Fondation pour la Mémoire de l'Esclavage

Fondation pour la Mémoire de l'Esclavage La Fondation pour la mémoire de l'esclavage agit pour l'intérêt national et la cohésion nationale. Reconnue d'utilité publique, elle vise de à transmettre l’histoire, par la culture, pour la citoyenneté.
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Vous cherchez des idées pour passer des vacances inspirantes ? La Fondation pour la mémoire de l'Esclave vous propose de...
29/07/2020

Vous cherchez des idées pour passer des vacances inspirantes ? La Fondation pour la mémoire de l'Esclave vous propose de voir ou revoir les vidéos de tous ses Live en intégralité sur sa nouvelle chaîne Youtube.
- Le grand Live de la commémoration numérique du 10 mai présenté par Bintou Simporé et Claudy Siar, avec Christiane Taubira, Joey Starr, Aïssa Maïga, Leila Sy, Lucien Jean-Baptiste, Rokhaya Diallo, Jacob Desvarieux, Stomy Bugsy, Pap Ndiaye, Romuald Fonkua, Angélique Kidjo, Pascal Blanchard, Dominique Sopo, Doudou Diene, Agnès B, Manon Bresh, Jean-Pascal Zadi, Christine Salem, Laurence Lascary, Bolewa Sabourin, et bien d’autres…
- Le Live Martinique du 22 mai « 22 Mé, Sonjé! » présenté par Jean-Philippe Ludon, avec Audrey Pulvar, Wendie Renard, Malcolm Ferdinand, Gilbert Pago, E. Sy Kennenga, Dédé St Prix, Fabrice Di Falco, Livia Louis-Joseph-Dogué, Joby Bernabé.
- Le live Guadeloupe du 27 mai « Fanm Doubout » présenté par Michel Reinette, avec Simone Schwarz-Bart, Dominik Coco, Dominique Rogers, Estelle-Sarah Bulle, Fanm Ki Ka, Jean-Pierre Sainton, Laurella Rinçon, MC Kanis, Clara Palmiste, Stéphanie Mulot
- Le live Guyane du 10 juin « Carte blanche à Christiane Taubira », présenté par Laurence Tian Sio Po, avec Lydie Ho Fong-Choy Choucoutou, Louis Sala-Molins, Evelyne Sagne, Isabelle Hidair-Krivsky, Jean-Paul Fereira, Chris Combette, Lexio’s, Maxxy Dready, Emmelyne Octavie, Christine Kajiralé, Loonah et les frères Cippe, Antoine Aouegui dit Lamoraille, Yannick Theolade, Tedjee
- Le live « Code noir, droit colonial et leurs héritages (1685-2020) », présenté par Claudy Siar avec Jean-François Niort, Sue Peabody, Silyane Larcher, Achille Mbembe. https://www.youtube.com/channel/UCqv2Fp643NOB04p5QZhUweg

Il est l’une des plumes les plus populaires du monde, écrivain de l’épopée romanesque et des héros chevaleresques, père ...
24/07/2020

Il est l’une des plumes les plus populaires du monde, écrivain de l’épopée romanesque et des héros chevaleresques, père du Comte de Monte Cristo, de d’Artagnan et des Trois Mousquetaires… et petit-fils d’esclave.
Né le 24 juillet 1802 à Villers-Cotterêts, Alexandre Dumas a pour grand-mère Marie-Cessette Dumas, une femme noire esclave à Saint Domingue (aujourd'hui Haïti) et pour père Thomas Alexandre Davy de La Pailleterie (le "général Dumas"), engagé dans la “légion noire” de l'armée républicaine pour défendre les idéaux révolutionnaires. Il se couvrira de gloire durant les guerres révolutionnaires. Chassé de l’armée pour sa couleur de peau par Bonaparte en 1802, au moment où le Premier Consul rétablit l'esclavage, il mourra dans l’oubli en 1806.
Le jeune Alexandre grandira dans son souvenir, sans chercher à masquer ses origines, qui lui vaudront toute sa vie quolibets et insultes racistes. Et, entre les lignes de ses livres, on découvre l’hommage sobre et pudique à ce père hors norme, et à ses origines caribéennes. Si un seul de ses romans se situe directement dans les colonies, "Georges", paru en 1843, dont l’intrigue se déroule sur l'île Maurice (ex colonie française passée à l'Angleterre) et dans lequel Dumas décrit les tensions dans les sociétés esclavagistes, d’autres romans s’inspirent de manière plus subtile de la figure paternelle. Le personnage d’Edmond Dantès, dans "Le Comte de Monte-Cristo", puise dans l’histoire du père, victime d’une flagrante injustice. "Les Trois Mousquetaires" rappellent aussi le général Dumas par leur habileté au combat et leur morale sans faille...
Si la mémoire du père reste encore trop peu connue en France, celle du fils n'a jamais quitté le firmament de la littérature mondiale, avant de rejoindre la Panthéon de la République, place des Grands Hommes, où sa dépouille a été transférée le 30 novembre 2002.
Alexandre Dumas est aujourd'hui désigné sous le nom d'"Alexandre Dumas père" pour le distinguer de son fils, prénommé également Alexandre (1824-1895), auteur de "La dame aux camélias"
Pour aller plus loin :
- sur le général Dumas : Dumas, le comte noir, par Tom Reiss (Flammarion, Prix Pulitzer 2013)
- sur Alexandre Dumas : Alexandre Dumas, biographie par Claude Schopp (Fayard)
- le site de la société des amis d'Alexandre Dumas : http://www.dumaspere.com/index.html, où l'on peut trouver toutes les oeuvres d'Alexandre Dumas : http://www.dumaspere.com/pages/pantheon/sommaire.html
- le dossier sur la panthéonisation, où l'on peut retrouver les différents discours prononcés lors des festivités, les 29 et 30 novembre 2002, par Didier Decoin, Alain Gournac, Christian Poncelet, Claude Ribbe, Alain Decaux et Jacques Chirac : http://www.dumaspere.com/pages/pantheon/sommaire.html
- le dossier de France Culture : https://www.franceculture.fr/personne-alexandre-dumas.html

La langue française, la mémoire de l'esclavage, la France, le monde. Jean-Marie Gustave Le Clézio, à lire (ici : https:/...
21/07/2020

La langue française, la mémoire de l'esclavage, la France, le monde.
Jean-Marie Gustave Le Clézio, à lire (ici : https://www.lefigaro.fr/langue-francaise/francophonie/francophonie-la-langue-francaise-comme-terre-d-accueil-20200721) et à entendre ⬇️

Jean-Marie Le Clézio et la mémoire de l'esclavage

Le Prix Nobel de Littérature 2008, était hier l'invité de "De Vive(s) voix". Il s'est exprimé sur la question de savoir s'il faut ou non débaptiser les lieux portant des noms d'esclavagistes.

Parce qu'on peut critiquer le passé, il considère que la salle Colbert de l'Assemblée nationale doit être débaptisée, conformément au souhait de la Fondation pour la Mémoire de l'Esclavage

L'entretien est à (ré)écouter ici : ⤵️

https://www.rfi.fr/fr/podcasts/20200720-chanteuse-reinette-oranaise

La ville de Fort-de-France a installé cette semaine sa commission "Mémoire et Transmission", qui associe toutes les part...
21/07/2020
Fort-de-France : la statue du colon Pierre Belain D'Esnambuc sera probablement démontée - Martinique la 1ère

La ville de Fort-de-France a installé cette semaine sa commission "Mémoire et Transmission", qui associe toutes les parties prenantes – institutions, citoyens, chercheurs, associations… - pour réfléchir sur la représentation de l’histoire de la Martinique dans l’espace public. Cette réunion a permis d'aboutir à de premières décisions.
Débattre de cette question est non seulement légitime mais nécessaire. Dans sa tribune publiée dans Le Monde le13 juin dernier, Jean-Marc Ayrault encourageait les élus locaux à ouvrir ce chantier, avec méthode et résolution. La @fondationpourlamemoiredelesclavage et son conseil scientifique sont aux côtés des collectivités territoriales qui s'engagent dans cette voie. #Cestnotrehistoire

Le maire de Fort-de-France met en pratique une promesse électorale et mène une réflexion sur les problématiques mémorielles et patrimoniales à Fort-de-France.

APPEL A PROJETS CULTURELSIl s’adresse aux créateurs, aux institutions culturelles et lieux de diffusion, et tous les typ...
17/07/2020

APPEL A PROJETS CULTURELS
Il s’adresse aux créateurs, aux institutions culturelles et lieux de diffusion, et tous les types de pratiques culturelles et artistiques.
Il permet d’obtenir le label de la Fondation et/ou une aide financière.
Les projets soutenus sont de toute nature : production audiovisuelle, théâtrale, musicale, design et arts visuels, exposition, édition : ouvrages jeunesse, littérature, culture (pour les sciences humaines, voir le dispositif aide à la Recherche).
Les aides peuvent s’appliquer à la création proprement dite (à condition qu’il y ait une restitution prévue), ou soutenir la diffusion d’œuvres ou réalisations existantes.
Le cofinancement est obligatoire.
Le financement de la FME est de 5000 € maximum
Conformément aux objectifs de la Fondation, le dispositif soutiendra plus particulièrement (mais pas exclusivement) les projets visant un public jeune ou associant les publics prioritaires de la politique de la ville.
Calendrier
Date de lancement de l’appel : 14 juillet 2020
Date-limite de soumission des candidatures : 15 septembre 2020
Date de notification : avant le 09 octobre 2020
Informations sur : https://memoire-esclavage.org/appels-projets-2020

16 juillet 1802 : Bonaparte rétablit illégalement l’esclavage à la GuadeloupeLorsqu’il est question du rétablissement de...
16/07/2020

16 juillet 1802 : Bonaparte rétablit illégalement l’esclavage à la Guadeloupe
Lorsqu’il est question du rétablissement de l’esclavage en 1802, c’est habituellement la date du 20 mai 1802 (30 floréal an X) que l’on cite, correspondant à la loi qui maintient officiellement l’esclavage dans les colonies restituées à la France par le Traité d’Amiens (Martinique, Tobago, Sainte-Lucie), ainsi qu’aux Mascareignes (île Maurice et île de La Réunion). Mais ce texte concerne en fait des territoires où l’abolition n’est jamais entrée en vigueur.
Tel n’était pas le cas en Guadeloupe, où l’abolition de 1794 s’était effectivement appliquée. Et c’est par un second texte, resté longtemps inconnu, que Bonaparte a en fait véritablement rétabli l’esclavage dans ce territoire, en privant de leurs droits les Noirs libérés huit ans plus tôt, et en y réinstaurant les dispositions du Code Noir.
Ce texte est l’arrêté 16 juillet 1802 (27 messidor an X), qui n’a jamais été publié au Bulletin des lois de la République française, le Journal Officiel de l’époque, ce qui est tout à fait anormal. Signé par le Premier Consul Bonaparte, il n’a pas été présenté au vote des Assemblées, contrairement aux dispositions de la Constitution de l’an VIII qui imposaient une loi pour organiser le régime juridique des colonies.
C’est donc en toute illégalité que Bonaparte a décidé de rétablir l’esclavage sur ce territoire où il avait été aboli.
Huit ans après l’application de la loi de 1794 par Victor Hugues, et quelques jours après la défaite des résistants menés par Delgrès et Ignace face au corps expéditionnaire du général Richepanse qui avait débarqué dans l’île en mai, la Guadeloupe (et bientôt la Guyane, en décembre suivant) allait donc ainsi être replongée dans l'esclavage et la ségrégation pour 46 nouvelles années, fait sans précédent dans l'histoire contemporaine, et peut-être même dans l'Histoire tout court !
L’original de ce texte, ainsi que son document préparatoire qui en donne la justification raciste et réactionnaire (« considérant surtout l’affreux usage que les noirs de la Guadeloupe ont fait de la liberté »), ont été retrouvés en 2008 par l’historien du droit Jean-François Niort (aidé par le chercheur Jérémy Richard), qui plaide aujourd’hui pour que cette date du 16 juillet 1802 devienne un jour de mémoire locale et nationale de l'histoire de l'esclavage colonial français, en souvenir de cet arrêté qui, dans ses attendus et ses effets, apparaît comme plus monstrueux encore que le Code Noir préparé par Colbert à la fin du 17è siècle.
Pour en savoir plus :
https://www.facebook.com/code.noir.9659 (avec le manuscrit de l'arrêté du 16 juillet retrouvé dans les Archives en 2008)
http://jfniort.e-monsite.com/pages/retablissement.html
http://jfniort.e-monsite.com/pages/code-noir-comme-crime-contre-l-humanite-appel-public.html

Le 14 juillet 1943, des mois avant la Libération de l'Hexagone, la Martinique rejette officiellement le régime de Vichy ...
14/07/2020

Le 14 juillet 1943, des mois avant la Libération de l'Hexagone, la Martinique rejette officiellement le régime de Vichy pour basculer du côté de la France libre du général de Gaulle. Sous la coupe de l’Amiral Robert, nommé gouverneur des Antilles et de la Guyane à partir de 1939, l’île avait subi une politique autoritaire et réactionnaire pendant trois années dont les Martiniquais se souviendront plus tard sous l'expression « An tan Robè » (« au temps de l'Amiral Robert » en créole) : privation des libertés, ouverture de camps d’internements, censure, interdiction des fêtes populaires, révision des programmes scolaires, etc. Aux mesures de répression s'ajoutent en outre les effets du blocus décidé par les Américains, qui coupent les liaisons entre les territoires ultramarins et la métropole. La réquisition des vivres par l’Amiral pour les marins attise la colère de la population. C'est la famine. De plus en plus de Martiniquais.es entrent en dissidence malgré les risques encourus. Alors que la Guyane s'est ralliée à la France libre en mars 1943, et que l'agitation a gagné la Guadeloupe en avril et en mai, le 18 juin 1943, une manifestation interdite est organisée dans les rues de Fort de France pour fêter le 3ème anniversaire de l'appel du général de Gaulle. Malgré la répression l'agitation se poursuit et quelques jours plus tard, poussés par le Comité Martiniquais de Libération Nationale (le CMLN créé par Victor Sévère), les soldats du camp de Balata se mutinent et se joignent au mouvement de résistance civile. L’Amiral Robert, d’abord inflexible, finit par céder. Le 14 juillet, Henri Hoppenot, l'émissaire de de Gaulle, constate le ralliement officiel de la Martinique à la France libre. Le lendemain il est en Guadeloupe.
Les Antilles françaises et la Guyane se sont libérées seules.
#Cestnotrehistoire #14juillet #liberation #antilles #Martinique #Guadeloupe
Pour en savoir plus : Eric Jennings, Vichy sous les tropiques (Grasset 2004)
Voir aussi son interview dans L'Express : https://www.lexpress.fr/region/vichy-vaincu-par-la-pression-populaire_479815.html

Ce portrait marque une rupture dans l’histoire de la peinture. 1800, une femme noire pose pour la peintre Marie-Guillemi...
11/07/2020

Ce portrait marque une rupture dans l’histoire de la peinture. 1800, une femme noire pose pour la peintre Marie-Guillemine Benoist, qui fut une élève de la portraitiste Elisabeth Vigée-Lebrun, puis de Jacques-Louis David.
On sait peu de choses sur le modèle : Madeleine serait née en Guadeloupe, aurait été affranchie, puis employée comme domestique par un couple de colons, dont Marie-Guillemine Benoist est une proche parente.
Le tableau est exposé au Louvre sous le titre “Portrait d’une négresse”. C’est une révolution dans la représentation d’un modèle noir.
Pour la première fois, une femme noire altière et belle est l’unique sujet d’une oeuvre débarrassée des clichés raciaux de l’époque, qui lui fait reprendre la pose de la célèbre Fornarina peinte par Raphaël.
Le tableau fait évidemment écho à l’abolition de l’esclavage votée le 4 février 1794 par la Convention, qu'évoquent subtilement les couleurs la toilette de Madeleine, en bleu, blanc et rouge. Entrée au Louvre en 1818, la toile fait désormais partie de l’histoire de la peinture, et sa puissance symbolique n'a fait que croître depuis. Longtemps connue des seuls spécialistes, elle est aujourd'hui une icône de l'art mondial, l'un des tableaux les plus populaires du Musée du Louvre, célébré à la fois par Jay Z et Beyoncé dans leur clip tourné en 2018 dans le musée, Apesh*t, et par l'exposition "Le Modèle Noir" du Musée d'Orsay en 2019, dont elle était l'une des oeuvres majeures, après avoir été renommée "Portrait présumé de Madeleine".
Le 4 février dernier, la Fondation pour la Mémoire de l'Esclavage a rendu hommage à Madeleine grâce à un texte inédit de @MianoLeonora , accompagné par les tambours Ka et danseuses de la compagnie @dife.kako, à l'occasion de la sortie officielle du timbre que @LaPoste a émis cette année reprenant le tableau de Marie-Guillemine Benoist.
#Cestnotrehistoire
Pour en savoir plus :
Anne Lafont, Une Africaine au Louvre en 1800 : La place du modèle, INHA, 2019 : https://www.inha.fr/fr/ressources/publications/collections-imprimees/collection-dits/une-africaine-au-louvre-en-1800.html
Le clip des Carters : https://www.youtube.com/watch?v=kbMqWXnpXcA
Le timbre de 2020 : https://www.laposte.fr/toutsurletimbre/rendez-vous-philateliques/tous-les-rendez-vous/en_cours/marie-guillemine-benoist-1768-1826-portrait-presume-de-madeleine

Cyrille Bissette, l'abolitionniste oublié : C’est une figure méconnue de la lutte pour l’abolition de l’esclavage. Relég...
10/07/2020

Cyrille Bissette, l'abolitionniste oublié :
C’est une figure méconnue de la lutte pour l’abolition de l’esclavage. Relégué au second plan par l’action et la mémoire de Victor Schoelcher, Cyrille Bissette fut pourtant un promoteur très actif de l’émancipation. Né le 9 juillet 1795 en Martinique, dans une famille de couleur apparentée aux Tascher de la Pagerie, Cyrille Bissette a d'abord été un soutien de la société esclavagiste, participant même à la répression des esclaves marrons au Carbet en 1822.

Il n’a pas 30 ans lorsque sa vie bascule : en 1823 la police découvre chez lui les exemplaires d’un ouvrage dénonçant réclamant l’égalité des droits pour les « gens de couleur libres » - sont ainsi appelées les personnes noires ou métisses affranchies ou nées libres dans les colonies françaises. Condamné à la marque au fer rouge et aux galères perpétuelles, il est finalement exilé à Paris.
Là, son combat s’amplifie : il crée la "Société des Gens de couleur" en 1834 et prend clairement le parti de l’abolition immédiate de l’esclavage dans la Revue des colonies.
Dans les années 1840, Bissette s’oppose aussi frontalement à Victor Schoelcher, dont il dénonce le mépris pour les « mulâtres ».
Une fois l’abolition décrétée le 27 avril 1848, il est élu député de la Martinique, mais avec un co-listier issu du monde des anciens maîtres béké, ce qui lui vaut des accusations de trahison.
Il prône alors “le mutuel oubli du passé” et la réconciliation, mais se retire de la vie politique en 1852 et meurt dans l’oubli.

Cyrille Bissette, au même titre que Victor Schoelcher, fait bel et bien partie de notre histoire.
#cestnotrehistoire

03/07/2020
C'EST NOTRE HISTOIRE - Le LIVE de la Fondation

"Au 17è siècle l'esclavage et la traite sont acceptés par tous..."

"Le code noir n’est pas un texte très important de l’Ancien Régime..."

"Le code noir a amélioré le sort des esclaves..."

"Il n'y a aucun rapport entre le code noir et le droit dans les colonies..."

Depuis un mois, on aura entendu à peu près tout et son contraire sur le Code Noir et son interprétation. Pour en finir avec les contresens et les erreurs, la Fondation pour la mémoire de l’esclavage organise un live exceptionnel sur Facebook. Une heure de mise au point et de discussion avec un panel de chercheurs internationaux.

LE CODE NOIR, LE DROIT COLONIAL ET LEUR HERITAGES (1685-2020)

Ce vendredi 23 juin à 18h sur la page Facebook de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage ainsi que chez nos médias partenaires : L'Obs, Trace, France24 et RFI, TV5 Monde.

Ce Live sera animé par Claudy Siar et Introduit par Jean-Marc Ayrault, président de la Fondation.
#cestnotrehistoire

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Adresse

27 Rue Oudinot
Paris
75007

Heures d'ouverture

Lundi 08:30 - 17:30
Mardi 08:30 - 17:30
Mercredi 08:30 - 17:30
Jeudi 08:30 - 17:30
Vendredi 08:30 - 17:30

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Une nouvelle étape dans la reconnaissance par la France de son passé colonial

La création de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage s’inscrit dans le long chemin de la reconnaissance par la France de son passé colonial.

Dès les années 1960, un mouvement populaire se développe dans les outre-mer pour faire reconnaître la mémoire des esclaves et de leurs descendants. Porté par les artistes et les intellectuels, soutenu par les collectivités locales, relayé par des initiatives internationales telles que la Route de l’Esclave de l’UNESCO, il a pris une ampleur nationale avec la marche du 23 mai 1998 et le vote, le 10 mai 2001, de la proposition de loi de Christiane Taubira par laquelle la France a reconnu la traite et l’esclavage coloniaux comme crime contre l’humanité.

La France a alors inscrit l’histoire de l’esclavage dans les programmes scolaires, elle a mis en place deux journées nationales du souvenir, les 10 mai, journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, et 23 mai, journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage, et elle s'est dotée d’un comité national formé de personnalités du monde de la recherche, de la culture et de la société civile, le Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage (CNMHE), afin de coordonner l’effort de transmission de la connaissance de cette histoire.

Présidé successivement par Maryse Condé (2004-2008), Françoise Vergès (2008-2012), Myriam Cottias (2013-2016) et Frédéric Régent (2016-2019), le CNMHE a contribué à l’organisation des journées nationales du mois de mai, au recensement des œuvres liées à l’esclavage dans l’inventaire des musées et institutions patrimoniales françaises, à la mise en place en 2015 du Mois des Mémoires et du concours scolaire de la Flamme de l’Egalité, à la remise chaque année d’un prix de thèse récompensant les meilleurs travaux sur l’esclavage.

En 2006, le Président de la République Jacques Chirac a demandé au poète Edouard Glissant de réfléchir à la création d’une institution autonome dédiée à cette mémoire. Son rapport, remis au Premier ministre Dominique de Villepin en 2007, proposait la création d’un Centre des Mémoires de l’Esclavage. Ce projet, initialement resté sans suite, est relancé en 2016 lorsque le Président de la République François Hollande confie à Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin, une mission de préfiguration visant à transformer le CNMHE en une fondation reconnue d’utilité publique.

Dans son rapport, Lionel Zinsou préconise la création dans ce but d’un groupement d’intérêt public, qui est mis en place en mai 2017. Présidé par Jean-Marc Ayrault, le GIP-Mission pour la mémoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions (GIP-MMETA) travaille pendant deux ans à la mise en place de la Fondation, qui est reconnue d’utilité publique le 12 novembre 2019 par le ministre de l’intérieur, après avis favorable du Conseil d’Etat.

Inscrire l’esclavage colonial comme un fait majeur de l’Histoire de France. Faire reconnaître ses héritages multiples, politiques, culturels et humains. Utiliser le savoir pour lutter contre le racisme et les discriminations. Telle sont les objectifs de la fondation qui agit pour l’intérêt général et la cohésion nationale. Pour agir, elle est ouverte sur la société civile, les territoires, le monde de la recherche, de la culture, des médias et de l’éducation. La fondation a pour objectif d’être un lieu de dialogue, d’échange et d’innovation, un lien entre le monde du savoir et le grand public, un centre de ressources et d’accompagnement pour toutes celles et tous ceux qui s’intéressent à ces questions.

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