Comité français pour Yad Vashem

Comité français pour Yad Vashem Au 1er janvier 2021, le titre de Juste parmi les Nations a été décerné à 27 921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France.

Fonctionnement normal

La Mémoire a de l'avenir !Une très belle cérémonie ce dimanche 18 septembre pour l'inauguration de la rue Louise Fuga à ...
20/09/2021

La Mémoire a de l'avenir !
Une très belle cérémonie ce dimanche 18 septembre pour l'inauguration de la rue Louise Fuga à Moigny sur Ecole. De plus en plus de communes nous rejoignent pour créer des lieux porteurs de mémoire et adhérent au réseau des Villes et Villages des justes de France.
Bravo aux bénévoles du Comité pour leur dévouement et implication sur toute la France.

L'histoire de Lise Fuga:
La famille Mendelsohn-Lessel est originaire de Varsovie en Pologne. Après avoir vécu à Berlin, Wolf et Perla Mendelsohn-Lessel émigrent en France, à Paris avec deux fils Marcel et Siegfried. Ils habitent rue de l’Orillon dans le 11ème arrondissement et Wolf possède un magasin d’électromécanique. Edouard naît en 1934.
En juin 1942, Edouard va à l’école en portant l’étoile jaune. Début juillet, Wolf place son fils chez Madame Fuga à Moigny par Milly la Forêt, village de 450 habitants situé à une cinquantaine de kilomètres au sud de Paris. Le 16 juillet, Perla est arrêtée par la police française et internée au Vélodrome d’hiver à Paris, puis transférée à Drancy et déportée à Auschwitz par le convoi N° 10 le 24 juillet 1942. Marcel et Siegfried sont également arrêtés ce jour-là, transférés à Drancy et déportés à Auschwitz également par le convoi N° 10 le 24 juillet 1942. Wolf est dénoncé et arrêté à la ligne de démarcation, transféré à Drancy et déporté à Auschwitz par le convoi N° 21 le 19 août 1942. Edouard se retrouve alors seul.
Lise Fuga est v***e et vit seule dans une maison isolée, située dans une ruelle et donnant sur les champs. Quand Edouard arrive chez elle, elle découd l’étoile jaune de ses habits. Elle envoie Edouard à l’école du village. Elle refuse de faire baptiser Edouard par le curé du village. Edouard reste chez Madame Fuga jusqu’à la fin de la guerre. Le grand jardin avec ses arbres fruitiers leur procure travail et nourriture. Lise Fuga plante des légumes qu’elle conserve dans la cave. Après la moisson, elle emmène Edouard glaner les épis de blé et elle fait de la farine pour préparer du pain. Malgré les restrictions, Lise fait tout son possible pour pallier au manque alimentaire. Lise élève des poules, des lapins et des oies et cela améliore leur quotidien de temps en temps.
Après avoir obtenu son certificat d’études, Edouard étudie pendant quatre ans comme interne au collège technique Jules Ferry à Versailles. Madame Fuga garde d’autres enfants placés par l’Assistance Publique dont Madeleine et Pascal. Madame Fuga élève Edouard comme son fils. Son fils militaire, prisonnier en Allemagne, s’évade et revient pendant un certain temps se cacher chez sa mère.
Après la guerre, Edouard reste chez Lise Fuga. A la fin de ses études, il travaille à Paris jusqu’à son départ au service militaire. A son retour chez Lise, il décide de partir un an en Israël travailler dans un kibboutz. De retour en France, il revient chez Lise. En 1958, Edouard décide de quitter définitivement la France et va s’installer dans un kibboutz. Lise est très affectée qu’Edouard la quitte après tant d’années passées avec elle, de sacrifices pendant l’occupation. En 1968, Edouard vient rendre visite à Lise avec sa femme et sa fille. Pascal qui est resté vivre chez Lise Fuga après la guerre s’occupe d’elle jusqu’au jour de son décès en 1988.

Le 24 octobre 2017, Yad Vashem-Institut International pour la mémoire de la Shoah a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Madame Lise Fuga.

Nouveau lieu porteur de mémoire à Notre Dame de Boisset.Une cérémonie très émouvante ce dimanche 12 septembre pour honor...
13/09/2021

Nouveau lieu porteur de mémoire à Notre Dame de Boisset.
Une cérémonie très émouvante ce dimanche 12 septembre pour honorer deux boscois Jean et Gabrielle AUMONT qui ont caché des juifs dans leur propriété de Boisset pendant la seconde guerre mondiale. Une plaque a été dévoilée en leur honneur, ils avaient reçu le titre de « Justes parmi les Nations » par l’état d’Israël et du mémorial de Yad Vashem en 2009. La municipalité a voulu les inscrire dans l’Histoire de la commune en présence des membres de la famille AUMONT et des descendants des juifs hébergés la famille LUSTIGMAN. La communauté juive de Roanne était représentée par son président et le Rabbin. De nombreux élus étaient également présents : Mme le Sous Préfet, Nathalie SARLES députée, Sophie ROTKOPF vice présidente à la Région , Daniel FRECHET vice président du Département et de Roannais agglomération, des maires des communes limitrophes.
Les enfants de l’école ont participé à ce moment de recueillement en lisant un poème Les Justes de Borges.
Dans son discours le maire a rappelé l’importance du devoir de mémoire et s’est inspiré des mots de Simone Veil.
Le chant des partisans et La Marseillaise ont retenti durant cette cérémonie.
La plaque a ensuite été déposée au cimetière communal sur le caveau de la famille AUMONT.
« Quiconque sauve une vie, sauve l’univers tout entier. »
https://yadvashem-france.org/lieuxdememoire/plaque-en-hommage-a-gabrielle-et-jean-aumont/

Nouveau lieu porteur de mémoire à Notre Dame de Boisset.
Une cérémonie très émouvante ce dimanche 12 septembre pour honorer deux boscois Jean et Gabrielle AUMONT qui ont caché des juifs dans leur propriété de Boisset pendant la seconde guerre mondiale. Une plaque a été dévoilée en leur honneur, ils avaient reçu le titre de « Justes parmi les Nations » par l’état d’Israël et du mémorial de Yad Vashem en 2009. La municipalité a voulu les inscrire dans l’Histoire de la commune en présence des membres de la famille AUMONT et des descendants des juifs hébergés la famille LUSTIGMAN. La communauté juive de Roanne était représentée par son président et le Rabbin. De nombreux élus étaient également présents : Mme le Sous Préfet, Nathalie SARLES députée, Sophie ROTKOPF vice présidente à la Région , Daniel FRECHET vice président du Département et de Roannais agglomération, des maires des communes limitrophes.
Les enfants de l’école ont participé à ce moment de recueillement en lisant un poème Les Justes de Borges.
Dans son discours le maire a rappelé l’importance du devoir de mémoire et s’est inspiré des mots de Simone Veil.
Le chant des partisans et La Marseillaise ont retenti durant cette cérémonie.
La plaque a ensuite été déposée au cimetière communal sur le caveau de la famille AUMONT.
« Quiconque sauve une vie, sauve l’univers tout entier. »
https://yadvashem-france.org/lieuxdememoire/plaque-en-hommage-a-gabrielle-et-jean-aumont/

Un jour, une histoire, des héros ordinaires, une action extraordinaire. La mémoire a de l'avenir.Voir l'exposition: http...
10/09/2021

Un jour, une histoire, des héros ordinaires, une action extraordinaire. La mémoire a de l'avenir.
Voir l'exposition: http://chavagnes-en-paillers.justes-parmi-les-nations.fr/
L'histoire du jour:
Auguste Raffin, qui était forgeron, vivait à Chavagnes-en-Paillers (Vendée) près de Saint Fulgent avec sa femme Moisette. Ils hébergèrent quatre fillettes juives pendant l’Occupation. Mmes Klaper, Popowicz et Melszpajz – dont les maris, mobilisés, avaient été faits prisonniers de guerre et se trouvaient dans un stalag en Allemagne – échappèrent grâce à des voisins à la grande rafle des Juifs de Paris du 16 juillet 1942. Elles avaient décidé auparavant qu’en cas de danger, elles enverraient leurs filles chez les Raffin, dont elles avaient fait la connaissance pendant des vacances à la campagne.
Un voisin accepta d’accompagner les quatre enfants à la gare et de les mettre dans le train pour Saint-Fulgent. Avant leur départ, on leur expliqua soigneusement qu’elles devaient dissimuler le fait qu’elles étaient juives. Auguste et Moisette Raffin accueillirent chaleureusement les petites et leur enseignèrent à revêtir une nouvelle identité, celle de fillettes catholiques venues à la campagne pour fuir les bombardements. Elles apprirent les principales prières et à faire le signe de la croix.
Les petites furent traitées avec dévouement et élevées avec les quatre enfants du couple Raffin, dont elles partageaient nourriture. Toujours proprement habillées et soignées, elles fréquentaient une école religieuse.
Odette Melszpajz, l’une des fillettes, vécut ainsi huit mois avant de partir rejoindre sa mère, qui avait trouvé refuge dans la commune voisine de La Basse Clavelière, chez les Guillemot, les parents adoptifs de Moisette Raffin, qui lui louaient une pièce dans leur maison. Odette, qui parlait parfaitement le français, n’attira pas les soupçons. Mais le curé du village, pétainiste, remarqua l’accent polonais de sa mère et voulut la dénoncer. Les Guillemot durent exercer des pressions considérables pour le faire revenir sur sa décision. Le maire de Saint-Fulgent, pour sa part, vint en aide aux deux réfugiées en leur fournissant de faux papiers d’identité.
Au lendemain de la guerre, le contact fut perdu entre les Raffin et celles qu’ils avaient sauvées. Toutefois leur souvenir resta vivace. En 1985, Odette Melspajz-Meyers vint rendre visite à la famille Raffin et par son intermédiaire les relations furent reprises entre les parents et les enfants. Odette souligne dans son témoignage que les enfants Raffin avaient hérité de la générosité et de la chaleur humaine de leurs parents.

Le 2 décembre 1991, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah, a décerné à Auguste et Moisette Raffin le titre de Juste parmi les Nations

Un jour, une histoire, des héros ordinaires, une action extraordinaire. La mémoire a de l'avenir.Aujourd'hui l'histoire ...
03/09/2021

Un jour, une histoire, des héros ordinaires, une action extraordinaire. La mémoire a de l'avenir.
Aujourd'hui l'histoire de Blanche et Lucien Robène.

Blanche Lavalade est née en 1894 à Lormont dans la Gironde. Elle a épousé Lucien Robène en 1928. Le couple a deux filles, Lucette et Marguerite. Militante avant-guerre dans des partis de gauche, Blanche était une ardente républicaine et, dès 1941, elle n’hésita pas à cacher dans sa maison de Pechbonnieu des personnes recherchées, des Résistants, des réfractaires au S.T.O. et des parachutistes anglais. Certains restaient quelques jours, certains plusieurs mois. Jusqu’à la Libération, ce sont entre 6 et 12 personnes qui partagent le quotidien de cette famille.

Et parmi ses hôtes clandestins, de nombreux Juifs en fuite et en détresse. Près de 70 personnes au total furent ainsi cachées et sauvées par cette femme remarquable. Des enfants juifs lui étaient adressés par la Résistance. Des témoignages ont été établis par le Dr Emeric Epstein, Tihamer Weinmann, Clara Malraux et Edgar Morin.

Edgar Morin a écrit : « Le réseau s’appliquait à sauver des enfants juifs de la déportation. On en plaçait quelques-uns momentanément chez Madame Robène». Clara Malraux et sa fille Florence ont également fait un séjour à Pechbonnieu, dans la maison des Robène : «Tant d’êtres humains, écrira-t-elle, lui ont dû de survivre».

Blanche et Lucien ont divorcé après la guerre et aucun des deux n’a demandé quelque reconnaissance que ce soit après la Libération. Ils avaient juste le sentiment d’avoir fait ce qu’ils devaient faire. Pourtant, les personnes auxquelles Blanche a procuré un hébergement clandestin, et parfois sauvé la vie, se comptent par dizaines et, sans les témoignages écrits et publiés par Clara Malraux mais aussi Edgar Morin, aucune preuve n’aurait subsisté de leur héroïsme.

Blanche est décédée à Moissac le 25 mai 1966, dans l’humilité et la discrétion comme elle avait vécu. Une cérémonie d’hommage a été rendue le 16 mai 2018 à Pechbonnieu en l’honneur de Blanche et Lucien Robène en apposant une plaque commémorative au 11, route de Saint-Loup, leur ancien domicile.
L'intégralité de cette histoire a été racontée dans un livre : « La chambre de derrière, Pechbonnieu 1940-1944 », L. Robène, L'Harmattan 2018.

Le 26 Avril 2017, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Monsieur Lucien Robène et à son épouse Madame Blanche Robène.

22/08/2021Le gouvernement israélien a approuvé, ce jour, la nomination de Dani Dayan au poste de président du Comité dir...
01/09/2021

22/08/2021
Le gouvernement israélien a approuvé, ce jour, la nomination de Dani Dayan au poste de président du Comité directeur de Yad Vashem.

Dani Dayan, 65 ans, a servi comme consul général d'Israël à New York de 2016 à 2020. Auparavant, il a officié comme président du conseil de Yesha et avant cela, comme président du conseil d'administration et PDG d'Elad Software Systems Ltd., société qu'il a fondée. Dani Dayan est également le directeur du conseil consultatif de Nefesh B'Nefesh, à titre bénévole, et jusqu'à son affectation à New York, il était membre du conseil de Yad Vashem.

Dani Dayan est titulaire d'une maîtrise en Finances (avec mention) de l'Université de Tel Aviv et d'une licence en Economie et Informatique de l'Université Bar-Ilan.

"Je remercie le Premier ministre Naftali Bennett, la ministre de l'Éducation Yifat Shasha-Bitton et le gouvernement israélien pour leur confiance. Diriger Yad Vashem, l’Institut international pour la mémoire de la Shoah, est plus qu'une fonction ; c'est une mission que j’accepte avec dévotion et respect. Yad Vashem est bien plus qu’une institution de commémoration. Sur nos épaules, repose la responsabilité de rechercher et d’enseigner, de documenter et diffuser, de valider des vérités historiques et factuelles sur la Shoah, et de rejeter toute forme de distorsion, afin de préserver la mémoire de la Shoah et de faire en sorte que le peuple juif et l'humanité continuent à se souvenir de ces événements. Alors que le temps passe, notre tâche s’avère de plus en plus ardue, quoique plus vitale que jamais. Je suis déterminé à mener à bien l’engagement commun que je partage désormais avec les équipes dévouées de Yad Vashem. Et Dani Dayan d’ajouter : "J’adresse mes remerciements à Avner Shalev pour ses nombreuses années de dévouement et de travail au service de la mémoire de la Shoah et pour son leadership dans la transformation de Yad Vashem en l'organisation mondiale qu'elle est devenue aujourd'hui, ainsi qu'au vice-président Ronen Plot qui s’est porté volontaire pour occuper le poste de président par intérim depuis le départ en retraite d’Avner Shalev."

Dani Dayan

22/08/2021
Le gouvernement israélien a approuvé, ce jour, la nomination de Dani Dayan au poste de président du Comité directeur de Yad Vashem.

Dani Dayan, 65 ans, a servi comme consul général d'Israël à New York de 2016 à 2020. Auparavant, il a officié comme président du conseil de Yesha et avant cela, comme président du conseil d'administration et PDG d'Elad Software Systems Ltd., société qu'il a fondée. Dani Dayan est également le directeur du conseil consultatif de Nefesh B'Nefesh, à titre bénévole, et jusqu'à son affectation à New York, il était membre du conseil de Yad Vashem.

Dani Dayan est titulaire d'une maîtrise en Finances (avec mention) de l'Université de Tel Aviv et d'une licence en Economie et Informatique de l'Université Bar-Ilan.

"Je remercie le Premier ministre Naftali Bennett, la ministre de l'Éducation Yifat Shasha-Bitton et le gouvernement israélien pour leur confiance. Diriger Yad Vashem, l’Institut international pour la mémoire de la Shoah, est plus qu'une fonction ; c'est une mission que j’accepte avec dévotion et respect. Yad Vashem est bien plus qu’une institution de commémoration. Sur nos épaules, repose la responsabilité de rechercher et d’enseigner, de documenter et diffuser, de valider des vérités historiques et factuelles sur la Shoah, et de rejeter toute forme de distorsion, afin de préserver la mémoire de la Shoah et de faire en sorte que le peuple juif et l'humanité continuent à se souvenir de ces événements. Alors que le temps passe, notre tâche s’avère de plus en plus ardue, quoique plus vitale que jamais. Je suis déterminé à mener à bien l’engagement commun que je partage désormais avec les équipes dévouées de Yad Vashem. Et Dani Dayan d’ajouter : "J’adresse mes remerciements à Avner Shalev pour ses nombreuses années de dévouement et de travail au service de la mémoire de la Shoah et pour son leadership dans la transformation de Yad Vashem en l'organisation mondiale qu'elle est devenue aujourd'hui, ainsi qu'au vice-président Ronen Plot qui s’est porté volontaire pour occuper le poste de président par intérim depuis le départ en retraite d’Avner Shalev."

Dani Dayan

Bien que Joséphine et Victor Guicherd ait été nommé en 1979, la cérémonie de la remise du titre de Juste parmi les Natio...
20/08/2021

Bien que Joséphine et Victor Guicherd ait été nommé en 1979, la cérémonie de la remise du titre de Juste parmi les Nations à leurs descendants a eu lieu ce mois d’août à la mairie de Dullin en présence de Betty Eppel l'une des enfants cachés.

L'histoire
Le 11 septembre 1942, le jour de la grande rafle des Juifs de Valenciennes, la police française se présenta au domicile de la famille Lewkowitz. Le mari était sorti avec deux des enfants, Betty, sept ans, et Jacques, cinq ans; la police arrêta sa femme et leur petit garçon, qui avait deux ans et demi. Tous deux furent déportés à Auschwitz. M. Lewkowitz prit la fuite avec Betty et Jacques et arriva chez sa soeur qui habitait Lyon. Là, il contacta un réseau juif de sauvetage qui lui permit de placer les enfants chez la famille Guicherd, à Dullin, non loin de Lepin-le-Lac (Rhône). Victor et Joséphine Guicherd, qui n’avaient pas d’enfants, racontèrent aux voisins que les petits avaient été envoyés à la montagne parce que leurs parents avaient peur des bombardements. Victor était bûcheron et le couple n’était pas bien riche, mais il choya les enfants qui s’habituèrent rapidement et s’attachèrent à leur famille d’adoption. Afin de ne pas attirer l’attention, ils allaient à la messe le dimanche, mais les Guicherd leur disaient ensuite se souvenir qu’ils étaient juifs. Lorsque la Gestapo faisait une descente au village pour y chercher des Juifs, les enfants étaient cachés dans une grande huche à farine. Betty et Jacques vécurent ainsi protégés jusqu’à la fin de l’Occupation.
Dans son témoignage après la guerre, Betty parle de Victor et de Joséphine Guicherd comme de « véritables saints ». Son frère et elle restèrent en contact avec leurs sauveteurs. En 1981, Victor Guicherd écrivait au Consul général d’Israël à Paris à propos de la médaille des Justes : « Puisque vous semblez tenir à me remettre cette médaille, je pense que je dois accepter mais je refuse absolument toute publicité. Cette remise se fera chez moi! »
Le 20 novembre 1979, Yad Vashem – Institut International pour la mémoire de la Shoah, a décerné à Victor et Joséphine Guicherd le titre de Juste parmi les Nations.

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33 Rue Navier
Paris
75017

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Qu’est ce que fait le Comité ?

"En honorant ceux qui ont refusé de se plier à la fatalité de la volonté exterminatrice de l'idéologie nazie, la médaille des Justes contribue à rétablir l'Histoire dans sa vérité." Simone Veil

Association loi 1901, le Comité Français, constitué majoritairement de bénévoles, poursuit dans toute la France et avec ses vingt–cinq délégués parisiens et régionaux, plusieurs missions en soutien aux actions menées par l’Institut Yad Vashem de Jérusalem :


  • Reconnaissance des "Justes parmi les Nations" de France

  • Rassemblement des feuilles de témoignages permettant d’inscrire les noms des Juifs disparus dans la « Salle des Noms » de l’Institut Yad Vashem de Jérusalem et dans sa base de données de plus de 4 millions de dossiers déjà consultables sur le site www.yadvashem.org.il
  • Organisations à But Non Lucratifss á proximité


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    Commentaires

    "Quand tu fais un don à Yadvashem tu n'effaces pas ce mal qui a tenté d'effacer ta famille, ton peuple ; le nazisme, mais tu donnes un peu de toi pour que leurs souvenirs deviennent éternels" On ne peut effacer le mal mais en augmentant le bon il s'éloigne "En honorant ceux qui ont refusé de se plier à la fatalité de la volonté exterminatrice de l'idéologie nazie, la médaille des Justes contribue à rétablir l'Histoire dans sa vérité." Simone Veil
    Appel à témoins, merci de le partager Clara Malraux raconte (1) : « Jean me dit : _ Nous venons de faire un drôle de travail. Tu sais […], il y avait un train en gare [de Montauban] qui devait emmener des Juifs en Allemagne … au milieu, un wagon plein d’enfants, une cinquantaine … ils avaient cessé de pleurer. On a détaché cette voiture des autres et on l’a poussée sur une voie de garage. Les cheminots sont des gars bien … le lendemain matin, le convoi est reparti sans les gosses ... une trentaine est déjà casée, j’en ai déposé un à Pechbonnieu».«[...] dans sa ferme, poursuit-elle, trouvaient pêle-mêle refuge des enfants juifs, des réfractaires, des réfugiés, des résistants, ... ». (1) Clara Malraux, … Et pourtant j’étais libre, Grasset, 1979. L'épisode que rapporte Clara Malraux se situerait avant avril 1944. Et même s'il est vraisemblable que ce train n'avait pas l'Allemagne pour destination directe, mais Drancy, je cherche ce que sont devenus les enfants libérés de ce convoi. C'est pourquoi je vous remercie d'avance de me contacter en mp si quelqu'un parmi votre entourage, votre famille, ou vous-même, ou quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît .. avait un souvenir de cette action à Montauban, ou en avait entendu parler, ou savait que tel oncle , ou autre parent, avait été dans cette situation. Ou même seulement si vous en savez quelque chose. Encore merci !
    Jacques et Golda
    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10206576359403196 — Restauradores — ¡Viabilité de la Loi fondamentale! SOLIS SACERDOTIBUS — ✅🇪🇺
    J’aimerais rendre un hommage à cet homme Mr BACCARI, j’ai rencontrer son fils Bruno hier et ça m’a beaucoup touché merci de publié son histoire....
    J’ai eut la chance de rencontrer son fils Bruno hier...
    Yolande : Il n'y a que le comité français pour Yad Vashem qui puisse rajouter des légendes aux 3 photos publiées. J'ai indiqué ci dessus les commentaires appropriés.