Fondation pour la Mémoire de l'Esclavage

Fondation pour la Mémoire de l'Esclavage La Fondation pour la mémoire de l'esclavage agit pour l'intérêt national et la cohésion nationale. Reconnue d'utilité publique, elle vise de à transmettre l’histoire, par la culture, pour la citoyenneté.

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Joséphine Baker vue des Etats-Unis dans ce documentaire de PBS Et pour une fois on peut lire aussi les commentaires sous...
03/09/2021
Josephine Baker | Living St. Louis

Joséphine Baker vue des Etats-Unis dans ce documentaire de PBS

Et pour une fois on peut lire aussi les commentaires sous la vidéo, qui contiennent plusieurs témoignages de personnes qui l'ont connue ou appréciée en son temps👇

From Nine PBS, Living St. Louis Producer Ruth Ezell takes a special look back at the life of Josephine Baker, the first African-American female to reach inte...

La fondation pour la mémoire de l'esclavage souhaite une bonne rentrée aux enseignantes, enseignants, élèves et personne...
02/09/2021

La fondation pour la mémoire de l'esclavage souhaite une bonne rentrée aux enseignantes, enseignants, élèves et personnels de l'Education Nationale. Retrouvez pendant toute l'année nos ressources pédagogiques sur l'histoire de l'esclavage et ses héritages.
- Vous pouvez participer avec votre classe au Concours de la Flamme de l'Egalité, pour apprendre, réfléchir, créer, s'engager https://laflammedelegalite.org
- La FME propose aux enseignantes et enseignants de toutes les disciplines des formations en académie sur l'histoire et la mémoire de l'esclavage. Renseignez-vous auprès de votre académie
- La FME propose aussi des ressources : expositions itinérantes, dossiers pédagogiques, ressources en ligne. Notre site internet sera enrichi tout au long de l'année de contenus destinés au monde scolaire https://memoire-esclavage.org/
- Et tous les jours sur nos comptes de réseaux sociaux, des ressources, des références, des conseils de lecture ou de visionnage sur tous les sujets qui touchent à l'esclavage et à ses héritages multiples.
- Suivez-nous sur Facebook, sur Twitter https://twitter.com/fondation_me, sur LinkedIn https://www.linkedin.com/company/fondationpourlamemoiredelesclavage/ et sur Instagram https://www.instagram.com/fondation_memoire_esclavage/
En cette #rentreescolaire2021, la Fondation pour la Mémoire de l'Esclavage a également une pensée particulière pour Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie mort d'avoir fait son travail d'enseignant, ainsi que pour sa famille et ses proches, ses collègues, ses élèves.
#Fraternité

La fondation pour la mémoire de l'esclavage souhaite une bonne rentrée aux enseignantes, enseignants, élèves et personnels de l'Education Nationale. Retrouvez pendant toute l'année nos ressources pédagogiques sur l'histoire de l'esclavage et ses héritages.
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- La FME propose aux enseignantes et enseignants de toutes les disciplines des formations en académie sur l'histoire et la mémoire de l'esclavage. Renseignez-vous auprès de votre académie
- La FME propose aussi des ressources : expositions itinérantes, dossiers pédagogiques, ressources en ligne. Notre site internet sera enrichi tout au long de l'année de contenus destinés au monde scolaire https://memoire-esclavage.org/
- Et tous les jours sur nos comptes de réseaux sociaux, des ressources, des références, des conseils de lecture ou de visionnage sur tous les sujets qui touchent à l'esclavage et à ses héritages multiples.
- Suivez-nous sur Facebook, sur Twitter https://twitter.com/fondation_me, sur LinkedIn https://www.linkedin.com/company/fondationpourlamemoiredelesclavage/ et sur Instagram https://www.instagram.com/fondation_memoire_esclavage/
En cette #rentreescolaire2021, la Fondation pour la Mémoire de l'Esclavage a également une pensée particulière pour Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie mort d'avoir fait son travail d'enseignant, ainsi que pour sa famille et ses proches, ses collègues, ses élèves.
#Fraternité

Désormais en accès libre : le documentaire "Every Cook Can Govern" sur C.L.R. James, le grand intellectuel marxiste orig...
01/09/2021
Retour sur Les Jacobins noirs de C. L. R. James – CONTRETEMPS

Désormais en accès libre : le documentaire "Every Cook Can Govern" sur C.L.R. James, le grand intellectuel marxiste originaire de Trinidad, historien de la révolution haïtienne et des résistances au colonialisme.
Avec son livre "Les jacobins noirs" (1938, traduit en France en 1949 par le surréaliste et militant trotskiste antistalinien Pierre Naville), il a révélé à beaucoup la révolution des esclaves à Saint-Domingue. Il en a fait un manifeste de l'autonomie des populations noires : "Le seul endroit où les Noirs ne se révoltent pas est ds les pages des historiens capitalistes." Ce livre faisait suite à une pièce en 3 actes qu’il avait écrite sur Toussaint Louverture, et qui avait été jouée à Londres en 1936 avec dans le rôle-titre le grand acteur et militant africain-américain Paul Robeson.
Le titre du film-biographie de Ceri Di**le et Rob Harris, "Every Cook Can Govern", reprend une phrase de Lénine que CLR James avait faite sienne, lorsqu'il défendait l'auto-organisation du peuple comme base d'organisation de la société. La production du film est l'illustration de ce principe : financé par souscription populaire, il a mobilisé plus de 200 volontaires pour filmer et recueillir les témoignages des personnes qui ont connu CLR James et qui reviennent sur ses travaux et combats.
Pour en savoir plus sur CLR James :
Un article sur la genèse des Jacobins Noirs : https://www.contretemps.eu/jacobins-noirs-clr-james/
Ce site (en anglais) lui est dédié : https://clrjames.uk
https://youtu.be/kugTrNXCGSk

Retour sur Les Jacobins noirs de C. L. R. James Matthieu Renault 6 avril 2018 Retour sur Les Jacobins noirs de C. L. R. James2018-04-18T08:17:00+00:00 Histoire, Théorie Lire hors-ligne : À l’occasion de la reparution des Jacobins noirs de C. L. R. James aux éditions Amsterdam, dans une traducti...

Le mot de génie a été inventé pour Lee 'Scratch' Perry, producteur jamaïcain de reggae et de dub disparu le 29 août 2021...
29/08/2021
JUNIOR DELGADO-SONS OF SLAVES (LEE PERRY PROD.)

Le mot de génie a été inventé pour Lee 'Scratch' Perry, producteur jamaïcain de reggae et de dub disparu le 29 août 2021 à l'âge de 85 ans.
Il fut le vrai découvreur de Bob Marley, celui qui lui fit prendre conscience de toute l'étendue de son talent avec les Wailers. Dans son studio Black Ark à Kingston, il a créé des sons inouïs pour les disques des plus grands artistes de reggae (et pas seulement) de son temps - Max Romeo, Junior Murvin, Augustus Pablo, Mikey Dread... et les Clash. Sorcier du dub, il a révolutionné la façon de produire la musique, de l'écouter, de la ressentir.
Et il fut aussi un passeur de la mémoire de l'esclavage, dont le souvenir imprègne tout l'univers du reggae jamaïcain, avec des titres comme ce Sons of Slaves de Junior Delgado (1976)👇
👉 Lire aussi sa nécrologie signée Jacques Denis dans Libération
https://www.liberation.fr/culture/musique/mort-de-lee-scratch-perry-geant-de-la-dub-et-du-reggae-20210829_5LXYDBAA5JD2FDJ7JKWDF2U32E/?redirected=1
https://youtu.be/pB7AqG2_5Tk

Deeper Roots Video -#2-..."Sons Of Slaves" by the unforgettable Junior DelgadoFrom the Black Ark Studio,a 1977 Lee "Scratch" Perry production.What a crucial ...

Le 26 août 1789, l’Assemblée constituante adopte la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen dont l’article 1er p...
28/08/2021

Le 26 août 1789, l’Assemblée constituante adopte la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen dont l’article 1er proclame : « Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». Pourtant, la déclaration ne libère pas les plus de 700 000 personnes alors en esclavage dans les colonies françaises, dans une profonde contradiction que seule la révolte des esclaves et les libres de couleur de Saint-Domingue parviendra à dénouer.
La déclaration des droits de l’homme et du citoyen est le fruit du grand mouvement révolutionnaire qui a saisi la France depuis la réunion des Etats Généraux le 5 mai 1789. Convoqués par le roi Louis XVI alors que la France traverse une profonde crise économique, et que les ordres privilégiés (noblesse et clergé) refusent de se soumettre à l’impôt, les Etats Généraux réunissent les représentants de la noblesse, du clergé et ceux du reste de la population, le Tiers Etat, qui se proclament « assemblée nationale » le 17 juin 1789.
La nouvelle assemblée décide de doter le royaume d’une constitution. Sous la pression des troubles populaires (prise de la Bastille le 14 juillet), elle vote l’abolition des privilèges le 4 août, puis décide d’adopter une déclaration des droits avant de rédiger la constitution. Inspirée par les idées des Lumières et les constitutions des états américains, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen est votée après 6 jours de débats le 26 août 1789, avec son célèbre premier article : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. ».
Mirabeau, membre de la Société des amis des Noirs, perçoit immédiatement l’impact potentiel de cette affirmation sur l’esclavage : le 20 août, il écrit : « Aucun [des députés colons] n’a proposé comme un amendement que les hommes blancs seuls naissent et demeurent libres ; aucun d’eux n’a proposé qu’on insérât cette clause pour les Africains, les hommes noirs naissent et demeurent esclaves ; la distinction de couleur détruit l’égalité des droits. »
Mais cette affirmation reste théorique, l’assemblée n’en tirant aucune conséquence face aux deux situations qui violent ce principe dans les colonies : l’existence de l’esclavage lui-même, mais aussi la discrimination que les colons blancs imposent aux libres de couleur noirs ou métis dans les colonies, en les privant de citoyenneté. En effet, ces colons ont obtenu d’être les seuls représentants des colonies à l’assemblée. Ni les libres de couleur ni, a fortiori, les esclaves n’y sont représentés.
Mais la radicalité de la déclaration des droits de l’homme se diffuse très rapidement chez ceux qui en ont parfaitement perçu le sens : les colons d’un côté, et les libres de couleur et les esclaves de l’autre.
Les premiers créent dès le 20 août 1789 une association appelée à devenir un puissant lobby, le club de Massiac, du nom de l’hôtel particulier du marquis de Massiac où elle se réunit. L’objet explicite du Club est d’obtenir que le droit français reconnaisse officiellement que la déclaration des droits de l’homme ne s’applique pas dans les colonies et que l’assemblée nationale n’y légifère pas.
Les seconds se saisissent immédiatement de la déclaration pour réclamer leurs droits : dès le 29 août 1789, un groupe de libres de couleur se réunit à Paris. Le mois suivant, ils adressent à l’assemblée nationale un Cahier dans lequel ils demandent que « la Déclaration des droits de l’homme, arrêtée dans l’Assemblée Nationale, leur soit commune avec les Blancs ». Vincent Ogé, futur leader et martyr de la révolte des libres de couleur à Saint-Domingue en 1790, est parmi les signataires.
Et les échos de la déclaration se réverbèrent jusqu’à Saint-Domingue. En octobre 1789, un témoin écrit : « le plus terrible ce sont les noirs qui entendant que la cocarde est pour la liberté et l’égalité ont voulu se soulever. On en a conduit beaucoup à l’échafaud dans les grands quartiers, cela a tout apaisé. » L’auteur de ces lignes est François Raimond, frère de Julien Raimond, métis de Saint-Domingue qui lutte depuis plusieurs années contre le préjugé de couleur dont les métis et les Noirs émancipés sont les victimes. A cette époque il n’est pas encore favorable à l’abolition de l’esclavage.
Mais la Déclaration des droits de l’homme ébranle le fondement même du système esclavagiste et rien n’arrêtera plus la marche vers la liberté et l’égalité dans les colonies : en 1791 les esclaves de St-Domingue se soulèvent et en deux ans ils balaient l’ordre colonial. L’abolition est reconnue en 1793 à St-Dominique, et proclamée pour toutes les colonies par la Convention en 1794. Reconnue par la déclaration des droits de 1793, l’interdiction de l’esclavage est enfin effective.
Texte juridique sans effet immédiat sur les injustices de l’ordre colonial mais à la puissance symbolique réelle et durable jusqu’au-delà des océans, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 témoigne par ses contradictions mêmes de la force et des limites du droit comme instrument de libération, autant que des ambiguïtés de l’universalisme des révolutionnaires confrontés à la réalité des intérêts au cœur du système colonial. C’est ce qui a fait dire à Yves Bénot, citant Aimé Césaire, que « la question coloniale, c'était ""aussi la question de la Révolution elle-même"" » parce qu’elle y « introduit ""sa propre contradiction, donc une ligne nodale"" ».

Pour en savoir plus :
Bénot Yves. La question coloniale en 1789 : l'année des déceptions et des contradictions. In: Dix-huitième Siècle, n°20, 1988. https://www.persee.fr/doc/dhs_0070-6760_1988_num_20_1_2865

Frédéric Régent, « Préjugé de couleur, esclavage et citoyennetés dans les colonies françaises (1789-1848) », La Révolution française [En ligne], 9 | 2015, mis en ligne le 16 novembre 2015, consulté le 27 août 2021. URL : http://journals.openedition.org/lrf/1403 ; DOI : https://doi.org/10.4000/lrf.1403
La pétition des libres de couleur de Paris de septembre 1789 : http://www.manioc.org/patrimon/ADG17069
Un débat entre Norman Ajari et Sophie Wahnich autour de l’universalisme hérité de la Déclaration des droits de l’Homme : http://www.regards.fr/idees-culture/article/l-universalisme-nuit-il-a-la-lutte-contre-le-racisme

Le 26 août 1789, l’Assemblée constituante adopte la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen dont l’article 1er proclame : « Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». Pourtant, la déclaration ne libère pas les plus de 700 000 personnes alors en esclavage dans les colonies françaises, dans une profonde contradiction que seule la révolte des esclaves et les libres de couleur de Saint-Domingue parviendra à dénouer.
La déclaration des droits de l’homme et du citoyen est le fruit du grand mouvement révolutionnaire qui a saisi la France depuis la réunion des Etats Généraux le 5 mai 1789. Convoqués par le roi Louis XVI alors que la France traverse une profonde crise économique, et que les ordres privilégiés (noblesse et clergé) refusent de se soumettre à l’impôt, les Etats Généraux réunissent les représentants de la noblesse, du clergé et ceux du reste de la population, le Tiers Etat, qui se proclament « assemblée nationale » le 17 juin 1789.
La nouvelle assemblée décide de doter le royaume d’une constitution. Sous la pression des troubles populaires (prise de la Bastille le 14 juillet), elle vote l’abolition des privilèges le 4 août, puis décide d’adopter une déclaration des droits avant de rédiger la constitution. Inspirée par les idées des Lumières et les constitutions des états américains, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen est votée après 6 jours de débats le 26 août 1789, avec son célèbre premier article : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. ».
Mirabeau, membre de la Société des amis des Noirs, perçoit immédiatement l’impact potentiel de cette affirmation sur l’esclavage : le 20 août, il écrit : « Aucun [des députés colons] n’a proposé comme un amendement que les hommes blancs seuls naissent et demeurent libres ; aucun d’eux n’a proposé qu’on insérât cette clause pour les Africains, les hommes noirs naissent et demeurent esclaves ; la distinction de couleur détruit l’égalité des droits. »
Mais cette affirmation reste théorique, l’assemblée n’en tirant aucune conséquence face aux deux situations qui violent ce principe dans les colonies : l’existence de l’esclavage lui-même, mais aussi la discrimination que les colons blancs imposent aux libres de couleur noirs ou métis dans les colonies, en les privant de citoyenneté. En effet, ces colons ont obtenu d’être les seuls représentants des colonies à l’assemblée. Ni les libres de couleur ni, a fortiori, les esclaves n’y sont représentés.
Mais la radicalité de la déclaration des droits de l’homme se diffuse très rapidement chez ceux qui en ont parfaitement perçu le sens : les colons d’un côté, et les libres de couleur et les esclaves de l’autre.
Les premiers créent dès le 20 août 1789 une association appelée à devenir un puissant lobby, le club de Massiac, du nom de l’hôtel particulier du marquis de Massiac où elle se réunit. L’objet explicite du Club est d’obtenir que le droit français reconnaisse officiellement que la déclaration des droits de l’homme ne s’applique pas dans les colonies et que l’assemblée nationale n’y légifère pas.
Les seconds se saisissent immédiatement de la déclaration pour réclamer leurs droits : dès le 29 août 1789, un groupe de libres de couleur se réunit à Paris. Le mois suivant, ils adressent à l’assemblée nationale un Cahier dans lequel ils demandent que « la Déclaration des droits de l’homme, arrêtée dans l’Assemblée Nationale, leur soit commune avec les Blancs ». Vincent Ogé, futur leader et martyr de la révolte des libres de couleur à Saint-Domingue en 1790, est parmi les signataires.
Et les échos de la déclaration se réverbèrent jusqu’à Saint-Domingue. En octobre 1789, un témoin écrit : « le plus terrible ce sont les noirs qui entendant que la cocarde est pour la liberté et l’égalité ont voulu se soulever. On en a conduit beaucoup à l’échafaud dans les grands quartiers, cela a tout apaisé. » L’auteur de ces lignes est François Raimond, frère de Julien Raimond, métis de Saint-Domingue qui lutte depuis plusieurs années contre le préjugé de couleur dont les métis et les Noirs émancipés sont les victimes. A cette époque il n’est pas encore favorable à l’abolition de l’esclavage.
Mais la Déclaration des droits de l’homme ébranle le fondement même du système esclavagiste et rien n’arrêtera plus la marche vers la liberté et l’égalité dans les colonies : en 1791 les esclaves de St-Domingue se soulèvent et en deux ans ils balaient l’ordre colonial. L’abolition est reconnue en 1793 à St-Dominique, et proclamée pour toutes les colonies par la Convention en 1794. Reconnue par la déclaration des droits de 1793, l’interdiction de l’esclavage est enfin effective.
Texte juridique sans effet immédiat sur les injustices de l’ordre colonial mais à la puissance symbolique réelle et durable jusqu’au-delà des océans, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 témoigne par ses contradictions mêmes de la force et des limites du droit comme instrument de libération, autant que des ambiguïtés de l’universalisme des révolutionnaires confrontés à la réalité des intérêts au cœur du système colonial. C’est ce qui a fait dire à Yves Bénot, citant Aimé Césaire, que « la question coloniale, c'était ""aussi la question de la Révolution elle-même"" » parce qu’elle y « introduit ""sa propre contradiction, donc une ligne nodale"" ».

Pour en savoir plus :
Bénot Yves. La question coloniale en 1789 : l'année des déceptions et des contradictions. In: Dix-huitième Siècle, n°20, 1988. https://www.persee.fr/doc/dhs_0070-6760_1988_num_20_1_2865

Frédéric Régent, « Préjugé de couleur, esclavage et citoyennetés dans les colonies françaises (1789-1848) », La Révolution française [En ligne], 9 | 2015, mis en ligne le 16 novembre 2015, consulté le 27 août 2021. URL : http://journals.openedition.org/lrf/1403 ; DOI : https://doi.org/10.4000/lrf.1403
La pétition des libres de couleur de Paris de septembre 1789 : http://www.manioc.org/patrimon/ADG17069
Un débat entre Norman Ajari et Sophie Wahnich autour de l’universalisme hérité de la Déclaration des droits de l’Homme : http://www.regards.fr/idees-culture/article/l-universalisme-nuit-il-a-la-lutte-contre-le-racisme

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Paris
75007

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Mardi 08:30 - 17:30
Mercredi 08:30 - 17:30
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Une nouvelle étape dans la reconnaissance par la France de son passé colonial

La création de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage s’inscrit dans le long chemin de la reconnaissance par la France de son passé colonial.

Dès les années 1960, un mouvement populaire se développe dans les outre-mer pour faire reconnaître la mémoire des esclaves et de leurs descendants. Porté par les artistes et les intellectuels, soutenu par les collectivités locales, relayé par des initiatives internationales telles que la Route de l’Esclave de l’UNESCO, il a pris une ampleur nationale avec la marche du 23 mai 1998 et le vote, le 10 mai 2001, de la proposition de loi de Christiane Taubira par laquelle la France a reconnu la traite et l’esclavage coloniaux comme crime contre l’humanité.

La France a alors inscrit l’histoire de l’esclavage dans les programmes scolaires, elle a mis en place deux journées nationales du souvenir, les 10 mai, journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, et 23 mai, journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage, et elle s'est dotée d’un comité national formé de personnalités du monde de la recherche, de la culture et de la société civile, le Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage (CNMHE), afin de coordonner l’effort de transmission de la connaissance de cette histoire.

Présidé successivement par Maryse Condé (2004-2008), Françoise Vergès (2008-2012), Myriam Cottias (2013-2016) et Frédéric Régent (2016-2019), le CNMHE a contribué à l’organisation des journées nationales du mois de mai, au recensement des œuvres liées à l’esclavage dans l’inventaire des musées et institutions patrimoniales françaises, à la mise en place en 2015 du Mois des Mémoires et du concours scolaire de la Flamme de l’Egalité, à la remise chaque année d’un prix de thèse récompensant les meilleurs travaux sur l’esclavage.

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Commentaires

Et pendant ce temps-là en #france le pays des droits de l'homme qui a déclaré l'esclavage crime contre l'humanité, #colbert le père du #codenoir a 1 statue devant l'@AssembleeNat et ça ne dérange personne. https://t.co/tc9B5SPriA #antoinecrozat #Afrique #martinique #22mai1848 de Gilles Dégras Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_Colbert
POUR UNE LITTÉRATURE AFROCENTRIQUE-Check my page. Le nouveau pavé de l'été 2020-une France décousue par ses conflits politiques & raciaux...un polar dynamite où se croisent commerce du sexe et la soif de pouvoir! Supportez les artistes indépendants contemporains
Artistes musiciens
Grand merci pour la commémoration du 10 mai dans le confinement. J'étais chez moi, avec le miens, juste devant la télé, mais je crois pourtant que c'est la première fois que j'ai autant senti les "autres", ceux des autres territoires. La fondation est bien partie.
Merci pour le Live! Pourriez-vous mettre en ligne la bibliographie des différents intervenants ? Merci déjà.
Bonjour monsieur le Président, je veut connaître l'histoire de notre famille descendante de côlon français, tous ensembles pour l'éveil de mémoire.
En cette journée commémorative je vous invite à découvrir le sens du mot YOVODAH, qui devrait être connu de tous et enseigné à l'école. C'est le terme qui désigne l'esclavage et le génocide du peuple Africain. En vous souhaitant à tous une magnifique journée !
Un message du Président Chers amis de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage, Depuis trois semaines maintenant, la France est confinée pour lutter contre l'épidémie de Covid-19. Cette épreuve nous ramène à l'essentiel de ce qui fonde nos vies : la valeur des relations humaines, l'importance des solidarités et la dette que nous avons à l'égard de toutes celles et tous ceux qui nous soignent, nous nourrissent, nous protègent. Dans ces circonstances exceptionnelles, la Fondation poursuit ses activités. Désormais en télétravail, son équipe continue à mettre en place ses programmes, à nouer de nouveaux partenariats, à mettre en place les outils qui nous permettront de rester en contact avec vous durant cette période et au-delà, et enfin à préparer le déploiement de ses actions dès que la levée du confinement le permettra. Cette période de confinement inédite nous invite à penser à ce qui nous arrive, et plus encore, à penser le monde d'après, à la lumière de l'histoire, de la culture, de l'expérience des femmes et des hommes résilients qui nous ont précédés. Portez-vous bien, faites-vous confiance, respectons les consignes de sécurité, pour nous et pour les autres. Jean-Marc Ayrault Président