Centenaire de l’Institut d’Études Hispaniques : 1917-2017

Centenaire de l’Institut d’Études Hispaniques : 1917-2017 Commémoration du centenaire de l'Institut d'Études Hispaniques (1917-2017)

Conmemoración del centenario del Instituto de Estudios Hispánicos (1917-2017)

En cent ans d’existence, l’histoire de l’Institut d’Études Hispaniques, qui fait partie aujourd’hui des 18 UFR de l’université Paris-Sorbonne, s’est en partie confondue avec celle de l’hispanisme français. C’est cette histoire encore relativement méconnue que la célébration de ce Centenaire souhaite faire émerger. Depuis l’automne 2015, une série d’activités de nature scientifique et culturelle so

En cent ans d’existence, l’histoire de l’Institut d’Études Hispaniques, qui fait partie aujourd’hui des 18 UFR de l’université Paris-Sorbonne, s’est en partie confondue avec celle de l’hispanisme français. C’est cette histoire encore relativement méconnue que la célébration de ce Centenaire souhaite faire émerger. Depuis l’automne 2015, une série d’activités de nature scientifique et culturelle so

07/02/2021

Les Éditions Hispaniques ont le plaisir de vous annoncer la parution du livre Commémoration du centenaire de l’enseignement du portugais dans l’université française – Sorbonne 1919-2019, coordonné par Maria Helena Araújo Carreira, Maria Araújo da Silva et Fernando Curopos. Nous vous remercions de bien vouloir diffuser cette information auprès des personnes susceptibles d'être intéressées.
Commande en ligne sur :
https://editions-hispaniques.com/le-catalogue/167-commemoration-du-centenaire-de-l-enseignement-du-portugais-dans-l-universite-francaise-9782853551137.html

Tous les derniers mercredis de chaque mois, la Universidad Antónoma de Mexico, Sorbonne Université et Indiana University...
25/01/2021
Video Conferencing, Web Conferencing, Webinars, Screen Sharing

Tous les derniers mercredis de chaque mois, la Universidad Antónoma de Mexico, Sorbonne Université et Indiana University s’allient pour offrir un séminaire conjoint en ligne, ouvert à tous. Le thème retenu est celui des « Grandes Inventions qui ont fait le monde » : il se veut un hommage à la première circumnavigation et, par-delà, se pense comme une réflexion transversale et plurilingue.

Les conférences suivront un format toujours identique : deux conférenciers pour une variation autour d’un même thème, un modérateur, une discussion avec le public. Elles seront accessibles dans les trois langues (anglais, espagnol et français) simultanément. Cette jolie polyphonie débutera mercredi 27 janvier à 16h et sera consacrée à la navigation.

Vous trouverez ci-dessous le lien zoom permettant de s'enregistrer et l’affiche annonçant l’événement.
https://iu.zoom.us/webinar/ register/WN_TEdlRTfPRM- DnM4kHQfJ8g

Résumé des conférences (en français et en espagnol).

Louise Bénat-Tachot (Sorbonne Université) « L'art de la navigation au prisme de l'espace (les eaux) américain : expertise et défis au xvie siècle ».
L'objectif est d'analyser la façon dont les gens ont appris à naviguer dans les eaux américaines. Les défis étaient nombreux : identifier le système des vents et des courants, les phénomènes météorologiques, les conditions climatiques sans précédent le long du continent américain, de pôle en pôle. Certains pilotes ont su se distinguer par les connaissances et l'expérience accumulées. C’est ainsi que ces acteurs de la colonisation naissante ont écrit de nouveaux chapitres d'un « art de la navigation » américanisé.

«El arte de navegar confrontado con el espacio (las aguas) americano: pericia y desafíos en el siglo XVI»
Se trata de analizar las vías de aprendizaje náutico a la hora de navegar por las aguas americanas. Los desafíos eran múltiples: identificar el sistema de vientos y corrientes, los fenómenos meteorológicos, las condiciones climáticas inéditas a lo largo del arco del continente americano, de polo a polo. Algunos pilotos se han distinguido por los saberes y la experiencia que fueron acumulando. Es así como estos actores de la colonización incipiente escribieron nuevos capítulos de un “arte de navegar” americanizado.

Marcelo Ramírez Ruiz, (UNAM) : « La circumnavigation et les problèmes cosmographiques au xvie siècle »
De nombreux siècles durant, la navigation s’est confrontée au problème du calcul de l'équivalence en lieues d'un degré de la circonférence équatoriale. Les résultats ont déterminé la mesure des distances selon différentes latitudes, les itinéraires et la délimitation des domaines impériaux, comme nous l’analyserons pour ce qui touche le tour du monde au xvie siècle.

«La circunnavegación de la Tierra y los problemas cosmográficos del siglo XVI»
La navegación se enfrentó durante largos siglos al problema de calcular la equivalencia en leguas de un grado de la circunferencia ecuatorial. Los resultados determinaron la medición de las distancias a diferentes latitudes, los derroteros y la delimitación de los dominios imperiales, como veremos a propósito de la circunnavegación del Globo Terráqueo durante el siglo XVI.

Modérateur: Pedro Machado (Indiana University)

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Cette semaine, l'Archive du lundi est exceptionnellement suspendue pour cause de Temps Fort!Après le concert de Paco Ibá...
02/10/2017

Cette semaine, l'Archive du lundi est exceptionnellement suspendue pour cause de Temps Fort!

Après le concert de Paco Ibáñez, ne ratez pas, ce samedi 7 octobre, à 11h, la master class exceptionnelle de María Novaro en salle Delpy!
(Pour plus de détails, rendez-vous sur notre site : http://ieh.hypotheses.org/1738)

Nous espérons aussi vous trouver nombreux au colloque "Les études hispaniques en Sorbonne : un institut dans les soubresauts du siècle", les 9 et 10 octobre prochains!
(Le programme complet de l'événement est disponible en ligne au lien suivant : http://ieh.hypotheses.org/340)

L'Archive du lundi n°80 - De Bataillon à LarreaAlors que le temps fort du centenaire s'approche à grands pas, Andrea Mar...
25/09/2017

L'Archive du lundi n°80 - De Bataillon à Larrea

Alors que le temps fort du centenaire s'approche à grands pas, Andrea Martínez-Chauvin nous propose cette semaine une plongée au coeur de l'intimité de l'un des acteurs les plus mémorables de l'Institut de la rue Gay-Lussac, grâce à la mise au jour d'une carte postale jusqu'à présent inédite de Marcel Bataillon à Juan Larrea : une découverte pour le moins surréaliste!

Documents de l'archive n°80 :
-Couverture de l'ouvrage de Juan Larrea « César Vallejo frente a André Breton » (Córdoba, 1969).
-Photographies du recto et du verso de la carte postale de Marcel Bataillon à Juan Larrea, en date du 21 août 1969 (© Tous droits réservés, héritiers de Juan Larrea – Courtoisie de la Residencia de Estudiantes; c/ del Pinar, 23, Madrid).

« Dégonfler le surréalisme », voilà qui a de quoi faire sourire en regardant l’encre pâlie de la carte postale de Marcel Bataillon, qui fin août 1969 traverse l’océan, de Saint-Véran à Córdoba, en Argentine. Ces quelques mots, presque prémonitoires de la dissolution officielle du mouvement, le 4 octobre de la même année, disent combien son fondateur continue de marquer les esprits et de nourrir les polémiques.
Avec « El Surrealismo entre viejo y nuevo mundo » (1944), le poète et essayiste Juan Larrea semblait avoir réglé ses comptes avec un surréalisme à son sens trop mondain et sectaire, comme il a pu le sembler parfois. Ami intime de César Vallejo, il plaide, dès 1926 dans leur revue « Favorables París Poema », pour une autre voie réservée à la poésie. La disparition de Vallejo en 1938 le marque profondément et il en deviendra alors l’ardent exégète et défenseur : dans son édition en 1978 des « Œuvres complètes », chez Barral, dans « César Vallejo, héroe y mártir hispanoamericano » (1973), ainsi que par la fondation, en 1965 à l’université de Córdoba, du « Centro de Documentación e Investigación César Vallejo » qui publie la revue « Aula Vallejo ».
L’intervention d’André Coyné, universitaire et traducteur, péruvianiste, au colloque de 1967 portant sur l’humanisme de Vallejo, est à l’origine du « César Vallejo frente a André Breton » (1969) évoqué par Marcel Bataillon. Larrea ne pouvait rester indifférent à un discours qui suggère la préséance du mouvement surréaliste sur celui qui, pour lui, incarne le poète par antonomase. D’autant que l’argumentation de Coyné chercherait à faire remonter l’origine du mouvement à l’apparition du mot d’Apollinaire, à la fortune prolixe, bien avant le « Manifeste » de 1924. Larrea insiste au contraire sur la parenté revendiquée, dès 1919, entre Dada et le cercle de Breton, qui donnera ses fruits dans la revue « Littérature » – avec un Tzara d’ailleurs très proche de Larrea, puisqu’il offre à « Favorables » en 1926 son poème « Approximation », prélude au splendide « L’homme approximatif » à venir en 1931. Pour Larrea, les rapports enchevêtrés entre les hérauts de diverses avant-gardes ne sauraient avoir eu d’incidence sur « Trilce », que Vallejo écrit au Pérou et publie en 1922. Dans sa plaquette, il expose également les motifs de ses réserves face au surréalisme. Sa prose, aux allures de réquisitoire, donne la mesure de sa méfiance à l’égard des volutes narcissiques de Breton, qui n’apparaît pas là à son avantage: chantre d’un humanisme égocentrique, qui, au gré de ses humeurs, attirerait ou éclipserait les artistes de son orbite, aux antipodes de l’humanisme universel de Vallejo. Il suffit de penser aux foudroyants revirements bretoniens qui se font tôt sentir, si l’on songe à ses paroles du mois d’octobre 1922 dans « Littérature » (nº 5) : « Le cubisme est une matérialisation en carton ondulé, le futurisme en caoutchouc, le dadaïsme en papier buvard. Au reste, je vous le demande, quelque chose pourrait-il nous faire plus de tort qu’une matérialisation? ».
Pourtant, il ne s’agit pas seulement d’un heurt de personnalités qui suscite la critique d’un mouvement trop individualiste, au goût de Larrea. Dans la parole poétique également, il mesure l’abîme qui sépare les deux poètes, puisque celle de Vallejo dépasserait les ambitions du surréalisme même... « Concisamente, Breton se sirve del don de la palabra en forma periférica, extrínseca, respetando, hasta con estudiada elegancia, las reglas gramaticales de costumbre en sus diversos aspectos morfológico, sintáctico, ortográfico, semántico... En ese área cortical o fachada a la calle, la fantasía proyecta, labra y despliega sus tapices historiados, al modo como Dalí, Magritte, Delvaux y otros pintores operan con las representaciones semi oníricas. En Vallejo, en cambio, la imaginación penetra hasta los cimientos estructurales del verbo, hasta el orificio mismo por donde mana su energía creadora. Para ello empieza por desarticular su tradicional constitución externa y por revolucionar sus mecanismos y sistemas de relaciones interiores. En sus labios las palabras se tronzan, se descoyuntan, se invierten, cambian semánticamente de contenido, se inventan y, en términos generales, se desconciertan, para reunirse y copularse entre sí por razones de orden intrínseco, un tanto como Picasso, Gris y compañía actuaron en el espacio pictórico al destrozar especulativamente la pantalla de las apariencias visuales en procura de una nueva dimensión. » (Juan Larrea, « César Vallejo frente a André Breton », p. 54-55).
Ces lignes nous donnent ainsi une idée de l’amer « desencuentro » résonnant au fil du temps entre Larrea et l’héritage du mouvement, qui par ailleurs alimentait des remous dès 1930 – cette année-là, les exclus signent « un cadavre », à l’adresse de Breton. Outre cette plaquette, Larrea publiera aussi une « Respuesta diferida » à A. Coyné dans « Aula Vallejo » (nº 8-9-10, 1971), puis un livre, « César Vallejo y el surrealismo » (1976). De son côté, André Coyné n’en démord pas non plus, puisqu’il signe tout de même dans le numéro d’hommage à Vallejo des « Cuadernos Hispanoamericanos » (nº 454-455, avril-mai 1988) un article sur cette affaire, dont le titre reprend le vers du péruvien, « Digo, es un decir ».
Le surréalisme aux nombreux visages poursuit Larrea comme une ombre. Auparavant, dans les années quarante au Mexique, il avait persisté dans sa volonté de dialogue et il s’était mis en contact avec certains membres du groupe alors dispersé. En 1944, il envoyait une lettre à Breton, à New York, restée sans réponse. Ironie du sort, en 1963 en Italie, Vittorio Bodini le consacre pourtant comme le père du surréalisme espagnol dans « I poeti surrealisti spagnoli »... Si les circonstances de sa rencontre avec Bataillon demeurent obscures, les divergences exposées dans cet essai peuvent donner une idée de la géométrie variable du point sublime prôné par Breton, ce fameux point où « la vie et la mort, le réel et l'imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l'incommunicable, le haut et le bas cessent d'être perçus contradictoirement. »

Andrea Martínez-Chauvin

***

Transcription de la carte postale de Marcel Bataillon à Juan Larrea
21 août 1969, St-Véran (Hautes-Alpes)
Cher Juan Larrea, après avoir lu dans la paix de Queyras votre Vallejo frente a Breton, je veux vous envoyer un fraternel merci. Sans savoir ce que le subtil André Coyné a pu échafauder sur la matière, je vous sais gré de contribuer à dégonfler le surréalisme, mythe dont le prestige me confond et que vous avez équitablement voulu sauver comme le pressentiment d’autre chose. Laissez-moi vous évoquer dans cette belle demeure de Córdoba où je vous avais vu en août 1961 entouré d’un bonheur fragile. Continuez à travailler vos symboles, et croyez à la fidèle amitié de
Marcel Bataillon

L'Archive du lundi n°79 - Ernest Martinenche aux fêtes du centenaire du MexiqueDepuis l’accord de coopération universita...
18/09/2017

L'Archive du lundi n°79 - Ernest Martinenche aux fêtes du centenaire du Mexique

Depuis l’accord de coopération universitaire signé le 30 mars 2015, l’Université Nationale Autonome du Mexique (UNAM), la plus grande université d’Amérique Latine, est devenue l’un des partenaires privilégiés de Sorbonne Université en matière de relations internationales (http://www.sorbonne-universites.fr/actions/international/temps-forts/mexique-un-partenariat-entre-sorbonne-universites-et-lunam.html). Mais les relations entre les deux institutions ont en fait été étroites dès le début du siècle dernier, comme le révèle dans l’archive de cette semaine Miguel Rodríguez (voir aussi, pour les années 50, l’Archive n° 74).

Documents de l'archive n°79 :
1- Lettre de Louis Liard, président du Conseil de l'Université, rédigée à Paris le 3 mai 1910 pour faire d'Ernest Martinenche son représentant à l'inauguration de l'Université Nationale Autonome du Mexique (2 pages).
2- Extrait tiré d'un article de « El Diario » du 28 septembre 1910, relatant l'allocution en espagnol de Martinenche au cours de la cérémonie d’inauguration de la nouvelle Université.

Alors que les festivités du Centenaire de l’Institut approchent, qu’une nouvelle « Sorbonne-Université » est sur le point de naître et que des liens institutionnels et personnels entre notre Université et l’UNAM (Universidad Nacional Autónoma de México) se mettent en place, les Archives du lundi retracent à nouveau le rôle d’Ernest Martinenche (voir Archive n° 11). Premier titulaire de la « Maîtrise de conférences » en Espagnol à l’Université de Paris, créée en 1906, devenu Professeur en 1919, directeur de l’Institut pendant des décennies, il a été au poste de commandement de l’hispanisme français – selon l’expression d’Antonio Niño – jusqu’à sa retraite en 1939. C’est ainsi que naturellement il fut nommé représentant de l’Université en Amérique latine lorsque les gouvernements de l’Argentine et du Mexique fêtèrent avec faste le centenaire de l’Indépendance en 1910, le premier en mai, le second en septembre. Martinenche fit alors une grande tournée continentale en visitant d’autres pays, en traversant les Andes et en remontant vers Panama et le Pacifique.

L’un des moments forts des cérémonies mexicaines fut, le 22 septembre 1910, l’inauguration de la nouvelle Université, une Université qui renaissait de ses cendres, une Université Nationale refondée ainsi à l’occasion du Centenaire. La Sorbonne fut invitée en tant qu’université la plus ancienne au monde, celle qui pendant des siècles y a exercé la plus grande influence. Tels étaient les mots de l’invitation officielle où elle était conviée en tant que « marraine », privilège partagé avec deux autres universités : celle de Salamanque, parce qu’elle a servi de modèle à l’ancienne université de Mexico – qui, fondée en 1551, était restée jusqu’au début du XIXe la plus importante du Nouveau Monde – et celle de Californie, un des exemples les plus parfaits des universités américaines qui, de surcroît, avait accueilli souvent des éducateurs mexicains.

Pour l’occasion Louis Liard, président du Conseil de l’Université, nomma son représentant à l’inauguration : Ernest Martinenche (doc. 1). Liard enverra un télégramme au moment des cérémonies de naissance – il vaudrait mieux dire baptême du nouveau-né – dont l’Université de Paris se déclarait fière de devenir la « première marraine » : « je voudrais avoir le pouvoir des fées pour lui donner dès le berceau l’amour de la Patrie, de la science et de l’humanité ». Et il terminait le message en exprimant le vœu de toujours préserver ces trois « amours » qui sont une triple raison d’être – disait-il – pour les universités modernes.

Martinenche, à Mexico, fut encore plus éloquent, lorsqu’au cours de la cérémonie d’inauguration de la nouvelle Université il la tutoya rhétoriquement en lui donnant des conseils « d’idéalisme latin » pour sa vie future. Il fut particulièrement applaudi, car contrairement aux multiples délégués, il s’exprima dans l’espagnol le plus pur. La presse mexicaine se fit l’écho de son allocution, comme en témoigne un extrait tiré de « El Diario » daté du 28 septembre (doc. 2)

La presse parla encore, dans les jours qui suivirent, des activités de Martinenche –parfois avec une certaine animosité (mais laissons la polémique à une autre archive !). À Mexico, il eut un grand succès en parlant des animaux dans la littérature. Il déposa une couronne de fleurs au monument franco-mexicain, à Puebla, lieu des grandes batailles lors de l’invasion du pays par Napoléon III. À Veracruz, un banquet réunit les autorités du port et les délégués français : les toasts portés à cette occasion furent clos par le verbe de Martinenche, « quien, en correcto español –jugea le journal « Iberia » - hizo presentes las gratas e imborrables impresiones que se lleva de México ».

Et en effet, il maintint des rapports chaleureux, même épisodiquement, avec ses interlocuteurs au Mexique, des autorités à l’Université telles qu’Ezequiel Chávez. Dans les archives de l’Université de Mexico, il est question d’un don de livres (dont l’ouvrage du Doyen Liard sur « Les logiciens anglais contemporains »), envoyé en août 1912 par le Groupement des Universités et Grandes Ecoles en France pour les relations avec l’Amérique latine, animé par Martinenche.

En 1914, le jeune Alfonso Reyes se rappelle à son bon souvenir : « lors de l’inauguration de l’Université de Mexico j’ai eu l’honneur d’être présenté à vous par le libraire M. Raoul Mille (Libreria de Ch. Bouret). J’étais délégué [sic] envers vous par l’Ateneo de Mexico dont vous n’avez pas pu accepter une invitation puisque vous deviez repartir le lendemain ». Reyes, alors refugié à Madrid, se consacrait à ses études littéraires, plus particulièrement « à la Comédie Espagnole. C’est en me rapportant à vos ouvrages que votre souvenir m’est revenu ». Manifestement francophile dans la perception du conflit, Reyes proposa ses services à la propagande que menaient les Français en Espagne, « où les sourds travaux d’un certain parti politique font hésiter l’opinion » – dit-il encore dans la lettre. Martinenche répondit fort chaleureusement, lui envoyant des brochures de son Groupement où était exposé en toute impartialité – dit-il – son point de vue sur la guerre.

Ce sera le début d’un rapport soutenu entre les deux hommes qui échangeront des textes et des messages d’amitié, malgré la distance. Dans les années vingt, alors que Reyes est déjà ambassadeur à Buenos Aires, les compliments de Martinenche devinrent de plus en plus précieux : « je ne désespère pas de venir vous y faire visite, et je garde toujours un autre espoir, celui de vous voir revenir à Paris d’où nous ne vous laisserons plus repartir ». En juin 1917, Martinenche le remercia de l’envoi d’une traduction de Chesterton, « Ortodoxia », que Reyes avait publiée à Madrid, tout en lui annonçant « l’intention de publier, à partir de cet hiver-là, une Revue de notre Institut qui sera d’abord trimestrielle et qui s’efforcera de tenir notre public au courant de « l’Espagne d’aujourd’hui » ». Ce sera « Hispania », la première revue de notre Institut.

Miguel RODRÍGUEZ

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