Maison d'Auguste Comte

Maison d'Auguste Comte Appartement-musée du philosophe Auguste Comte (1798-1857) La Maison d’Auguste Comte est un appartement-musée dans lequel vécut le philosophe français Auguste Comte (1798-1857).
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Situé au 10 rue Monsieur le Prince, dans le 6e arrondissement de Paris, il s’agit du dernier domicile qu’il occupa, de 1841 jusqu’à sa mort en 1857. Après que le fondateur du positivisme se soit éteint, ses disciples veillèrent à conserver la demeure qui avait vu naître sa philosophie, respectant en cela les dernières volontés de leur maître. Devenu musée, l’appartement, désormais propriété d’une Association internationale consacrée à Auguste Comte, est ouvert à la visite. Une fois passé le seuil de la porte, le visiteur découvre le domicile du philosophe qui est resté tel qu’il l’a connu, avec son mobilier d’origine et les objets lui ayant appartenu. Le parcours thématique récemment mis en place, par le biais d’un dispositif muséographique qui préserve l’authenticité du lieu, renseigne le visiteur sur la philosophie d’Auguste Comte.

Fonctionnement normal

[HISTOIRE ILLUSTREE DU MUSEE #4]Sauver le "domicile sacré" (1893-1905)📖La mort de Mme Basan, la propriétaire de l’immeub...
19/11/2020

[HISTOIRE ILLUSTREE DU MUSEE #4]
Sauver le "domicile sacré" (1893-1905)

📖La mort de Mme Basan, la propriétaire de l’immeuble du 10 rue Monsieur-le-Prince, va bouleverser, début 1893, le destin de la Maison. Laffitte pense alors que le meilleur moyen pour conserver l’appartement consiste à acheter l’immeuble afin de ne plus être soumis aux volontés de nouveaux propriétaires qui auraient tout à fait pu décider de remettre en location le « saint domicile ». Il trouve le soutien financier de positivistes français et anglais et fonde une société civile immobilière à son nom. Laffitte semble conscient de l’importance que revêt cette démarche dans la poursuite du mouvement positiviste tout entier : « L’achat de la Maison, 10, rue Monsieur-le-Prince va permettre de consolider la constitution du positivisme et par suite d’organiser de nouveaux efforts » Laffitte avance également des arguments religieux explicites : « […] l’achat de la Maison d’Auguste Comte est un événement capital : puisqu’il conserve à jamais l’appartement où s’est accompli, depuis 1841, la fondation définitive de la religion de l’Humanité, et qui, par conséquent, deviendra l’objet croissant du pèlerinage des positivistes de toute la planète, et un élément essentiel de leur culte commun . »
En plus d’être un lieu de réunion et d’action positiviste, l’appartement doit donc aussi continuer à être un « lieu de pèlerinage ».
Les objets présentés au « pèlerin » positiviste sont révélateurs de la dimension quasi religieuse de sa visite de l’appartement : on peut penser aux médaillons contenant les cheveux du philosophe, au vase contenant les fleurs séchées – décrit comme tel – apportées à Comte par C. de Vaux ou encore son chapeau haut-de-forme. Néanmoins pour que l’objet-relique fonctionne comme tel, le visiteur doit y être sensible, être familier du philosophe et de son œuvre et, mieux encore, lui vouer une admiration proche de la vénération. En effet, les visites « extérieures » aux sympathisants positivistes sont rares.
Il s’agit donc bien de faire de la Maison d’Auguste Comte un point de ralliement international du mouvement comtien, une « Kaaba » positiviste comme la surnomme Laffitte. Des disciples n’ayant pas connu le philosophe de son vivant se rendent rue Monsieur-le-Prince pour voir le lieu dans lequel il a écrit ses œuvres, vécu son quotidien. Mais plus encore qu’avec l’œuvre, c’est bien avec Comte lui-même que les disciples recherchent sans doute une connexion. Conserver la Maison permet de poursuivre le pèlerinage, de pouvoir lui rendre visite malgré sa disparition: la conservation de l’appartement se justifie parce qu’une nouvelle pensée et une nouvelle religion y ont vu le jour.

En mars 1893, Laffitte parvient donc à fonder cette « Société civile immobilière Pierre Laffitte ». L’immeuble est définitivement acquis le 1er avril 1896 et ce dernier dissout la société des exécuteurs testamentaires au moment de la création de sa SCI, ne voyant désormais plus l’intérêt de l’existence d’une telle institution. Cette manœuvre de Laffitte entraîne une révolte ouverte au sein du mouvement.
S’ouvre une période de déclin, marquée par la perte de vitesse du mouvement positiviste parisien malgré quelques soubresauts. Laffitte, nommé titulaire de la Chaire d’Histoire des sciences au Collège de France en 1892, maintient l’illusion de l’unité jusqu’à sa mort en 1903. L’inauguration de la statue d’Auguste Comte, place de la Sorbonne en 1902, marque à la fois une apogée et un chant du cygne : la cérémonie est un grand moment pour les positivistes qui affichent là une vigueur insoupçonnée. Mais la disharmonie règne bel et bien, malgré ce dernier grand moment de communion. Dès 1902, Laffitte désigne son secrétaire, Charles Jeannolle (1842-1914), chef de service à l’Office du travail, comme successeur à la direction du mouvement. Cette nomination d’un disciple certes dévoué mais sans aucun charisme ne manque pas de provoquer l’ire d’une partie des positivistes. Jeannolle prend donc les affaires en mains mais ne parvient pas à s’imposer. Sa légitimité va même grandement contestée dès sa prise de fonction.

📷Document attestant de la vente de l'immeuble du 10, rue Monsieur-le-Prince à la SCI Pierre Laffitte (Mars 1893, Archives MAC Série H) / Séance inaugurale de Pierre Laffitte au Collège de France (1892) - tableau peint par Louis Tinayre / Statuts définitifs de la SCI Pierre Laffitte (Archives MAC Série H) / Carton de souscription pour l'érection de la statue d'Auguste Comte place de la Sorbonne (1902, Archives MAC)

[PUBLICATION]Une nouvelle édition du "Plan des travaux scientifiques nécessaires pour réorganiser la société" (1822) vie...
16/11/2020

[PUBLICATION]
Une nouvelle édition du "Plan des travaux scientifiques nécessaires pour réorganiser la société" (1822) vient de paraître ce mois-ci aux Éditions Hermann (collection Hermann Philosophie) avec le concours de la Maison d'Auguste Comte.

Résumé :
Qui veut s'initier à la pensée de Comte est d'ordinaire renvoyé aux deux premières leçons du Cours de philosophie positive ; mais est-ce bien approprié ? N'est-ce pas s'exposer à s'interdire de comprendre ce que Comte a poursuivi sa vie durant ? Le Cours ne faisait pas partie du programme que le jeune polytechnicien s'était fixé alors qu'il n'avait que vingt-quatre ans et qu'il n'a jamais perdu de vue. En réalité, Comte lui-même a toujours désigné le présent texte de jeunesse comme son ' opuscule fondamental ' .

Notes et présentation par Michel Bourdeau.

https://www.editions-hermann.fr/livre/9791037003843

[NUIT DES MUSEES 2020]Il est temps de clore cette Nuit des Musées 2020 virtuelle avec une sélection pêle-mêle de nos aut...
14/11/2020

[NUIT DES MUSEES 2020]
Il est temps de clore cette Nuit des Musées 2020 virtuelle avec une sélection pêle-mêle de nos autres activités nocturnes: visites guidées, lectures, soirées littéraires...
La Maison d'Auguste Comte est également ouverte - en temps normal... - à la visite libre en nocturne tous les mardi soir de 18h à 21h, le 3 e mardi du mois étant consacré traditionnellement à l'Heure Philo.
Nous espérons pouvoir rouvrir au plus vite l'appartement afin que vous puissiez profiter des soirées culturelles ou d'une déambulation dans la Maison de ce cher Auguste !
#NuitDesMuséesChezNous #nuitdesmusees2020

📷 Visite nocturne de l'ambassadeur du Brésil José Bustani (2015) / Préparation d'une soirée littéraire autour de Michel Houellebecq (2018)/ Balade architecturale avec Jean-François Cabestan (2018)/ Soirée littéraire autour de Léon Bloy avec Johara Maury et Pierre Glaudes (2019)/ Causerie/lecture autour de la correspondance Sand/Dumas (2020)

[NUIT DES MUSEES] 4. Théâtre La Maison d'Auguste Comte accueille depuis quelques années des comédien.nne.s dans l'appart...
14/11/2020

[NUIT DES MUSEES]

4. Théâtre
La Maison d'Auguste Comte accueille depuis quelques années des comédien.nne.s dans l'appartement pour des représentations et des lectures autour de grand.e.s auteurs et autrices du XIXe siècle. Au programme depuis 2018: "Le journal d'une femme de chambre" (Octave Mirbeau), "Les mémoires de Mme Royale", "Balbec Plage" (d'après M. Proust), "Une Partie de campagne" (Guy de Maupassant), "Alexandra David Neel/ Philippe Neel: correspondance amoureuse".
L'appartement sert ainsi d'écrin à ces représentations nocturnes dans une ambiance romantique et intimiste.
Un grand merci à Isabelle Mentré, Christophe David et Pierre-Yves Desmonceaux, qui animent ces soirées théâtres depuis plus de deux ans maintenant.
Nuit des Musées #NuitDesMuséesChezNous #nuitdesmusees2020

📷 "Le Journal d'une femme de chambre" (O. Mirbeau, 2018), "Les Mémoires de Madame Royale" (2019), "Balbec Plage" (d'après Marcel Proust, 2020), "Une partie de campagne" (Guy de Maupassant, 2020)

[NUIT DES MUSEES 2020]3. L'Heure PhiloRendez-vous incontournable des activités culturelles de la Maison d'Auguste Comte,...
14/11/2020

[NUIT DES MUSEES 2020]

3. L'Heure Philo
Rendez-vous incontournable des activités culturelles de la Maison d'Auguste Comte, l'Heure philo, animée par Grégory Darbadie depuis avril 2017 est le rendez-vous nocturne le plus régulier depuis le lancement des activités culturelles à la Maison d'Auguste Comte. Petit retour en images sur ces soirées érudites et conviviales !
Nuit des Musées
#NuitDesMuséesChezNous #CultureChezNous

[NUIT DES MUSEES 2020]Nous continuons notre promenade nocturne à la Maison d'Auguste Comte à l'occasion de la nuit des m...
14/11/2020

[NUIT DES MUSEES 2020]
Nous continuons notre promenade nocturne à la Maison d'Auguste Comte à l'occasion de la nuit des musées 2020 avec les différentes expositions organisées à la Maison depuis 2017.
#NuitDesMuséesChezNous

2. Les expositions
Depuis 2017, le musée organise des expositions "in situ", accueillant artistes contemporains et photographes. Elles ont été à chaque fois l'occasion de vernissages et de nocturnes, permettant au public de profiter des expôts en soirée , dans une atmosphère un peu différente de d'habitude...
La participation de la Maison au festival Photo Saint-Germain, rendez-vous régulier, bien qu'annulé cette année en raison des conditions sanitaires, a grandement contribué aux échanges et au dialogue entre le lieu et les artistes. En images, quelques souvenirs des expositions passées...

📷 Exposition d' Amaury Da Cunha "HS - Images d'une histoire souterraine" (2017) / Exposition de David Fathi "Les Morts gouvernent les vivants" (2018) / Exposition de Gustavo Giacosa "Fantômes"(2019)/ Exposition d'Ange Leccia "Eblouissements" (2019)

[NUIT DES MUSEES 2020]Pour cette Nuit des Musées 2020, revenons sur les événements "nocturnes" organisés à la Maison d'A...
14/11/2020

[NUIT DES MUSEES 2020]
Pour cette Nuit des Musées 2020, revenons sur les événements "nocturnes" organisés à la Maison d'Auguste Comte ces dernières années. #nuitdesmusees2020 #NuitDesMuséesChezNous

1. La Nuit des musées
La nuit des musées est le premier événement "nocturne" auquel notre Maison ait participé. C'était en 2014 et elle avait attiré, entre 18h et 22h, 318 visiteurs. Depuis lors, nous avons participé à toutes les éditions, et accueilli entre 150 et 345 (record en 2015) visiteurs selon les années. Il s'agit d'un événement désormais traditionnel de notre programmation culturelle.
En 2017, au delà de la coutumière visite libre , l'artiste Mathias Kiss s'était installé dans l'appartement pour une exposition débutée quelques semaines en amont intitulée "Out of time #2" . Ramenant le lieu historique dans le présent et proposant des objets modernes, dorés à la feuille, au statut de sculpture, l’artiste proposait ainsi une relecture de l’histoire contemporaine, dévoilant une mythologie appartenant à notre temps.

📷 Quelques souvenirs des nuits des musées organisées à la Maison d'Auguste Comte avec, notamment, des photos de l'exposition "Out of time #2" de Mathias Kiss de 2017.

[NUIT DES MUSEES 2020] A l'occasion de la Nuit des Musées 2020, qui se déroule cette année de façon "virtuelle" nous met...
13/11/2020

[NUIT DES MUSEES 2020]
A l'occasion de la Nuit des Musées 2020, qui se déroule cette année de façon "virtuelle" nous mettrons en ligne des images des activités nocturnes de la Maison d'Auguste Comte depuis 2014 : expositions, théâtre, cafés philo, nuits des musées au fil du temps...
A retrouver demain entre 18h et 22h sur nos comptes twitter, Facebook et Instagram #NuitDesMuseesChezNous #CultureChezNous #NuitDesMusees

[HISTOIRE ILLUSTREE DU MUSEE #3]La Maison d'Auguste Comte, centre d'action positiviste (1857-1885)📖Le destin de l’appart...
12/11/2020

[HISTOIRE ILLUSTREE DU MUSEE #3]

La Maison d'Auguste Comte, centre d'action positiviste (1857-1885)

📖Le destin de l’appartement se poursuit, sans l’occupant qui lui a conféré sa dimension si particulière. Désigné président de l’ « Exécution testamentaire » par Comte lui-même, Pierre Laffitte (1823-1903), professeur de mathématiques, est confirmé dans ses fonctions par ses coreligionnaires en septembre 1857.
Un problème inattendu survient cependant : six jours après la mort de son mari, Caroline Comte reparaît rue Monsieur-le-Prince, malgré la défense formelle que lui avait fait son mari depuis 15 ans. Elle décide de contester le testament qui la déshérite complétement et fait interdire aux positivistes l’entrée de l’appartement. Les palabres judiciaires autour du testament, notamment sur la question cruciale de la propriété des publications du philosophe, ne trouvent leur épilogue qu’au début de l’année 1870, lorsque l' "ingrate épouse" est déboutée définitivement de toutes ses requêtes. Épisode rocambolesque mais significatif de la ténacité des disciples positivistes et de leur volonté très claire de conserver le lieu habité par Comte, comme si s’acquitter de cette tâche pouvait rejaillir sur la destinée du mouvement positiviste tout entier.Dès 1858, l’action positiviste s’organise rue Monsieur-le-Prince dans une ambiance apparente de camaraderie et d’optimisme. La Société positiviste reprend ses réunions hebdomadaires du mercredi, sous la présidence de l’ouvrier menuisier Fabien Magnin (1810-1884). Le culte s’y organise également. Aux fêtes et célébrations initiées par Comte les disciples ont ajouté des « célébrations de la naissance et de la mort de l’incomparable rénovateur » rue Monsieur-le-Prince et au Père-Lachaise avec discours et commémorations. Pour assurer leur production militante, les positivistes créent un système organisé de publications, tenant l’appartement pour centre névralgique, à la fois lieu de dépôt et d’impression. Laffitte insiste sur la nécessité de poursuivre l’œuvre de Comte en se concentrant essentiellement sur les activités liées à l’éducation et à l’enseignement. Laffitte tente ainsi d’affirmer sa légitimité en se revendiquant d’un positivisme « complet », dans la droite lignée du fondateur. Il développe également les relations avec les foyers étrangers (Angleterre, Brésil, Chili, Turquie...). La sauvegarde de l’appartement doit ainsi beaucoup à Laffitte, qui refusa toujours d’habiter l’appartement sacré tout en prenant grand soin de sa conservation et en maintenant intacte sa vocation de « quartier général » positiviste et de lieu de pèlerinage pour les disciples.
La Maison reste un lieu de « sociabilité » philosophique, un cénacle. Elle n’est plus seulement le lieu de l’intime mais elle reste, comme l’avait voulu Comte, mais aussi une scène de vie intellectuelle où se réunissent les continuateurs de la pensée positiviste.

📷Pierre Laffitte (Photographie s.d/ Archives MAC) / Acte fondateur de l'éxécution testamentaire d'Auguste Comte (Archives MAC) / Affiche pour un cours philosophique sur l'Histoire générale de l'Humanité professé par Laffitte rue Mr Le Prince (Archives MAC)

[HISTOIRE ILLUSTREE DU MUSEE #2]La visite au grand homme📖L'un des traits marquants de la sacralisation de l'appartement ...
09/11/2020

[HISTOIRE ILLUSTREE DU MUSEE #2]

La visite au grand homme

📖L'un des traits marquants de la sacralisation de l'appartement du vivant de Comte, la visite au « grand homme », phénomène apparu à la fin du XVIIIe siècle, devenue courante au milieu du XIXe siècle : la frontière entre l’espace de la maison et l’espace public devient alors bien poreuse…
Comte consacre ainsi une partie de sa journée à recevoir celles et ceux qui désirent lui rendre visite:

"Ne travaillant jamais après le dîner, je suis toujours disponible entre sept heures et huit heures, sauf le mercredi, jour de la Société positiviste. Mais je ne reçois jamais personne après huit heures, quoique je garde jusqu’à neuf heures ceux qui sont venus avant la clôture de ma porte. En outre, le jeudi de chaque semaine reste toujours consacré totalement, soit à ma correspondance, soit aux visites des personnes qui ne peuvent venir le soir."

L’appartement devint ainsi, tout du moins durant les dix dernières années de la vie du philosophe, une véritable scène de vie intellectuelle, entre le maître et son disciple, venu recueillir conseil ou encouragement.
Or l’hommage n’est pas toujours de mise dans la visite: l’un des disciples de Comte, l’ancien maire de Versailles Philémon Deroisin, décrit son entrevue avec le Maître. On y décèle un brin de moquerie, voire de raillerie, malgré l’admiration sincère qu’il voue au philosophe :

"En causant, Comte rejetait la tête en arrière tournée vers son interlocuteur que, du reste, sa myopie l’empêchait de voir. L’hiver, il se tenait assis très près de la cheminée, penché sur le feu vers lequel il tendait ses mains ouvertes de manière à en chauffer la face intérieure […]. Dans ses réceptions du jour, il était assis devant la fenêtre à laquelle il tournait le dos, les mains croisées sur la poitrine. Telles étaient ses attitudes habituelles. Son accueil était froid. C’était de sa part une rare distinction de donner la main. Une fois la conversation engagée, venait un certain abandon.[…] En nous congédiant, le philosophe restait parfois quelque temps à causer debout. Les habitués se levaient quand ils entendaient sonner neuf heures à une des deux pendules que Comte s’était vainement efforcé, comme Charles Quint, de faire marcher mathématiquement d’accord."

Ce récit de visite est particulièrement évocateur et accorde à la maison le pouvoir de révéler au visiteur la personnalité du philosophe, dans son cadre de vie. Elle offre dans le cas de Deroisin un symbole relativement efficace pour matérialiser son ambivalence.

Tant que sa santé le lui a permis, Comte a reçu, rue Monsieur-le-Prince, jusqu’à sa mort. Son attachement au « domicile sacré » ne s’est jamais démenti. C’est d’ailleurs dans son lit, entouré de ses disciples et veillé par Sophie Bliaux, qu’il s’éteint, le 5 septembre 1857.

📷 Cabinet de travail de la Maison d'Auguste Comte, lieu de réunion de la Société positiviste avec l'une des deux pendules portique en marbre et bronze doré (Photo: Colombe Clier) / Comte sur son lit de mort veillé par Sophie Bliaux (Par Florentin Decis) / Le salon (où Comte recevait ses invités) avec la cheminée auprès de laquelle il s'asseyait et l'autre pendule portique (Archives MAC) / un reçu du subside positiviste adressé à P. Deroisin (Archives MAC)

Adresse

10 Rue Monsieur Le Prince
Paris
75006

Métro : Odéon (lignes 4, 10) RER B: Luxembourg BUS : 58-63-70-84-86-87

Informations générales

Horaires: Le mardi : 18h - 21 h en visite libre tous les 3é mardis du mois: "L'Heure Philo" avec Grégory Darbadie. Voir programmation culturelle: http://augustecomte.org/musee/programmation-culturelle/ Le mercredi : 14h – 17h (visite libre) Visites de groupe et pour les scolaires : sur rendez-vous. Fermeture: Jours fériés, Août. Tarifs : Entrée : 4 euros Tarif réduit (étudiants, enseignants) : 2 euros Gratuité : Chômeurs, minima sociaux

Heures d'ouverture

Mardi 18:00 - 19:30
Mercredi 14:00 - 17:00

Téléphone

01 43 26 08 56

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Commentaires

Au Brésil:
Bravo bravo bravo.....,
Blog en portugais (Brésil), sur le Positivisme. Il appartient a Arthur Virmond de Lacerda Neto, positiviste ortodoxe.
Très belle initiative qui rappelle sa place dans l'histoire des idées à un homme qui a largement contribué au développement d'outils de réflexion en rapport avec son temps et contribué à l'édification des bases intellectuelles de la révolution industrielle
Excellent de lui redonner une place dans notre histoire. Il a largement contribué à la modernisation d la pensée philosophique.
Le CTHS a ouvert un forum pour les sociétés savantes qui souhaitent échanger entre elles... N'hésitez pas à le visiter et à y intervenir !