Cycles Vertueux

Cycles Vertueux Cycles Vertueux c'est l'aventure de deux jeunes ingénieurs de CentraleSupélec qui partent en expédition en Amérique Latine mettre en lumière des projets engagés pour une société durable, et inspirer une génération d'étudiants en quête de sens.

Fonctionnement normal

🌎 #9 Victoria – Retour en France…Nous quittons Pucón pleins d’ardeur, sur une route lisse et vallonnée où les jambes ret...
28/03/2020

🌎 #9 Victoria – Retour en France…

Nous quittons Pucón pleins d’ardeur, sur une route lisse et vallonnée où les jambes retrouvent avec joie le rythme familier du pédalage. Nous longeons le lac Villarica jusqu’à la ville éponyme. Un choix s’offre à nous : emprunter la Ruta 5 ou continuer notre chemin sur les petites routes de campagnes. La première option est une section de la Panaméricaine parcourant le chili du Nord au Sud sur laquelle sont « tolérés » les vélos, la seconde offre un tracé en fil de fer entre monts et collines. Nous faisons le choix d’emprunter les petite voies dénommées « S-… » sur la carte, synonyme de ripio, à la découverte de la campagne chilienne et de ses champs : ici peu de voitures, des habitations éparses. Nous retrouvons le bonheur du bivouac, laissé de côté depuis quelques jours. Une rivière pour se désaltérer et se laver, une tente pour s’abriter, un réchaud pour se sustenter : que souhaiter de mieux ?

Nous retrouvons le lendemain quelques airs de la Carretera Austral et ses folles ascensions dans le ripio, où l’adhérence exige un subtil pilotage. Hélas cette fois-ci ce n’est pas pour atteindre lagunes et glaciers : nous suivons un front de déforestation et sommes les témoins de forêts déchirées pour l’exploitation des terres fertiles. Plus loin, un groupe de personnes fait bloc sur la route pour empêcher la progression de ces camions transportant les longs troncs arrachés au sol. Alors que nous souhaitions pour ce deuxième soir camper près de la Laguna Quepe, des locaux nous avertissent que les Guarda-Parque ont fermé son accès à la suite de la crise sanitaire. Or c’est l’unique route possible, sinon détour de plus de 100 kilomètres pour revenir sur la Ruta 5…
Nous décidons de tenter notre chance le lendemain en passant de bon matin devant le poste des Guarda-Parque pour traverser un petit bout du Parque Nacional Conguilio. Frontale et dynamos apprêtées, nous partons de nuit pour poursuivre l’ascension pendant quelques kilomètres : 6h43, la barrière est déserte, le garde ronfle encore ! La nuit joue avec nous, elle nous donne à découvrir les virages et le terrain quelques mètres en amont. De bonnes pentes nous font parfois poser le pied à terre pour stopper la chute du vélo chargé dérapant dans les cailloux… Le ciel s’éclaircit peu à peu, et nous voyons se détacher les élégantes silhouettes d’araucarias. Le soleil se joint à la partie ; il apparait devant nous et appelle à son tour le volcan Llaima à sortir son cône des nuages, un spectacle éphémère en récompense de notre passage furtif.

La descente est très raide et les nids de poule (ou plutôt d’autruche) matraquent le matériel, c’est à nouveaux l’occasion de mettre à l’épreuve nos talents en VTT pour tracer la meilleure ligne, pas facile de freiner avec l’humidité et le froid qui rentrent dans les vêtements : freiner c’est tricher comme disent les meilleurs ! Le profil devient plus raisonnable aux abords de la rivière où nous prenons un petit-déjeuner bien mérité. Nous approchons de Curacautin, une petite ville où un accès internet nous permet de nous actualiser après ces deux jours et demi de vadrouille. Nos voisins en Bolivie et en Argentine sont désormais en confinement total malgré un faible nombre de cas. Celui-ci ne cesse d’augmenter au Chili ; nous apprenons la mise en place à partir de ce jour d’un couvre-feu national de 22h à 5h et de douanes sanitaires contrôlées par l’armée pour limiter la propagation entre les régions : il devient compliqué de se déplacer, nos rencontres de projets pour les jours à venir étant déjà compromises par les quarantaines partielles. Nous sommes le 22 mars, à 650 kilomètres de Santiago, et l’ambassade a réussi à organiser des vols de rapatriement jusqu’au 26 mars. 52 kilomètres d’asphalte nous séparent de Victoria, prochaine ville située sur l’axe de la Ruta 5 ; il nous faut nous y rendre et prendre une décision ce soir. Entre les chiens qui décident de nous poursuivre à toute allure pour tâter du mollet et la fumée d’immenses incendies qui envahit la route alors que nous approchons de Victoria, ces derniers kilomètres ne seront pas de tout repos : nous arrivons en ville dans une ambiance d’apocalyspe, des rues désertes qui résonnent sous les sirènes et turbines d’hélicoptères.

Le titre de l’article l’aura déjà annoncé… Nous avons fait le difficile choix de rentrer en France, tant que cela nous était possible avant l’interdiction des vols internationaux au Chili le 2 avril. Bien que des mesures de prévention aient été prises dans les pays d’Amérique Latine avec beaucoup plus d’anticipation qu’en France, nous rentrons face à l’ignorance et notre manque total de visibilité quant à la propagation du Covid-19 et ses conséquences sur le continent dans les prochains mois. Nous sommes parvenus à rejoindre Santiago en bus le 23 mars malgré les contrôles, puis après deux jours à démonter et emballer le matériel avec les moyens du bord nous nous sommes envolés hier après-midi, le jeudi 26 mars. Cet article, nous l’écrivons de l’aéroport de Madrid, quelques heures avant de fouler à nouveau le sol français et rejoindre chacun notre famille en confinement.

Merci à tous ceux qui nous ont suivi et chaudement encouragés ces dernières semaines, nous sommes heureux d’avoir pu partager quelques fragments de voyage avec vous durant ces 2775 kilomètres de vélo depuis Punta Arenas, notre point de départ !

Malgré plusieurs mois à planifier la rencontre de projets, développer les axes de nos reportages et coordonner les interviews des intervenants, nous n’aurons pas l’opportunité de vous faire découvrir ces initiatives par cette expédition… Pour autant c’est une ville nommée « Victoire » qui clôt le premier chapitre de Cycles Vertueux : nous n’avons pas dit notre dernier mot, quelques coups de polish bien mérités sur nos montures et nous repartons à l’aventure !

Tim & Mag

🌎 #8 Pucón : du volcan Lanin au VillaricaCe dimanche 15 mars, nous quittons San Martin de los Andes et le beau Lago Laca...
20/03/2020

🌎 #8 Pucón : du volcan Lanin au Villarica

Ce dimanche 15 mars, nous quittons San Martin de los Andes et le beau Lago Lacar pour remonter auprès des montagnes et nous rapprocher de la frontière avec l’Argentine, au niveau du Paso Mamuil Malal. La ville s’éloigne peu à peu, puis nous rejoignons Junin de los Andes, dernière bourgade avant la frontière : nous y goûtons de délicieux empanadas.

Nous poursuivons dans une plaine aride, rafraichis par la douce brise qui nous accompagne et la fraicheur d’une oasis de verdure apportée par la rivière. Au loin, l’immensité lunaire s’étend sous nos yeux. Cette route bordée de reliefs ondulés contraste avec celui des jours qui précédent, au cours desquels nous cheminions entourés de montagnes chacune plus grande que les autres. Là, les reliefs semblent être des collines sèches, inanimées, avec pour seule végétation des herbes rases. Soudain apparait au loin un cône, immense, se détachant de tout ce qu’il y a autour : le volcan Lanin, notre récompense après les 50 kilomètres qu’il nous reste à parcourir… Il guidera ainsi notre chemin, tantôt disparaissant, puis réapparaissant toujours plus proche, toujours plus grand. La forme parfaite d’un volcan tel que les enfants le dessinent, décoré de son col blanc de neige éternelle. Entre le Lanin et nous, plusieurs massifs se dressent et masquent une partie de son panache : nous les dépassons les uns après les autres jusqu’à terminer seuls en duel face à sa grandeur.

Mais déjà les premières lueurs du soir teintent le ciel d’orangé : cela tombe bien, nous approchons de la forêt qui devait abriter notre nuit. Une forêt particulière, exclusivement composée d’araucarias, ces arbres millénaires qui charment Magali et ressemblent à des sapins de Noël, guirlandes comprises : les araucarias auraient vécu à l’ère des dinosaures… Nous passons la nuit dans cette forêt enchantée qui semble appartenir au royaume des Ents.

Le lendemain nous devons franchir la frontière et retourner au Chili : mais avant, quid d’une randonnée sur les flancs du Lanin ? Un gardien du parc nous informe cependant que sur décret du gouvernement, tous les parcs accès nationaux argentins ont fermé depuis la veille, afin d’inciter les touristes à s’extrader du pays. De même, le Chili aurait fermé ses frontières et seuls pourraient entrer les chiliens : qu’en est-il de deux cyclistes traversant les deux pays ? Quelques formalités administratives usuelles et nous passons finalement sans difficulté. Seul le contrôle des douanes agricoles laissa du fil à retordre à nos estomacs, qui durent tant bien que mal engloutir les produits frais qui restaient dans nos sacoches : ce détail nous avait échappé !

Nous voici donc au Chili, bien accueillis par une descente de 1000m de dénivelé digne du Tour de France. Pendant que Tim trace la trajectoire parfaite pour essayer de faire frotter les sacoches à la corde, Magali tente d’enchainer les virages : le vent de face aide pour une fois à contrôler la grande vitesse de la route ! La journée se termine calmement avec un léger vent de face, et un grand retour à la verdure. A mesure que nous traversons collines et campagnes, le Lanin s’éloigne et fait place au volcan Villarica : nous approchons de Pucón, ville au pied du volcan le plus actif d’Amérique Latine. Alors que nous recherchons un camping calme en amont de la ville, le hasard nous porte dans l’établissement d’Isabel et Marco, qui propose aussi des ascensions volcaniques : ultimatum, ils nous proposent de faire l’ascension du Villarica dès le lendemain avant la fermeture des parcs au Chili. A prendre ou à laisser !

Il est 6h30 lorsque nous prenons la route en compagnie d’Oscar, notre guide pour cette aventure, un chilien énergique dont la joie de vivre donne envie de gravir les montagnes (ça tombe bien). Les touristes ayant déserté la zone, seuls quelques groupes arpenteront le volcan aujourd’hui : une aubaine en ce lieu très fréquenté. La mer de nuage se découvre pendant que nous marchons bon rythme dans les gravas hérités des dernières éruptions. Ce spectacle tout juste apprécié, la bordure du glacier apparait : crampons, casque et piolet, parés à grimper ! De belles crevasses bordent nos pas, notre regard reste attentif car il faut veiller aux quelques pierres qui pourraient se décrocher depuis la cratère. Plus que quelques centaines de mètre nous séparent du sommet, nous quittons les équipements pour terminer dans les cailloux, masque à gaz autour du cou en cas de vent sulfureux défavorable… Une magnifique brèche jaunie de soufre d’où jaillissent les panaches de gaz se dévoile : son et lumière, le grondement du volcan se fait entendre, surprenant ! Quand nous parvenons enfin à dominer nos émotions, nous prenons le temps d’observer l’immensité qui nous entoure, accompagnée des ronronnements volcaniques. On se sent tout petit devant les forces de la Terre qui nous rappellent à notre humble condition humaine.

La réalité du monde a malheureusement repris son cours, nous sommes restés deux jours à Pucón pour suivre l’évolution des événements sanitaires au Chili. Pas de confinement pour l’instant, nous reprenons la route cette après-midi, sinon on retourne sur notre volcan !

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🌎 #7 San Martin de los Andes : fin de la PatagonieNous quittons Futaleufú et saisissons l’opportunité de gagner de nouve...
15/03/2020

🌎 #7 San Martin de los Andes : fin de la Patagonie

Nous quittons Futaleufú et saisissons l’opportunité de gagner de nouveaux tampons sur nos passeports : cap sur l’Argentine ! La frontière à peine passée, les longues étendues planes si caractéristiques réapparaissent, envoyant au loin les rivières emballées de Futaleufú. Le vent est en notre faveur et nous éclipsons le ripio pour rejoindre Trevelin. C’est la première véritable ville que nous rencontrons depuis Coyhaique : fini les quatre « cuadras », l’immense place principale et les mini-markets qui suffisaient à dessiner les villes étapes de la Carretera Austral ! Nous décidons d’y passer la nuit dans un camping tenu par un cycliste invétéré. Heureux choix pour tester l’alcool à brûler acheté la veille, qui se révèle être du Nafta aux flammes incontrôlables un soir de vent !

Le coup de stress apaisé par la nuit, nous traversons le Parque Nacional Los Alerces. Derrière les profonds lacs que nous longeons pendant la journée, de véritables montagnes comment à se dresser : approcherions-nous des Andes et leurs hauts sommets ? Un magnifique lever de Lune sur notre venteux mais accueillant campement de Villa Lago Rivadavia éclipsera la question… Vite, les belles nuances du soleil couchant laissent leur place au réveil à une brume épaisse et à un gel qui recouvre sol, tentes et montures.

Ô plaisir d’une route lisse, sans vent violent, sur laquelle de longues descentes succèdent aux montées énergiques ! La journée suivante est un véritable plaisir : nous découvrons à pleine vitesse un nouveau visage de l’Argentine et une Ruta 40 encadrée de montagnes et de verdure, de plants de mûres et de framboisiers. Si nous ne maitrisons pas encore l’art de la pêche à la truite ou au saumon, la cueillette est bonne pour Tim qui nous offre un délicieux dessert de mûres au bord de la rivière ! Le repos consommé, notre chemin continue et les arbustes disparaissent peu à peu pour laisser place à des arbres, des forêts. La densité croissante du trafic et des gaz de pots d’échappements annonce les contour d’El Bolson. Nous restons une heure, pas une minute de plus, non mécontents de s’éloigner de la ville et se reposer en un lieu calme. 105 kilomètres nous séparent alors de San Carlos de Bariloche, pour une troisième grosse journée plutôt éprouvante. En effet, après quelques kilomètres parcourus dans la fraicheur et l’ombre matinale, le soleil apparait pour nous laisser deviner la longue montée qui nous attend sous une chaleur intense : un véritable col ! La route a ce défaut de lisser les reliefs : l’ascension de ce relatif faux plat montant semble ainsi durer une éternité, allongée par des voitures impassibles devant la pente, qui nous doublent à toute allure : patience et méditation sont de rigueur… Et c’est reparti pour un rodéo de descente ! Nous longeons avec bonheur les lacs jusqu’à une revigorante pause pique-nique au bord de la plage, peu avant Bariloche.

San Carlos de Bariloche : station de ski huppée l’hiver, très touristique l’été, il nous faut franchir la ceinture périurbaine bondée pour arriver au lac Nahuel Huapi et aux rue plus tranquilles. Une journée de pause nous laisse le temps de détendre les gambettes et apprécier le confort d’un bon café accompagné de ses pâtisseries exquises (au « dulce de leche », toujours !). Nous reprenons la Ruta 40 en direction de San Martin de los Andes, en passant par le célèbre camino de los siete lagos (la route des 7 lacs).

Hélas, un fort vent nous rappelle l’étape houleuse d’El Calafate et se conjugue mal avec la mauvaise forme de Timothée, après une petite indigestion : un argentin en pick-up s’arrête et nous propose spontanément (il a dû voir la tête de Tim) de nous avancer de 18 kilomètres jusqu’au lieu de bivouac que nous avions prévu. Fin de journée repos, pendant que Magali discute avec notre ami Xavier, l’intrépide motard belge recroisé par hasard après une première rencontre à O’Higgins : de la route des lacs nous ne verrons les contours que le lendemain.

Le vent souffle moins et laisse place à une pluie abondante, teintant de brume les reliefs de Nahuel Huapi. Passée Villa la Angostura, nous profitons d’éclaircies pour contempler successivement le Lago Espejo et le Lago Correntoso : la route des lacs honore bien son nom ! Une très belle journée aux reliefs arrondis nous donne de jolies vues sur le Lago Escondido, Lago Villarino, Lago Falkner, Lago Máchonico, et même un arroyo partido (« ruisseau séparé »), qui termine à la fois du côté Pacifique et Atlantique ! Une très belle descente de 8 kilomètres nous mène enfin au Lago Lácar, qui abrite San Martin de los Andes. Le compte est bon, nous avons les sept !

Au revoir belle Patagonie, nous quittons tes lacs et tes glaciers pour nous attaquer aux Andes grandissantes !

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🌎 #6 Futaleufú : fin de la Carretera AustralDe retour sur la route après notre halte « bricolage » à Coyhaique, ce sont ...
07/03/2020

🌎 #6 Futaleufú : fin de la Carretera Austral

De retour sur la route après notre halte « bricolage » à Coyhaique, ce sont des paysages aux allures familières qui ont bercé nos premiers kilomètres : de vastes champs et pâtures encadrés par des massifs arrondis, saupoudrés de quelques flocons. Ajoutons une coopérative de Comté et le Jura ne serait pas si lointain ! Mais ne parlons pas trop vite : quelques coups de pédales vers le Nord et nous quittons cette vallée suspendue. Les premiers sommets acérés se dressent déjà à l’horizon, annonçant les prémices d’un ultime campo de hielo (« champ de glace ») sur notre trajet.

Un crescendo naturel se déroule sous nos yeux : les vallées prennent de la hauteur, la végétation devient si dense que la lumière peine à réchauffer nos mollets. Des arbres dignes de zones tropicales s’élèvent sur un tapis de plantes dont les feuilles mesurent environ une Magali (pour donner l’échelle). On devine l’origine du surnom de « bosque siempre verde » (« forêt toujours verte ») de la région : il y pleut près de 4m de précipitations par an ! Coup de chance, nous passons entre les gouttes dans une rare fenêtre de ciel immaculé. Ayant roulé sur l’asphalte sur une centaine de kilomètres, nous passons en fin de journée un premier col annonciateur du Parc National Queulat. 500m de dénivelé dans la poussière du ripio plus fine que la craie, que nous gravissons finalement assez vite grâce à un enchainement de courbes. Toit de glace sur les roches, un imposant glacier apparaît soudain devant nous : on se fait tout petit tant la récompense est grande !

La piste nous offre une descente de folie : sans perdre nos sacoches, nous dérapons dans les cailloux entre chaque lacet de route ; un régal pour les anciens VTTistes que nous sommes. Nous traversons le parc jusqu’à accéder au Ventisquero Colgante (« Glacier Suspendu ») perché sur son balcon, d’où s’écoulent des cascades dont la puissance est rythmée par les chutes de blocs de glace. L’occasion pour nous d’arpenter les forêts à pieds et de réapprendre à marcher, mouvement difficile depuis que nous sommes devenus des Homo Sapiens Pedalus (espèce apparue pendant les grèves à Paris).

A peine le temps de profiter de la fraicheur des torrents que les embruns salés du fjord bordent déjà la Carretera. S’ensuit une pause déjeuner bien méritée à Puyuhuapi face aux paisibles eaux du Pacifique. Cap Nord pendant 100 kilomètres, nous nous reposons une après-midi et profitons d’un bivouac paradisiaque sur les rives du rio Palena : ensoleillé le soir, dramatiquement brumeux au réveil. Alors que nous rangeons nos quelques possessions, les propriétaires arrivent dans leur petite voiture. Ils sont prêts à rejoindre à la rame l’autre rive, où ils vivent : au cœur de la forêt, ils cultivent leur jardin en compagnie de quelques animaux. Pas de route, pas de voisin à moins d’un kilomètre, ils sont tranquilles. Le rendez-vous est pris, ils nous invitent à revenir pour passer quelques jours avec eux et déguster des pommes de terre méconnues !

Sous un soleil de plomb, nous prenons la direction de Futaleufú : au revoir la Ruta 7, si jeune et déjà mythique Carretera Austral. Tu as mis à rude épreuve nos jambes et notre matériel, mais quel émerveillement face à tant de diversité ! Sans rancune, nous retournerons très vite en Argentine revoir ta cousine la Ruta 40 et parcourir la région des Lacs…

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