps pour ralentir et examiner ce qui, dans nos vies, doit sécher et mourir pour qu’un nouveau départ advienne."
Cet extrait est tiré d’un texte de Jay Rice intitulé "Se retrouver au jardin : prendre soin de la nature humaine."

Je crois que, plutôt qu’une bibliothèque, j’aime bien imaginer mon monde intérieur comme un jardin. Un jardin avec ses arbres, avec ses fleurs, avec ses zones d’ombres et ses zones ensoleillées. Il y a des plantes qui poussent là depuis des années et des années : beaucoup d’amitiés, que le temps a teinté d’une multitude de nuances colorées, certaines passions qui ne se sont jamais estompées - la lecture, le dessin, la musique - ou des capacités que j’ai toujours eues… ou pas eues, justement – pas moyen de se débarrasser de ce sens de l’orientation lamentable, il repousse à chaque fois ! -

Les arbustes avec les racines profondes là-bas, qui s’emmêlent un peu partout, ce sont les relations que j’entretiens avec ma famille. Celle avec mon frère a longtemps eu du mal à pousser, mais il lui fallait juste un peu plus de soin, d’eau et de soleil, et la voilà maintenant qui fleurit. Plus loin, les oliviers de mes voyages apportent l’ombre nécessaire aux fleurs de l’ouverture aux autres et de la confiance en soi : elles poussent bien mieux depuis un certain voyage en Suède seule il y a presque deux ans.

Cette période de confinement, c’est l’occasion de passer plus de temps que d’habitude dans son jardin et, peut-être, comme le dit Jay Rice, y voir ce qui est en train de faner et ce qui est en train de germer. Et si rien ne germe pour l’instant, c’est tout aussi bien : dans la suite de son texte, Jay Rice écrit encore un passage que j’aime beaucoup : « Imaginez comme il serait agréable de pouvoir aller à une soirée, dans une période de transition de notre vie, et de répondre à la question « Que faites-vous ? » en disant : « Je viens de terminer une phase pendant laquelle j’ai mené à bien un projet. Je pense que je suis maintenant en jachère, de telle sorte que je peux me régénérer ».

Cette idée de jachère me plaît bien, et je crois -sans avoir su le formuler sur le moment avoir déjà expérimenté ce genre de périodes. Mais aujourd’hui, ce serait plutôt l’inverse. A l’image
des principes de la permaculture que je commence à appliquer dans le potager de mes parents, j’ai la sensation qu’il se passe quelque chose de similaire dans ma tête : ne pas chercher à tout contrôler, laisser venir, laisser être. Depuis quelques temps, j’ai arrêté d’essayer d’arracher ce que je
considérais comme des mauvaises herbes. Quand, dans la ferme où je faisais du wwoofing en Suède, j’avais demandé à Marion si la plante que je m’apprêtais à arracher était bien une mauvaise herbe, elle m’avait répondu en souriant dans un haussement d’épaules : « it’s humans who decide
which ones are the weeds ». Brusque prise de conscience.

En aimant tout ce qui pousse aussi bien que tout ce qui fane dans notre jardin, c’est nous-mêmes que nous aimons. Et comme ce sentiment est agréable. Et puis, au-delà de cette métaphore d’un jardin intérieur, prendre soin de la nature, c’est prendre soin d’un tout auquel on appartient, et finalement prendre soin de soi.

Je m’attendais à trouver ce confinement bien plus difficile que ça, qu’il serait l’occasion d’une longue introspection et d’un tas de remises en questions, et je me réjouissais presque à l’avance de ce genre de périodes qui sont souvent aussi dures à traverser qu’enrichissantes. Mais il faut bien se
rendre à l’évidence : hormis quelques jours de flottement et de réflexions, je me sens tout simplement bien, calme et sereine. Peut-être que cela vient aussi de ce petit ruisseau qui s’est
insinué au cœur de mon jardin depuis quelques temps. Les plantes ont l’air de s’épanouir autour de lui, et l’eau bercée par son courant joue une mélodie qui m’apaise toute entière.

Parlant de mélodie, je crois qu’il y a aussi de ça dans ce confinement : comme il n’est plus possible de prévoir des choses pour le futur, c’est le présent qui s’impose soudainement comme temporalité première. Et dans ce présent, auquel on prête parfois trop peu d’attention, il y a une
multitude de choses à voir et à entendre. A écouter, en fait. Réapprendre à écouter. Les bruits autour de soi, la voix des autres ou celle de la solitude. Le souffle du vent, les gouttes de pluie sur le toit et sur le sol, la terre qui respire. Le son de la nature qui pousse et de la vie qui passe. Tant et tant de choses qui invitent à se sentir là, vivant, et à sentir à quel point c’est déjà beaucoup. »

31/05/2020

VOYAGES CONFINÉS #4

Marion Rivière, lauréate Zellidja 2011, a écrit ce texte "Voyage et confinement" lors de son confinement seule en Seine-et-Marne. Bonne lecture !

"J’ai essayé de me souvenir de moments dans ma vie où j’ai été coupée de certaines choses de mon quotidien, de mes activités habituelles et de mes proches. Et ce qui m’est apparu c’est que j’ai déjà vécu de telles expériences : Certains de mes voyages. Pérou, Inde, Sri Lanka, Cameroun, Togo… mis bout à bout, ce sont des mois passés loin de ma famille, de mes amis, de la salle de classe, de l’équipe de travail, de la salle de danse, et du local associatif. C’est incroyable que je n’y aie pas songé plus tôt. Je me serais donc sans le savoir préparée au confinement grâce au voyage ? Certes, dans le voyage je m’extrais de mon quotidien par mon propre choix tandis que dans le confinement c’est un pouvoir extérieur qui l’impose. Et le voyage est une mise à distance, plus qu’un confinement... Vraiment ? N’y aurait-il pas eu des instants de confinement dans mes voyages ?

Alors je repense à ces jours coincés dans un endroit car on me dit que dehors c’est dangereux… ou bien parce qu’il fait trop chaud… ou bien parce que je suis blessée ou malade… ou bien parce qu’en tant qu’invité je m’adapte à mon hôte et n’ose perturber la coutume… ou bien parce que je dois étudier un phénomène socioculturel… ou bien parce que je n’ai pas d’autres toits où aller encore… ou bien parce qu’il n’y a rien à voir ou à faire dans les alentours...

Les raisons étaient multiples mais le fait identique : confiné dans un espace pour quelques heures, quelques jours, voire quelques semaines. On me dira , c’est différent : je pouvais sortir, me promener, les lieux étaient étrangers donc je pouvais sans cesse m’émerveiller et m’intéresser. A vrai dire, ce n’est pas parce que le temps est entre parenthèse, que l’espace est exotique, coloré, nouveau et riches de recoins mystérieux, que le sentiment d’enfermement, l’ennui, le ras le bol et l’énervement n’arrivent pas. Au bout de trois semaines d’enquête sur un marché africain, au bout de deux jours à traîner dans la maison familiale d’une amie en Inde, ou au bout de trois jours à mordre la poussière du chemin sans descente pour atteindre une cité inca, on ne les voit plus vraiment les merveilles du monde autour de soi. On commence à pester et le corps s’agite. Ces sentiments de lassitude et d’étouffement ne sont pas empêchés par l’exotisme et l’aventure. Même dans les voyages, ils naissent naturellement, par les bégaiements des jours, le paradoxe de la solitude dans la masse, l’incompréhension de l’Autre, et le statisme des routines.

Oui j’en ai connu des confinements dans mes voyages. Comment les ai-je géré ? Y aurait-il quelques forces, quelques remèdes dont je pourrais m’inspirer aujourd’hui? Non. Parce que dans ces instants, j’ai usé de ma liberté pour fuir lorsque la limite du soutenable était trop proche. J’ai quitté le marché africain pour aller voir des amis dans un autre village. Je suis allée marcher en ville très loin de la maison de mon amie en Inde. Au Pérou j’ai limité ma randonnée à un aller-retour à un seul site. En fait, dans le voyage je crois que je n’ai fait qu’effleurer ces limites de moi-même. Je n’ai fait que les apercevoir. Je n’y ai pas plongé totalement, je n’ai pas joué avec elles jusqu’au bout. Aujourd’hui, clin d’œil du destin ou pas, c’est mon propre appartement, ma propre ville, mon propre pays qui m’oblige à une telle exploration. Qui l’aurais cru ? Certainement pas moi.

Donc, je n’ai pas pleinement accueilli le confinement pendant mes voyages. N’ai-je donc rien appris de ces expériences ? Si, mais d’une façon plus subtile et inattendue. En fait, je crois que ce que le voyage nous apprend principalement c’est de voir la vie comme un voyage. C’est cela le changement de regard dont on parle souvent. On devient capable d’imprimer cette image sur n’importe quelle réalité pour la rendre plus belle, plus drôle, plus extraordinaire, plus acceptable. Alors, et si le confinement était un voyage ?

Doux balancement vers d’autres rives de soi-même. Chemin de pèlerin vigoureux. Tout y est mais dans l’invisible. L’imperceptible. L’indicible.

Le sac à dos est rempli et ouvert. Nos peurs, nos doutes, nos espoirs, nos colères, nos blessures : ces vêtements pliés dans l’armoire qu’on gardait pour un jour de voyage. Il est arrivé, ce jour, sans l’aile d’un avion et sans le grincement d’un chemin de fer. Et avec lui le dépliement de ces vêtements. Pas toujours très joli ni très agréable. Mais utile et pratique.

Le visa est national et à durée indéterminé. Pas de tampon comme on a l’habitude d’en recevoir quand on débarque. Dommage, je les aime bien ces petites images colorées aux lignes bavantes qui se fracassent sur une page de mon passeport sous la main lourde du douanier. Non là c’est un décret, un mot de Monsieur le Président qui nous autorise à séjourner sur les territoires de nos intérieures, à arpenter toutes les frontières de nos chez nous. Depuis la fenêtre de notre salle de bain jusqu’à la porte d’entrée, en passant par le coin derrière le bureau et l’angle au-dessus du lit. Le pays est vaste et il y en a des choses à découvrir : La Plante verte au soleil, la Collines de Livres, la Grotte aux Toiles d’araignée, Le lac du Bureau, la Dune de vaisselle, La Roche de la Lessive, et bien sûr la Gastronomie Maison, typique du coin.

L’hôte, c’est moi. Je suis un peu anxieuse, c’est la première fois que j’accueille une couchsurfeuse. J’ai sorti des draps et une serviette, déplié le canapé lit. Et j’ai préparé une quiche. J’espère qu’elle aimera…

L’invité, la couchsurfeuse, c’est moi. J’ai le routard du 25m2 du 39 rue Jean Bobé. Un indispensable. Et puis quelques lectures aussi m’accompagnent. Et pour une fois dans ce voyage j’aurai le temps de les lire. Ils ne seront pas juste des ancrages imaginaires et des couvertures rassurantes. Je suis contente d’avoir trouvé un toit pour quelques jours. Oh mais ça sent drôlement bon ici. Et l’hôte a l’ai sympa…

Hi I am Marion, dit l’hôte. Hi I am Marion, dit l’invité.
Un seuil de porte comme la surface d’un miroir.
Et un fou rire qui fait du bien."

Adresse

60 Rue Regnault
Paris
75013

Informations générales

Montants des bourses accordées : En fonction de la destination et du sujet : - Jusqu’à 900 euros pour un premier voyage - Jusqu’à 1100 euros pour un second voyage Conditions pour prétendre à une Bourse de Voyage Zellidja : - Avoir au moins 16 ans et pas plus de 20 ans (il faut ne pas avoir fêté son 20 ème anniversaire avant le 01 janvier de l’année du premier voyage) - Etre francophone et accepter de se présenter à un oral en France - Partir seul(e) pour une durée minimale d’un mois, entre juin et décembre de l’année - S’inscrire en ligne et y télécharger son projet de voyage et d’enquête (8 à 10 pages) ainsi que sa pièce d’identité et sa photo A son retour de voyage, le boursier doit remettre : - Un rapport d’enquête sur le sujet choisi - Un journal de route - Un carnet de comptes Calendrier : - 31 janvier : date limite d’inscription en ligne et d’envoi des projets - Mi-mars : convocation pour l’oral (en France) - Mi-avril : octroi des bourses - 1er décembre : envoi des rapports d’enquêtes, journaux de route et carnets de comptes (un exemplaire papier et un exemplaire Cd numérique) au siège de l’Association, 60 rue Regnault 75013 Paris ATTENTION : les bourses sont ouvertes aux francophones, mais résidant en France ou dans les pays limitrophes. En effet, les jurys sont constitués en France et les candidats sont amenés à passer un oral en France, les déplacements étant à leurs frais. NB : les bourses Zellidja ne sont pas destinées à financer des stages professionnels, des échanges scolaires ou des missions humanitaires.

Heures d'ouverture

Lundi 10:00 - 18:00
Mardi 10:00 - 18:00
Mercredi 10:00 - 18:00
Jeudi 10:00 - 18:00
Vendredi 10:00 - 18:00

Téléphone

+33 140217532

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