Fondation Prometheus

Fondation Prometheus La Fondation d'entreprise Prometheus, créée en 2005, par Bernard Carayon et Jean-Michel Boucheron La Fondation Prometheus est une fondation d’entreprises créée en 2005 par Bernard Carayon ancien député (UMP) et Jean-Michel Boucheron ancien député (PS).

Premier « Do Tank » français consacré à la mondialisation, la Fondation Prometheus est présidée par le député Bernard Carayon et bénéficie du soutien de près de dix grands groupes industriels et financiers français. La Fondation vise à encourager les secteurs économiques stratégiques français dans un contexte de guerre économique, en produisant une « pensée opérationnelle ».

Fonctionnement normal

Défense et illustration du patriotisme économique… | Fondation Prometheus
03/07/2014
Défense et illustration du patriotisme économique… | Fondation Prometheus

Défense et illustration du patriotisme économique… | Fondation Prometheus

... La France et l’Europe doivent se battre Le patriotisme économique, formulé pour la première fois en 2003 et rendu célèbre par le premier ministre Dominique de Villepin dès juillet 2005, alors que des rumeurs infondées d’offre publique d’achat (OPA) planaient sur Danone, est destiné à protéger et…

Ascometal : la justice fait le choix du patriotisme économique | Fondation Prometheus
22/05/2014
Ascometal : la justice fait le choix du patriotisme économique | Fondation Prometheus

Ascometal : la justice fait le choix du patriotisme économique | Fondation Prometheus

Je salue la décision du tribunal de commerce de Nanterre qui a retenu l’offre française de reprise d’Ascometal. C’est une excellente nouvelle pour les salariés du groupe et pour les clients de l’entreprise qui ne l’avaient pas lâchée durant ses difficultés. C’est aussi la concrétisation d’un patri…

Verdict attendu sur la reprise d’Ascométal
22/05/2014
Verdict attendu sur la reprise d’Ascométal

Verdict attendu sur la reprise d’Ascométal

Le tribunal de commerce de Nanterre doit désigner ce jeudi le repreneur du groupe sidérurgique Ascométal, avec 1.900 emplois en jeu, au terme d’une lutte acharnée entre une offre de reprise française et une autre brésilienne.

Ascometal : vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas !
20/05/2014
Ascometal : vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas !

Ascometal : vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas !

Jeudi, le sort du dernier fleuron de la sidérurgie française sera fixé. Un seul des quatre repreneurs potentiels est français. Bernard Carayon, ex-député UMP, explique pourquoi il défend cette option nationale.

10 ans après le rapport Carayon, quelle place pour l’IE en politique ? | Fondation Prometheus
04/02/2014
10 ans après le rapport Carayon, quelle place pour l’IE en politique ? | Fondation Prometheus

10 ans après le rapport Carayon, quelle place pour l’IE en politique ? | Fondation Prometheus

En partenariat avec le MEDEF, l’AEGE vous convie à une soirée débat au MEDEF (55 avenue Bosquet 75007 Paris), le lundi 10 février 2014 de 19h à 21h00 Animée par Bernard Besson (Expert en intelligence économique, dirigeant de Bernard Besson Consulting), la soirée regroupera messieurs Bernard Caray...

25/11/2013
La lettre de la fondation Prometheus de novembre 2013 | Fondation Prometheus

La lettre de la fondation Prometheus de novembre 2013 | Fondation Prometheus

- Edito de Bernard Carayon. - Appel à témoin. - Construction navale : la question d’un champion européen. - L’industrie française, cible et victime de la stratégie américaine en Iran. - Distorsions de concurrence dans l’Agriculture. - Focus sur une ONG : Sucre éthique. - Deals de justice – Le marché...

Affaire Snowden : La preuve de l’existence du diable | Fondation Prometheus
25/10/2013
Affaire Snowden : La preuve de l’existence du diable | Fondation Prometheus

Affaire Snowden : La preuve de l’existence du diable | Fondation Prometheus

La tradition américaine est libérale : la philosophie des Pères Fondateurs, l’attachement au libre-échange, le poids du droit dans la société, tout y ramène. Presque tout. Dans son discours sur l’état de l’Union, en 2000, Clinton assignait à son pays l’objectif de « modeler le monde ». Quelques ann...

23/10/2013
Les grands débat d’Europe Soir: NSA is watching you | Fondation Prometheus

Les grands débat d’Europe Soir: NSA is watching you | Fondation Prometheus

Europe Soir - Le débat du 22/10/13 Nicolas Poincaré : Les grands débat d'Europe Soir: NSA is watching you Bernard Carayon, président de l'Institut international d'intelligence économique et stratégique Jean-Marc Manach, Spécialiste des questions de cyber-surveillance, tient le blog Bug Brother sur l...

01/10/2013
La lettre de la fondation Prometheus de septembre 2013 | Fondation Prometheus

La lettre de la fondation Prometheus de septembre 2013 | Fondation Prometheus

- Edito de Bernard Carayon. - Interview de Christian Harbulot : la notion de guerre économique. - Interview de Philippe Baumard : les traités de cyber-défense. - Jeunes talents (Ecole Polytechnique ParisTech, Promo X 2011) : Quelle relance pour l’industrie pharmaceutique ? - Sondage TNS Sofres : les...

«Il n’existe plus de protection absolue de nos communications» | Fondation Prometheus
11/09/2013
«Il n’existe plus de protection absolue de nos communications» | Fondation Prometheus

«Il n’existe plus de protection absolue de nos communications» | Fondation Prometheus

INTERVIEW - Avocat et ancien député UMP du Tarn, Bernard Carayon est l'un des meilleurs experts français de l'intelligence économique. LE FIGARO - La lettre adressée par Matignon aux directeurs de cabinet des ministères régaliens multiplie mises en garde et conseils de protection des données sensibl...

16/05/2013
Edito de Bernard Carayon | Fondation Prometheus

Edito de Bernard Carayon | Fondation Prometheus

A la suite de l’introduction des « class actions », en droit américain et de l’adoption d’un système similaire au Québec, la contagion puis la polémique ont gagné l’Europe, puis la France. Présenté en conseil des ministres le 8 mai dernier, le projet de loi présenté par Benoit Hamon vise à introduir...

La lettre de la fondation Prometheus de février 2013 | Fondation Prometheus
19/02/2013
La lettre de la fondation Prometheus de février 2013 | Fondation Prometheus

La lettre de la fondation Prometheus de février 2013 | Fondation Prometheus

- Edito de Bernard Carayon. - Installation du Conseil national de l’industrie. - Développer une influence normative internationale stratégique. - Accords de libre-échanges USA-UE. - La défense sur nos capacités de transport.

Renforcer l’influence de la France sur les normes internationales | Fondation Prometheus
01/02/2013
Renforcer l’influence de la France sur les normes internationales | Fondation Prometheus

Renforcer l’influence de la France sur les normes internationales | Fondation Prometheus

Publication du rapport de Claude REVEL En septembre 2012, Nicole Bricq confiait à Claude Revel, professeur et conseil en influence normative internationale, la mission de réfléchir au développement de la présence internationale et du positionnement de la France en matière de normes. Fin décembre, Cl...

La lettre de la fondation Prometheus de janvier 2013 | Fondation Prometheus
17/01/2013
La lettre de la fondation Prometheus de janvier 2013 | Fondation Prometheus

La lettre de la fondation Prometheus de janvier 2013 | Fondation Prometheus

- Edito de Bernard Carayon : Proposition de loi destinée à sanctionner la violation du secret des affaires. - La reconnaissance légale du secret des affaires par Jérôme Lasserre Capdeville. - Une nouvelle législation sur le secret d’Etat en Russie par Rémy Berthonneau. - Géopolitique et mécanismes ...

Pilotage de l'intelligence économique : la pudeur n'est plus opportune
21/12/2012
Pilotage de l'intelligence économique : la pudeur n'est plus opportune

Pilotage de l'intelligence économique : la pudeur n'est plus opportune

Ancien député du Tarn (UMP) et auteur de "Patriotisme économique", Bernard Carayon, aujourd'hui avocat et président de la Fondation Prometheus, défend la création d'un poste de ministre directement rattaché au Premier ministre pour chapeauter la politique publique d'intelligence économique en France...

Réponse au président de Transparence Internationale France | Fondation Prometheus
19/12/2012
Réponse au président de Transparence Internationale France | Fondation Prometheus

Réponse au président de Transparence Internationale France | Fondation Prometheus

La réponse de Daniel Lebègue à mon article (Le Figaro), consacré à Transparency International, traduit une certaine gêne aux entournures... Le président français de TI attaque la Fondation en soulignant la place des groupes de défense parmi ses fondateurs, omettant de rappeler qu’y figure aussi la C...

Pilotage de l’intelligence économique : la pudeur n’est plus opportune | Fondation Prometheus
19/12/2012
Pilotage de l’intelligence économique : la pudeur n’est plus opportune | Fondation Prometheus

Pilotage de l’intelligence économique : la pudeur n’est plus opportune | Fondation Prometheus

(paru dans La Tribune du 19/12/2012) Lors d’un récent colloque à l’Assemblée Nationale, tenu à l’initiative du président de la commission des Lois, il a été préconisé de créer un Haut Commissariat à l’Intelligence Economique et à la prospective. Proposition « pudique » qui souligne la nécessité d’é...

C. Bataille et P. Hetzel rejoignent le CA de la Fondation Prometheus | Fondation Prometheus
19/12/2012
C. Bataille et P. Hetzel rejoignent le CA de la Fondation Prometheus | Fondation Prometheus

C. Bataille et P. Hetzel rejoignent le CA de la Fondation Prometheus | Fondation Prometheus

Deux parlementaires rejoignent le conseil d’administration de la Fondation d’entreprises Prometheus : Christian BATAILLE, député (PS) du Nord, Patrick HETZEL, député (UMP) du Bas-Rhin. Jean-Michel BOUCHERON et Bernard CARAYON restent respectivement vice-président et président de la Fondation.

http://www.fondation-prometheus.org/wsite/actualites/la-lettre-de-la-fondation-prometheus-de-d%C3%A9cembre-2012/
12/12/2012
La lettre de la fondation Prometheus de décembre 2012 | Fondation Prometheus

http://www.fondation-prometheus.org/wsite/actualites/la-lettre-de-la-fondation-prometheus-de-d%C3%A9cembre-2012/

- Edito de Bernard Carayon : Transparency International : une éthique à géométrie variable. - La Fondation Prometheus renouvelle son Baromètre. - Il est urgent de voter la loi sur le secret des affaires !- Forum International de la Cyber-Sécurité- Cyberguerre et enjeu de sécurité nationale. - La rec...

http://www.fondation-prometheus.org/wsite/publications/a-la-une/transparency-international-une-%C3%A9thique-%C3%A0-g%C3%...
12/12/2012
Transparency International : une éthique à géométrie variable | Fondation Prometheus

http://www.fondation-prometheus.org/wsite/publications/a-la-une/transparency-international-une-%C3%A9thique-%C3%A0-g%C3%A9om%C3%A9trie-variable/

L’ONG Transparency International (TI) vient de publier son rapport sur la lutte contre la corruption dans le monde, soulignant un niveau d’éthique « décevant » en zone euro et suggérant des solutions souvent contestables. L’ONG poursuit un combat légitime auquel chacun peut souscrire : la corruption...

http://www.fondation-prometheus.org/wsite/actualites/il-est-urgent-de-voter-la-loi-sur-le-secret-des-affaires/
12/12/2012
Il est urgent de voter la loi sur le secret des affaires ! | Fondation Prometheus

http://www.fondation-prometheus.org/wsite/actualites/il-est-urgent-de-voter-la-loi-sur-le-secret-des-affaires/

La proposition de loi destinée à sanctionner la violation du secret des affaires, dont j’ai été à l’initiative, a été votée, voici presqu’un an, à l’unanimité de la Commission des lois - à laquelle participait Jean-Jacques Urvoas (désormais président de cette même commission) - puis en séance. Cette...

07/11/2012

La question des dépendances

Corollaire du libre-échange, l’interdépendance des économies a longtemps été perçue comme une source de profits, ou, à tout le moins, comme quelque chose de naturel.

Mais il en est des entreprises comme des Nations: l’interdépendance devient vite une dépendance pour ceux qui sous-estiment, dans les relations économiques internationales, le sens et le poids des rapports de force.

Or, la question des dépendances se pose aujourd’hui en des termes nouveaux, tant par les champs qu’elle recouvre, que par la multiplicité des acteurs impliqués: dépendances matérielles et immatérielles (terres rares/ industrie du logiciel), juridiques (normes/ brevets), financières (fonds de toutes sortes) dépendances encore à l’égard de certains métiers stratégiques (audit, barreau, courtage d’assurance).

La vision irénique de la «mondialisation heureuse», chère à Alain Minc, résiste mal à la montée en puissance, et parfois en agressivité, des acteurs publics dans la mondialisation, à la constitution de monopoles – ou de quasi-monopoles – dans les domaines les plus divers, ou encore au partage de la communauté internationale sur de nouveaux enjeux environnementaux et sociétaux et financiers.

L’analyse de nos «dépendances» a longtemps été confinée à des cercles étroitement techniques et administratifs : il est temps que s’engage sur celles-ci un débat public national, puis européen. C’est un débat qui porte autant sur notre compétitivité que sur nos libertés collectives et individuelles.

La Fondation Prometheus ouvre ce débat. Comme d’habitude sans tabous.

Le 11 Avril 2012 parait le premier manuel d'Intelligence Economique. Sous la direction de Christian Harbulot, pionnier d...
07/11/2012

Le 11 Avril 2012 parait le premier manuel d'Intelligence Economique. Sous la direction de Christian Harbulot, pionnier du domaine et avec le concours des experts de la communauté de l'IE française, ce manuel apparait incontournable pour comprendre l'Intelligence Economique et les nouveaux enjeux pour les Etats et les entreprises.

http://www.manuel-intelligence-economique.fr/

Le droit de l’intelligence économiquePatrimoine informationnel et secrets d’affairesPar Olivier de MAISON ROUGE – Avocat...
07/11/2012

Le droit de l’intelligence économique
Patrimoine informationnel et secrets d’affaires
Par Olivier de MAISON ROUGE – Avocat – Docteur en droit
Editions Lamy – Collection Axe Droit
Préface de Bernard CARAYON

A l’heure de la dématérialisation des données et de la globalisation de l’économie, la pratique de l’Intelligence Economique et la protection du patrimoine informationnel sont devenues des enjeux pour les entreprises. L’ouvrage d’Olivier de Maison Rouge, avocat en droit des affaires, docteur en droit et spécialiste en Intelligence Economique, revient sur la finalité première de l’Intelligence Economique, à savoir, la compétitivité des acteurs économiques dans le respect des règles publiques et privées de concurrence.

L’ouvrage dresse un panorama actuel et détaillé du droit de l’Intelligence Economique par le biais de nombreuses illustrations légales et jurisprudentielles. A l’heure de la judiciarisation constante de l’environnement des entreprises, l’ouvrage s’adresse notamment à celles-ci mais également aux professionnels du monde de l’IE et aux étudiants ou universitaires intéressés par ces questions.

L’auteur détaille les outils proposés par le droit en vue de mobiliser les moyens juridiques relatifs à la mise en place du secret des affaires au sein de l’entreprise, l’acquisition licite de l’information, la veille juridique ou toutes autres méthodes juridiques qui permettent à l’entreprise de protéger son patrimoine informationnel ou de réagir en cas de divulgation de données stratégiques.

L’auteur examine ainsi l’impact des problématiques de l’IE en droit des sociétés, droit commercial ou encore droit des nouvelles technologies et met en avant le droit de l’IE comme nécessité pour les décideurs économiques.

En résumé, il s’agit d’un ouvrage qui se veut une synthèse et une expertise sérieuse de la matière, destiné à faire autorité sur le sujet.

07/11/2012

Patriotisme économique ou protectionnisme patriotique ?

La question vient d’être tranchée par… Pascal Lamy, directeur général de l’OMC : « je n’ai rien contre le patriotisme économique » a-t-il assuré sur Europe 1. « Par contre, si ça doit se transformer en protectionnisme patriotique, alors là non, parce que l’économie internationale aujourd’hui suppose que pour bien exporter, vous importiez plus ». [1]

Enfin ! Voilà une vraie victoire politique pour ceux qui, depuis près de dix ans [2] plaidaient pour la défense, sans naïveté ni paranoïa, de nos intérêts nationaux et européens, dans le respect des règles internationales, sous condition de réciprocité.

Les mots, en ce domaine, pèsent lourd. Pour reprendre l’expression du philosophe français Brice Parain, « ils sont des pistolets chargés ».

Longtemps, en mobilisant l’expression de « patriotisme économique », je me suis heurté aux sarcasmes ou aux critiques de ceux qui, volontairement ou non, confondaient patriotisme et nationalisme : quand on veut noyer son chien, on l’accuse de la rage. Le patriotisme, « c’est l’amour des siens, le nationalisme, la haine des autres » écrivait Romain Garry. Et lors d’un colloque que j’avais organisé à l’Assemblée nationale en 2005, l’ambassadeur des Etats-Unis à Paris, Greg Stapelton, fervent républicain et libéral, avait déjà traité par l’ironie notre pudeur collective à l’égard du patriotisme : «le patriotisme économique, nous connaissons très bien cela chez nous ; mais nous en parlons moins que nous ne le pratiquons». Ajoutons que ce sont souvent les mêmes personnes qui jugent ringard le patriotisme économique et qui enfilent, les soirs où joue l’équipe de France de football, son maillot bleu !

Voilà donc un regard nouveau sur la mondialisation qui s’impose.

Depuis l’effondrement du bloc soviétique, la mondialisation nous avait été présentée comme pacifiée, dominée par le primat de la prospérité, le dogme du libre-échange et le nécessaire effacement des Etats-nations, pour le bonheur des peuples. Une « mondialisation heureuse », selon l’expression –vraiment datée et fortement idéologique- d’Alain Minc. La réalité est tout autre. Elle n’est pas dans l’alternative du paradis des ultralibéraux et de l’enfer des altermondialistes. Elle est celle du choc des puissances, du retour des frontières, de l’affirmation des intérêts des Etats-nations, de la « guerre économique », expression qu’il fallait autrefois chuchoter, et que les médias, avec une hardiesse nouvelle, utilisent désormais sans guillemets !

Certains, à l’extrême gauche comme à droite, ont raillé, récemment, la pose en marinière du ministre du redressement productif : elle part pourtant d’un bon sentiment, et dans une civilisation de l’image, il ne faut hélas pas toujours se priver des postures qui prêtent à sourire : le sac de riz sur l’épaule de Bernard Kouchner a popularisé l’engagement formidable des « Médecins sans frontières ». Mais je ne suis pas convaincu que le consommateur soit, par nature, patriote. Dans un pays où il y a 8,6 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté, le réflexe est à l’économie…

Le patriotisme économique s’adresse moins aux consommateurs qu’à l’Etat. C’est l’Etat seul qui peut et doit distinguer les activités économiques où notre pays joue son destin (défense, énergie, industrie pharmaceutique, aéronautique, TIC) de celles qui ne génèrent que prospérité et cohésion sociale. Les activités « stratégiques » sont mieux connues, mieux identifiées comme telles, après l’inlassable travail pédagogique de notre fondation. Ce sont ces secteurs industriels qui justifient de la part de l’Etat une meilleure protection juridique, technologique, financière, institutionnelle, politique. C’est là où l’action de l’Etat est, chez nous comme partout dans le monde, parfaitement légitime, parce que c’est là où nous jouons nos indépendances, nos émancipations, nos libertés et notre souveraineté.

Il reste encore beaucoup à faire pour ouvrir les yeux des dirigeants politiques, qu’ils soient de gauche ou de droite, sur les réalités de la mondialisation, pour faire tomber les préjugés et faire litière des mauvaises solutions. L’effort doit être conduit en Europe, aussi, où la commission européenne ne s’attache qu’à dénoncer et briser les ententes, les champions nationaux et européens, les aides d’Etat, tandis que notre pauvre continent demeure le seul au monde aussi ouvert et offert aux vents, parfois dangereux, de la mondialisation.

L’Europe, au-delà de son marché de consommateurs et de ses talents industriels et scientifiques, recèle une force qu’elle ne mobilise pas : celle de ses principes, celle aussi d’un modèle politique et social fondé sur des normes sociales, éthiques et environnementales, à la légitimité incontestable. Plutôt que de vouloir ériger à nos frontières des murailles- qui ne résistent jamais, comme l’a montré l’Histoire- installons aux frontières de l’Europe des « filtres », précisément éthiques, sociaux, environnementaux. Battons-nous collectivement pour faire de la réciprocité un principe, non pas relatif, mais absolu, régissant le commerce international.

L’Europe, c’est vrai, est divisée et ses intérêts épars. Elle a consommé beaucoup d’énergie à construire un marché unique : ne pourrait-elle pas se mobiliser pour promouvoir ses talents et défendre ses indépendances ?

Bernard Carayon
Avocat au barreau de Paris
Ancien député

[1] Le Point.fr, 20 octobre 2012

[2] Rapports aux premiers ministres : « Intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale » (2003) et « A armes égales » (2005). Voir aussi Patriotisme économique, de la guerre à la paix économique, ed. du Rocher (2005)

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