Association Les Comptoirs de l'Inde

Association Les Comptoirs de l'Inde L’association Les Comptoirs de l’Inde promeut l’Inde en France et entretient la mémoire des comptoirs français - www.comptoirsinde.org Centre culturel FRANCO INDIEN
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Mission: Promouvoir la culture indienne et la littérature autour de l'Inde.

Fonctionnement normal

Bonjour à toutes et à tous,Nous organisons samedi 19 et dimanche 20 décembre 2020 une vente de livres sur l’Inde.Vous po...
18/12/2020

Bonjour à toutes et à tous,

Nous organisons samedi 19 et dimanche 20 décembre 2020 une vente de livres sur l’Inde.

Vous pourrez les offrir comme cadeau de Noël à votre famille, vos proches et vos amis.

Le local de l’association sera ouvert de 14h à 17h les 2 jours.

Nous vous demandons de bien vouloir respecter les gestes barrières.

Nous vous attendons nombreux.

Nous vous souhaitons pour vous et votre famille de bonnes fêtes de fin d’année.

Bien cordialement.

Douglas GRESSIEUX

Président

INTERNATIONAL Watch | Un député néo-zélandais d'origine indienne prête serment en sanskrit25 NOVEMBRE 2020 16:37 ISTMISE...
13/12/2020

INTERNATIONAL Watch | Un député néo-zélandais d'origine indienne prête serment en sanskrit
25 NOVEMBRE 2020 16:37 IST
MISE À JOUR: 25 NOVEMBRE 2020 17:34 IST

Le Dr Gaurav Sharma, qui a été élu membre du Parlement en Nouvelle-Zélande, a prêté serment en langue maorie indigène de Nouvelle-Zélande et en sanskrit, une langue classique de l'Inde.

Dr Sharma, médecin devenu politicien, est originaire du district de Hamirpur dans l'Himachal Pradesh. Il avait remporté l'élection de Hamilton West en tant que candidat du parti travailliste au pouvoir. Il avait battu Tim Macindoe du Parti national par plus de 4386 voix

Lorsqu'un utilisateur de Twitter a demandé la raison du choix du sanskrit plutôt que de l'hindi pour prêter serment, le Dr Sharma a répondu: «Pour être honnête, j'ai pensé à cela, mais il y avait ensuite la question de le faire en pahari (ma première langue) ou en punjabi. . Difficile de garder tout le monde heureux. Le sanskrit avait du sens car il rend hommage à toutes les langues indiennes (y compris celles que je ne peux pas parler). »

Le Dr Sharma a été le premier membre d'origine indienne à prêter serment en sanskrit au Parlement néo-zélandais, et le deuxième dirigeant politique au monde à prêter serment en sanskrit à l'étranger. Le président d'origine indienne du Suriname, Chandrikapersad Santokhi, a prêté serment en sanskrit en juillet, avec une copie des Vedas entre les mains.

Nous venons d'apprendre le décès  du Docteur Amelor Leseigneur dans sa 94eme année . Il était le frère de Baptiste Lesei...
02/12/2020

Nous venons d'apprendre le décès du Docteur Amelor Leseigneur dans sa 94eme année . Il était le frère de Baptiste Leseigneur , magistrat, membre depuis des années de notre Association. Toute nos condoléances à la Famille Leseigneur originaire de Karikal , ancien Comptoirs Français des Indes.

Le Conseil d'Administration
de l'Association

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22/11/2020

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" Comme tous les ans, la poignée de militaires retraités de Karikal et leur famille maintiennent la tradition du 11 nove...
16/11/2020

" Comme tous les ans, la poignée de militaires retraités de Karikal et leur famille maintiennent la tradition du 11 novembre .
C'est ainsi qu'ils ont rendu hommage aux soldats
des anciens Comptoirs de l'Inde en déposant une gerbe au Monument aux morts de Karikal avec leur famille et amis .Ils ont chanté la Marseillaise.Un grand merci à nos Compatriotes .
Douglas Gressieux ".

Photos from Association Les Comptoirs de l'Inde's post
16/11/2020

Photos from Association Les Comptoirs de l'Inde's post

16/11/2020

La nouvelle Consule Générale de Pondichéry :
Lise Talbot Barré adresse, ce
14 novembre 2020, ses souhaits aux habitants , à l'occasion de la Fête de la Lumière..Deeppavali...en langue Tamoule.

16/11/2020

Les origines de Kamala Harris vice présidente des U.S.A.

Le Samedi 31 octobre 2020,notre Association a organisé le 5ème Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe, en hommage ...
15/11/2020

Le Samedi 31 octobre 2020,
notre Association a organisé
le 5ème Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe, en hommage aux soldats des Comptoirs de l’Inde morts pour la France dans toutes les Guerres.
Cette cérémonie a été présidée par le nouvel Ambassadeur de l'Inde, son excellence Jawed Achraf qui a déposé une gerbe devant une trentaine de membres de l.Association ( contrainte de la covid.19).
Le DRAPEAU des Comptoirs
était présent."

En Inde, l'Église catholique poursuit sa mobilisation en faveur de la libération du père Stan Swamy, arrêté début octobr...
01/11/2020
Mobilisation accrue en Inde pour le père Swamy - Vatican News

En Inde, l'Église catholique poursuit sa mobilisation en faveur de la libération du père Stan Swamy, arrêté début octobre pour sédition et terrorisme. Son cas a alerté le Haut Commissaire aux droits de l'Homme.
Vatican News

Ses dénégations et la mobilisation générale en faveur du père Swamy, prêtre jésuite de 83 ans, connu pour son engagement en faveur des peuples indigènes de l'État du Jharkhand, n'y font rien : le tribunal spécial de l'Agence nationale indienne d'investigation (Nia) a rejeté sa demande de remise en liberté sous caution pour motifs de santé. Il est maintenu en détention au sein du service de quarantaine de la prison de Taloja, près de Bombay.

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Arrêté le 8 octobre par la Nia, le jésuite nie les accusations de sédition et de terrorisme dont il est l'objet. Les manifestations de solidarité sont nombreuses dans tout le pays. Le 18 octobre - selon l'agence Ucanews - les églises de l'État du Tamil Nadu ont célébré des messes spéciales pour la bonne santé du prêtre. Dans un message, le président du Conseil des évêques du Tamil Nadu, Mgr Antony Poppusamy, archevêque de Madurai, a rappelé l'engagement inlassable des jésuites en faveur des droits des peuples indigènes et des dalits, les anciens intouchables. Le 16 octobre dans l'État du Jharkhand, un millier de chrétiens, dont l'archevêque de Ranchi, Felix Toppo, des évêques, des prêtres et des religieux, ont participé à une chaîne humaine de cinq kilomètres organisée par l'évêque auxiliaire de l'archidiocèse, Mgr Théodore Mascarenhas, pour réitérer la fausseté des accusations et exiger la libération immédiate des religieux.
Mobilisation politique de l'opposition
Plusieurs dirigeants politiques de l'opposition, dont des membres du Parti du Congrès, qui ont participé à une marche pour la justice ("Nyaya March") ces derniers jours, se sont également mobilisés contre l'arrestation, parlant d'accusations et de preuves manipulées par les autorités pour piéger le prêtre, coupable de défendre les droits des opprimés. La solidarité a également été exprimée par l'organisation indienne des droits civils People's Union for Civil Liberties, qui a organisé une conférence de presse virtuelle sur l'affaire.

En attendant, une équipe d'avocats de Bombay travaille à faire appel de la détention judiciaire du père Swamy. Ces dernières semaines, seize autres personnes ont été arrêtées pour des motifs similaires, dont les célèbres défenseurs des droits de l'Homme Arun Ferreira et Sudha Bharadwaj, tous deux avocats, et Vernon Gonsalves et Varavara Rao, écrivains.

Intervention de l'ONU
Ucanews rapporte que la Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, est également intervenue sur la question. Dans une déclaration, elle a appelé le gouvernement indien à protéger les droits des militants et des ONG, remettant en question la loi controversée sur la prévention des activités illégales (Uapa) en vertu de laquelle le père Swamy a été arrêté. «Plus de 1 500 personnes en Inde auraient été emprisonnées pour avoir protesté et beaucoup sont accusées en vertu de l'Uapa, une loi très critiquée parce qu'elle ne respecte pas les normes internationales en matière de droits de l'Homme», déclare Michelle Bachelet dans sa déclaration, qui cite le cas du père Swamy.

Le gouvernement de New Delhi estime que l'on ne peut violer cette loi sous prétexte des droits de l'Homme. Un porte-parole de l'exécutif a rejeté les déclarations de Michelle Bachelet, déclarant que l'Inde est un pays démocratique fondé sur l'État de droit dans lequel l'indépendance du pouvoir judiciaire est garantie.

https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2020-10/inde-pere-swamy-mobilisation.html

En Inde, l'Église catholique poursuit sa mobilisation en faveur de la libération du père Stan Swamy, arrêté début octobre pour sédition et terrorisme. ...

Copyright Asialyst 2020ENTRETIENAnurag Kashyap : en Inde, "le gouvernement tente sans cesse de faire taire" les cinéaste...
01/11/2020
Anurag Kashyap : en Inde, "le gouvernement tente sans cesse de faire taire" les cinéastes indépendants

Copyright Asialyst 2020

ENTRETIEN

Anurag Kashyap : en Inde, "le gouvernement tente sans cesse de faire taire" les cinéastes indépendant

Patrick de Jacquelot

Le réalisateur indien Anurag Kashyap.

L’Inde connaît une spectaculaire montée en puissance du cinéma indépendant et de cinémas régionaux ancrés dans la réalité politique et sociale du pays. Dans ce mouvement, une figure joue un rôle essentiel : Anurag Kashyap, chef de file des jeunes cinéastes indiens. Selon lui, les pressions politiques auxquelles ils sont soumis sont telles qu’elles doivent les amener à travailler « comme leurs confrères iraniens, russes ou chinois ».

CONTEXTE
Dans l’esprit des Occidentaux, le cinéma indien se résume trop souvent aux films de Bollywood, ces longs mélos regorgeant de scènes chantées et dansées. Mais à côté de ce cinéma qui n’est en fait que celui réalisé à Bombay en langue hindi, il en existe plein d’autres : les cinémas des nombreuses régions linguistiques de ce pays continent (cinéma tamoul, malayalam, marathi, bengali et bien d’autres) et un cinéma dit « indépendant » qui se développe aux côtés de Bollywood. Ces cinémas alternatifs sont en plein essor, favorisés par deux évolutions : la prolifération des multiplex qui laissent (un peu) de place à des petits films et surtout la montée en puissance des plateformes de diffusion en ligne du type Netflix ou Amazon Prime Video, plusieurs dizaines à ce jour en Inde, qui accueillent volontiers films régionaux et indépendants.

Extrêmement varié, le cinéma indépendant regroupe des cinéastes venus de tous les horizons, qui constituent tout sauf une école monolithique. Ce qui les rassemble peut se ramener à un rejet de l’esthétique Bollywood et de ses histoires à l’eau de rose se terminant invariablement par un happy end (même s’ils adorent utiliser les codes de Bollywood en les détournant) et un choix de sujets sans concessions. On trouve dans ces films des thèmes choc : affrontements de castes, sort des dalits (intouchables), corruption, criminalité politique, condition de la femme, ou relations entre communautés. Ce qui fait de ce cinéma un miroir sans équivalent sur la société indienne contemporaine et ses bouleversements. Ajoutons qu’il ne s’agit pas là d’un cinéma d’art et d’essai réservé aux esthètes : les cinéastes indépendants cherchent le plus souvent le succès commercial. Et il n’y a pas de frontière étanche avec Bollywood : des stars font des incursions dans ce cinéma plus aventureux, des financements traditionnels se risquent dans ces petites productions peu onéreuses qui peuvent rapporter gros quand elles trouvent leur public…

Bien évidemment, ces films iconoclastes se heurtent souvent aux autorités. Dans un contexte politique marqué par la dérive autoritaire de plus en plus marquée du gouvernement nationaliste hindou, les cinéastes contestataires doivent affronter les organes de censure, les offensives émanant des milieux politiques et les campagnes de haine sur les réseaux sociaux.

Anurag Kashyap est le chef de file incontesté de ce mouvement. Agé de 48 ans, il est le premier de cette nouvelle vague à avoir connu le succès dès 2009. Ce qui l’a mis en situation de pouvoir aider ses jeunes confrères à démarrer. Kashyap pratique un cinéma virtuose avec des films noirs, très noirs : extrême violence des criminels et des rapports sociaux, bas-fonds des mégapoles indiennes, misère montrée sans fard. Dans sa filmographie abondante, on peut citer Gangs of Wasseypur, fresque monumentale consacrée aux guerres opposant les mafias de cette ville du Jharkhand, à l’Est du pays ; Mukkabaaz qui, en suivant un jeune homme de l’Uttar Pradesh tentant de s’en sortir grâce à la boxe, décrit la violence des rapports de caste, les attaques contre les musulmans accusés de manger du bœuf, la corruption des instances sportives officielles ; ou encore Le Seigneur de Bombay, formidable série télévisée réalisée pour Netflix et visible en France.

Asialyst parle régulièrement du cinéma indépendant indien comme avec Geetu Mohandas, réalisatrice engagée du Kerala, Kalki Kœchlin, star de Bollywood, activiste politique et française, Hotel Salvation ou de l’art de mourir dans l’Inde du XXIème siècle, ou encore ces séries TV indiennes qui dérangent.

Comment caractériser ce nouveau cinéma indépendant indien dont vous êtes un chef de file ?

Anurag Kashyap : Il y a de plus en plus de voix qui s’expriment, des cinéastes qui ont un message beaucoup plus universel, beaucoup plus fort, et qui n’ont peur de rien ! Ils n’ont pas peur de parler de sujets politiques, de questions de genres, de sexualité… Et ils sont très ancrés dans la réalité. C’est très excitant !
En quoi ces voix disent-elles des choses différentes de ce que l’on pouvait voir dans le cinéma indien voici dix ans ?
Ces réalisateurs traitent des sujets dont les gens pensaient jusqu’ici qu’on ne pouvait pas parler au cinéma parce que les films indiens consistaient en des histoires heureuses avec un happy end. Leurs films s’appuient sur une compréhension de la société et donnent la parole aux gens marginalisés. Voyez par exemple Eeb Allay Ooo! de Prateek Vats qui a été projeté au festival de Berlin cette année, c’est un film très courageux, très fort, très subversif ! Et cela n’a rien d’étonnant : quand le réalisateur était étudiant à l’école de cinéma, il s’est mobilisé contre le gouvernement et a mené la contestation dans son école.
Ces nouvelles voix viennent de toute l’Inde…
Oui, nous avons des réalisateurs qui travaillent dans de nombreuses langues différentes. Cela ne se limite pas à l’hindi ou au marathi [langue de Bombay et de son État, NDLR]. En fait, nous voyons arriver plein de films réalisés pour la première fois dans leur langue. Dans des États du Nord-Est où il n’y a pas d’industrie du cinéma, on voit des gens aller emprunter des caméras dans d’autres États et faire des films. C’est tout à fait incroyable !
Ces cinémas régionaux sont-ils très différents du cinéma indépendant hindi de Bombay ?
Oui, très différents. Les cinémas régionaux sont beaucoup plus ancrés dans leur langue, dans leur culture que le cinéma hindi. Ce dernier a un côté plus universel, un peu comme peuvent l’être les films indépendants britanniques ou américains. Mais les voix les plus fortes s’expriment dans toutes ces langues différentes.
Quels sont les principaux cinémas régionaux ?
En matière de santé économique, les cinémas qui se portent très bien sont ceux de deux langues régionales : le malayalam du Kerala et le tamoul du Tamil Nadu. Le cinéma malayalam, en particulier, réussit à la fois dans ses performances au box office et à produire des films excitants [lire l’interview de Geetu Mohandas, réalisatrice du Kerala, NDLR]. Le cinéma tamoul va bien lui aussi mais les autres cinémas régionaux ne peuvent s’en sortir que grâce aux plateformes de diffusion de films [du type Netflix ou Amazon Prime Video, NDLR]. Dans la mesure où ils n’ont pas de vraie industrie du cinéma dans leur langue, ils dépendent beaucoup plus des versions sous-titrées ou de l’accès à un public universel. Ces plateformes sont donc très importantes pour eux.

Est-il juste de dire que les plateformes de vidéo à la demande jouent un rôle important pour soutenir le cinéma indépendant en proposant de nombreux films ?
Elles sont censées le faire, elles le font un peu. Mais elles travaillent avec des algorithmes et elles considèrent que ces films n’ont pas une audience très considérable. Elles ont des bureaux en Inde qui sont remplis de gens venus de l’industrie du cinéma. Leur vision des choses est très traditionnelle, pas suffisamment progressiste.
La série que vous avez faite pour Netflix, Sacred Games, est diffusée partout et semble avoir un grand succès international, avec deux tiers de ses spectateurs à l’étranger…
En effet, c’est le chiffre que donne Netflix. Pour moi personnellement, c’est très appréciable de trouver ainsi des spectateurs en dehors de l’Inde !
On parle de vous fréquemment comme le « mentor » du cinéma indépendant. Etes-vous d’accord avec cette définition ?
Je dirais que je suis un facilitateur plutôt qu’un mentor. Ce qui est arrivé, c’est qu’à partir de 2006, tout un groupe de jeunes cinéastes s’est retrouvé sur un blog intitulé « Passion for cinema », où nous parlions des films que nous voulions faire. Il se trouve que mon premier grand succès, Dev.D, est intervenu en 2009 et m’a mis en position de pouvoir aider d’autres cinéastes à faire leurs films. Nous avons créé une sorte de communauté : nous avions un bureau commun où il y avait des caméras et des appareils pour le montage, et tout le monde pouvait venir faire des films pour le budget le plus bas possible. J’ai aussi joué un rôle de passerelle parce que je voyageais beaucoup pour aller dans les festivals internationaux et j’y recommandais les films des uns et des autres. J’ai appris aux jeunes cinéastes à se débrouiller, je leur ai montré comment trouver de l’argent, comment se faire distribuer, mais je n’ai enseigné à personne comment faire un film !
Vous êtes à la fois metteur en scène, scénariste, producteur… Lequel de ces rôles est le plus important pour vous ?
Ce que je préfère, c’est réaliser des films ! Je ne produis plus beaucoup de façon active. Quand un projet de film me plaît vraiment, j’essaye de le soutenir et de lui apporter de la crédibilité en y associant mon nom. De manière à l’aider à trouver des financements et un public au niveau international. Mais ce que je préfère par dessus tout, c’est mettre en scène des films, je n’arrêterai jamais !
Dans une première interview pour Asialyst il y a trois ans de cela, vous nous aviez dit : « On n’a jamais vu ce qui se passe actuellement sur le plan politique dans le pays : il y a un climat d’insécurité, de peur. Si l’on se permet de critiquer le Premier ministre ou le parti au pouvoir, on se fait traiter de traître, d’élément antinational… » Qu’en est-il aujourd’hui ?
C’est pire ! Avec le virus et les salles de cinéma fermées, c’est une période très effrayante pour le secteur. En plus, il y a tout un projet du gouvernement pour essayer de redéfinir l’industrie du cinéma parce qu’elle a beaucoup d’influence en Inde. Il y a un combat constant entre elle et le gouvernement, qui voudrait que nous fassions des films plus patriotiques. Il y a sans cesse des tentatives pour nous faire taire. On lance contre nous des procédures juridiques qui n’en finissent pas, c’est kafkaïen ! C’est la façon dont fonctionne le régime : il a mis toutes les institutions sous influence, une grande partie de la justice, de la police, le Bureau des stupéfiants, celui chargé des enquêtes financières…
Vous avez donc le sentiment d’être constamment sous pression dans votre travail ?
Moi non, parce que j’ai déjà mené de nombreux combats contre le gouvernement. C’est le secteur tout entier qui est sous pression.
Pouvez-vous parler absolument de tout ? Par exemple, faire un film sur l’hindutva, l’idéologie de la suprématie des hindous sur les autres communautés indiennes qui est celle du gouvernement de Narendra Modi ?
C’est exactement ce que je suis en train de faire ! Nous venons de finir d’écrire un film sur ce sujet. Si tout se passe bien, il sortira en 2022.
Ne craignez-vous pas d’être soumis à de très fortes pressions avec un tel projet ?
Non, parce que c’est une question d’honnêteté et de respect de la vérité. Si quelqu’un fait un film de propagande, alors évidemment cela va donner lieu à conflit. Mais si vous vous en tenez à la vérité et aux faits, sans tomber dans la propagande, vous ne donnerez à personne l’occasion de vous montrer du doigt. Il faut procéder comme les cinéastes iraniens quand ils font leurs films dans un pays qui est tellement oppressif, ou comme en Russie, en Chine et dans tant d’autres pays.

Propos recueillis par Patrick de Jacquelot
Copyright Asialyst 2020

L'Inde connaît une spectaculaire montée en puissance du cinéma indépendant et de cinémas régionaux ancrés dans la réalité politique et sociale du pays. Dans ce mouvement, une figure joue un rôle essentiel : Anurag Kashyap, chef de file des jeunes cinéastes indiens. Selon lui, les pression...

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