Fondation de la Résistance / Musée de la Résistance en ligne

Fondation de la Résistance / Musée de la Résistance en ligne Site de référence sur l'histoire de la Résistance : médiathèque, expositions virtuelles, cartes interactives, ressources pédagogiques
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Fonctionnement normal

Dans l’attente de la reprise de ses activités suspendues en application des consignes du gouvernement, Ciné-Histoire met...
11/12/2020

Dans l’attente de la reprise de ses activités suspendues en application des consignes du gouvernement, Ciné-Histoire met en ligne quelques archives de séances des années précédentes.
Ces vidéos sont accessibles depuis l’onglet « Vidéos » du menu du site : http://www.cinehistoire.fr/

Dernière vidéo mise en ligne :
Captation vidéo de la séance organisée en 2005 par Ciné Histoire autour du thème du CNRD - session 2004-2005 – « 1945 : libération des camps et découverte de l’univers concentrationnaire ; crime contre l’humanité et génocide » avec les interventions de :
- Stéphane Hessel, résistant (agent du BCRA), déporté à Buchenwald
- Jean-Serge Lorach, déporté à 4 ans à Bergen-Belsen
- Elie-Jacques Picart, résistant du réseau Kasanga, déporté au camp de concentration de Natzweiler-Struthof le 11 août 1944 puis à Dachau
- Jean-Marie Delabre, résistant du mouvement des Volontaires de la Liberté puis de Défense de la France, déporté à Mauthausen
- Charles Palant, déporté à Auschwitz

Normandie 1940-1945 Dictionnaire des victimes du nazisme
10/12/2020

Normandie 1940-1945 Dictionnaire des victimes du nazisme

Archives départementales d’Eure-et-Loir
06/12/2020

Archives départementales d’Eure-et-Loir

[CALENDRIER DE L’AVENT] 🎄
En lien avec l’exposition « 1940 en Eure-et-Loir : chaos, soumission et refus », nous vous proposons des parties du jeu collaboratif « Réseaux », conçu par les Archives départementales des Yvelines : incarnez un réseau de résistance et faites-le progresser sur des missions de sabotage, d’espionnage et de renseignement. Pour cela, il vous faudra coopérer avec les autres joueurs, vous aider des atouts des membres de votre réseau et élaborer votre stratégie tout en déjouant la surveillance et les pièges de l’occupant allemand.
N’hésitez pas à découvrir la règle du jeu en suivant ce lien : https://vimeo.com/361307050
Informations pratiques : les parties auront lieu les mercredis 13 et 27 janvier à 17h30, ainsi que les vendredis 8 et 22 janvier à 16h00. Durée : 1h30.
Nombre de places limité : 4 personnes (ou binômes) par partie.
Inscription obligatoire au 02 37 88 82 20 ou par mail à l’adresse [email protected].
#calendrierdelavent #AD28 #eureetloir #ad78
https://www.facebook.com/ArchivesYvelines

27/11/2020
Faire une recherche - Mémoire des hommes

Nouvelle base de données en ligne sur mémoire des hommes sur les FAFL

Les Forces aériennes françaises libres (FAFL) forment la composante aérienne militaire de la France libre. Elles sont créées le 8 juillet 1940 par le général de Gaulle et confiées à l’amiral Muselier. Le 26 mars 1941, le colonel Martial Valin se voit confier la charge de développer et diriger les Forces aériennes françaises libres et nommé commandant des FAFL le 10 juillet 1941. Les FAFL s’organisent à l’été 1941 avec la constitution de groupes de chasse (GC) et de groupes de bombardement (GB) intégrés dans un premier temps au sein du dispositif de la Royal Air Force (RAF) et Martial Valin reçoit ses étoiles de général de brigade aérienne en août 1941.

Les FAFL disparaissent officiellement le 1er août 1943 à la suite de la fusion des forces de la France libre et des forces commandées par le général Giraud.

Origine du fichier des personnels de l’armée de l’Air ayant rejoint les rangs de la France libre
Cette base de données résulte de la numérisation et de l’indexation d’un fichier transmis par le Bureau central d’incorporation et d’archives de l’armée de l’Air (BCIAA) en 2000 et conservé par le Service historique de la Défense à Vincennes. Elle comprend 2769 fiches de personnels ayant appartenu aux FAFL, qu’il s’agisse du personnel navigant ou du personnel au sol. Cet ensemble de fiches a été transmis tel qu’il a été constitué et ne prétend pas à l’exhaustivité.

https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/client/mdh/forces_aeriennes_francaises_libres/

La recherche s'effectue sur un ou plusieurs critères. Aucun champ n'est obligatoire mais il est nécessaire de choisir au moins un critère.

Le premier prix du Concours de la meilleure photographie d’un lieu de mémoire a été décerné à Justine CHEVILLARD, élève ...
27/11/2020

Le premier prix du Concours de la meilleure photographie d’un lieu de mémoire a été décerné à Justine CHEVILLARD, élève de troisième au collège Henri de Navarre à Nérac (Lot-et-Garonne) pour son cliché pris du camp de concentration de Vught-Hertogenbosch

Dans ce camp de concentration nazi situé au sud des Pays-Bas ont été internés plus de 30 000 prisonniers entre janvier 1943 et septembre 1944, dont des Juifs, des Tsiganes, des homosexuels et des résistants.

Cette candidate a accompagné sa création de réflexions que lui inspira ce lieu mais surtout d’un poème traduisant son émotion dans ce camp de concentration.
« Le cliché représente une double barrière de barbelés, électrifiés pendant la guerre, séparée par un fossé où se reflètent trois miradors. Plus à gauche se trouve une baraque de prisonniers. Autant de vestiges qui témoignent encore aujourd’hui d’une lourde impression d’enfermement et de privation de liberté. J’ai souhaité donner un effet sépia à ma photographie pour rehausser l’intensité du lieu et exprimer un caractère d’éternité comme si le temps s’y était figé, avec l’objectif de faire ressentir à chacun la nécessité de ne pas oublier les crimes atroces qui s’y sont déroulés. Quand je regarde cette photographie, je ne cesse ainsi de penser à ce millier d’enfants passés par Vught avant d’être exterminés à Sobibor, à ces 70 femmes enfermées dans une cellule de 9 mètres carrés sans ventilation(*), à ces 749 prisonniers qui y sont morts. Pourquoi cette haine ? Une question et des sentiments qui m’ont inspiré ce poème. »

Pourquoi cette haine ?
Ici, je la ressens partout,
Tout autour de nous cette haine.
Emprisonné depuis 20 jours
Cette haine me fait de la peine.
Je suis juif, j’ai 10 ans,
Je demande à maman
Pourquoi cette haine ?
Elle non plus ne sait pas
D’où vient-elle cette haine ?
Ça changera, dit-elle
Et je m’endors dans ses bras.
Toute la journée cette haine
Dans les yeux de ces criminels
Diaboliques comme Himmler,
Tyranniques comme Hitler.
Chaque jour ce ciel bleu,
Et cet horizon noir.
Me voient-ils mes aïeux
Derrière ce crématoire ?
La Mort va-t-elle nous prendre
Dans ses bras par centaines
Nous ôtant cette haine
Où nous laisser attendre ?
Je vois bien une obscure clarté
Dans le regard des prisonniers
Mélange de haine et d’espoir
Et la liberté la revoir.
Pourquoi ?
Pourquoi cette haine ?

(*) Le drame du bunker a eu lieu du 15 au 16 janvier 1944. Alors que plusieurs femmes ont montré leur solidarité envers une des codétenues, le commandant du camp décide d’en enfermer le plus possible dans une cellule. Au total 74 femmes sont ainsi emprisonnées dans une cellule de 9 m2. Pendant quatorze heures, elles restent ainsi entassées manquant rapidement d’oxygène. Lorsque la cellule est ouverte, dix femmes sont retrouvées mortes.

plus d'info sur le concours : https://www.fondationresistance.org/pages/action_pedag/concours_p.htm

Service historique de la Défense
27/11/2020

Service historique de la Défense

#DossiersIndividuels
#AnneeDeGaulle

Le SHD vous propose d’accéder à de nouvelles archives numérisées d’acteurs de tous conflits en publiant de nombreux extraits de leurs dossiers conservés à Vincennes.
En cette année De Gaulle et pour ceux qui auraient vu la fiction de France 2 et qui se seraient demandé qui est cet aviateur à ses côtés, découvrez le dossier du capitaine Claude GUY. Il fut l'aide de camp du général De Gaulle du 12 juin 1944 au 5 janvier 1949 et descendit les Champs-Elysées au côté du général, à la Libération.
https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/dossiers-individuels/claude-guy-1915-1992

Service historique de la Défense
25/11/2020

Service historique de la Défense

L’inventaire de la sous-série AI 1 P concernant les personnels de l’Armée de l’air nés entre 1856 et 1919 a été actualisé jusqu’à l’année 1920. On y trouve désormais des personnalités comme Margot Duhalde (seule femme pilote des FAFL), Jean Maridor (As qui sacrifia sa vie en août 1944, en détruisant un V1 qui se dirigeait droit sur l'hôpital de Benenden, en Angleterre), Henry Lafont (compagnon de la Libération), ou encore Nicole Prior-Nanot (une des premières femmes engagées auprès du Général de Gaulle). Retrouvez l’inventaire sur notre site internet : https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/ark/140207

24/11/2020

Daniel Cordier vient de s'éteindre à l'âge de 100 ans. Français Libre parmi les premiers, il est envoyé en mission en France durant laquelle il deviendra le secrétaire de Jean Moulin avec qui il partage tous les dangers de la clandestinité. À ce titre, le 27 mai 1943 en plein Paris occupé, il participe à l'organisation, de la réunion constitutive du Conseil national de la Résistance présidée par Jean Moulin. Il avait en son temps salué de sa présence l'initiative de la Fondation de la Résistance consistant à commémorer chaque 27 mai cette date importante de l'unification de la Résistance française. La Fondation de la Résistance tient à rendre hommage à ce Compagnon de la Libération qui, refusant l'armistice de juin 1940 avait pris tous les risques pour rejoindre le général de Gaulle et poursuivre la lutte en territoire occupé jusqu'à la Libération de la France.

Retrouver un article sur Daniel Cordier écrit par Jean-Louis Crémieux-Brilhac publié dans La Lettre de la Fondation de la Résistance en 2009 :https://www.fondationresistance.org/documents/lettre/LettreResistance058.pdf

Archives nationales (France)
24/11/2020

Archives nationales (France)

Les Archives nationales rendent hommage à Daniel Cordier, résistant et ancien secrétaire de Jean Moulin, décédé le 20 novembre 2020.

Daniel Cordier avait exprimé son souhait de faire don de ses archives aux Archives nationales. Le premier transfert a eu lieu en mars 2009, suivi de deux compléments en 2015 et 2016.
Le fonds constitue la sous-série 674AP en cours de classement.

Par décret du président de la République du 12 mars publié au bulletin officiel des décorations, médailles et récompense...
23/11/2020

Par décret du président de la République du 12 mars publié au bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses du 9 octobre, la médaille de la Résistance française est décernée à titre posthume à :

- Jean Ballouard, massacré le 17 juillet 1944 par des soldats allemands à Plélo (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor)
https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip.php?article202079

- Pierre Ballouard, massacré le 17 juillet 1944 par des soldats allemands à Plélo (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor)
https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip.php?article202080

- Jean Belloni, résistant communiste, déporté à Dachau, décédé des suites de sa déportation en 1947 (mort pour la France) :
http://museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=90&theme=171

- Claude Falck, ingénieur polytechnicien, FFI, exécuté sommairement le 24 juillet 1944 à Miribel-Lanchâtre (Isère) :
https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip.php?article220674

- Guy de la Bourdonnaye, mort en déportation à Mauthausen

- Mauricette Loutski, résistante de la MOI, morte le 8 février 1944 à Auschwitz
https://maitron.fr/spip.php?article162568

- Litman Nadler, exécuté sommairement le 1er août 1944 au camp de Souge (Gironde) ; étudiant ; membre du Mouvement de Libération nationale.
https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip.php?article169242

- Geneviève Sainte-Beuve née Vavasseur

17/11/2020
Rails et histoire - Association pour l'histoire des chemins de fer

Rails et histoire - Association pour l'histoire des chemins de fer

Les sources de @Railsethistoire

En attendant la réouverture de l'#exposition "Les gens du rail" aux #ANMT, une #conférence de Cécile Hochard qui parle de #Résistance, de #cheminots et de #DeuxièmeGuerremondiale

https://www.youtube.com/watch?v=nTEof0HQY8c

La résistance des cheminots occupe une place de choix dans la mémoire collective. Les sabotages ferroviaires, le passage de la ligne de démarcation, les actions clandestines des employés des chemins de fer pendant l’Occupation allemande figurent parmi les images fortes qui ont forgé la vision de la France et de la Résistance pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Le film de René Clément, (La) Bataille du rail, primé au festival de Cannes en 1946, joue un rôle central dans la construction de cette mémoire héroïque du cheminot résistant. Mais depuis plusieurs décennies, notamment grâce aux travaux des historiens, les connaissances évoluent et une nouvelle vision de cette période apparaît, plus nuancée.

Quelle est la place réelle de la Résistance dans la France des années noires ? Que savons-nous, aujourd'hui, soixante-quinze ans après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, du rôle des cheminots dans la Résistance ?

C’est à partir de ces questions que Cécile Hochard a tissé le fil de son intervention et proposé des pistes de réflexions, en s’appuyant notamment sur les fonds de témoignages oraux et les archives de l’association Rails et histoire.

Cécile Hochard est docteure en Histoire et a soutenu une thèse intitulée Les lycées de Paris et de la région parisienne de 1938 à 1947. Depuis plusieurs années, elle travaille sur les chemins de fer et la Deuxième Guerre mondiale et est la responsable scientifique de Rails & histoire.

#WW2 #archives #témoignage #Occupation
#archivesnationalesdumondedutravail

11 novembre 1940 - 11 novembre 2020 : 80e anniversaire de la manifestation des étudiants et lycéens à ParisEn ce 80e ann...
13/11/2020

11 novembre 1940 - 11 novembre 2020 : 80e anniversaire de la manifestation des étudiants et lycéens à Paris

En ce 80e anniversaire, le musée de la Résistance en ligne vous propose de suivre tout au long de la semaine les parcours de quelques participants à cette manifestation patriotique du 11 novembre 1940.

Voici celui d'Igor de Schotten.

Né le 17 décembre 1922 à Paris, Igor de Schotten est le fils d’un officier russe immigré, ancien combattant de la guerre 1914-1918.

En novembre 1940, Igor de Schotten est l’organisateur de la manifestation des lycées de Janson-de-Sailly. Le 8 novembre, une collecte est secrètement organisée au sein de l’établissement. Parmi les donateurs ce jour-là figure un nommé Valéry Giscard d’Estaing alors lycéen en seconde. Le lendemain, avec son pécule, Igor de Schotten se rend chez le fleuriste le plus proche, Charles Landrat, au rond-point des Belles-Feuilles, aujourd’hui appelé place de Mexico, et lui commande un bouquet orné d’un ruban tricolore.
Le 11 novembre, en début d’après-midi, Igor de Schotten fait circuler un message dans les classes : « On sèche la dernière heure et on défile jusqu’à la place de l’Étoile. » À quinze heures, accompagné de son ami Claude Dubost, il court récupérer le bouquet chez le fleuriste. Tout sourire, Charles Landrat les entraîne au fond de sa boutique, où il leur montre « la petite gerbe » qu’il a composée à leur intention : une croix de Lorraine bleu ciel de deux mètres de haut ! En un temps record, il a réussi, assisté de son épouse et de deux employés, à se procurer aux Halles cinq cents œillets blancs, à les assembler et à les teindre par vaporisation. Les trois couches nécessaires pour fixer la couleur leur ont fait passer une nuit blanche.

Dans l’après-midi, les deux jeunes prennent la direction de l'Arc de Triomphe avec leur gerbe. « Lorsque nous nous sommes engagés sur la place de l’Étoile, celle-ci était déserte. Subitement, sur notre droite, ont accouru des soldats allemands. Dubost et moi avons stoppé net. Un rapide coup d’oeil vers l’arrière nous a appris que nous étions seuls. Tous nos copains s’étaient dispersés. La peur au ventre, nous avons continué. Les Allemands, eux, se sont arrêtés. Ils semblaient attendre un ordre. À ce moment-là, des agents de police français nous ont entourés. Leur chef nous a demandé « Que venez-vous faire ici ? » Nous lui avons répondu que nous voulions déposer nos fleurs. « Suivez-nous ! » a-t-il dit. Encadrés par les gardiens de la paix, nous sommes passés devant les Allemands restés en retrait, avons fait le tour de l’Arc de triomphe et déposé à la sauvette notre croix de Lorraine sur la Dalle sacrée. Ensuite, alors que nous descendions les Champs-Élysées, des policiers français en civil nous ont glissé : « Faites pas les cons. Rentrez chez vous. » Quelques mètres plus loin, des flics ont embarqué Dubost dans un panier à salade qui était garé rue de Tilsit. Il passera un mois à la prison de la Santé. Moi, j’ai continué sur le trottoir de gauche, tandis que les Champs-Élysées se remplissaient de lycéens et d’étudiants.
En bas de l’avenue, à hauteur du bar du Colisée, une fanfare allemande a commencé à défiler. Des bouteilles et des verres ont volé vers les musiciens, accompagnés de « vive de Gaulle ! » et des premiers accents de La Marseillaise. Quelques membres du Jeune Front, parti national socialiste français, ont voulu jouer au plus fort. Ils ont vite été neutralisés. La vitrine de leur organisation prônant « la grande France » censée englober la Wallonie, le Luxembourg, la Suisse romande et que sais-je encore… a volé en éclats. Des side-cars et fantassins allemands ont chargé les manifestants. On a entendu des coups de feu. À l’intersection de la rue de Berry, deux policiers m’ont jeté dans un fourgon déjà bondé. On a pris la direction du commissariat du Grand Palais qui résonnait de clameurs et de chants patriotiques. On nous a parqués à l’extérieur. Cela m’a permis, prétextant un besoin naturel, de me glisser dans les massifs et de m’enfuir. » (Témoignage cité par Alain Vincenot)

Entre la fin de l’année 1940 et octobre 1941, Igor de Schotten apporte son aide aux prisonniers évadés et aux personnes recherchées. En juillet 1942, il est arrêté à Paris pour propos anti-allemands et incarcéré à la prison militaire du Cherche-Midi. Condamné à 6 mois de prison par le tribunal du Grand Paris, il est transféré à la maison centrale de Clairvaux (Aube). Grâce à un certificat de complaisance, il obtient une libération provisoire en décembre 1942. En février 1943, il tente de franchir les Pyrénées mais cette tentative se solde par un échec. Le mois suivant, il rejoint un maquis de Haute-Savoie. Face aux difficultés de la vie quotidienne au maquis, il finit par quitter les lieux. C’est alors qu’il est chargé d'une mission de protection de la base radio du réseau Jacques OSS à Cusset (Allier). De retour à Lyon en mai 1943, il effectue des missions de liaison avec la Suisse. Il est interné en Suisse jusqu’en juin 1944 où il part pour l’Allemagne. Evadé en juillet 1944, il rejoint les FFI en France puis souscrit un engagement volontaire dans la Première Armée avec laquelle il rend part à la campagne d’Alsace puis à celle d’Allemagne.

Igor de Schotten, comme beaucoup d’autres, s’est rendu compte tardivement de l’importance de cet acte patriotique du 11 novembre 1940 : "Il est vrai que pour moi, comme pour beaucoup d’entre nous, cet acte de courte durée, naturel en lui-même, n’a semblé ni important, ni difficile, ni même dangereux par rapport à tout ce qui nous est arrivé après. En ce qui me concerne, je ne me suis rendu compte de sa valeur que très progressivement, à partir de 1965 par l’intermédiaire de notre association. Auparavant je n’en avais parlé à personne, ni à mes enfants, ni même à ma femme, élève à Molière, dont je n’ai appris la participation que très récemment. Comment donner une importance à quelques heures de rébellion alors que dans les années suivantes on est entré en résistance… ».

Officier de la légion d'Honneur, président de l’association des résistants du 11 novembre 1940, Igor de Schotten est décédé le 13 novembre 2007.

http://museedelaresistanceenligne.org/media10822-Igor-de-Schotten

Adresse

16-18 Place Dupleix
Paris
75015

Heures d'ouverture

Mardi 09:00 - 18:00
Mercredi 09:00 - 18:00
Jeudi 09:00 - 18:00
Vendredi 09:00 - 17:00

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