Le musée des nuages

Le musée des nuages Le musée des nuages est un projet d'artiste proposant de parcourir notre horizon climatique sur la piste des œuvres d'art. Nous concevons des expositions, nous constitution de collections, nous produisons des œuvres sur commande dans une démarche basée sur la co-construction et la participation de toutes les parties prenantes (citoyens, collaborateurs, entreprises, territoires, institutions).

Depuis 30 ans, notre action artistique nous connecte aux questions climatiques par des création inspirées les ressources élémentaires que sont l'Eau, l'air, les nuages.

Fonctionnement normal

Fortune de mer est l’expression paradoxale qui désigne un naufrage ou un accident naval, comme la rencontre de pirates, ...
06/10/2021

Fortune de mer est l’expression paradoxale qui désigne un naufrage ou un accident naval, comme la rencontre de pirates, un échouage volontaire ou un échouement fortuit.

Il y a 44 ans, en mars 1978, le Finistère Nord est agité par des vents de force 9 et 10 (75 à 100 km/h). À 22 h 40, le navire pétrolier Amoco Cadiz lance six fusées rouges dans le ciel. « Ma femme avait bien vu une lueur dans la nuit, mais elle avait cru qu’il s’agissait d’un ovni. C’était en fait une fusée de détresse » raconte un élu breton, le lendemain de la catastrophe.
Dans le sillage du supertanker brisé, la glu noire et l’odeur du pétrole envahissent tout.
Onze ans plus tôt, l’Europe découvrait un mot anglais : « supertanker », un nom de bateau : « Torrey Canyon » et une expression : « marée noire ».

Le Radeau de la Méduse
150 ans avant, une autre fortune de mer : Napoléon est alors en exil sur le rocher de Sainte-Hélène, la frégate Méduse vogue en direction de Saint-Louis du Sénégal. La France a affrété trois navires missionnés par Louis XVIII pour coloniser un comptoir cédé par les britanniques. Au cours d’une avarie, le commandant se déleste d’une partie de son équipage sur un radeau de fortune ; 149 personnes. Les gradés, qui eux sont embarqués sur des chaloupes, ou restent à bord, confient les gueux à leur destin dans le plus âpre des dénuements. Ils laissent les sans grade au gré des flots avec, comme seule réserve, un baril de vin. Un tonneau source de manigances et de conflits ; les survivants se livreront à l’anthropophagie. Théodore Géricault, se lance dans la représentation de ce fait d’actualité sulfureux. Œuvre immense par sa taille (491 cm de hauteur et 716 cm) par sa facture, sa composition et son intensité, ce tableau est aussi encombrant par son sujet. Avec ce projet, la peinture d’histoire acquiert une dimension critique rarement atteinte. Géricault s’empare d’un scandale d’envergure internationale, qui défraya la chronique pendant des mois, pour ratifier, par cette exécution monumentale, un fait de société.

L’exécution de ce tableau dévore l’artiste, l’épuise, le ruine, le conduit aux limites de l’acceptable. Il se procure des morceaux de cadavres à la morgue pour représenter au plus juste les chairs cadavériques. Il s’isole, se tond le crâne pour éviter les tentations de la vie sociale qui pourraient l’éloigner de sa tâche. Il affronte une immense vague de peinture qui dévaste son atelier. Cette œuvre est est un brûlot mais aussi une révolution artistique, qui bouscule les codes et les convenances.
Il meurt après une période de colportage au cours de laquelle il n’aura pu trouver preneur. Le Louvre achète enfin, mais Théodore est déjà mort. Avant de s’épuiser dans ce naufrage monumental, cet amoureux d’équitation plantait son chevalet dans la paille des écuries, ou choisissait parmi ses modèles humains vivants, les déments et les démunis. Ses portraits d’une virtuosité indépassable, nous désarment par la proximité que l’artiste a su instaurer avec ses modèles. Son art se fait humble et digne, comme le sont les personnages démunis auxquels il sait rendre justice. Si toute image ne recèle jamais qu’une part de vérité, dans le clair obscur des chairs vacille l’inaltérable flamme qui agite les âmes.

Le radeau de la Méduse est une toile hors norme où une baril sert de rocher à une humanité perdue au milieu des mers ; cette pièce de peinture est une véritable hantise pour les restaurateurs, car ce tableau peint lors de la seconde Restauration est envahi par un irrémédiable assombrissement.

Comme beaucoup de ses contemporains, Géricault utilisait un apprêt composé de bitume (NBk6) ; un pigment organique d'origine fossile (hydrocarbure de la famille du pétrole) selon la célèbre encyclopédie collaborative et gratuite Wikipédia.

Les exilés de la fortune, le bitume, encore le pétrole, les fortunes de mer, l’exil…

L’exil pour la fortune ! Cet exil volontaire vers lequel partent des chaloupes éperdues, surchargées d’êtres, lancées vers l’autre côté du monde. Ces mers sur lesquelles la vie compte moins que les marchandises et ces ports vers lesquels rentrent les tankers.

Régulièrement, des manifestations protestataires et souvent très créatives viennent troubler le silence relatif des salles du Louvre. Des militants du mouvement 350.org, motivés par la cause climatique sont venus s’allonger, tout de noir vêtus, dans l’une des salles les plus fréquentées du Louvre, celle du Radeau, pour protester contre le mécénat de Total en faveur du musée.
Coup de maître de l’administration, ce sont les visiteurs qui avaient été évacués, pendant que les militants sont restés étendus au sol pour « symboliser les victimes des activités pétrolières ». Le Louvre a confirmé le départ des activistes de leur plein gré, sans intervention de vigiles ni des forces de l’ordre.

Un an avant, une trentaine de militants avaient déjà étendu un tapis de drap noir au pied de la Victoire de Samothrace, une « rivière de pétrole ». Ils avaient distribué des tracts : « Total soutient le Louvre/Le Louvre soutient Total — #zerofossile ». Quelques temps après, les bassins extérieurs avaient débordé d’une « marée noire », après ajout d’un colorant « noir 100% naturel » selon les organisateurs.

Le mouvement Zéro Fossile lutte efficacement pour un monde sans pétrole, sans charbon et sans les émissions responsables du réchauffement climatique. Ses militants veulent promouvoir des ressources renouvelables et accélérer une transition écologique vertueuse. Cependant, depuis presque vingt ans, Total est partenaire du Louvre et le musée lui a procuré un espace d’exposition et un support de légitimation.

Des nappes de pétrole éparses, mais symboliques, atteignent régulièrement les marches du palais. De nouvelles vagues monteront, degré par degré, les escaliers du Louvre jusqu’à ce que le musée puisse à nouveau hisser les couleurs de ses mécènes.
En attendant, l’immense peinture de Géricault souffre d'un assombrissement irréversible dû au bitume de Judée qu’utilisait l’artiste comme fond d’apprêt. Mais ce pétrole là, c’est l’artiste lui-même qui l’a posé. C’était comme ça, par ces temps là, il arrivait qu’on peigne sur du bitume avec du jaune de Naples, des terres de Sienne, pures ou brûlées, ou du noir d'ivoire…

Les temps changent, le temps change, l'art change, les musées changent et changeront encore.

Pour signer la pétition de Greenpeace en ce jour où une nouvelle marée noire, d'une ampleur ravageuse atteint les côtes de la Californie :
https://www.facebook.com/sharer/sharer.php?u=https%3A%2F%2Fwww.greenpeace.fr%2Fstop-pub-fossiles%3Futm_source%3Dfacebook

« Oui, dans cette nuit, sur ce radeau, dessous cet horizon glacé, au cœur des abris frissonnants, des camps et des bivouacs, détruits à chaque instant recommencés toujours, en Europe, mais aussi en Asie, en Afrique, en terre des Caraïbes et des autres Amériques, ce que vous dites, mes chères, déclenche dans les géographies du vent, en étincelles de sel, en étincelles de ciel, une étrange conférence de poètes et de grands êtres humains… » Extrait de Frères migrants de Patrick Chamoiseau (Le Seuil, 2017).

Fortune de mer est l’expression paradoxale qui désigne un naufrage ou un accident naval, comme la rencontre de pirates, un échouage volontaire ou un échouement fortuit.

Il y a 44 ans, en mars 1978, le Finistère Nord est agité par des vents de force 9 et 10 (75 à 100 km/h). À 22 h 40, le navire pétrolier Amoco Cadiz lance six fusées rouges dans le ciel. « Ma femme avait bien vu une lueur dans la nuit, mais elle avait cru qu’il s’agissait d’un ovni. C’était en fait une fusée de détresse » raconte un élu breton, le lendemain de la catastrophe.
Dans le sillage du supertanker brisé, la glu noire et l’odeur du pétrole envahissent tout.
Onze ans plus tôt, l’Europe découvrait un mot anglais : « supertanker », un nom de bateau : « Torrey Canyon » et une expression : « marée noire ».

Le Radeau de la Méduse
150 ans avant, une autre fortune de mer : Napoléon est alors en exil sur le rocher de Sainte-Hélène, la frégate Méduse vogue en direction de Saint-Louis du Sénégal. La France a affrété trois navires missionnés par Louis XVIII pour coloniser un comptoir cédé par les britanniques. Au cours d’une avarie, le commandant se déleste d’une partie de son équipage sur un radeau de fortune ; 149 personnes. Les gradés, qui eux sont embarqués sur des chaloupes, ou restent à bord, confient les gueux à leur destin dans le plus âpre des dénuements. Ils laissent les sans grade au gré des flots avec, comme seule réserve, un baril de vin. Un tonneau source de manigances et de conflits ; les survivants se livreront à l’anthropophagie. Théodore Géricault, se lance dans la représentation de ce fait d’actualité sulfureux. Œuvre immense par sa taille (491 cm de hauteur et 716 cm) par sa facture, sa composition et son intensité, ce tableau est aussi encombrant par son sujet. Avec ce projet, la peinture d’histoire acquiert une dimension critique rarement atteinte. Géricault s’empare d’un scandale d’envergure internationale, qui défraya la chronique pendant des mois, pour ratifier, par cette exécution monumentale, un fait de société.

L’exécution de ce tableau dévore l’artiste, l’épuise, le ruine, le conduit aux limites de l’acceptable. Il se procure des morceaux de cadavres à la morgue pour représenter au plus juste les chairs cadavériques. Il s’isole, se tond le crâne pour éviter les tentations de la vie sociale qui pourraient l’éloigner de sa tâche. Il affronte une immense vague de peinture qui dévaste son atelier. Cette œuvre est est un brûlot mais aussi une révolution artistique, qui bouscule les codes et les convenances.
Il meurt après une période de colportage au cours de laquelle il n’aura pu trouver preneur. Le Louvre achète enfin, mais Théodore est déjà mort. Avant de s’épuiser dans ce naufrage monumental, cet amoureux d’équitation plantait son chevalet dans la paille des écuries, ou choisissait parmi ses modèles humains vivants, les déments et les démunis. Ses portraits d’une virtuosité indépassable, nous désarment par la proximité que l’artiste a su instaurer avec ses modèles. Son art se fait humble et digne, comme le sont les personnages démunis auxquels il sait rendre justice. Si toute image ne recèle jamais qu’une part de vérité, dans le clair obscur des chairs vacille l’inaltérable flamme qui agite les âmes.

Le radeau de la Méduse est une toile hors norme où une baril sert de rocher à une humanité perdue au milieu des mers ; cette pièce de peinture est une véritable hantise pour les restaurateurs, car ce tableau peint lors de la seconde Restauration est envahi par un irrémédiable assombrissement.

Comme beaucoup de ses contemporains, Géricault utilisait un apprêt composé de bitume (NBk6) ; un pigment organique d'origine fossile (hydrocarbure de la famille du pétrole) selon la célèbre encyclopédie collaborative et gratuite Wikipédia.

Les exilés de la fortune, le bitume, encore le pétrole, les fortunes de mer, l’exil…

L’exil pour la fortune ! Cet exil volontaire vers lequel partent des chaloupes éperdues, surchargées d’êtres, lancées vers l’autre côté du monde. Ces mers sur lesquelles la vie compte moins que les marchandises et ces ports vers lesquels rentrent les tankers.

Régulièrement, des manifestations protestataires et souvent très créatives viennent troubler le silence relatif des salles du Louvre. Des militants du mouvement 350.org, motivés par la cause climatique sont venus s’allonger, tout de noir vêtus, dans l’une des salles les plus fréquentées du Louvre, celle du Radeau, pour protester contre le mécénat de Total en faveur du musée.
Coup de maître de l’administration, ce sont les visiteurs qui avaient été évacués, pendant que les militants sont restés étendus au sol pour « symboliser les victimes des activités pétrolières ». Le Louvre a confirmé le départ des activistes de leur plein gré, sans intervention de vigiles ni des forces de l’ordre.

Un an avant, une trentaine de militants avaient déjà étendu un tapis de drap noir au pied de la Victoire de Samothrace, une « rivière de pétrole ». Ils avaient distribué des tracts : « Total soutient le Louvre/Le Louvre soutient Total — #zerofossile ». Quelques temps après, les bassins extérieurs avaient débordé d’une « marée noire », après ajout d’un colorant « noir 100% naturel » selon les organisateurs.

Le mouvement Zéro Fossile lutte efficacement pour un monde sans pétrole, sans charbon et sans les émissions responsables du réchauffement climatique. Ses militants veulent promouvoir des ressources renouvelables et accélérer une transition écologique vertueuse. Cependant, depuis presque vingt ans, Total est partenaire du Louvre et le musée lui a procuré un espace d’exposition et un support de légitimation.

Des nappes de pétrole éparses, mais symboliques, atteignent régulièrement les marches du palais. De nouvelles vagues monteront, degré par degré, les escaliers du Louvre jusqu’à ce que le musée puisse à nouveau hisser les couleurs de ses mécènes.
En attendant, l’immense peinture de Géricault souffre d'un assombrissement irréversible dû au bitume de Judée qu’utilisait l’artiste comme fond d’apprêt. Mais ce pétrole là, c’est l’artiste lui-même qui l’a posé. C’était comme ça, par ces temps là, il arrivait qu’on peigne sur du bitume avec du jaune de Naples, des terres de Sienne, pures ou brûlées, ou du noir d'ivoire…

Les temps changent, le temps change, l'art change, les musées changent et changeront encore.

Pour signer la pétition de Greenpeace en ce jour où une nouvelle marée noire, d'une ampleur ravageuse atteint les côtes de la Californie :
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« Oui, dans cette nuit, sur ce radeau, dessous cet horizon glacé, au cœur des abris frissonnants, des camps et des bivouacs, détruits à chaque instant recommencés toujours, en Europe, mais aussi en Asie, en Afrique, en terre des Caraïbes et des autres Amériques, ce que vous dites, mes chères, déclenche dans les géographies du vent, en étincelles de sel, en étincelles de ciel, une étrange conférence de poètes et de grands êtres humains… » Extrait de Frères migrants de Patrick Chamoiseau (Le Seuil, 2017).

Soojin Lee, étudiante Ensa Limoges, céramique installée dans le paysage de Guéret pour l'exposition pique-nique intitulé...
06/06/2021

Soojin Lee, étudiante Ensa Limoges, céramique installée dans le paysage de Guéret pour l'exposition pique-nique intitulée Limoges-Horizon-Guéret. Une trentaine d'œuvres de petite taille disséminées dans la ville (20 étudiant.es de première année des ateliers céramique [Nicolas Tourre] et design multimatériaux [Jeremy Edwards]).

Un projet du musée des nuages soutenu par ASTRE le reseau des arts plastiques et visuels en Nouvelle-Aquitaine, la Région Nouvelle-Aquitaine, la Drac, le Grand-Gueret, la Ville de Guéret, l'université de Limoge, site de Guéret et Ensa Limoges.

Organisation Climats artistiques, l'espace d'air contemporain du musée des nuages

@laquincaillerie_tierslieux @biblio.ensa.limoges @Reseau.Astre

Soojin Lee, étudiante Ensa Limoges, céramique installée dans le paysage de Guéret pour l'exposition pique-nique intitulée Limoges-Horizon-Guéret. Une trentaine d'œuvres de petite taille disséminées dans la ville (20 étudiant.es de première année des ateliers céramique [Nicolas Tourre] et design multimatériaux [Jeremy Edwards]).

Un projet du musée des nuages soutenu par ASTRE le reseau des arts plastiques et visuels en Nouvelle-Aquitaine, la Région Nouvelle-Aquitaine, la Drac, le Grand-Gueret, la Ville de Guéret, l'université de Limoge, site de Guéret et Ensa Limoges.

Organisation Climats artistiques, l'espace d'air contemporain du musée des nuages

@laquincaillerie_tierslieux @biblio.ensa.limoges @Reseau.Astre

Goûter au musée des nuages, dans les hauteurs de Guéret : eau de la ville, pêche braisée sur brioche perdue.
06/06/2021

Goûter au musée des nuages, dans les hauteurs de Guéret : eau de la ville, pêche braisée sur brioche perdue.

Goûter au musée des nuages, dans les hauteurs de Guéret : eau de la ville, pêche braisée sur brioche perdue.

Ciel variable idéal pour le départ de l'excursion guidée dans l'expédition pique-nique à Guéret. Circuit long : 4,4 km. ...
06/06/2021

Ciel variable idéal pour le départ de l'excursion guidée dans l'expédition pique-nique à Guéret. Circuit long : 4,4 km. Le plus court : 1,2 km mais on peut aussi partir au fil du vent et consulter le guide géolocalisé.

Remerciements au Tiers-lieu La_Quincaillerie_numérique et aux étudiantes en carrières sociales de Guéret qui animent les parcours qu'elles ont imaginés pour nous accompagner dans la découverte des œuvres des etudiant.es de l'Ensa Limoges.
Un projet soutenu par ASTRE le reseau des arts plastiques et visuels en Nouvelle-Aquitaine, la Région Nouvelle-Aquitaine, la Drac, le Grand-Gueret, la Ville de Guéret, l'université de Limoge, site de Guéret et Ensa Limoges.

@laquincaillerie_tierslieux @biblio.ensa.limoges

Ciel variable idéal pour le départ de l'excursion guidée dans l'expédition pique-nique à Guéret. Circuit long : 4,4 km. Le plus court : 1,2 km mais on peut aussi partir au fil du vent et consulter le guide géolocalisé.

Remerciements au Tiers-lieu La_Quincaillerie_numérique et aux étudiantes en carrières sociales de Guéret qui animent les parcours qu'elles ont imaginés pour nous accompagner dans la découverte des œuvres des etudiant.es de l'Ensa Limoges.
Un projet soutenu par ASTRE le reseau des arts plastiques et visuels en Nouvelle-Aquitaine, la Région Nouvelle-Aquitaine, la Drac, le Grand-Gueret, la Ville de Guéret, l'université de Limoge, site de Guéret et Ensa Limoges.

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L'art pour inspirer la sensibilité environnementale

Le musée des nuages est un musée sans mur. Il explore un phénomène complexe et pourtant aussi évident que l'air que l'on respire : le ciel, l'atmosphère, la lumière, l’énergie. Ce musée de notre temps est nomade et planétaire, puisque les nuages ignorent les frontières.

Nous proposons une programmation artistique, que nous appuyons sur l’édition, les expositions, le partage de savoirs, en associant les sciences climatiques et les arts.

Nous nous adressons aux territoires, aux organisations publiques et privées, dans une démarche de valorisation des ressources locales, pour favoriser la responsabilité environnementale par des actions concrètes, en associant patrimoines naturels et création artistique.

Le musée des nuages sollicite la participation des publics à des expériences et à des échanges interdisciplinaires. À cette fin, il se positionne entre les experts de la transition environnementale et les diffuseurs culturels pour proposer aux collectivités territoriales, aux entreprises, aux citoyens des thématiques et des programmes pensés en co-construction avec les acteurs locaux.

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Vues du ciel Images annotées par le musée des nuages — Fonds du ciel — histoire de l’art et de la météorologie. Une sélection est actuellement visible à l’Académie du Climat, 2 place Baudoyer, Paris 4e. Ouvert du mercredi au dimanche de 10 h à 23 h (18 h le dimanche). Rencontrez l'artiste-conservateur à la direction des vents, le jeudi 11 novembre de 14 à 18 h 30 à la buvette (salle du fond). « L'inconstance du ciel représente un défi pour le peintre autant que pour le scientifique. La description des phénomènes climatiques s'est d'abord faite avec des mots, puis les savants ont sollicité le talent des artistes pour fixer les nuages par le dessin. L'arrivée de la photographie promit enfin une approche objective, mais c'est alors qu'intervint la notion de système nuageux, qui fit préférer au cadrage photographique fragmentaire la compréhension des phénomènes atmosphériques dans leur ensemble. Un nuage n'est pas seul. Les configurations célestes se superposent et s'enchaînent dans des mouvements que nous révèlent aujourd'hui les vues satellitaires. Bien qu’il soit prévu depuis des hauteurs stratosphériques, l'événement climatique se vérifie sur Terre, à hauteur humaine, et ne correspond jamais entièrement à un modèle statique. L'observation des nuages est une vérité fugace, qui nous rappelle notre subjectivité et nous invite à la rêverie. Avec la série Vues du ciel, le musée des nuages réunit des documents collectés au fil de l'histoire de l'art et des sciences, afin de montrer les variations de nos représentations du temps dans le temps. Ces reproductions en nuances de gris évoquent notre relation aux phénomènes célestes. Le noir, le blanc, le gris sont les couleurs du dessin, couleurs de l’esquisse et de la pensée synthétique, cet état qui précède l’interprétation des signes, parmi lesquels ceux que l’on tente de lire dans le ciel. Les Vues du ciel ont été exposés à l'air libre, sous la forme d'un parcours entre les villes de Melle et Saint-Martin-Lès-Melle, pour la biennale internationale d'art contemporain de Melle 2015, conçue par Dominique Truco. » #paris #academieduclimat #climat #museedesnuages #meteorologie #artscience
Vues du ciel Images annotées par le musée des nuages — Fonds du ciel — histoire de l’art et de la météorologie. Une sélection est actuellement visible à l’Académie du Climat, 2 place Baudoyer, Paris 4e. Ouvert du mercredi au dimanche de 10 h à 23 h (18 h le dimanche). Rencontrez l'artiste-conservateur à la direction des vents, le jeudi 11 novembre de 14 à 18 h 30 à la buvette (salle du fond). « L'inconstance du ciel représente un défi pour le peintre autant que pour le scientifique. La description des phénomènes climatiques s'est d'abord faite avec des mots, puis les savants ont sollicité le talent des artistes pour fixer les nuages par le dessin. L'arrivée de la photographie promit enfin une approche objective, mais c'est alors qu'intervint la notion de système nuageux, qui fit préférer au cadrage photographique fragmentaire la compréhension des phénomènes atmosphériques dans leur ensemble. Un nuage n'est pas seul. Les configurations célestes se superposent et s'enchaînent dans des mouvements que nous révèlent aujourd'hui les vues satellitaires. Bien qu’il soit prévu depuis des hauteurs stratosphériques, l'événement climatique se vérifie sur Terre, à hauteur humaine, et ne correspond jamais entièrement à un modèle statique. L'observation des nuages est une vérité fugace, qui nous rappelle notre subjectivité et nous invite à la rêverie. Avec la série Vues du ciel, le musée des nuages réunit des documents collectés au fil de l'histoire de l'art et des sciences, afin de montrer les variations de nos représentations du temps dans le temps. Ces reproductions en nuances de gris évoquent notre relation aux phénomènes célestes. Le noir, le blanc, le gris sont les couleurs du dessin, couleurs de l’esquisse et de la pensée synthétique, cet état qui précède l’interprétation des signes, parmi lesquels ceux que l’on tente de lire dans le ciel. Les Vues du ciel ont été exposés à l'air libre, sous la forme d'un parcours entre les villes de Melle et Saint-Martin-Lès-Melle, pour la biennale internationale d'art contemporain de Melle 2015, conçue par Dominique Truco. » #paris #academieduclimat #climat #museedesnuages #meteorologie #artscience
EXPOSITION LIMOGES HORIZON GUERET Du 31 mai au 6 juin 2021, découvrez l'exposition "Limoges Horizon Guéret", une exposition à l’air libre dans les rues, places et jardins de Guéret avec les étudiantes et étudiants de première année de l’ENSA Limoges. Cette exposition est en partenariat avec Le musée des nuages. Dans le cadre de ce projet, les étudiantes et étudiants ont travaillé autour d’un paysage issu du contexte réel ou imaginaire de la ville de Guéret. Pour elles et eux, français ou originaires de pays étrangers, la ville de Guéret n’est pas un lieu plus particulièrement familier que ne l’est la pratique artistique à de jeunes étudiants. C’est pourquoi ce projet devait leur permettre de situer une intention plastique dans un contexte déterminé, et sur un prétexte géographique inconnu. Peut-être exotique, pour le moins imaginaire, l’espace de Guéret comme lieu de fiction a suscité des interprétations. Communiqué de presse : http://climatsartistiques.art/communique-de-presse/
[RÉSIDENCE ET PERFORMANCE] L’artiste Thomas Lanfranchi soutenu par Le musée des nuages est en résidence à La Quincaillerie au court de ce mois d’avril 2021 🌥 Parmi ses activités, l’artiste propose une performance quotidienne et gratuite en plein air à Guéret. D'une durée de 20 minutes, le nombre de participants est limité à 4 personnes par séance. Tous les jours à 17h à Guéret, 
jusqu’au 30 avril.
 Inscription obligatoire au 06 72 28 68 68.
International Interdisciplinary Symposium June 12-15, 2019, Paris Symposium Art et Science École Polytechnique Cité internationale des Arts, Studio des Ursulines, Maison des Métallos. With climate change and industrial agriculture, water resources are diminishing at unprecedented speed. Could the atmosphere, a diluted ocean of aerial moisture, be the solution to provide fresh water? Could we interrogate the cosmos in our links to the mist? But will "the sky's the limit" become another commodity for profit? Or will we open a tap of imagination for the benefit of all? In this interdisciplinary conference, we propose to face climate change by cultivating together new approaches in the exploration of alternative sources of water. We are calling for post-anthropocentric narratives, entanglements between nature, culture and technology, insisting on our interdependence with our environment and playing string figures with companion species, as phrased by Donna Haraway. Our explorations will lead us to wander through Gilles Clément's gardens, who proposes a new form of environmental exchange accessible to all (The Garden in Motion). Throughout this journey we will reflect upon the socio-political, scientific and philosophic implications of water in the atmosphere and space. In the tension between infinite desires and finite resources, shall we become gardeners who creatively express their protection, responsibility and love into the world? You are cordially invited to experience voices of various 'gardeners': artists, scientists, philosophers and anthropologists, as well as to open and share your own gardens!
Pendant que les pigeons continuaient d’aller et venir autour du nuage de cendre qui dévorait Notre Dame, regard tendu vers l’incendie, des fidèles chantaient. Debout, unis et solidaires, ils formaient une masse compacte de laquelle s'élevait un chant choral apaisant d’une ferveur aussi inébranlable qu’un mur de cathédrale. Les cœurs battaient. Pendant ce temps, nous étions 1200 à entrer à l’Odéon pour la soirée Tous à Bord, en soutien à SOS Méditerranée. Salle comble. Recette estimée : de quoi naviguer un jour et demi pour sauver des vies. Quelques jours avant, le dernier bâtiment de sauvetage encore capable d’agir en Méditerranée, le Alan Kurdi de l’ONG allemande Sea-Eye, a dû tourner en mer pendant 9 jours. Miracle : 64 personnes seront accueillies en Europe dont 20 en France. Coût de l’hésitation : l’équivalent de 9 soirées exceptionnelles à l’Odéon. Une année de sauvetage en mer revient à 4 millions d'euros par navire. À Paris, dans la même nuit : deux mécènes ont, à eux seuls, promis 300 millions d’euros pour la restauration de Notre Dame. Très bien. Leur nom sera gravé dans la pierre quand le monument sera à nouveau livré aux touristes. Ces touristes, qui ont le droit et le loisir d’aller et de venir.
Success