Forum France Algerie

Forum France Algerie Rapprocher la France et l'Algérie, promouvoir l'intégration des Franco-Algériens [email protected] http://www.forumfrancealgerie.org/
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Le Forum France Algérie a le statut d'association déclarée.

Le Forum France Algérie a le statut d'association déclarée.

Mission: Le Forum France-Algérie a pour objet de rapprocher les peuples français et algérien et promouvoir, en France, le vivre-ensemble entre les Franco-Algériens et les autres composantes de la société française.

Fonctionnement normal

04/10/2020
Algérie en Mouvement

Algérie en Mouvement

Où va l’Algérie ?
Première partie : situation politique à la veille du référendum constitutionnel

Le pouvoir est-il en voie de consolidation ? Quelle est sa stratégie? Le Hirak peut-il repartir ? Quelles perspectives politiques pour le mouvement citoyen et l’opposition ?

Dimanche 4 octobre 2020 à 20h30 heure d’Alger – 21h30 Paris

Avec :
- Louisa Dris Ait Hammadouche, Politologue,
- Akram Belkaid, Journaliste,
- Jaffar Lakhdari, Militant politique

04/10/2020
Algérie en Mouvement

A ne pas rater ce soir 20h30 Alger - 21h 30 Paris

Où va l’Algérie ?
Première partie : situation politique à la veille du référendum constitutionnel

Le pouvoir est-il en voie de consolidation ? Quelle est sa stratégie? Le Hirak peut-il repartir ? Quelles perspectives politiques pour le mouvement citoyen et l’opposition ?

Dimanche 4 octobre 2020 à 20h30 heure d’Alger – 21h30 Paris

Avec :
- Louisa Dris Ait Hammadouche, Politologue,
- Akram Belkaid, Journaliste,
- Jaffar Lakhdari, Militant politique

La sélection hébdomadaire d'articles et de vidéos du 26 septembre d'Algérie en Mouvement
26/09/2020
Algérie en Mouvement. Le Journal

La sélection hébdomadaire d'articles et de vidéos du 26 septembre d'Algérie en Mouvement

Sélection d'articles, de contributions et de vidéos sur l'actualité algérienne et le mouvement citoyen by Farid Yaker

Algérie en Mouvement. Le Journal
19/09/2020
Algérie en Mouvement. Le Journal

Algérie en Mouvement. Le Journal

Sélection d'articles, de contributions et de vidéos sur l'actualité algérienne et le mouvement citoyen by Farid Yaker

13/09/2020
مبادرة 22-2

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=176058300650440&id=105727921016812&sfnsn=scwspmo&extid=lABtRfRZm3kHCvAH

المواطنون المنخرطون في #الحراك قرروا منذ اشهر تعليق المسيرات، لكن الحراك ما حبسش. اليوم جا الوقت نتجمعوا و نتشاوروا باش نتصوروا مشروع مستقبلي يشبه لتطلعاتنا في دولة حرة و عادلة.

مع بعض نبنيوا دزاير غدوة 🇩🇿

#مبادرة_22_2
#الحراك_مستمر

________

Les citoyens engagés dans le Hirak ont décidé il y a quelques mois de suspendre les marches, mais le Hirak reste plus vivant que jamais. Aujourd'hui le moment est venu de nous rassembler et de dialoguer entre nous, afin que nous puissions envisager un projet qui incarne nos aspirations pour un Etat de droit garant des libertés.

Ensemble construisons l’Algérie de demain 🇩🇿

Algérie en Mouvement. Le Journal
12/09/2020
Algérie en Mouvement. Le Journal

Algérie en Mouvement. Le Journal

Sélection d'articles, de contributions et de vidéos sur l'actualité algérienne et le mouvement citoyen by Farid Yaker

09/09/2020
Radio M

https://www.facebook.com/RadioMPost/videos/802799903871743/

Live:
Le Café Presse Politique | Les détenus du Hirak otage du référendum?
A l'animation, Ihsane El Kadi. Les invités de ce numéro:
► Amina Haddad (Réseau contre la répression)
► Ramdane Youcef Tazibt (membre de la direction du PT)
► Karim Kébir (journaliste)
C'est le 20e #CPP sans son présentateur attitré Khaled Drareni qui est, ce soir à sa 167e nuit de détention, depuis le 27 mars 2020.

ALGERIE en MOUVEMENT - LES NEWS du 6 septembreNotre sélection d'articles, d'analyses et de vidéos du 6 septembre qui est...
06/09/2020
Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme met en lumière des informations fallacieuses concernant l'Algérie

ALGERIE en MOUVEMENT - LES NEWS du 6 septembre
Notre sélection d'articles, d'analyses et de vidéos du 6 septembre qui est rehaussée par le retour d'El Manchar que nous saluons.

Après la publication d'un certain nombre d'articles déformant le fonctionnement du système des Nations Unies relatif aux droits de l'homme en ce qui concerne l'Algérie, le Haut-Commissariat des Natio…

HCDH | Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme met en lumière des informations fallacieuses concern...
06/09/2020
HCDH | Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme met en lumière des informations fallacieuses concernant l'Algérie

HCDH | Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme met en lumière des informations fallacieuses concernant l'Algérie

Après la publication d'un certain nombre d'articles déformant le fonctionnement du système des Nations Unies relatif aux droits de l'homme en ce qui concerne l'Algérie, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme publie la clarification suivante :

Ma sélection d'articles de presse et d'infos du 2 septembre 2020
02/09/2020
Affaire Belhimer / Khaled Drareni, la suite (Blog / Ali Bensaad)

Ma sélection d'articles de presse et d'infos du 2 septembre 2020

Je veux couper court à tout faux-fuyant. Je déclare que je suis prêt à me présenter à la justice algérienne, en Algérie, avec mes documents. Je suis prêt à prendre ce risque malgré une justice algéri…

El Ghorba mon amour : une librairie indépendante au parfum d’exil dans un quartier populaire français
30/08/2020
El Ghorba mon amour : une librairie indépendante au parfum d’exil dans un quartier populaire français

El Ghorba mon amour : une librairie indépendante au parfum d’exil dans un quartier populaire français

Halima M’Birik et Elsa Piacentino ont fait le pari osé d’ouvrir une librairie généraliste dans un quartier populaire. « El Ghorba mon amour » est le fruit d’une longue réflexion sur la nécessité d’un lieu mettant à l’honneur l’histoire de l’immigration en France

Aidez Farid à obtenir plus de signatures
30/08/2020
Aidez Farid à obtenir plus de signatures

Aidez Farid à obtenir plus de signatures

Khaled Drareni a été condamné à trois ans de prison ferme par le tribunal de Sidi M’hamed. Son crime : exercer son métier de journaliste dans le respect des règles de la déontologie, notamment dans sa couverture continue du Hirak depuis le 22 février 2019. Ses co-inculpés dans le même do...

Chronique d’Akram BelkaïdCITATION : "Je suis solidaire de Khaled Drareni. Il est l'honneur de notre profession, de sa fa...
24/08/2020
Khaled Drareni victime d'un système inique

Chronique d’Akram Belkaïd
CITATION : "Je suis solidaire de Khaled Drareni. Il est l'honneur de notre profession, de sa famille et de l'Algérie. Être condamné de la sorte est une infamie dont la charge reposera à jamais sur le pouvoir algérien. Je suis solidaire de Khaled Drareni et, comme des milliers d'Algériennes et d'Algériens, je m'emploierai à faire connaître et savoir l'injustice dont il est la victime."

Khaled Drareni victime d'un système inique , posted by Paris : Akram Belkaïd

Le Matin d'Algérie - Nouveau site
23/08/2020
Le Matin d'Algérie - Nouveau site

Le Matin d'Algérie - Nouveau site

#Genève : Lettre ouverte de dénonciation des #violations des droits des détenus en #Algérie

Emission intéressante avec de bonnes analyses de Hakim Addad Hakim Mohammed, Leila berrato, Amel Boubekeur, et Massensen...
23/08/2020
Algérie : que reste-t-il des promesses démocratiques ?

Emission intéressante avec de bonnes analyses de Hakim Addad Hakim Mohammed, Leila berrato, Amel Boubekeur, et Massensen Cherbi. A écouter!

La condamnation du journaliste Khaled Drareni a mis en lumière l’accélération de la répression politique en Algérie. Alors que les manifestants du Hirak continuent d’exprimer leur mécontentement, que reste-t-il aujourd'hui des espérances démocratiques soulevées par ce mouvement in�[.....

21/08/2020

Fatima Daas : « La relation avec Dieu est beaucoup plus forte que celle que je peux avoir avec une fille »
Par Jean Birnbaum
Publié hier

Le Monde

Née dans la banlieue de Paris au sein d’une famille musulmane, la jeune autrice signe « La Petite Dernière », son premier livre, roman d’apprentissage lesbien autant que corps-à-corps avec Dieu.
L’écrivaine Fatima Daas, à Paris, le 17 juin 2020.
L’écrivaine Fatima Daas, à Paris, le 17 juin 2020. REMY ARTIGES POUR « LE MONDE »
L’éditeur de Fatima Daas présente son livre comme un « premier roman » et il a raison. La chose est assez rare pour être signalée : ici, cette appellation ne relève pas de la simple stratégie marketing. La Petite Dernière, premier ouvrage signé par cette femme de 25 ans, est bel et bien un roman, autrement dit un texte à peu près indéfinissable, une histoire qui fait retentir une langue étrange et dont l’étrangeté, justement, importe. Comme toutes les autres, cette rentrée littéraire propose des centaines de romans efficacement rédigés, très ficelés, où tout ce qui est dit est dit, pas plus. Seuls une poignée donnent à lire davantage, une prose déraisonnable, hors de laquelle certaines choses ne peuvent se nommer ni certaines vies se réfugier.

Or Fatima Daas ne sait pas où se mettre. Née dans la banlieue de Paris, au sein d’une famille musulmane venue d’Algérie, elle a vite senti qu’elle désirait les filles. En discutant avec elle, aujourd’hui, dans un appartement parisien prêté par une amie, on comprend que cette orientation du désir a coïncidé avec la découverte de l’écriture. Dès l’âge de 14 ans, quand d’autres s’abîment dans YouTube ou Instagram, Fatima Daas s’est mise à tracer des mots sur les pages d’un carnet. « Je racontais mes journées, parfois il y avait des débuts d’histoire, confie-t-elle. Je ne savais pas trop ce que je faisais, je me sentais juste complètement bizarre, pas dans le bon corps, à la bonne place, et c’est ce que j’avais trouvé pour dire ce que je ne pouvais pas dire ailleurs. »

PAGE APRÈS PAGE DE « LA PETITE DERNIÈRE », FATIMA DAAS CONTINUE D’AFFIRMER QUE L’HOMOSEXUALITÉ EST UN PÉCHÉ
L’adolescente ignore encore qu’elle est entrée en littérature. Mais elle commence à en admettre la possibilité, puisque des professeurs lui font confiance et qu’elle-même s’inscrit bientôt à l’atelier d’écriture animé par le romancier Tanguy Viel, dans son lycée de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Depuis, des années ont passé et le premier livre qu’elle signe à présent, elle l’appelle volontiers « roman » : « En tout cas ce n’est pas de la poésie, résume-t-elle. J’ai bricolé jusqu’à raconter une histoire à la première personne. Mais en vrai je ne sais pas trop ce que c’est. L’autre jour, ma sœur m’a demandé si je ne pensais pas que tous les écrivains étaient fous. Oui, ça doit être un truc lié au corps. Le roman, c’est ça, c’est quand on n’est bien nulle part, quand personne n’est bon dans rien. »

Le père, un bourreau en puissance

Surtout pas le père, que la jeune autrice envisage, partout et toujours, comme un bourreau en puissance : « Pendant ma dernière année au lycée, j’ai gardé les enfants du proviseur. Il était tendre avec ses filles, ça m’a étonnée, j’ai pensé : “Tiens, cela existe ?” Plus tard, je me suis dit qu’il avait dû être comme ça parce que j’étais là, que ça cachait quelque chose… A mes yeux, tous les pères sont pourris. Mais pas que. » Du reste, Fatima Daas dresse un portrait nuancé de son propre père, Ahmed, qui bat ses trois filles à coups de ceinture, fait de toute tendresse un tabou, impose violence et silence – mais pas que. A sa manière, elle continue de lui obéir, ne serait-ce qu’en se gardant de décrire la moindre scène de sexe. Si La Petite Dernière se lit comme un roman d’apprentissage lesbien, l’extase s’y trouve moins dans les ébats sexuels que dans le corps-à-corps avec Dieu. Plutôt que le cliché du cuni, l’événement du Coran : « La pudeur de mon roman s’inscrit dans tout un contexte culturel. Mais, de toute façon, ce que je voulais livrer d’intime, c’est surtout les moments de prière où je sens la présence réelle de Dieu en moi, parce que la relation avec Lui est beaucoup plus forte que celle que je peux avoir avec une fille. C’est au-delà de tout. »

Le roman se trouve porté par cette évidence d’un texte sacré qui embrase la vie tout en la disciplinant. Les versets brûlants auxquels il n’est jamais question de renoncer. Et jusqu’à ces interdits impossibles à congédier. La Petite Dernière n’est pas le récit édifiant d’une lesbienne-des-cités qui passerait d’Allah à Despentes. Page après page, son autrice continue d’affirmer que l’homosexualité est un péché : « Je m’appelle Fatima Daas. Je suis censée porter un nom pacifique. Je crois que j’ai sali mon prénom », écrit la jeune femme. Et il suffit de l’écouter pour comprendre que ses rencontres amoureuses n’ont pas métamorphosé la croyante en militante. Par exemple, elle ne suit guère les débats sur la PMA. L’homoparentalité suscite même, chez elle, une intraitable réprobation : « Je considère l’homosexualité comme un péché. Je ne sais pas pourquoi, j’ignore si c’est dans les textes, je ne crois pas que le Coran en dise quelque chose de précis, mais, à mes yeux, c’est un péché. A partir de là, l’homoparentalité est doublement un péché », tranche-t-elle. De cette conviction, Fatima Daas parle peu avec ses amoureuses. Les rares fois où il en est question, elles lui disent doucement : « Ça doit être compliqué ta vie. »

Refuser la facilité, assumer la complication

Et de fait, Fatima Daas traverse ses contradictions, les maintient à vif, elle n’a pas l’intention de se réconcilier avec elle-même. A l’instant même où elle se proclame pécheresse, elle jure de se convertir à l’islam, encore et encore ; devenue lesbienne, elle continue de se dire « homophobe » ; tout en rompant avec ses parents, elle demeure fidèle à leur jugement. « Au début, bien sûr, tu cherches à lever la culpabilité. Et puis tu comprends que ce serait trop facile », dit-elle. Refuser la facilité, assumer la complication, voilà qui donne chair au roman. Pas plus qu’Ahmed n’est bon père, Fatima n’est bonne fille ou bonne sœur, et le texte se déploie sur cette défaillance généralisée. Fatima Daas se sent à côté de la plaque, à côté de tout, c’est pour cela qu’elle se tient dans l’écriture. Nul effet de style ici, à peine des phrases, simplement une manière de mener, à même la page, ce qu’elle appelle sa « double vie » : « J’essaie de ne plus croire aux signes. J’essaie de ne plus voir de signes partout. Je crois que je suis superstitieuse. Je crois que c’est interdit de l’être. »

Il y a quelque temps, autour de la sociologue Salima Amari, autrice de Lesbiennes de l’immigration (Le Croquant, 2018), Fatima Daas a rencontré des jeunes femmes qui connaissent le même déchirement. Pour la première fois, elle a pu partager son expérience avec d’autres. « C’était un moment hyperfort. Mais le petit groupe qu’on formait s’est cassé en deux, car beaucoup de filles ne voulaient plus entendre parler de l’islam », raconte-t-elle.

Au même moment, on sonne à la porte de l’appartement. Déboule un ami, un brin essoufflé, qui vient de se faire agresser au métro Marx-Dormoy. Après l’avoir traité de « sale pédé », quelqu’un a balancé une glace au chocolat sur ses baskets blanches toutes neuves. Un peu choqué, mais toujours blagueur, le jeune homme semble avoir l’habitude. Fatima Daas aussi. Elle ne commente pas. A cet instant, sa réserve n’a rien à voir avec de l’indifférence ou de la lâcheté, mais elle touche directement à ce qui fait la réussite de son livre : mêler les mots « islam », « banlieue », « lesbienne »… sans faire jouir les imbéciles de tel ou tel camp. Fatima Daas cultive l’équivoque et n’a nulle intention de devenir idéologue. « Je ne crois pas avoir mon mot à dire sur tout, peut-être même pas sur beaucoup de choses », dit-elle en souriant. A l’avenir, pourtant, nombreux sont ceux qui voudront la pousser à commenter n’importe quel fait d’actualité, à signer telle ou telle tribune bâclée. Elle en a déjà pleine conscience. Saura-t-elle résister, là encore, à la facilité ? Tiendra-t-elle bon sur son souci de la nuance, son désir de littérature ? Plût à Dieu.

PARCOURS

1995 Fatima Daas naît à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

2003 Sa famille s’installe à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

2008 Elle se rend pour la première fois en Algérie, où ses parents et ses sœurs sont nés.

CRITIQUE

Ne renoncer à rien

« La Petite Dernière », de Fatima Daas, Notabilia, 188 p., 16 €, numérique 13 €.

Chaque chapitre de La Petite Dernière commence par une profération d’identité : « Je m’appelle Fatima. Je porte le nom d’un personnage symbolique en islam », ou bien « Je m’appelle Fatima Daas. Mon père s’appelle Ahmed. Ahmad : digne d’éloges. Ma mère, Kamar, la lune », ou encore « Je m’appelle Fatima Daas. Je porte le nom d’une Clichoise qui fait plus de trois changements pour aller à l’université. »

A la manière d’une douce slameuse, la jeune autrice scande les mille et une manières qu’elle a d’être soi. Française, musulmane, fille de ses parents, lesbienne, d’origine algérienne, habitante de Clichy, asthmatique, née en 1995, chtarbée, pieuse, étudiante en philosophie, voleuse, apeurée, homophobe, sœur de ses sœurs, habituée du RER, pécheresse…

Dès le début du livre, Fatima Daas énonce tous les éléments qui rendent sa vie invivable. Elle ne veut renoncer à rien, pas question de montrer patte blanche aux uns ou aux autres, et ce geste impossible l’oblige à se tenir dans l’espace de la littérature, à inventer une langue qui n’a rien de spectaculaire, sinon la force vulnérable, rythmée, hardie, avec laquelle elle tient ensemble l’affront au père et la fidélité à ses commandements, la foi héritée et le désir interdit.

EXTRAIT

« Je m’appelle Fatima Daas.
Je suis française d’origine algérienne.
Mes parents et mes sœurs sont nés en Algérie.
Je suis née en France.
Mon père disait souvent que les mots c’est « du cinéma », il n’y a que les actes qui comptent.
Il disait smata, qui signifie insister jusqu’à provoquer le dégoût, quand il voyait à la télé deux personnes se dire « Je t’aime ». (…)
Quand mes sœurs arrivaient à convaincre notre père de nous laisser regarder Charmed à la télé (parce qu’il n’y en avait qu’une de télévision, qui se trouvait dans la chambre de mes parents), il suffisait que la main d’un homme frôle celle d’une femme pour que mon père dise khmaj et change de chaîne illico presto.
Khmaj, ça veut dire pourriture. »
La Petite Dernière, page 101
Sélectionné pour le prix littéraire Le Monde 2020

Par Jean Birnbaum
Publié hier à 15h00

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