Association Les Comptoirs de l'Inde

Association Les Comptoirs de l'Inde L’association Les Comptoirs de l’Inde promeut l’Inde en France et entretient la mémoire des comptoirs français - www.comptoirsinde.org
Centre culturel FRANCO INDIEN
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LES COMPTOIRS DE L’INDE : Un lieu d’information et de documentation consacré aux Comptoirs. Chandernagor, Karikal, Mahé, Pondichéry Yanaon… Une page d’histoire est tournée. L'Association « Les Comptoirs de l'Inde » met en œuvre diverses actions pour constituer une base de données spécialisée, un fonds de documentation, une photothèque et une vidéothèque consacrés aux Comptoirs. L'Association soutient en outre les projets d’édition, de réédition ou de diffusion de tout document relatif à l’Inde française. L'Association publie à l’intention de ses membres un bulletin de liaison comportant un calendrier détaillé des manifestations qu’elle organise. Promouvoir en France le Territoire de Pondichéry et la ville de Chandernagor et réciproquement la France et la langue française dans ces territoires. Œuvrer à la représentation des Comptoirs au sein des instances de la francophonie en favorisant le développement de relations économiques et culturelles entre les collectivités territoriales françaises et les anciens Comptoirs. Resserrer les liens entre les Français originaires des anciens Comptoirs français en Inde, les amis de l’Inde, les francophiles indiens et les associations de Pondichériens aussi bien en France qu’en Inde. L'association « Les Comptoirs de l'Inde » soutient tous les projets de restauration, de sauvegarde ou de mise en valeur du patrimoine français légué à l’actuel territoire de Pondichéry et à la ville de Chandernagor. Un lieu de convivialité ouvert à tous les amis des Comptoirs. L'Association organisera des voyages thématiques axés sur la découverte des cultures régionales indiennes à travers les anciens Comptoirs européens en Inde. Des dîners–débats et des soirées pondichériennes seront également organisés en France afin de permettre à chacun de se retrouver dans un but de convivialité. A travers les anciens Comptoirs, l'Inde fait partie également du patrimoine culturel français… Les destins des deux peuples se sont croisés pendant près de trois siècles. Des complicités, des métissages en sont issus et enrichissent ainsi le patrimoine culturel mondial. A l'heure où la mémoire s'effrite, il est temps de tirer profit d'un passé brillant et d'envisager un certain nombre d'actions pour la promotion de l'Inde francophone. L'Association « Les Comptoirs de l'Inde » n'a d'autre ambition que le rayonnement de ces petits territoires chargés d'histoire et de mémoire. Depuis sa création, le 18 mai 1992, l’intérêt de l’Association ne s’est pas limité aux seuls Comptoirs, mais s’est étendu à toute l’Inde. Nos activités englobent dorénavant l’Inde dans tous ses aspects. C’est ainsi que l’Association a créé en novembre 1997, le Centre culturel et de documentation sur l’Inde qui comporte plus de 3000 livres, documents, cartes postales, photos, timbres et archives familiales. Deux colloques ont été organisés au Sénat en 1994 et 2004 afin de commémorer les 40 et 50èmes anniversaires du transfert des Comptoirs à l’Inde. Les Actes des colloques ont été publiés ainsi que des ouvrages spécifiques. L’Association participe régulièrement à l’animation de manifestations organisées par les collectivités locales sur l’Inde.

Mission: Promouvoir la culture indienne et la littérature autour de l'Inde.

Coronavirus : en Inde, « l’ombre de la faim plane sur le pays »Le confinement général ordonné par les autorités a boulev...
20/05/2020
Coronavirus : en Inde, « l’ombre de la faim plane sur le pays »

Coronavirus : en Inde, « l’ombre de la faim plane sur le pays »

Le confinement général ordonné par les autorités a bouleversé les chaînes d’approvisionnement de la population et aggravé une crise structurelle de l’agriculture.

Par Sophie Landrin Publié dans LE MONDE du 12 mai 2020 à 09h56 - Mis à jour le 12 mai 2020 à 17h19

Distribution de nourriture à des travailleurs migrants venus d’autres états du pays et coincés sans ressources depuis le début de confinement dans un bidonville proche de la gare de Bombay, le 11 mai. Rafiq Maqbool / AP

Des récoltes qui pourrissent faute de transports, des mangues et des épices impossibles à exporter, des légumes donnés comme aliment aux animaux ou transformés en fumier, du lait déversé dans les rues et des millions de travailleurs migrants sous-alimentés. L’épidémie de Covid-19 et le confinement ordonné par Narendra Modi, le 24 mars, ont bouleversé la chaîne d’approvisionnement et l’accès à la nourriture de base pour des milliers d’Indiens.

Certains experts redoutent le retour de la famine dans ce pays d’1,3 milliard d’habitants. La situation des travailleurs migrants est particulièrement préoccupante, car ces millions de pauvres bloqués dans les villes, sans argent depuis l’arrêt de leur entreprise, n’y ont pas de domicile officiel et donc pas de carte de rationnement leur permettant d’accéder aux aides en nature ou en argent accordées par le gouvernement. « Nous ne sommes pas dans une crise de l’offre car la récolte de rabi [les cultures semées en hiver et récoltées au printemps] est plutôt bonne et elle s’ajoutera aux stocks publics de grains déjà pléthoriques. Mais nous sommes dans une crise d’accès à la nourriture », analyse Bruno Dorin, économiste du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), affecté au centre de sciences humaines à New Delhi.

La crise sanitaire vient fragiliser une agriculture qui souffre structurellement. Le secteur emploie encore 50 % de la population, soit un peu plus de 650 millions d’Indiens, et ne représente que 14 % du PIB. La très grande majorité des travailleurs agricoles et des paysans est extrêmement pauvre.

Troisième consommateur d’engrais au monde
La révolution verte lancée dans les années 1970 pour lutter contre les famines et subvenir aux besoins d’une population grandissante a permis au sous-continent de parvenir à l’autosuffisance alimentaire et de mettre un terme à sa dépendance vis-à-vis des Américains, mais au prix d’un système extrêmement destructeur, dont l’Inde paye le prix fort. Cette réforme a consisté à développer un modèle de production subventionnée par l’Etat et à garantir aux paysans un débouché, par des achats publics redistribués à bas prix aux pauvres. Ainsi, 75 % de la population a accès à un quota de produits essentiels.

Bruno Dorin, économiste : « Nous ne sommes pas dans une crise de l’offre, mais nous sommes dans une crise d’accès à la nourriture »

Pour augmenter la productivité, les experts de l’époque ont favorisé la monoculture, comme dans le Pendjab, grenier à riz et à blé de l’Inde, et des semences à haut rendement. En vingt ans, l’Inde a réussi à doubler sa production céréalière. Mais cette agriculture nécessite des quantités phénoménales d’eau, d’engrais et de pesticides. Peu soucieux des conséquences pour l’environnement, l’Etat a subventionné l’électricité pour les pompes à eau, l’achat de pesticides et d’intrants. Le Pendjab, petit Etat, reçoit a lui seul 1 milliard de dollars de subventions par an pour l’électricité nécessaire à l’irrigation et 1 milliard de dollars d’aides à l’achat d’engrais. L’Inde est devenue le troisième consommateur d’engrais au monde, derrière les Etats-Unis et la Chine.

Résultat, non seulement les nappes souterraines s’épuisent, mais elles sont polluées, et les sols s’érodent. Sur le plan écologique, la révolution verte est un désastre. Le Pendjab, par exemple, connaît une véritable épidémie de cancers. Sur le plan alimentaire, la réforme a favorisé une alimentation déséquilibrée et carencée, riche en glucides, pauvre en vitamines, en micronutriments, acides gras et protéines. La disponibilité des légumineuses (lentilles, pois chiches) par personne a été divisée de moitié, alors que ces produits apportent des protéines indispensables, notamment pour les végétariens, nombreux en Inde. La population se nourrit principalement avec des céréales peu chères, riz et blé. Les fruits et les légumes, qui ne sont pas subventionnés, sont trop onéreux pour la majorité des pauvres.

Les chiffres sont éloquents : 9,1 % des hommes, 8,3 % de femmes sont diabétiques ; 20,8 % des enfants de moins de 5 ans sont en situation d’émaciation, le taux le plus élevé au monde, tandis que la proportion d’Indiens en situation de surpoids ou d’obésité continue d’augmenter. Dans le dernier Indice de la faim dans le monde, publié en 2019, l’Inde se classe au 102e rang sur 117 pays analysés. « La révolution verte du blé et du riz a été miraculeuse, elle a écarté les risques de grande famine, mais elle conduit à un suicide écologique, nutritionnel et économique », estime Bruno Dorin.

Sécheresses et inondations
Le système de distribution de denrées de base à prix subventionnés souffre, comme souvent en Inde, de dysfonctionnements et de corruption. L’aide n’arrive que partiellement aux démunis. La sous-nutrition perdure, comme la pauvreté rurale, amplifiée désormais par les effets du réchauffement climatique comme les sécheresses ou les inondations. Quelque 190 millions d’Indiens souffrent chroniquement de la faim.

Depuis les années 2010, l’Inde traverse une nouvelle crise agraire. Régulièrement, les paysans manifestent, pour dire leur détresse, réclamer l’effacement de leur dette. « Dans tous les pays de l’OCDE, souligne encore Bruno Dorin, le revenu moyen des agriculteurs a convergé avec celui des non-agriculteurs, avant tout grâce à la forte réduction du nombre de paysans et leur remplacement par des machines qui ont permis d’augmenter les surfaces cultivées par individu. En Inde, au contraire, la divergence des revenus s’est accrue. Faute d’emplois suffisants dans les autres secteurs de l’économie, la population agricole a augmenté au lieu de régresser, la surface par agriculteur s’est rétrécie, et même avec des rendements très élevés grâce à des intrants subventionnés utilisés en grande quantité, les paysans sont de plus en plus endettés ou se suicident. »

Pour surmonter la crise du coronavirus, qui creuse les inégalités et laisse sans moyens des millions d’Indiens, les experts et les associations caritatives demandent à l’Etat de libérer une partie des stocks gouvernementaux de céréales et d’assurer une aide universelle pour les six prochains mois. Jean Drèze, spécialiste du monde rural indien, a interpellé les autorités dans une tribune publiée par le quotidien Indian Express. « Comment vous sentiriez-vous si une famille laissait ses membres les plus faibles mourir de faim, alors même que le grenier de la maison est plein à craquer ? C’est ce qui se passe en Inde aujourd’hui. » « L’ombre de la faim plane sur le pays », alors que les stocks gouvernementaux n’ont jamais été aussi importants.

Sophie Landrin (New Delhi, correspondante)

https://www.lemonde.fr/international/article/2020/05/12/coronavirus-en-inde-l-ombre-de-la-faim-plane-sur-le-pays_6039399_3210.html

Le confinement général ordonné par les autorités a bouleversé les chaînes d’approvisionnement de la population et aggravé une crise structurelle de l’agriculture.

REPORTERS SANS FRONTIÈRES À l'heure où la presse joue un rôle crucial dans la diffusion d’informations fiables sur l’épi...
20/05/2020

REPORTERS SANS FRONTIÈRES

À l'heure où la presse joue un rôle crucial dans la diffusion d’informations fiables sur l’épidémie de Covid-19, RSF s’alarme de l'augmentation de cas de cyberharcèlement de journalistes sur tous les continents. C’est le cas par exemple d'Ana en Serbie, de Salvo en Italie, de Vidya en Inde ou encore de Pinaki au Bangladesh, des journalistes régulièrement victimes d’insultes, de menaces de mort ou de viol sur les réseaux sociaux.

Les cas documentés par RSF révèlent que ces campagnes de haine en ligne, qu'elles soient menées par des armées de trolls, des individus isolés ou des partisans politiques, sont souvent alimentées par des responsables politiques, et ne suscitent pas de réactions adéquates de la part des plateformes numériques.

RSF fournit des recommandations concrètes et appellent les plateformes à s'engager à une plus grande transparence dans leurs opérations de modération et dans les actions menées pour lutter contre le cyberharcèlement des journalistes.

Aidez-nous à poursuivre notre mobilisation auprès des journalistes du monde entier. Soutenez nos actions en faisant un don dès aujourd'hui.

Merci !

Ana Lalić - Serbie
Une campagne de haine est menée contre la journaliste du site d'information serbe Nova.rs. Depuis qu'elle a dénoncé le manque d'équipement médical dans un hôpital local, elle reçoit quotidiennement des menaces sur les réseaux sociaux. La Première ministre serbe l'a accusée de diffuser de fausses nouvelles. Le 15 avril, des publicités payantes contenant son nom, sa photo et mentionnant qu'elle est "l'ennemi d'État numéro un" ont été trouvées sur des applications mobiles de GooglePlay Store.

Salvo Palazzolo - Italie
En Italie, dénoncer les groupes privés qui profitent de la pandémie s’avère aussi dangereux. Depuis que le journaliste italien de La Repubblica, Salvo Palazzolo, a révélé que le frère d'un chef mafieux emprisonné utilisait la crise sanitaire pour accroître son influence dans certains quartiers de Palerme, il est la cible d'une vague de messages haineux sur les réseaux sociaux le qualifiant de “journaliste infâme”, de “bâtard”, et affirmant que “les journalistes sont pire que le coronavirus”.

Vidya Krishnan - Inde
En plus d’être potentiellement visés par des arrestations policières, les reporters indiens qui couvrent la crise du Covid-19 sont également la cible de cyberharcèlement. L'écrivaine et journaliste indépendante Vidya Krishnan est quotidiennement la cible d’insultes sexistes, de menaces de mort et d’appels au viol collectif sur les réseaux sociaux, depuis qu’elle a publié un article dans le mensuel américain The Atlantic montrant l'insensibilité du gouvernement indien face à l’épidémie de Covid-19.

Pinaki Bhattacharya - Bangladesh
Au Bangladesh, l'échec du gouvernement à réagir correctement à la crise sanitaire a été mis en avant dans un post Facebook du blogueur bangladais exilé en France, Pinaki Bhattacharya. Depuis, il est accusé par plusieurs médias pro-gouvernementaux de diffuser de fausses nouvelles pour ternir l'image du gouvernement. Fin mars, à deux reprises, il a été donné pour mort sur Facebook et a perdu l'accès à son profil pendant plusieurs jours.

"Article de Guillaume DELACROIX -LE MONDE du 12 mai 2020Coronavirus : « L’esclavage fait son retour en Inde », qui sape ...
17/05/2020
Coronavirus : « L’esclavage fait son retour en Inde », qui sape son droit du travail

"Article de Guillaume DELACROIX -LE MONDE du 12 mai 2020

Coronavirus : « L’esclavage fait son retour en Inde », qui sape son droit du travail

A quelques jours du déconfinement, plusieurs Etats de l’Union indienne ont décidé de porter la semaine de travail à soixante-douze heures.

Par Guillaume Delacroix Publié dans LE MONDE du 12 mai 2020 à 12h39, mis à jour hier à 10h36

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A Lucknow, captitale de l’Etat de l’Uttar Pradesh (Nord), des travailleurs migrants revenus dans leur ville natale s’abritent où ils peuvent. PAWAN KUMAR / REUTERS

Réforme profonde ou retour un siècle en arrière ? La suspension par ordonnances du droit du travail dans plusieurs Etats de l’Inde soulève l’indignation générale. A l’approche du déconfinement, programmé lundi 18 mai, plusieurs grandes régions très peuplées ont subitement jeté aux orties l’arsenal de lois qui régissent les relations entre employeurs et employés.

L’Uttar Pradesh a été le premier à se lancer, mercredi 6 mai. Dirigé par un moine nationaliste hindou extrémiste, l’Etat le plus peuplé de l’Union indienne (200 millions d’habitants), constatant que l’activité économique était « sévèrement affectée » par l’isolement imposé à la population, depuis le 25 mars, pour lutter contre le Covid-19, a décidé d’« exempter toutes les entreprises, usines et fonds de commerce de l’application du droit du travail », à part quatre textes sensibles sur, notamment, le travail des enfants.

Cet état d’exception va durer trois ans. D’un coup de baguette magique, ce sont toutes les lois relatives au règlement des conflits du travail, à la sécurité, à la santé et aux conditions de travail, à la reconnaissance des syndicats et aux conditions des travailleurs migrants de l’intérieur qui disparaissent.

A Lucknow, capitale régionale, les autorités avancent qu’en raison des « circonstances actuelles » il faut laisser « une certaine flexibilité » au patronat

A Lucknow, capitale régionale, les autorités avancent qu’en raison des « circonstances actuelles » il faut laisser « une certaine flexibilité » au patronat. Cela permettra, disent-elles, de « protéger les emplois existants » et d’en fournir « aux migrants qui reviennent dans l’Uttar Pradesh », ayant dû abandonner les grandes métropoles de l’Inde où ils travaillaient lorsque le virus a fait son apparition.

Depuis le 1er mai, des trains spécialement affrétés ramènent chez eux les travailleurs journaliers qui survivaient depuis un mois et demi, sans un sou, dans les villes surpeuplées de Delhi, Bombay ou Bangalore. Rien que dans l’Uttar Pradesh, ils seraient deux millions à revenir actuellement dans leurs villages natals.

« Disposer des travailleurs à leur convenance »
Sidéré par les déplorables conditions de travail qui attendent tous ces gens, Ramapriya Gopalakrishnan, avocat spécialiste du droit du travail, installé à Madras, estime que « l’esclavage fait son retour en Inde ». Mardi 12 mai, l’universitaire Pratap Bhanu Mehta a pour sa part dénoncé dans l’Indian Express « ces ordonnances qui confirment les pires craintes que l’on pouvait avoir : l’urgence de la pandémie est utilisée pour user de pouvoirs arbitraires à un moment où il est impossible de manifester ». L’Inde revient à « la barbarie du XIXe siècle », d’après lui.

Jeudi 7 mai, le Madhya Pradesh (73 millions d’habitants) a décidé à son tour de supprimer le code du travail pour toutes les sociétés qui seront déclarées après la fin du confinement, pour une période de mille jours. Revenu au pouvoir le 23 mars grâce à un retournement de majorité rocambolesque, le chef de l’exécutif local, Shivraj Singh Chouhan, membre du Parti du peuple indien (BJP) du premier ministre, Narendra Modi, a déclaré sans sourciller que les entreprises pourront ainsi « disposer des travailleurs à leur convenance », sans avoir besoin de respecter les normes de sûreté et de sécurité.

« Des capacités de production sous utilisées »
Vendredi 8 mai, même chose au Gujarat (61 millions d’habitants). Le dirigeant local, Vijay Rupani, a annoncé son intention de soustraire « pour 1 200 jours » toutes les nouvelles activités économiques aux lois et règlements qui se seraient imposés à elles en temps ordinaire. Dans cet Etat d’où est originaire M. Modi et où de grands industriels ont eu le droit par le passé à des gestes généreux des pouvoirs publics, les nouvelles entreprises se verront désormais octroyer un terrain en une semaine et obtiendront toutes les autorisations administratives par Internet en quinze jours.

« Le coronavirus ne peut pas être une excuse pour piétiner les droits de l’homme (…), exploiter les travailleurs et ne plus leur donner voix au chapitre », a protesté, lundi 11 mai, la principale figure de l’opposition, Rahul Gandhi, sur Twitter. Ce dernier a néanmoins occulté que des Etats dirigés par sa formation, le Parti du Congrès, comme le Rajasthan et le Pendjab, venaient également de prendre des libertés sans précédent avec le droit du travail.

Ces deux régions, ainsi que quatre autres dirigées par le BJP (Gujarat, Haryana, Madhya Pradesh et Himachal Pradesh), se sont en outre affranchies des règles de l’Organisation internationale du travail sur la durée légale. Sur leur territoire, la semaine de travail va passer de quarante-huit à soixante-douze heures, sachant que le samedi n’est pas un jour de repos dans le pays.

L’Inde et ses 250 lois sur le travail est connue pour sa rigidité. Le gouvernement Modi avait d’ailleurs dévoilé, en novembre 2019, un projet de loi de simplification pour faire revenir dans le droit commun une partie de l’économie informelle, qui emploie 90 % de la main-d’œuvre. Mais assouplir à ce point le cadre légal « ne va pas créer d’emplois », prédit Ravi Srivastava, directeur du centre d’étude sur l’emploi à l’Institut du développement humain de Delhi. Car dans une économie qui accusait un ralentissement historique avant le démarrage de la pandémie, « les capacités de production sont très largement sous utilisées ».

https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/05/12/coronavirus-l-esclavage-fait-son-retour-en-inde-qui-sape-son-droit-du-travail_6039428_3234.html

A quelques jours du déconfinement, plusieurs Etats de l’Union indienne ont décidé de porter la semaine de travail à soixante-douze heures.

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