Association Tisser la Santé

Association Tisser la Santé Actions de santé au Mali (Koyo, Boni)

Les objectifs d'ATS : Mettre en place des projets de développement concernant la santé en respectant et préservant l'équilibre entre les personnes, leur environnement et leur culture. Viser l'autonomisation progressive (lien avec les autorités sanitaires du pays; utilisation en priorité des ressources locales tant humaines que matérielles)

Mission: Les actions d'ATS : Soins directs aux populations Aides à la formation et à l'installation de personnel de santé locaux Aides matérielles ou logistiques (les aides peuvent s'étendre au secteur de l'économie locale en fonction de besoins ponctuels : année de sécheresse, etc.) Les actions de santé utilisent les connaissances de la médecine occidentale tout en cherchant à s'articuler avec les soins traditionnels qui doivent garder toute leur place. Pour Tisser la Santé, le respect c'est aussi savoir accepter en permanence nos propres remises en cause.

Notre nouveau site est en ligne :) https://tisserlasante.fr/
07/05/2019
Tisser la santé

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En 2016, Tisser la Santé s’est donné pour objectif d’infléchir la mortalité maternelle de la commune de Boni par la sensibilisation puis la construction d’une « Maison des Mamans ». En savoir plus →

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24/10/2016

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Chers Amis,Voici quelques nouvelles de notre projet de construction d'une "maison des mamans" à Boni.Comme vous le savez...
24/10/2016
Tisser la Santé - Association Loi 1901 à Paris (75014, Paris, France)

Chers Amis,

Voici quelques nouvelles de notre projet de construction d'une "maison des mamans" à Boni.

Comme vous le savez, cette maison est destinée à accueillir les femmes enceintes en fin de grossesse qui habitent à distance du Centre de Santé Communautaire (CSCOM). Cela devrait permettre de mieux dépister les risques de complication, de permettre aux femmes qui le souhaiteront d'accoucher de façon plus sécurisée au CSCOM, et enfin de pouvoir être transférée à Douentza ou Mopti en cas de nécessité (césarienne par exemple). Nous espérons ainsi diminuer la mortalité maternelle qui est 100 fois plus élevée qu'ici...

le budget global, qui inclu l'achat d'une ambulance pour les transferts, est évalué à environ 30 000 €.

Grâce à vous nous avons récolté à ce jour presque la moitié de cette somme (13 700 € exactement). Cela a déjà permis de mettre en place l'ambulance pour le CSCOM de Boni, ce qui est d'ores et déjà d'une grande aide pour tous les malades ou blessés qui ont besoin d'être transférés à Douentza ou Mopti. Nous avons également financé l'étude de faisabilité et une action de sensibilisation de la population au projet de "maison des mamans". Cette phase de sensibilisation n'est pas encore terminée.

Tout récemment la Mairie de Boni vient de nous attribuer une parcelle de terrain pour la construction.
Comme vous le voyez, les choses avancent bien, et ce malgré des conditions géopolitiques complexes. En effet, début septembre, une bande d'une quarantaine de "djihadistes-bandits" ont fait irruption à Boni, brûlant la Mairie et la gendarmerie. Ils ont terrorisé la population et enlevé un adjoint au maire dont nous sommes toujours sans nouvelle... Cet évènement a amené au limogeage du ministre de la défense. La situation demeure donc extrêmement instable. Il nous semble que ce doit être une raison supplémentaire pour ne pas abandonner nos amis maliens.

Nous vous rappelons que Tisser la Santé ne bénéficie d'aucune aide institutionnelle mais repose depuis toujours (2004) sur la solidarité d'amis et de patients comme vous que nous soignons ici. Voilà pourquoi votre soutien est si important !

très cordialement
Dr Pierre Lamache
www.tisserlasante.fr

21/09/2012

Chers Amis,

Il est temps que nous vous fassions parvenir quelques nouvelles du Mali, ce d'autant que l'information diffusée hier sur "le 20h" de France 2 était très inquiétante. On ne peut effectivement qu'être profondement heurté par les images diffusées montrant l'application de la Charia, version moyen-âgeuse, dans les villes de Tombouctou, Gao, Kidal et bientôt Douentza.
Douentza est la dernière ville à être tombée sous la coupe des rebelles islamistes intégristes du Mujao (Mouvement pour l'Unicité et le Jihad en Afrique de l'Ouest) tout début septembre.
Il faut rappeler que cela fait maintenant 6 mois que les rebelles ont envahi la partie nord du Mali (soit 2/3 du territoire). Ils s'agissait au début d'un mouvement initié par les autonomistes Touareg du MNLA, alliés pour la circonstance aux islamistes intégristes du mouvement Ançar Eddine (essentiellement d'origine Touareg) et du Mujao (surtout composé de rebelles d'origine Arabe mais aussi de quelques Touareg et Songhaï, ainsi que d'éléments de la secte nigériane Boko Haram dont on connaît la violence). Ces 2 mouvements intégristes ont des liens avec AQMI (Al Quaïda au Magreb Islamique). Supérieurement armés et poursuivant un autre but que le MNLA (imposer la Charia à tout le Mali et non revendiquer un territoire autonome), Ançar Eddine et le Mujao ont éjecté les autonomistes Touareg en juillet dernier, les estimant sans doute trop laïques.
Désormais, à Tombouctou, Gao, Kidal, les femmes doivent porter le voile, cigarettes et alcool sont interdits, les couples non mariés ne peuvent s'afficher publiquement, les voleurs sont châtiés par cette méthode ignoble qui consiste à couper mains et pieds, des lieux saints séculaires sont détruits. A Douentza, ces gentlemen du Mujao ont généreusement donné 3 mois à la population pour se mettre au pas des règles de la Charia...
A Bamako, le gouvernement malien a peiné pour retrouver une certaine légitimité. Cependant, à la suite de la prise de Douentza (et peut-être des déclarations du Mujao claironant qu'ils pouvaient être à Bamako en 2 jours), le Président Dioncounda Traoré vient officiellement de faire appel à la CEDEAO et au Conseil de sécurité des Nations Unies pour aider le Mali à recouvrer son intégrité. La guerre civile s'annonce donc avec ses conséquences désastreuses inévitables...

Voilà un aperçu de la situation générale, mais comme souvent, localement et quotidiennement, les choses se vivent différemment.

Douentza est la ville la plus proche de la commune de Boni (100km). C'est l'équivalent de la préfecture, et c'est dans cette ville que se trouve le Centre de Santé de Référence (CSREF) dont dépend le Centre de Santé Communautaire (CSCOM) de Boni. le Dr Youssouf Coulibaly est le médecin-chef du CSREF et c'est en partenariat avec lui que nous avons pu faire installer le Dr Souleymane Diarra à Boni. (C'est également lui qui a officialisé la formation d'agent de santé d'Alabouri du village de Koyo).
Aujourd'hui même, nous avons reçu un mail du Dr Coulibaly. Voici ce qu'il écrit :
"Merci pour les encouragementts. Tout va bien ici d'ailleurs j'étais à Douentza depuis mardi et je viens de rentrer à Sevaré, c'est pourquoi j'ai tardé dans la réponse. Nous essayons de faire bouger les choses de notre façon sur le plan santé car ces occupants ont donné la garantie de ne pas nuire aux activtés des agents de santé mais il y a toujours un peu d'insécurité due aux bandits. Je vous informe que le Dr Diarra est l'un des premiers agents à être retourné à son poste à Boni. Il y est jusqu'à present et travaille bien. Sur les 18 centres, 10 sont en train de fonctionner. Il y a seulement des insuffisances dans le fonctionnement comme d'habitude par manque de carburant. Nous aussi au niveau de Douentza avons des difficultés pour la coordination et le suivi des activités à distance. Ce qui fait qu'on ne maitrise pas les activités menées sur le terrain. Dans tous les cas il y a une amélioration. La circulation est normale de même que les transports en commun entre Bamako et Gao
Merci pour votre soutien et je reste disponible pour d'autres informations"

A Boni, nous avons effectivement eu des nouvelles directement par le Dr Souleymane Diarra. Il nous a rassuré sur le calme qui règne dans la commune, le déroulement normal des "activités" et un stock suffisant de médicaments. Il a même pu se rendre quelques jours à Mopti (300km) pour une formation sur la malnutrition. Il y a quelque chose d'encourageant à constater que la société civile, même quand les instances gouvernementales ne sont plus dans la course, continue à s'organiser.

A Koyo, les nouvelles sont bonnes également. Début juillet nous vous écrivions que le village ne disposait plus d'anti-paludéens alors que la "saison" du paludisme commençait (à cette époque le CSCOM de Boni était quasiment fermé).
Et bien notre réseau à fonctionné ! C'est Bouba Traoré, dont nous avons déjà parlé et avec lequel nous avons débuté le projet à Boni et Koyo, maintenant chef de poste dans une ville située à plus de 700km, qui a fait le chemin jusqu'à Koyo pour apporter une quantité importante et suffisante d'antipaludéens que nous avons financée à distance. Bouba a passé la nuit sur la falaise sous les étoiles de Koyo, à palabrer sans fin avec son vieil ami Alabouri...
Alabouri, je l'ai eu ce soir au téléphone. Cela faisait presque 3 semaines que nous n'avions pas pu nous joindre. Il a été immobilisé par un sérieux mal de dos (et pour qu'un Dogon ne marche pas...), paracetamol, diclofénac rien n'y a fait. Finalement il a eu recours à un "médicament dogon", dont je n'ai pas vraiment saisi la composition, qui l'a remis sur pied ! Au téléphone, c'était comme si "j'entendais" ses yeux malicieux me dire "nous aussi les Dogon, on sait des choses..." Quel bonheur d'entendre cela, car pour "Tisser la Santé" c'est justement cela le tissage : acquérir de nouveaux outils sans se défaire des plus anciens.
Donc, Alabouri va mieux ! Le village va bien dans son ensemble, Ils ont terminé, depuis quelques semaines, les réserves de mil que nous avions financé mais ils ont récolté un peu de "jeune mil" (pas encore arrivé à maturité complète) pour faire la "soudure". Et puis les jardins fournissent du maïs, des gombos, des comcombres, des aubergines, du piment, de l'oseille et des feuilles de baobab (pour la sauce !). Ils sont donc sortis de la période à risque de malnutrition sévère. Les récoltent vont commencer le mois prochain.
Il reste à espérer que la guerre ne se déclanche pas avant les récoltes, et que les criquets-pélerins, annoncés plus au nord du fait de l'absence de lutte anti-acridienne en Lybie et qui migrent actuellement en nuages vers le Mali et la Mauritanie, n'arrivent pas trop vite...

Merci pour votre patience et vos soutiens nombreux, et comme à l'accoutumé recevez, de la part d'Alabouri, les salutations de tout le village de Koyo.

Très amicalement
Dr Pierre Lamache

Dernières nouvelles de Koyo et Boni : www.tisserlasante.fr"Chers Amis, Les nouvelles du Mali, comme vous le savez sans d...
09/07/2012
Cri de coeur pour le Nord-Mali

Dernières nouvelles de Koyo et Boni :
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"Chers Amis,

Les nouvelles du Mali, comme vous le savez sans doute, ne sont pas très bonnes. Voilà déjà plus de 3 mois et demi que le Nord du pays est occupé par les rebelles Touareg autonomistes et des groupements armés islamistes radicaux. S'ils se sont alliés momentanément pour conquérir ce territoire, leurs divergences de vues les amènent maintenant à se confronter, et à ce "jeu" là les islamistes (Ansar Eddine, AQMI et Mujao) ont pris le dessus sur les autonomistes (MNLA), les chassant de Gao et de Tombouctou. Dans ces villes, la charia s'impose de plus en plus, terrorisant les habitants et détruisant les mausolées séculaires (malheureusement nos medias semblent plus s'émouvoir lorsque que l'on s'attaque aux monuments plutôt qu'aux hommes...). Les rebelles s'installent donc, se mêlant aux habitants et truffant les environs des villes de mines, se préparant ainsi à un conflit armé.
A Bamako, le gouvernement de transition peine à trouver ses marques, mais déclarer une guerre civile n'est jamais une décision simple à prendre, surtout lorsque ses propres forces armées sont bien insuffisantes. En attendant, les populations du Nord ont le sentiment légitime d'être abandonnées.
Cependant, courageusement, des jeunes tentent de s'organiser pour résister, au péril de leur vie. Ils sont réunis dans le mouvement de désobéissance civile "Nous pas bouger" (mouvement créé déjà en 1991 lors d'une précédente rébélion). Un collectif malien, "Cri de Coeur", s'est également créé pour tenter d'apporter une aide humanitaire sur Gao et Tombouctou. Une pétition circule et est accessible depuis le site www.cridecoeur.org, n'hésitez pas à la consulter.

Et à Koyo et Boni ? Toutes les semaines Alabouri ou Hamidou ou Belco nous donnent des nouvelles. Ces dernières semaines ont été vécues dans la peur du lendemain. Peur d'exactions des rebelles, peur d'une guerre avec toutes ses conséquences. Aujourd'hui les voix d'Alabouri et Belco étaient plus apaisées. En effet, les rebelles sont partis pour apporter des renforts en raison des affrontements qui se déroulaient plus au Nord, en particulier à Gao. Vont-ils définitivement abandonner ce terrain pour se regrouper ? Nul ne le sait, mais voilà au moins un répit pour les habitants.
Autre "bonne nouvelle", les pluies sont arrivées et le mil commence à sortir ! A Boni, la grande mare où se baignent ensemble enfants et animaux (...) est pleine. A Koyo également le barrage est plein, Teiga la source du village, coule abondamment et même Bonsiri, fabuleuse cascade, a répandu son eau tumultueuse jusque dans la vallée de Boni pendant quelques heures.
Mais qui dit pluie, dit moustique ! Le paludisme, 1ère cause de mortalité, ne va donc pas tarder à arriver... Alabouri et Belco, bien rôdés maintenant, sont déjà passés dans chaque maison pour s'assurer que les moustiquaires étaient en état (et utilisées..).Ils disposent encore d'un petit stock de moustiquaires neuves. Par contre il n'y a plus d'antipaludéens car le circuit d'approvisionnement que nous avions mis au point avec le médecin de Boni et de Douentza ne fonctionne plus. Nous sommes en train de réfléchir à un autre circuit, mais cette année les antipaludéens théoriquement gratuits pour les enfants, vont sans doute devoir se payer... (700 FCFA, soit 1,10 euros, le traitement d'un accès palustre). Belco qui gère le dépôt pharmaceutique de Koyo va nous faire un point précis des besoins pour la semaine prochaine. Il faudra sans doute leur apporter une aide financière car la "caisse de santé" est vide, tout ayant servi à acheter du mil (dont le prix est toujours au sommet).
A Boni, Souleymane le médecin du centre de santé, reparti à Bamako dans sa famille depuis le début de la rébellion, va revenir pour quelques jours à la fin de cette semaine. A Douentza, Youssouf Coulibaly, le médecin-chef, m'a informé qu'un comité de crise a été mis en place pour soutenir le plus possible les centres de santé.
Comme vous pouvez le constater, les liens que nous avons "tissés" depuis 2004 demeurent solides !

Encore une fois, par l'intermédiaire d'Alabouri, je vous adresse toutes les salutations des habitants de Koyo.
Très amicalement"
Dr Pierre Lamache

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14/05/2012

33 218 briques ont été récoltées grâce à vos dons. Merci à tous pour votre soutien !
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14/05/2012

Chers amis,

Nous continuons à être régulièrement en contact avec nos amis de Koyo, en particulier Alabouri et Hamidou. Nous avons également pu avoir aujourd'hui le Maire de Boni, Hamadoun Dicko, au téléphone.
Tous nous confirment que la situation reste calme à Boni et dans les environs. Les hommes et les marchandises circulent quasiment normalement et, bonne nouvelle, le prix du mil commence à amorcer une petite baisse puis qu'on peut trouver le sac de 100kg autour de 28000 FCFA au lieu de 30000 (rappelons que le prix habituel à cette période est autour de 15000).

Cependant la situation politique n'est absoluement pas réglée. Le gouvernement, à Bamako, peine à trouver ses marques et doit déjà faire face aux contestations sur sa légitimité. Contestation qui est allée il y a 15 jours jusqu'à une tentative de "contre-push" à l'initiative de parachutistes (les "bérets rouges") restés fidèles à l'ancien Président. Cette tentative a avorté non sans faire plusieurs dizaines de morts, rajoutant de l'insécurité et de la confusion à la situation actuelle. Nul doute qu'en attendant, les rebelles du Nord (MNLA, Ansar Eddine, AQMI et autres groupes islamistes) se frottent les mains et en profitent pour renforcer leurs positions. Dans des villes comme Tombouctou, Gao, Kidal, selon les témoignages recueillis (y compris par Human Rights Watch), le radicalisme islamique s'installe brutalement.

A Boni, rien de tel, mais les rebelles et en particulier Ansar Eddine, commencent à organiser des réunions avec les habitants, nommant des personnes pour "garder" le centre de santé ou l'école, et disent s'opposer à tout brigandage (qui seraient plutôt le fait de membres du MNLA, les autonomistes Touareg, ou se réclamant comme tels.) Essaient-ils de gagner les habitants à leur cause dans une zone qui servira sûrement de "tampon" en cas de conflit armé ? Pas impossible, ceux-ci demandant avant tout suffisament de tranquilité pour travailler leurs champs et trouver de la nourriture.

A ce propos et selon Alabouri, qui donne un coup de main au centre de santé quand il descend de Koyo, les cas de malnutrition sont de plus en plus nombreux à Boni et dans les 32 villages avoisinants. Seul le village de Koyo ne se débrouille pas trop mal, à la fois grâce à Alabouri qui surveille de près l'état de santé des enfants, et de l'appui que nous pouvons leur apporter.
Alors qu'ils avaient réduit leur alimentation à un repas par jour, ils peuvent à nouveau en faire deux (situation très habituelle). Pour ne pas consommer trop de mil, ils le mélangent aux feuilles séchées, probablement riches en protéines, d'un arbre qu'ils nomment "l'arbre du chef" (c'est un très bel arbre qui jouxte le quartier du chef de village).
La banque de Douentza étant toujours fermée, Hamidou est allé mercredi dernier à Mopti (300km) car, d'après nos renseignements, il devrait pouvoir retirer l'argent que nous avons envoyé pour le village, dans cette agence. Manque de chance la banque est fermée jusqu'à mardi prochain. Il est donc revenu car les travaux des champs ont repris et l'on a besoin de tous les bras à Koyo. Il va refaire le voyage mardi prochain...

Merci encore pour vos nombreux soutiens et messages de solidarité.

Très amicalement
Dr Pierre Lamache

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