La Parole des Jeunes

La Parole des Jeunes La Parole des Jeunes est une association créée par des jeunes qui a pour ambition de vous intéresser aux enjeux contemporains. Elle a ainsi vocation à organiser des conférences, écrire des articles et faire des interviews sur des sujets d'actualité
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24/10/2020

Présidentielle américaine : portraits croisés des deux candidats

Tout les oppose ou presque. L'un est un homme politique chevronné qui a passé quatre décennies à Washington, l'autre n'avait jamais occupé un mandat électoral avant d'entrer à La Maison-Blanche. Le 3 novembre prochain, les électeurs américains sont appelés à départager deux hommes aux styles diamétralement opposés : le républicain Donald Trump et le démocrate Joe Biden. Voici leurs portraits croisés successifs.

Des drames familiaux pour Biden…
Fils d’un vendeur de voitures, Joseph Biden Jr. n’a pas 30 ans quand il est élu sénateur de l’Etat du Delaware. Alors qu’il n’a pas encore prêté serment, sa femme et sa fille décèdent peu après dans un accident de la route. En 2015, une nouvelle tragédie se produit alors que le vice-président envisage de briguer la Maison-Blanche : son fils est emporté par une tumeur au cerveau.

Une jeunesse dorée pour Trump…
Né en 1946, Donald Trump grandit dans une maison cossue du Queens, à New York. Dès son plus jeune âge, il affiche un tempérament bagarreur et imprévisible ce qui lui vaut, dès 13 ans, d’être envoyé en internat dans un lycée militaire. Il confessera plus tard avoir développé un goût pour la compétition aux côtés de son père, Fred Trump, promoteur immobilier, qui l’emmenait régulièrement faire avec lui faire la tournée des chantiers.

Trois décennies au Sénat pour Biden…
Joe Biden est un fin connaisseur des rouages du pouvoir à Washington pour avoir passé 36 ans au Sénat. Il a été réélu à six reprises dans son Etat du Delaware. Néanmoins, certaines positions passées sur la ségrégation raciale lui ont été régulièrement reprochées. La Maison-Blanche est un vieux rêve pour lui : le démocrate s’était porté candidat à la primaire démocrate en 1988 mais sa campagne fut stoppée nette par des accusations de plagiats. Il retente sa chance en 2008 et finit par jeter l’éponge de nouveau.

Une success story pour Trump…
Donald Trump bâtit à son tour sa fortune dans l’immobilier, notamment à Manhattan, où il construit la fameuse Trump Tower. Son empire connaîtra aussi quelques déboires et son patronyme devient une véritable franchise accolée à des produits en tout genre. Le milliardaire multiplie en parallèle les apparitions sur grand et petit écrans avant de se lancer en 2004 dans la téléréalité avec l’émission à succès The Apprentice. Il se forge une image d’homme d’affaires à succès, ce qui l’aidera considérablement à accéder à la Maison-Blanche.

Un ancien vice-président…
En 2008, Barack Obama choisit Biden pour être son colistier, afin de contrebalancer sa relative inexpérience. Pendant les huit ans qui suivent, le duo mettra en scène sa proximité devant les caméras. À la Maison-Blanche, le vice-président hérite de certains dossiers importants, comme la mise en œuvre du plan de relance après la crise financière de 2008. Il s’est fait connaître aussi par ses innombrables gaffes, mettant parfois dans l’embarras l’ancien président.

Le 45ème président des Etats-Unis…
La candidature de Trump à la présidentielle fut d’abord prise à la légère. Le milliardaire va pourtant casser les codes et son message anti-establishment aura trouvé un écho favorable auprès de nombreux Américains, ce qui lui permet de s’imposer face à Hillary Clinton. À la Maison-Blanche, Donald Trump gardera toute sa singularité : il multiplie les polémiques et va polariser un pays déjà au bord de l’implosion. Le président préfère dialoguer directement avec ses électeurs via des tweets matinaux, s’attaquant aux « Fake News Medias ».Son bilan industriel et économique est néanmoins très bon et sa politique extérieure également, s’inscrivant en rupture avec le traditionnel interventionnisme de ses prédécesseurs.

Et côté programme ?
D’un côté, le programme de Joe Biden est l’exacte antithèse du bilan affiché par Donald Trump. Le centriste prône un ambitieux tournant écologiste, en voulant élargir l’accès à l’assurance publique de santé et en projetant de relever le salaire minimum à 15 dollars de l'heure.
De son côté, Donald Trump n’a pas présenté de programme à proprement parler pour un éventuel second mandat. Il se pose en dernier garant de la loi et de l’ordre, et dépeint un tableau apocalyptique du pays s’il venait à quitter la Maison-Blanche. Le président multiplie également les quolibets à l’égard de son adversaire qu’il n’hésite pas à appeler par le surnom «Sleepy Joe» (Joe l’endormi), une façon de questionner les facultés mentales du candidat démocrate, âgé de trois ans de plus que lui.

G.K

15/10/2020

La montée de l’excision en France au nom de traditions archaïques encore défendues



Une nouvelle problématique pour la France

Depuis les années 2000, le nombre de femmes victimes d’excision* en France a plus que doublé, passant de 60 000 à 125 000. Alors que la France est à l’échelle mondiale, le 18 ème pays le plus avancé en termes d’égalité des sexes, l’on assiste, en parallèle des progrès réalisés ces dernières années (droit de vote, concept d’autorité parentale, IVG, principe d’égalité salariale...) à une régression du droit des femmes. Cet accroissement alarmant des mutilations génitales en France est rarement évoqué, et très souvent mis aux oubliettes au profit de discours apocalyptiques et peu profonds, basés davantage sur la suprématie de la femme sur l’homme que sur l’égalité. Si la pratique de l’excision est prohibée en France et punie de 10 ans d’emprisonnement et 150 000€ d’amende (15 ans si la mutilation est commise sur une mineure de moins de 15 ans) , elle continue de se perpétuer sur des petites filles/jeunes filles principalement originaires du Mali, du Sénégal, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée. Majoritairement conscientes de la peine encourue, les familles concernées par cette coutume odieuse esquivent le plus souvent le territoire national (il arrive cependant qu’elles y restent), et contournent la loi en envoyant leurs petites filles en « vacances » dans leur pays d’origine, où elles sont excisées avant d’être acheminées de nouveau en France. Actuellement, une fille sur sur 3 dont le pays d’origine pratique l’excision a des risques d’être elle-même excisée.

Quel impact sur la santé des victimes ?

Cette pratique n’est pas qu’une simple ablation du clitoris - ce que croient des familles qui continuent de la faire subir à leurs enfants- elle est une véritable souffrance pour les victimes. Réalisée dans une violence inouïe, l’excision comporte autant de conséquences physiques que morales. Effectuée le plus souvent par des femmes excisées elles même, passant de villages en villages, à l’aide d’une lame de rasoir ou d’un couteau, cette pratique représente un réel danger. De nombreux nouveaux nés décèdent d’hémorragies, dans les heures qui suivent l’opération. Les jeunes filles, plus âgées, souffrent quant à elle d’infections urinaires à répétition, d’incontinences, de douleurs au ventre et pendant les règles, de risques de décès élevés pendant l’accouchement, sans compter la privation de plaisir au cours des rapports sexuels. Cet acte barbare, qui avilit la femme, reflète la domination masculine profondément ancrée dans les mœurs de certains groupes ethniques; cette volonté d’empêcher la femme d’avoir des rapports extra conjugaux, ou avant le mariage.

Comment remédier à l’excision ?

Aujourd’hui, des opérations symboliques, visant à restituer aux femmes la partie d’elles-mêmes qu’elles ont perdue se développent en France, mais ne garantissent pas nécessairement un retour à la normale ou une résurgence systématique du plaisir. La guérison n’étant que partiellement possible, la meilleure option est alors de s’attaquer directement aux sources de l’excision, en développant des politiques de prévention à l’échelle internationale. Pendant que certains mouvements féministes en France emprunts de haine ont pris un tournant radical, en revendiquant des droits déjà acquis et en fondant leurs discours sur la détestation de l’homme, des femmes souffrent légitimement, mais on occulte leur douleur.

*Définitions :

Excision : L’excision est une mutilation génitale féminine caractérisée par l’ablation du clitoris et/ ou des petites lèvres.

07/10/2020

Projet de loi contre le séparatisme religieux : l’essentiel à savoir

En février dernier, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé ses premières mesures contre le "séparatisme islamiste" avant que celui-ci ne soit mis en pause à cause de la pandémie de coronavirus. Le 4 septembre dernier, lors de son discours au Panthéon à l'occasion des 150 ans de la proclamation de la République, il a défendu la notion de "patriotisme républicain" et a notamment pointé le séparatisme. "La République indivisible n'admet aucune aventure séparatiste", a-t-il déclaré.

Cette loi est en préparation et devrait être présentée, selon Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté au ministère de l'Intérieur, d'ici l'automne pour entamer les discussions parlementaires début 2021. Ce projet de loi avait été annoncé par le Premier ministre Jean Castex dans son discours de politique générale. Il vise à lutter contre tout "projet organisé en marge de la République et contre la République, en vue de lui porter atteinte", a déclaré fin juillet Marlène Schiappa. Sont visés notamment l'islam politique, mais aussi les dérives sectaires. Selon le comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR), "l'enjeu n'est pas l'islam, mais l'islam politique qui est une doctrine politique qui vise à instaurer un contrôle de la société avec une restriction des libertés et qui vise à installer la charia au-dessus des lois de la République".

Le gouvernement insiste sur le fait que ce n'est pas une loi contre les musulmans et que l'idée est de contrer les groupes organisés de manière hostile et violente vis-à-vis de la République. Elle viendrait renforcer les moyens de l'Etat pour mieux lutter contre les séparatismes sans toucher à la loi de 1905 sur la séparation entre l'Eglise et l'Etat. Ses autres objectifs sont de lutter contre l'influence étrangère, mieux organiser le culte musulman en France, lutter avec détermination contre toute manifestation de séparatisme islamiste et pouvoir ramener la République là où elle a démissionné. Selon le journal Le Point, les cellules départementales de lutte contre l'islamisme et le repli communautaire (CLIR) et les pouvoirs des préfets devraient aussi être renforcés. L'égalité homme-femme devrait, dans le projet de loi, être consacré "dans tous les actes de la vie sociale" sous peine de poursuites dans la vie civile ou de licenciement dans la vie professionnelle, dans la fonction publique comme dans les entreprises privées. L'égalité des sexes pourrait aussi être inscrite dans les statuts de toutes les associations. Un "contrat d'engagement avec les associations" sera créé afin que les associations qui ne respectent pas les valeurs de la République soient privées d’argent public.

G.K

5 choses à savoir sur les élections sénatoriales qui ont eu lieu dimanche : - Le Sénat est la Chambre haute de la Ve Rép...
01/10/2020

5 choses à savoir sur les élections sénatoriales qui ont eu lieu dimanche :

- Le Sénat est la Chambre haute de la Ve République, il constitue le Parlement avec l’Assemblée nationale. Alors que les députés de l’Assemblée nationale sont élus tous les 5 ans après le Président de la République, les 348 sièges du Sénat sont renouvelés par moitié, tous les trois ans. Les sénateurs sont élus indirectement, par des grands électeurs (qui sont à 95 % des maires, des conseillers municipaux et des grands électeurs désignés par les mairies).
- Ce dimanche 27 septembre, 172 sièges dans 58 départements étaient en jeu. Dans les départements élisant deux sénateurs, le scrutin est majoritaire (les candidats doivent obtenir la majorité des suffrages pour être élus), à partir de trois sénateurs par département, le scrutin est proportionnel (les sièges sont attribués proportionnellement au nombre de voix obtenues par chaque liste politique).
- Les résultats confortent la majorité sénatoriale de droite, qui est renforcée d’une dizaine de sénateurs, après des élections municipales favorables. A gauche, Europe-Écologie – Les Verts tirent leur épingle du jeu : après avoir conquis de grandes métropoles (Bordeaux, Lyon, Strasbourg, Grenoble…) ils obtiennent assez de sénateurs pour reformer un groupe écologiste qui avait disparu en 2017. La République en marche pâtit de ses piètres résultats aux municipales, mais a quelques bonnes surprises : les deux ministres candidats sont élus et le président du groupe LREM est finalement réélu. Quant au RN, il conserve de justesse son unique sénateur, une surprise là encore.
- Et après ? Les équilibres ne sont globalement pas modifiés : la droite sort encore renforcée, la gauche est recomposée avec l’émergence d’EELV. Gérard Larcher restera Président du Sénat et les rapports de la Chambre haute avec l’exécutif ne devraient pas changer. Cette prééminence de la droite est due à la surreprésentation des territoires ruraux, majoritairement conservateurs. Cette vocation constitutionnelle du Sénat à représenter les territoires lui vaut le joli surnom de « Chambre du seigle et de la châtaigne ».
- Le Sénat bénéficie d’une notoriété nouvelle depuis trois ans, parce qu’il constitue le seul contre-pouvoir institutionnel à l’exécutif et au Président de la République. Les Français l’ont redécouvert soudainement lors des auditions parlementaires intransigeantes de l’affaire Benalla. Aujourd’hui, une nouvelle commission d’enquête très suivie vise la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. Cette Chambre haute éloignée des soubresauts de l’actualité politique est propice à l’examen minutieux et approfondi des textes de lois, même si c’est l’Assemblée nationale qui dispose du dernier mot en cas de désaccord.

A. G

États-Unis : Trump nomme une nouvelle juge à la Cour suprême et unit son camp avant l’électionDonald Trump a annoncé sam...
29/09/2020

États-Unis : Trump nomme une nouvelle juge à la Cour suprême et unit son camp avant l’élection

Donald Trump a annoncé samedi la nomination d'Amy Coney Barrett à la Cour suprême des États-Unis, lançant ce qui devrait être une bataille féroce à quelques semaines de l'élection présidentielle de novembre. Le président américain a justifié cette nomination dans des termes clairs, affirmant notamment que le droit de posséder des armes en vertu du second amendement de la constitution américaine devait continuer à être défendu. « Les enjeux pour notre pays sont incroyablement élevés. Les décisions que la Cour suprême rendra dans les années à venir décideront de la survie de notre deuxième amendement, de notre liberté religieuse, de notre sécurité publique et bien plus encore », a-t-il déclaré.
Amy Coney Barrett, juge de la cour d'appel fédérale âgée de 48 ans, a été favorisée par les milieux conservateurs et religieux pour le siège vacant laissé par Ruth Bader Ginsburg, icône progressiste et pionnière des droits des femmes décédée la semaine dernière. Les sénateurs républicains ont indiqué qu'ils agiraient rapidement pour confirmer cette nomination avant les élections. L'annonce de samedi a été la première étape de ce qui sera un processus accéléré pour offrir aux conservateurs une puissante majorité à la Cour suprême.

La nomination intervient à un moment critique pour Donald Trump, à la traîne dans les sondages nationaux qui l’opposent à Joe Biden, son rival démocrate. Au cours de la semaine dernière, le président n’a cessé de souligner son bilan en matière d'installation de juges conservateurs lors de rassemblements politiques dans le but de dynamiser sa base avant les élections. De leur côté, les démocrates ont juré de lutter jusqu’au bout contre cette nomination, bien qu'ils ne détiennent pas le nombre de sénateurs nécessaires pour la bloquer. Samedi, ils ont cherché à encadrer sa candidature en termes d'accès aux soins de santé car en novembre, la Cour suprême examinera à nouveau « l’Obamacare », la politique de soins de santé emblématique de la présidence Obama, bien qu'elle l'ait précédemment jugée constitutionnelle.

Barrett est apparue samedi à la Maison Blanche avec son mari et ses sept enfants. Elle a félicité Ginsburg dans son discours et a déclaré qu'elle était prête à servir tous les Américains. S'adressant au public, elle a déclaré : « Si ma nomination est confirmée, je n'assumerai pas ce rôle dans l'intérêt des membres de mon propre cercle, et certainement pas dans mon propre intérêt, j'assumerai ce rôle pour vous servir. » Si sa nomination est confirmée, Amy Coney Barrett sera le troisième juge de la Cour suprême nommé par Donald Trump depuis le début de son mandat, un record depuis la présidence Reagan (1981-1989).

La perspective de nominations judiciaires a aidé à unir les républicains derrière Donald Trump. En ce qui concerne les conséquences plus concrètes, cette nomination pourrait annoncer des changements majeurs dans la loi vers la restriction de l'avortement, l'expansion du droit de propriété des armes à feu et la limitation du pouvoir des agences de régulation. Elle pourrait également se prononcer sur toute question électorale qui se présenterait à la Cour suprême après l’élection du 3 novembre.

G.K

Image : RTL

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