La Parole des Jeunes

La Parole des Jeunes La Parole des Jeunes est une association créée par des jeunes qui a pour ambition de vous intéresser aux enjeux contemporains. Elle a ainsi vocation à organiser des conférences, écrire des articles et faire des interviews sur des sujets d'actualité
(1)

A la découverte de nos terroirs : la Bourgogne (1)La France peut se targuer d’avoir en son sein des terroirs variés et r...
10/08/2020

A la découverte de nos terroirs : la Bourgogne (1)

La France peut se targuer d’avoir en son sein des terroirs variés et riches ainsi que de nombreux savoir-faire, qui font ensemble, sa force à l’international. L’un des produits les plus emblématiques de l’hexagone est le vin. Celui-ci est un véritable atout pour notre pays, avec environ 7,6 mds € d’exportations en 2012 et plus de 550 000 emplois dans le secteur. Si nous pouvons arborer nos vins avec fierté c’est grâce à des femmes et des hommes, liés passionnellement et charnellement à leurs terres, à leurs vignes et à leurs méthodes de vinification. Derrière ces grands chiffres, se cachent d’éloquents personnages, dont on peut retrouver les caractères dans leurs œuvres, dans leurs vins. 17 des 22 régions françaises sont productrices de ce doux nectar. En faire un panorama précis en une seule publication serait mission impossible. C’est pourquoi, au travers de cet article, une région sera à l’honneur : la Bourgogne et plus particulièrement la côte de Nuits (Côte d’Or). Les domaines viticoles bourguignons s’étalent sur 230 kms de long, tout en ayant 84 appellations. Les vins sont « classés » en quatre catégories (de la plus commune à la plus rare) : régional, village, Premier Cru puis Grand Cru. La Bourgogne est divisée en 5 régions viticoles : Chablisien, Côte de Nuits, Côte de Beaune, Côte Chalonnaise, et le Maconnais.
La côte de Nuits s’étend sur 20 kms, elles se distingue par sa forte utilisation du pinot noir (cépage aux raisins rouges). Ses sols argilo-calcaires apportent aux vignes ses saveurs toutes particulières et qui donnent aux vins un corps et des arômes uniques. Une des grandes particularités de la bourgogne vis-à-vis des grandes régions viticoles, c’est le morcellement des domaines. Chaque petite parcelle est singulière, l’on retrouve ainsi en côtes de Nuits de très nombreux terroirs, appelés clos ou climats (des vignes entourées par des murs). Si c’est en Côte de Nuits que l’on connaît de très prestigieux domaines et Grands Crus dont la Romanée-Conti, Armand Rousseau, Leroy – et tant d’autres – certains viticulteurs savent également tirer leur épingle du jeu.
C’est le cas du Domaine Lucien Boillot et Fils, installé à Gevrey-Chambertin dans les années 1950. Celui-ci ne fait pas plus de 7,10 hectares pour 30 000 bouteilles produites par an. Comme quasiment partout en Bourgogne, les vendanges sont manuelles. S’il produit en très grande majorité des vins rouges (Gevrey-Chambertin, Volnay, Pommard) il offre aussi quelques vins blancs à Puligny-Montrachet (1er Cru les Perrières).
Il y a aussi des domaines plus « polyvalents » à l’instar du Domaine de l’Arlot. Celui-ci à ses premières racines au XVIIIe siècle, changeant de propriétaires au fil du temps. Les vignes sont cultivées en biodynamie (méthode traditionnelle sans engrais chimiques) depuis 2003. Il propose une gamme assez hétéroclite : en vins blanc, le domaine produit des Côte de Nuits et des Nuits Saint Georges dont un Premier Cru. En vins rouges, il offre des vins partant de l’appellation régionale (Bourgogne Hautes Côtes de Nuits) au Grand Cru (Romanée Saint Vivant).
Une des critiques adressées aux vins bourguignons est liée au prix des bouteilles. Il est clair que ceux-ci ne sont pas toujours abordables. Cependant chacun de ces flacons a une identité puissante, forgée par un sol d’exception et un travail toujours plus rigoureux des récoltants, des œnologues (étude des techniques de fabrication et de conservation du vin), des propriétaires des domaines… Car nos terroirs ne sauraient être fructueux sans le constant effort de ceux qui les entretiennent, il est indispensable de les préserver. Ainsi, il est toujours possible de déguster une bouteille de Côte de Nuits puis de déceler en elle toute sa complexité aromatique et la signature précieuse de son domaine. Peu mais souvent !

Pour plus de conseils n’hésitez pas à nous contacter.

P.S.

Image : Wikipédia

🔎 Le mutisme mondial face au génocide des Ouïghours Qui sont les Ouïghours ? Turcophones et de confession musulmane à ma...
31/07/2020

🔎 Le mutisme mondial face au génocide des Ouïghours

Qui sont les Ouïghours ?

Turcophones et de confession musulmane à majorité sunnite*, originaires de la région du Xinjiang au nord-ouest de la Chine, les Ouïghours constituent une population à forte identité culturelle. Stigmatisés sans aucune raison apparente sinon leurs critères ethniques, les Ouïghours sont persécutés depuis des années dans l’indifférence générale.

À quelles tortures sont-ils confrontés ? Et pour quelles raisons ?

Le Xinjiang, région autonome en théorie, est contrôlée par le régime de Pékin en pratique. Enfermement dans des camps de travail, stérilisation et contraception forcée pour les femmes, mise sous contrôle permanente... Tout s’apparente ici à ce que l’on appelle un génocide, à savoir, selon la convention des Nations Unies de 1948, « un acte commis dans l’intention de détruire ou tout, ou en partie un groupe ethnique, racial, ou religieux ». Là où le régime de Pékin s’adoucit en abolissant la politique de l’enfant unique, il régresse aussitôt. Malgré les vidéos de Ouïghours aux crânes rasés, aux yeux bandés, et aux mains attachées, qui ont récemment fait surface dans la presse occidentale et sur les réseaux sociaux, le gouvernent chinois nie toujours l’indéniable, allant jusqu’à qualifier les camps de travail de « centres de formation professionnelle ». En parallèle de la répression dans les camps, s’opère l’endoctrinement de la jeunesse. Séparés de leurs familles et placés en internat à temps plein, contraints de dénoncer les pratiques religieuses de leurs parents et de se plier à des mœurs qui ne sont pas les leurs sous peine de sévères sanctions, les enfants subissent un sort tout aussi cruel que celui dédié aux adultes. Ces méthodes ne sont pas nouvelles dans l’histoire de la Chine : la grande révolution culturelle qui s’est déroulée de 1966 à 1976 sous Mao Zedong fait écho au processus de rééducation des Ouïghours organisée par le pouvoir communiste. Purgation et humiliation publique des élites et des cadres du PCC, destruction de la culture traditionnelle chinoise, lavage de cerveau et embrigadement de la jeunesse, répressions sanglantes : l’histoire se répète sans prise de conscience.

Mais quel est alors l’objectif de cette politique barbare ? Si le critère ethnique est souvent utilisé pour justifier la persécution de la communauté Ouïghour, une toute autre raison peut être mise en évidence. La région du Xinjiang est dotée de nombreux atouts, l’un d’entre eux étant la présence d’immenses réserves pétrolières, figurant parmi les plus importantes de Chine. Ce contrôle idéologique et démographique pourrait ainsi permettre à la Chine d’exploiter ces terres et d’en avoir totalement le contrôle.

Quelles réactions à l’international ?

Sur la scène internationale, la tension est palpable. Paralysés par la peur du géant chinois, aucun Etat n’a encore eu l’audace d’attaquer la Chine en justice. Quarante-six pays se sont même ralliés à sa cause, en signant une déclaration de soutien à la Chine, dans laquelle à la surprise générale figurent de nombreux pays arabo-musulmans comme l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, l’Iran, ou encore la Palestine. Pour que des mesures puissent être prises, il faudrait qu’un Etat attaque la Chine par le biais de la cour internationale de justice (le processus s’opère nécessairement d’Etat à Etat). Cependant, la Chine n’ayant pas signé les statuts de la Cour Pénale internationale, il est impossible de l’attaquer par ce biais. Si aucun des États ne se risquait à s’opposer à la Chine, un autre recours possible serait une enquête menée par l’ONU. Comme l’affirmait Albert Einstein, « le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire ». Quoiqu’il en soit, le premier moyen de contrer définitivement ces persécutions commises par Pékin est déjà l’abolition du silence et des tabous.

RG

Définitions :

* Sunnite : Le sunnisme est le courant majoritaire de l’Islam. Approximativement 90% des musulmans sont sunnites.

Image : Wikipédia

Un remaniement pour un nouvel élan : quels ministres, quel programme ? Au lendemain d’élections municipales catastrophiq...
17/07/2020

Un remaniement pour un nouvel élan : quels ministres, quel programme ?

Au lendemain d’élections municipales catastrophiques pour son parti, La République en marche, et après trois ans de crises successives (grèves contre la réforme de la SNCF, affaire Benalla, Gilets jaunes, grèves contre la réforme des retraites, crise sanitaire), le Président de la République a accepté la démission d’Édouard Philippe et de son gouvernement pour nommer un nouveau Premier ministre le 3 juillet.

Le nouveau Premier ministre est Jean Castex, le « monsieur déconfinement » qui a préparé le plan de sortie de confinement avec un certain succès. Haut fonctionnaire proche de Nicolas Sarkozy, il fut secrétaire général adjoint de l’Élysée en 2011 et 2012 : cette connaissance de la fonction publique lui sera utile puisque le chef du gouvernement dirige l’administration. Réélu haut la main maire de Prades, petite ville des Pyrénées-Orientales, en mars dernier, son profil d’élu local enraciné et à l’accent du Gers est un autre atout pour Emmanuel Macron qui cherche à se rapprocher des territoires afin de se départir de son image de « Président des villes ». Sur un plan plus politique, la nomination de ce sarkozyste à la place du juppéiste Édouard Philippe a pour but de conserver la part de l’électorat de droite qui soutient l’action du gouvernement. Tout en redonnant à Emmanuel Macron le premier rôle : la popularité de son ancien Premier ministre dépassait largement la sienne, la faible notoriété de Jean Castex redonne l’oxygène nécessaire au Président pour impulser un nouvel élan à son mandat.

Trois jours après la nomination de Jean Castex, le nouveau gouvernement fut annoncé le lundi 6 juillet. De nombreux ministres sont reconduits, au même ministère (Jean-Michel Blanquer à l’Education, Jean-Yves Le Drian aux Affaire étrangères, Florence Parly aux Armées) ou à des postes différents. C’est ainsi, par exemple, que Gérald Darmanin passe du Budget à l’Intérieur. Élisabeth Borne, qui ne convainquait pas à l’Écologie, récupère le ministère du Travail, ministère clé avec la crise économique et les destructions d’emplois qui s’annoncent. C’est aussi dans cette optique que Bruno Le Maire est conforté au ministère de l’Économie, en étant chargé en plus de la Relance. Pour rassurer le monde de la culture très touché par la crise, Roselyne Bachelot revient en politique. Bien identifiée par les Français, c’est une voix forte qui succède à deux ministres inaudibles et inconnus ; ses missions consistent à sauver les artistes et les lieux touristiques en grande difficulté financière, minés par l’absence de spectateurs. Parmi les autres changements, le ministère de la Mer renait quarante ans après sa disparition.

En plus de la réponse à la crise économique, Emmanuel Macron est très attendu sur deux grands thèmes d’ici la fin de sa quinquennat, deux thèmes qui se sont exprimés aux municipales : l’écologie avec la victoire des Verts dans plusieurs grandes métropoles, et la sécurité visible avec l’écrasante victoire de la droite dans les villes petites et moyennes. C’est Barbara Pompili qui a pour mission d’incarner l’écologie désormais : issue des Verts, elle fut secrétaire d’État à la Biodiversité en 2015 et a pour réputation de maîtriser ses dossiers. Ses chantiers au ministère de la Transition écologique et solidaire sont la « relance verte » et surtout la traduction législative, voire référendaire, des 146 propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat acceptées par Emmanuel Macron le 29 juin.

Quant à la demande régalienne d’ordre public, c’est un couple détonnant qui hérite des ministères de l’Intérieur et de la Justice. A l’Intérieur, Gérald Darmanin, le sarkozyste : après les phrases polémiques de Christophe Castaner sur le racisme qui ont heurté les forces de l’ordre, G. Darmanin doit rétablir la confiance avec elles. Sitôt nommé ministre, il fait déjà face à de graves situations : mort de la gendarme Mélanie Lémée, fauchée par un chauffard, mort de Philippe Monguillot, conducteur de bus tabassé pour avoir exigé le port du masque… La lutte contre l’insécurité au quotidien fait partie des priorités affichées par le nouveau ministre.

A la Justice, c’est le tonitruant avocat Éric Dupond-Moretti qui succède à Nicole Belloubet. Connu pour ses plaidoiries magistrales comme pour ses attaques contre les juges et la magistrature, celui qu’on surnomme « Acquittator » a pour feuille de route la réforme toujours évoquée mais jamais réalisée du parquet : aujourd’hui, les juges du parquet (qui requièrent les peines) sont dépendants du Ministère de la Justice, ce qui nourrit le sentiment d’une justice dépendante du pouvoir politique. C’est une réforme compliquée, qui nécessite de modifier la constitution. Parmi les autres ambitions du nouveau ministre, l’amélioration des conditions pénitentiaires, les droits de l’homme et l’antiracisme. Éric Dupond-Moretti est la grande surprise de ce remaniement et fait oublier qu’il y a peu de changement au sein du gouvernement. Son profil très médiatique et ses mots durs à l’égard de la magistrature pourraient satisfaire une grande partie de l’électorat qui estime que la justice est partiale et politique, notamment les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, de François Fillon ou de Marine Le Pen, visés par des enquêtes.

Auteur: AG
Image: www.ancorafischiailvento.org

𝐋𝐏𝐉-𝟏𝟒 𝐉𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐭     Cette année, le traditionnel défilé militaire des Champs-Elysées 𝗻’𝗮𝘂𝗿𝗮 𝗽𝗮𝘀 𝗹𝗶𝗲𝘂. Pour cause de coron...
14/07/2020

𝐋𝐏𝐉-𝟏𝟒 𝐉𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐭

Cette année, le traditionnel défilé militaire des Champs-Elysées 𝗻’𝗮𝘂𝗿𝗮 𝗽𝗮𝘀 𝗹𝗶𝗲𝘂. Pour cause de coronavirus, nous a-t-on dit. La célébration de la fête nationale se tiendra 𝗽𝗹𝗮𝗰𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗖𝗼𝗻𝗰𝗼𝗿𝗱𝗲, avec le passage céleste de la patrouille de France et la présence de quelques 2000 soldats, autour du Président de la République, mais sans public. L’occasion de revenir sur cette date honorée chaque année.

Bien sûr, le quatorze juillet, dans l’esprit collectif, c’est avant tout 𝗹𝗮 𝗽𝗿𝗶𝘀𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗕𝗮𝘀𝘁𝗶𝗹𝗹𝗲 – cette prison-forteresse royale qui tomba entre les mains d’émeutiers parisiens, symbole du renversement de l’ordre absolutiste par le peuple en armes. Pourtant, ce n’est pas le quatorze juillet 1789 que les députés et sénateurs retinrent pour célébrer la République ; la journée, jugée trop violente, rappelait sans doute les démons de la Commune de Paris (1871), insurrection armée ayant ensanglanté les premiers mois de la jeune République. Aussi, en 1880, les parlementaires s’accordèrent pour que fût commémorée la fête de la Fédération, qui eut lieu un an jour pour jour après la prise de la Bastille, soit le quatorze juillet 1790.

Mais de quoi s’agit-il ? Entre juillet et août 1789 s’abattit sur la France provinciale un vaste mouvement de peur ; la peur dans les campagnes d’une fantasmagorique répression aristocratique après la prise de la Bastille, aboutissant entre autres à l’abolition des privilèges dans la nuit du quatre août. Chimérique, la crainte de la vengeance nobiliaire n’en fut pas moins à l’origine de la formation de gardes nationales, c’est-à-dire de milices locales destinées à se protéger des aristocrates enragés, sans qu’il fût possible de trouver la moindre trace de ces armées de nobles sanguinaires. Toujours est-il que cette effervescence eut un dynamisme extraordinaire ; partout des gardes nationales avaient émergé ; l’occasion se présenta de symboliser autour d’elles la nation assemblée – et de les fédérer par la même occasion. Ce fut la fête de la Fédération, « fête de l’unité nationale librement consentie par tous les Français » (J.-C. Petitfils). Toutes les gardes nationales envoyèrent des délégués à Paris, ainsi que tous les régiments de l’armée, et les corps de gendarmerie et marine. Prenant place sur le Champ-de-Mars, les troupes défilèrent devant une foule immense, bien qu’il fît un temps peu propice aux exhibitions populaires. Après une messe célébrée par l’évêque Talleyrand, La Fayette, le « héros des deux mondes », chef des gardes nationales, puis le roi Louis XVI, prononcèrent le serment de fidélité. « Moi, roi des Français, je jure à la Nation d’employer tout le pouvoir qui m’est délégué par la loi constitutionnelle de l’Etat à maintenir la Constitution décrétée par l’Assemblée nationale et acceptée par moi et à faire exécuter les lois. » Le peuple criait : « Vive le roi ! » ; la veille, même la reine Marie-Antoinette avait reçu de semblables ovations. C’était le temps de la monarchie constitutionnelle.

En effet, cette fête réussie est le symbole de la première révolution, pour reprendre la distinction établie par Guglielmo Ferrero. La Révolution n’est pas un « bloc », contrairement à ce que prétendit Georges Clemenceau. La première révolution, de juin 1789 à 1792, pour aller vite, fut libérale, bourgeoise, trouvant ses principes dans l’idée de souveraineté nationale proposée par l’abbé Sieyès, et n’était nullement opposée à la monarchie, sinon à la société d’ordres et à l’absolutisme. La souveraineté royale était certes écartée, le roi reçut d’ailleurs le curieux titre de « représentant héréditaire de la nation » – il n’était plus monarque absolu de droit divin, sinon roi des Français par la volonté du peuple –, mais la figure du monarque n’était pas rejetée, l’on se dirigeait vers un régime à l’anglaise. C’était la nouvelle monarchie, s’appuyant sur les principes de la souveraineté nationale et du système représentatif, qui était à l’honneur et fut vivement acclamée par les masses assemblées. Ce moment unique, éphémère – la popularité de la famille royale ne tarda pas à s’estomper à Paris –, fut néanmoins le paroxysme de cette première révolution, son apogée, avant la rapide et torrentueuse dégradation de la monarchie constitutionnelle, culminant dans la journée du dix août 1792, lorsque les sans-culottes, aidés de gardes nationaux, envahirent le palais des Tuileries et massacrèrent affreusement les gardes Suisses. Drôle de date, donc ! Car la fête de la Fédération fut ainsi celle de l’unité de la nation derrière le principe de souveraineté nationale et derrière son roi, plutôt qu’une fête républicaine.

𝐀𝐮𝐭𝐞𝐮𝐫 : 𝐉.𝐆

Adresse

Paris

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque La Parole des Jeunes publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à La Parole des Jeunes:

Vidéos

Organisations à But Non Lucratifss á proximité