Genepi Île de France

Genepi Île de France Association féministe et anticarcérale pour lutter contre les systèmes d'enfermement. Association militante œuvrant sur tout le territoire français, le Genepi Île-de-France est la branche francilienne de l'association qui regroupe plus de 350 étudiants bénévoles.

Fonctionnement normal

Dernier numéro de notre zine sur le féminisme anticarcéral !Au sommaire :💥 Pour un féminisme anticarcéral💥 Penser la sit...
24/06/2021

Dernier numéro de notre zine sur le féminisme anticarcéral !

Au sommaire :
💥 Pour un féminisme anticarcéral
💥 Penser la situation des prisonnières en tant que féministe anticarcérale
💥 Solidarité avec les proches de prisonnier-e-s
💥 Contre la répression des travailleuses du sexe
💥 Retour d’expériences sur l’autodéfense féministe par l’ARCAF (Association d'Autodéfense et de Ressources pour le Choix et l'Autonomie des Femmes)
💥 De la création de la police à la soumission des corps racisés par MWASI - Collectif Afroféministe

A retrouver ici : https://www.genepi.fr/dernier-numero-de-notre-zine-sur-le-feminisme-anticarceral/?fbclid=IwAR0IisCoyoKZMnEjO5KBt8Hdcwa_9ntcz3n70Snh9LYcJ-xKJ483rESVi14

Dernier numéro de notre zine sur le féminisme anticarcéral !

Au sommaire :
💥 Pour un féminisme anticarcéral
💥 Penser la situation des prisonnières en tant que féministe anticarcérale
💥 Solidarité avec les proches de prisonnier-e-s
💥 Contre la répression des travailleuses du sexe
💥 Retour d’expériences sur l’autodéfense féministe par l’ARCAF (Association d'Autodéfense et de Ressources pour le Choix et l'Autonomie des Femmes)
💥 De la création de la police à la soumission des corps racisés par MWASI - Collectif Afroféministe

A retrouver ici : https://www.genepi.fr/dernier-numero-de-notre-zine-sur-le-feminisme-anticarceral/?fbclid=IwAR0IisCoyoKZMnEjO5KBt8Hdcwa_9ntcz3n70Snh9LYcJ-xKJ483rESVi14

Femmes en Lutte 93 lance un appel à solidarité matérielle et financière pour un séjour de repos et de formation pour 15 ...
10/06/2021

Femmes en Lutte 93 lance un appel à solidarité matérielle et financière pour un séjour de repos et de formation pour 15 femmes des quartiers populaires

Pour les soutenir financièrement, le lien de la cagnotte : https://www.helloasso.com/associations/femmes-en-lutte-93/collectes/20-femmes-des-quartiers-populaires-a-la-mer?fbclid=IwAR1-iSBry-TaXFmV2ElKqokw8ZN4jOQFD2QBADDl7HwK4V-hTK2lJ2iX3C0

Et plus de détails dans leur post 👇👇👇

💥APPEL A SOLIDARITE !!!
La crise du COVID a montré que les femmes des quartiers populaires sont en première ligne de la précarité, de la surexploitation, des galères administratives, du racisme. Les violences sexistes et sexuelles n'ont fait qu' augmenter dans la période.
Nous revendiquons le droit au repos et à la paresse pour les femmes. D'autant plus que la santé mentale et physique des femmes, surtout racisées, a été fortement impactée par la crise en cours.
Nous organisons donc un weekend, dans un gîte normand tenu par une militante CGT, pour 15 femmes des quartiers populaires et leurs enfants.
Ce temps pour souffler, prendre soin de soi sera aussi un temps de formation.

✊Nous lançons un appel à solidarité :
- matérielle : si vous avez un ou deux minibus à prêter ou louer, nous sommes preneuses.
- financière avec une collecte en ligne, les détails sont dans le lien ci dessous.
https://www.helloasso.com/associations/femmes-en-lutte-93/collectes/20-femmes-des-quartiers-populaires-a-la-mer

🥰Il n'y a pas de petites sommes, et le relai massif dans vos réseaux de la collecte est aussi une action de solidarité !✊

De St Denis à la Normandie, les quartiers ne sont pas des déserts féministes !

CONTRE LE PROJET DE RÉFORME SÉCURITAIRE DE LA JUSTICEEn avril dernier, le ministre de la justice Éric Dupond-Moretti a p...
07/06/2021

CONTRE LE PROJET DE RÉFORME SÉCURITAIRE DE LA JUSTICE

En avril dernier, le ministre de la justice Éric Dupond-Moretti a présenté un projet de loi « pour la confiance dans l’institution judiciaire » concernant la justice et la prison, qui a été accepté en première lecture par l’Assemblée nationale le 25 mai dernier.

En tant que militantes féministes anticarcérales nous sommes profondément opposées aux mesures proposées par le ministre visant à réformer la prison. Dans ce tract, nous critiquons quatre de ces mesures dans une perspective abolitionniste du système police-justice-prison.

SUPPRESSION DES CRÉDITS DE RÉDUCTION AUTOMATIQUE DE PEINE

Depuis 2004, le dispositif de réduction de peine (CRP) permet théoriquement de raccourcir la durée d’emprisonnement en fonction de la durée de la peine. Ce crédit de réduction de peine fonctionne de pair avec le dispositif de réduction supplémentaire de peine (RSP), qui conditionne les réductions de peine aux « efforts sérieux de réadaptation sociale » du prisonnier, pour reprendre les mots de Dupont-Moretti. Cette réforme veut fusionner CRP et RSP en un seul et même dispositif, enjoignant les détenu.es à faire « les efforts de réinsertion nécessaire » pour théoriquement obtenir une réduction de leur peine. Cette mesure donne encore plus de poids et de pouvoir à la justice et à l’administration pénitentiaire, puisque les réductions de peine seront uniquement conditionnées au bon vouloir de ces instances.

Derrière la rhétorique méritocratique de cette réforme, se cache le paternalisme de la justice et du gouvernement, qui cherche à contrôler les détenu.es et à empêcher toute révolte en leur faisant miroiter une réduction de leur peine. Par ailleurs, ce qui conditionne les remises de peine est tout ce qui est, dans les faits, refusé ou difficilement accessible en taule : le travail, la formation et les soins. Cette réforme vise donc à enfermer toujours plus, et toujours plus longtemps.

Plusieurs mesures ont été ajoutées au dernier moment dans le projet de loi afin de satisfaire les revendications des forces de l’ordre, et renforcer la répression à l’encontre des personnes accusées d’avoir agressé des policier.es et gendarmes : limitation des réductions de peine, instauration d’une peine de sureté de 30 ans pour les condamné.es à perpétuité.

AUDIENCES FILMÉES ET DIFFUSÉES

La réforme prévoit l’enregistrement et la diffusion à la télévision d’audiences. Pour les audiences privées la diffusion serait soumise au consentement des parties, mais pas pour les audiences publiques, où seule la diffusion d’éléments permettant d’identifier les parties se ferait avec leur accord.

Le fait de filmer et de diffuser des audiences pose le problème de leur instrumentalisation par l’Etat. Le projet de loi n’explicite pas les différents aspects de ces diffusions et notamment leur contenu : quelles audiences seront diffusées ? Quels types de crimes, et quelles catégories sociales de prévenu.es seront mis.es en lumière ? Et pour servir quel agenda ?

Le système judiciaire est un des lieux d’exercice privilégiés de la violence d’Etat, et il est un rouage essentiel des systèmes de dominations raciste, classiste et patriarcal. La diffusion d’audiences ne ferait qu’accentuer ces logiques en les mettant en scène. La sélection des audiences diffusées donnerait le pouvoir aux autorités de choisir quelle image de la justice et de la "criminalité" mettre en avant, selon le contexte politique, afin de renforcer la criminalisation des personnes pauvres et racisées. La diffusion des audiences s’inscrirait finalement dans la surenchère des politiques sécuritaires de l'Etat et leur surmédiatisation.

ÉTABLISSEMENT D’UN CONTRAT DE TRAVAIL EN PRISON

Le projet de loi prévoit la création d'un contrat d'emploi pénitentiaire. Actuellement, 30% des détenu.es travaillent, pour l’administration pénitentiaire ou pour des entreprises privées, et signent un engagement les liant à l'administration pénitentiaire. Le travail en prison est en dehors du droit du travail (pas de droits aux allocations chômage, pas d'arrêts maladie, pas de droit de se syndiquer, etc.) Leur rémunération est censée varier entre 20 et 45% du SMIC horaire, mais la plupart du temps les détenu.es sont payé.es à la pièce. Cette mesure du projet de loi s'inscrit dans la volonté du gouvernement de rapprocher le travail en prison du travail hors-les-murs en ouvrant, entre autres aux droits à l’assurance-chômage et à la retraite et en proposant un contrat sous la forme de CDD ou de CDI.

L’encadrement réglementaire du travail en prison est en réalité une institutionnalisation de l'exploitation des détenu.es par l’État et les grandes entreprises. Les entreprises qui ont recours au travail en prison profitent de l'enfermement pour produire à moindre frais. Le projet de loi ne parle d’ailleurs pas de la rémunération des détenu.es.

Cette réforme permet par ailleurs de légitimer le contrôle des détenu.es et la gestion de la détention par le travail en prison. Le travail en prison apparait comme un enjeu essentiel de la détention puisque la vie en prison coûte cher et qu’il conditionne les remises de peine. Ainsi, les détenu.es qui y ont accès sont contraint.es de ne pas se révolter pour ne pas perdre leur place et il en est de même pour les autres pour potentiellement y accéder.

AUGMENTER LE RECOURS À L’ASSIGNATION À RÉSIDENCE AVEC BRACELET ÉLECTRONIQUE

Le projet de loi dit promouvoir le recours à l’assignation à résidence avec un bracelet électronique dans le cas de la détention provisoire et de la libération sous contrainte. Dans le cas de la détention provisoire, au-delà de 8 mois, le juge devra motiver sa décision de ne pas avoir recours à l’assignation à résidence avec bracelet électronique. La libération sous contrainte sera quant à elle rendue plus systématique pour les trois derniers mois des peines inférieures ou égales à 2 ans. Si une mesure qui isole moins de son environnement social peut sembler moins violente, celle-ci reste une mesure d'enfermement et de contrôle. L’assignation à résidence avec un bracelet électronique permet à l’État d'avoir le contrôle sur une personne, puisque ses déplacements et fréquentations sont soumis à l’autorité des instances judiciaires.

L’assignation vient par ailleurs s’immiscer plus insidieusement dans le quotidien des condamné.es qui doivent devenir leurs propres maton.nes. Chacun.e doit intérioriser les interdits et les obligations, sous la menace d’aller en prison. Ces mesures s'inscrivent dans le développement des peines dites alternatives, qui n'ont d'alternatives que le nom : l’État et la justice enferment toujours plus et construisent toujours plus de places de prisons. Loin d'un "traitement de faveur", elles étendent les possibilités de la justice de contrôler, d’enfermer et punir. Elles développent un continuum de surveillance bien au-delà des murs de la prison.

Nous, militantes féministes anticarcérales, nous nous opposons à ce projet de loi qui va en réalité renforcer l’emprise de l’institution judiciaire et carcérale sur les personnes judiciarisées et qui perpétue les rapports de domination classiste, raciste et patriarcal au sein de ces institutions. Cette réforme est dans la continuité des politiques gouvernementales, visant à exploiter et instrumentaliser mais aussi enfermer et contrôler toujours plus et toujours plus longtemps les personnes pauvres et/ou racisées, et ce même hors des murs des prisons. Nous pensons que toute réforme du système-police-prison ne sert qu’à sa perpétuation et à protéger les intérêts de l’Etat, comme on le voit avec le renforcement de la protection des policier.e.s, qui bénéficient déjà d’une quasi-impunité dans l’exercice de leurs fonctions de répression.

Face à toutes tentatives de réforme de ces institutions, nous revendiquons l’abolition de la police et des prisons.

CRAME LA TAULE

On vous invite fortement à voir la dernière vidéo de XY, média transféministe audiovisuel français, sur le comité de sou...
22/05/2021
Tribune : comité de solidarité avec Jennifer | XY

On vous invite fortement à voir la dernière vidéo de XY, média transféministe audiovisuel français, sur le comité de soutien à Jennifer.
https://youtu.be/DdYd80hi6kI

Jennifer est une femme trans incarcérée depuis le mois de juin 2020 à la maison d’arrêt de Toulouse Seysses, placée en détention provisoire alors qu’une instruction est toujours en cours.

Communiqué de presse du Collectif de Solidarité avec Jennifer : https://iaata.info/Communique-de-presse-Situation-de-Jennifer-femme-trans-incarceree-4754.html

Pour aider financièrement Jennifer : https://www.paypal.com/pools/c/8tsUqYi4c2

Rosa Haizean du Collectif de Solidarité avec Jennifer nous parlent des conditions d'incarcération de Jennifer, femme trans incarcérée à la maison d'arrêt de ...

Nous partageons cette cagnotte mise en place par la famille de Sacha, qui s'est suicidé au mitard à Saint-Brieuc, dans l...
14/05/2021
Sacha - Leetchi.com

Nous partageons cette cagnotte mise en place par la famille de Sacha, qui s'est suicidé au mitard à Saint-Brieuc, dans l'indifférence de l'administration pénitentiaire.
Cette cagnotte a pour but d'aider la famille de Sacha à supporter les frais de justice dans le but de lui rendre justice.
https://www.leetchi.com/c/justice-pour-sacha?fbclid=IwAR0JGp6A1rR6gCuTpl1OfYjW1d1cQXHU5k19-5HENsgrZuGNN0K83GZ94lk

L’État enferme, la prison assassine. #CrèveLaTaule

Bienvenue sur cette cagnotte solidaire !Cette cagnotte a pour but d'aider la famille de Sacha à supporter les frais de justice dans le but de lui RENDRE JUSTICE, je

CONTRE LE FÉMINISME CARCÉRAL  Dans la lignée de la loi contre « l’outrage sexiste » pénalisant le harcèlement de rue ado...
03/05/2021
Contre la pénalisation du harcèlement de rue: une position afroféministe, queer et trans révolutionnaire

CONTRE LE FÉMINISME CARCÉRAL

Dans la lignée de la loi contre « l’outrage sexiste » pénalisant le harcèlement de rue adoptée en août 2018 Marlène Schiappa a annoncé la création de « quartier sans relous ». Elle prévoit la création d’un baromètre annuel sur le harcèlement de rue à partir d’août 2021. A partir de ce baromètre sera réaliser une cartographie des quartiers et zones dites « rouges » dans lesquels des brigades de policiers en civil pourront intervenir par surprise pour verbaliser. Ce projet s’inscrit dans l’augmentation des effectifs de polices. Gérald Darmanin a annoncé 10 000 recrutements supplémentaires dont 2000 qui seront affectés à ce projet.

Nous nous opposons fortement à ce projet qui s’inscrit dans le renforcement global de la présence policière dans les rues qui cible toujours les mêmes groupes de personnes : les hommes racisés, les pauvres, les migrant.es, les travailleuses du sexe. La lutte contre les violences sexistes et sexuelles est instrumentalisée de manière sécuritaire par l’État via la police et le système judiciaire français qui visent et enferment systématiquement les mêmes groupes sociaux. La police est une institution antiféministe, raciste et classiste. Le système police/justice/prison n'est pas une solution aux violences misogynes. En individualisant et en isolant ces violences par la verbalisation de certains hommes en tant qu’individus le système ne remet pas en cause ce qui fonde ces violences : le patriarcat.

Dans ce contexte, nous repartageons cette tribune de Mwasi et du collectif Queer et Trans révolutionnaires (QTR) écrite en 2017 contre la loi pénalisant le harcèlement de rue et contre le féminisme carcéral!

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/280917/contre-la-penalisation-du-harcelement-de-rue-une-position-afrofeministe-queer-et-trans

Le groupe de réflexion Queer & Trans Révolutionnaires (QTR) et le collectif afroféministe, Mwasi s'opposent à l'idée d'une loi pour pénaliser le harcèlement sexiste dans la rue. «Loin d’y voir un progrès, nous y voyons surtout le renforcement de l’Etat policier et donc encore plus de vi...

Rassemblement le 7 mai devant le TGI de Paris ! Justice et vérité pour Adama Traoré !Soutien à toutes les victimes des v...
03/05/2021

Rassemblement le 7 mai devant le TGI de Paris ! Justice et vérité pour Adama Traoré !

Soutien à toutes les victimes des violences policières et à leurs proches.

🔴 Rassemblement le 7 mai : TGI Paris

Alors que le policier qui a tué George Floyd vient d’être condamné par la justice américaine, la justice française, qui n’a toujours pas mis en examen les gendarmes responsables de la mort de mon frère Adama, me poursuit.
Je comparais le 6 et le 7 mai prochain au tribunal, où je serai confrontée aux gendarmes pour la première fois depuis cinq ans. Pour mon frère Adama, pour la vérité et la justice, je ne baisserai jamais les bras.

Assa Traoré

Le Genepi France est signataire de cette tribune collective contre l'islamophobie ! "Nous appelons toutes et tous à rejo...
11/12/2020
La jeunesse s’engage contre l’islamophobie!

Le Genepi France est signataire de cette tribune collective contre l'islamophobie !

"Nous appelons toutes et tous à rejoindre les manifestations contre l’islamophobie du 12 décembre prochain, organisées à l’initiative du Collectif du 10 novembre Contre l'Islamophobie, partout en France."

À Paris, rdv samedi à 14h30 place du Châtelet. ✊

Une trentaine d'organisations liées à la jeunesse dénoncent « l'islamophobie croissante dans notre société » et appellent à rejoindre les manifestations contre l’islamophobie du 12 décembre prochain. « Nous partageons l’horreur et l’indignation concernant les attentats ayant ciblé d...

NI LABEL NI PRISONNON À L'EXPLOITATIONLe 30 septembre 2020 a été inauguré le label PEPs : "Produit en Prison" que le min...
06/12/2020

NI LABEL NI PRISON
NON À L'EXPLOITATION

Le 30 septembre 2020 a été inauguré le label PEPs : "Produit en Prison" que le ministère de la justice et l’agence du travail d’intérêt général et de l’insertion professionnelle ont eu l’audace de créer. Les entreprises labélisent ainsi leurs produits lorsqu'ils ont été fabriqués par des prisonnier.e.s. Ce label, qui se présente comme « solidaire et inclusif » labélise dans les faits l’exploitation du travail de personnes qui sont déjà précaires.

NOUS, MILITANTES ANTICARCÉRALES, DÉNONÇONS CE LABEL QUI SERT UNIQUEMENT À JUSTIFIER ET LÉGITIMER
LE SYSTÈME CARCÉRAL. C’EST UN EFFET DE COMMUNICATION DE PLUS POUR CACHER LA MACHINE OPPRESSIVE ET DESTRUCTRICE QU’EST LA PRISON

PRISONS : LIEUX D'EXPLOITATION.

Le label dit vouloir « revaloriser l’image du travail pénitentiaire » alors que la réalité des conditions de travail pénitentiaire est scandaleuse. En effet, dans cette zone de non-droit social, il n'y a pas de contrat de travail, ni d’indemnité en cas de chômage technique. Par ailleurs, le travail en prison n'ouvre pas de droits aux allocations chômages. Les arrêts maladie et la reconnaissance des accidents du travail n’existent pas, et il n'y a pas non plus de médecine du travail. L’encadrement de la durée du travail est une illusion et il n’y a pas de jour de repos garanti. Il n’y a pas non plus de revenu minimal indexé au smic horaire. En théorie, la rémunération varie entre 20% et 45% du smic horaire, mais la plupart du temps les détenuEs sont payéEs à la pièce, au mépris de la loi. La cotisation pour la retraite ne se fait pas non plus selon les mêmes règles que dans le droit commun : pour chaque année travaillée, unE actif.ve valident 4 trimestre contre 1 à 3 pour les détenuEs. Enfin, il n'y a pas de droits syndicaux : les détenuEs ne peuvent pas faire valoir leurs droits au risque de représailles de l’administration pénitentiaire. Cette exploitation des travailleurs et des travailleuses au service du profit est organisée par l’Etat et est permise par un ministère de la Justice vantant non sans cynisme la «souplesse», la «réactivité» et la «disponibilité totale» des personnes détenues. Cette exploitation de la main d’œuvre carcérale par des entreprises privées se fait sous couvert de « réinsérer professionnellement » les détenuEs. La réinsertion est une des rhétoriques utilisées par l’Etat pour justifier son système répressif. Pourtant, la simple existence de la prison- dont l'objectif et l'effet est de marginaliser les personnes détenues- rend le concept de "réinsertion" profondément hypocrite.

LE TRAVAIL CARCÉRAL : OUTIL DE CONTRÔLE SOCIAL

En prison, le travail est utilisé comme un outil de gestion de la détention et comme un moyen de contrôle social par l'administration pénitentiaire, qui décide de qui a un travail, de qui peut le garder et de quel travail il s'agit, sans avoir à se justifier de ses décisions. Les remises de peines supplémentaires sont entre autres conditionnées par le fait de travailler ou non : le travail carcéral permet donc de facto d’être libéré plus vite. Pourtant, unE détenuE sur quatre a accès au travail, ce qui oblige à la fois les détenuEs qui ont accès au travail et celleux qui cherchent à y avoir accès à ne pas se révolter. Ce travail est par ailleurs bien souvent nécessaire pour survivre en prison, car la vie en prison coûte cher : tout ce qui n'est pas considéré comme strictement nécessaire par l'administration pénitentiaire (qui leur donne des repas immangeables et un kit d'hygiène qui n'est jamais suffisant) doit être acheté au prix fort par les détenuEs, qui perdent les aides sociales qu'iels pouvaient avoir dehors et que les familles, souvent extrêmement précarisées par la perte d'un revenu, ne peuvent pas toujours soutenir.

LE CAPITALISME AU FEU, LES PRISONS AU MILIEU

La prison profite à l’Etat et aux grandes entreprises, c’est un maillon essentiel du capitalisme. D’abord, l’Etat criminalise stratégiquement certains moyens de production (deal, travail du sexe…) et de répartition des richesses. Le système prison-justice va jouer un rôle clé de marginalisation des classes populaires et notamment des personnes racisées de classes populaires qui composent la majorité des détenuEs. Une fois en prison, la force de travail des détenuEs est réappropriée par l’Etat et les grandes entreprises afin de se faire de l’argent sur leur exploitation.

NOUS, MILITANTES ANTICARCÉRALES, DÉNONÇONS L'EXPLOITATION EN TAULE PAR L'ÉTAT ET LES ENTREPRISES PRIVÉES

CONTRE L’EXPLOITATION ET L’ENFERMEMENT
NI LABEL, NI PRISON

***

Plus d'infos sur les acteurs du travail en prison :

- https://www.lemonde.fr/.../le-travail-en-prison-une...

- http://www.le-tigre.net/les-entreprises-et-la-prison.html

- https://paris-luttes.info/prison-strike-esclavage-made-in... (dans le contexte des États-Unis)

Adresse

Maison Des Initiatives Etudiantes, 50 Rue Des Tournelles
Paris
75003

Informations générales

Le Genepi Île-de-France est basé à la Maison des Initiatives Étudiantes (50 rue des Tournelles - 75013), métro Bastille. Deux déléguées régionales coordonnent l'action associative régionale : - Judith Joubert ([email protected]) - Julia Poirier ([email protected])

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📣📣 BESOIN DE SOUTIEN URGENT PLACE DU PANTHEON !
Demain à partir de 18heures, Lecture de lettres de détenus, suivie d'un atelier d'écriture de lettres à des personnes en ce moment incarcérées, certaines depuis plus de 7 ans à l'isolement. RDV au parloir, adresse disponible à l'email : [email protected] Boisson et repas à prix libre, bénéfices reversés à des collectifs anti-carcéraux. https://www.facebook.com/events/427342548005927/
[ #SERVICECIVIQUE #REFUGIES #FLE #IMPACTSOCIAL - Paris 16e] 👉👉👉Poursuivant la démarche initiée sur le site Les Grands Voisins, l'Association Aurore lance un nouveau projet de mixité dans le 16e arrondissement. Elle recherche un service civique pour contribuer à son ouverture et cordonner un programme d'enseignement du FLE/alphabétisation à des demandeurs d'asile ! Pour plus de détails 👇👇👇 En s'appuyant sur l'expérience des Grands Voisins, l'association Aurore ouvre au cœur du 16eme arrondissement de Paris un nouveau projet au sein de la Caserne Exelmans. Elle y développera pendant 2 ans et sur ce site atypique un lieu de vie favorisant le vivre-ensemble, la solidarité et l’insertion d’un public de Demandeurs d’Asile, Réfugiés et Familles sans domicile en expérimentant la mixité des publics et des activités (culturelles, économiques, écologiques, sportives et hébergement). Au sein de la Caserne, il est prévu l’installation de 3 centres d’hébergement. Outre un CPH (Centre Provisoire d’Hébergement) de 100 places pour les Réfugiés Statutaires, il est prévu l’installation d’un HUDA de 150 places pour les Primo Arrivants demandeurs d’Asile ainsi qu’un CHU familles de 50 places soit un total de 300 personnes hébergées au sein de la Caserne d’Exelmans. Au sein de la structure, des espaces seront réservés pour répondre aux besoins du 16eme arrondissement (Ateliers DIY, Conciergerie, Ressourcerie, Restauration, Programmation, Ferme Urbaine…) mais aussi pour mettre en place des activités pour les Demandeurs d’Asile et les Réfugiés statutaires (ouverture des droits, activités informatique, français …) Cette mission vise à appuyer le lancement du projet de mixité avec les objectifs suivants : - Support au lancement des Cours de Français pour les demandeurs d’Asile soit support aux profs de FLE bénévoles - Organisation de cours de conversation où binômes avec mobilisation de bénévoles / cours de théâtre et autre activités facilitant l’apprentissage de la langue française et visant à créer du lien avec le quartier - Organisation de sorties culturelles à Paris soit favoriser l’accès à la culture des personnes hébergées : les mobiliser pour l’émergence et l’élaboration de projets culturels, organiser des temps de découverte culturelle en lien avec les acteurs du territoire + Support aux autres Services Civiques en charge de : - Animation d’une épicerie solidaire en monnaie locale : assurer la gestion de la boutique et des biens à échanger: accueil, diversification des produits, stocks, faire vivre la monnaie locale sur le site,… - Appui aux activités d’agriculture urbaine avec les résidents : lancement du potager, végétalisation des espaces, installation des ruches,…. - Animation d’un espace informatique permettant l’insertion professionnelle et l’apprentissage de l’équipe - Animation d’un espace collectif (point presse/ thé + café / bibliothèque…) Pour plus de détails et pour nous faire part de votre candidature, retrouvez notre annonce en ligne ici : https://www.service-civique.gouv.fr/missions/svdp-gv-paris-favoriser-lintegration-du-public-migrant-par-le-sport-la-culture-lapprentissage-du-francais-et-ou-le-soutien-aux-demarches-administratives A très vite ☀️
"Et ce n'est point, certes, le système pénitentiaire qui prévient les récidives ; les prisons en sont, au contraire, la cause principale." Cesare Lombroso dans l'Homme Criminel, 1887. 130 ans et rien n'a changé ... Combien de temps faut-il à l'homme pour se rendre compte qu'il a fait une connerie ?