UNAC L’Union Nationale des Auteurs et Compositeurs est un organisme créé en 1959 pour la Protection et la Défense des Droits des Auteurs et des Compositeurs.
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Président Fondateur : M. Hector RAWSON Présidents d’Honneur : MM. Pierre CALMONT (auteur), Darius MILHAUD (compositeur), Paul DURAND (compositeur), René DENONCIN (compositeur), Jean-Pierre LANG (auteur), Dominique PANKRATOFF (compositeur). L’UNAC regroupe une grande majorité d’Auteurs et de Compositeurs de renom principalement dans le domaine des variétés et poursuit, aujourd’hui plus que jamais, une politique active de promotion et de développement du répertoire français.

Mission: L’Union Nationale des Auteurs et Compositeurs est un organisme créé en 1959 pour la Protection et la Défense des Droits des Auteurs et des Compositeurs.

Fonctionnement normal

17/12/2020

BREAKING NEWS 📣📣

Aides financières directes pour les artistes-auteurs de la filière musicale : Enfin !

L’union fait la force ! Depuis le mois de septembre, les quatre organisations professionnelles que sont l’UNAC, la GAM, le SNAC et l’UCMF, ont réussi le pari de s’unir pour faire entendre la voix des artistes-auteurs auprès du CNM: l’importance d’aider directement l’écriture et la composition. S’unir pour réussir, c’était la condition sine qua non de cette première étape pour que le Conseil Professionnel approuve l’idée d’un budget de 2 M€ à titre expérimental, fléché sans intermédiaire vers les artistes-auteurs en 2021. Notre vice-présidente Christine Lidon, qui siège au Conseil Professionnel, était rapporteuse du groupe de travail création.

Le soutien des artistes-auteurs durant cette crise sanitaire a été longuement évoqué au cours de nos échanges. Et là aussi nos réalités ont été entendues puisque qu’un fonds de soutien de 5 M€ sera ouvert aux professionnels en 2021. Il sera géré par la SACEM.

C’est donc un programme de 7M€ dirigé vers les artistes-auteurs que le Conseil d’Administration a voté pour 2021 qui s’ajoute aux 5M€ du fonds de compensation mis en place par le CNM en 2020.

Dès janvier, les organisations professionnelles apporteront leur expertise au CNM pour élaborer la commission ainsi que les critères d’admission à la mesure d’aide directe vers les artistes-auteurs.

Cette victoire est historique. Les bases de ce travail remontent à plusieurs années déjà et aujourd’hui nos efforts se concrétisent. Merci à notre président Laurent Juillet, à son prédécesseur Olivier Delevingne, et à notre vice-président Frédéric Kocourek d’y avoir œuvré dès la préfiguration du CNM, sans oublier nos membres au sein du groupe de travail UNAC.

Nous tenons également à remercier chaleureusement l’équipe du CNM d’avoir entendu et compris que la relance de la filière repose sur le pouvoir de création des auteurs aujourd’hui.

Ne l’oublions pas, les artistes-auteurs sont le premier maillon de la chaîne. Ils sont les créateurs des œuvres qui bénéficient à l’ensemble de la filière musicale.

BREAKING NEWS 📣📣APPEL A LA MOBILISATIONSuite aux annonces du gouvernement de la non-ouverture des salles de spectacles e...
11/12/2020

BREAKING NEWS 📣📣
APPEL A LA MOBILISATION

Suite aux annonces du gouvernement de la non-ouverture des salles de spectacles et de cinéma, l’Unac ainsi que la Sacem vont se joindre lundi au mouvement des hôteliers, des restaurateurs et des discothèques.

Cette situation doit évoluer dans le sens de l’ouverture et de la reconstruction.

Pour ceux qui le peuvent, nous vous invitons à rejoindre la manifestation parisienne lundi aux Invalides de 13h à 16h, à l’angle de la rue Constantine et de la rue de l’Université. La manifestation sera encadrée par un service d’ordre.

Une consigne pour la tenue, pas de noir!

09/12/2020

INFO UNAC ✔👍

Le formulaire d’octobre du fonds de solidarité pour les artistes-auteurs déclarant leurs revenus en traitement et salaires est désormais en ligne.

Il est accessible à l’adresse suivante : https://formulaires.impots.gouv.fr/formulaire/

La demande peut être déposée jusqu’au 31 décembre 2020.

Aujourd'hui, 7 décembre, journée des Grand-Prix Sacem. En cette période difficile, cette journée est aussi un cri d'alar...
07/12/2020
Bruno Lion et Jean-Noël Tronc - Journée de solidarité #ScèneFrançaise 7 décembre 2020

Aujourd'hui, 7 décembre, journée des Grand-Prix Sacem.
En cette période difficile, cette journée est aussi un cri d'alarme à la situation de tous les ayant-droits. La création française et les créateurs sont en dangers.
L'UNAC se joint à tous les discours et actions de la Sacem pour sensibiliser les uns et les autres à reconstruire ensemble un secteur en plein effondrement.

Pouvons nous imaginer un monde sans culture? Sans art?
#scenefrancaise

https://www.youtube.com/watch?v=ejJGoU7H9iE&fbclid=IwAR29aOPKybv6sVrpfkpTNHxrOifQVipMifx048hYz_9T1Stx1kpTSNtgx-4

Interventions de Jean-Noël Tronc, Directeur général gérant de la Sacem et Bruno Lion, Président du Conseil d’administration de la SacemÀ l’occasion de la rév...

Merci Jean-Marie
30/10/2020

Merci Jean-Marie

30/10/2020

Nous avons l’immense tristesse d’apprendre le décès de notre vice-président d’honneur Jean-Marie Moreau. Nous perdons aujourd’hui un ami et un grand défenseur de la cause des auteurs, compositeurs et de la gestion collective tant au niveau français qu’européen.

01/10/2020

AG UNAC: Nouveau conseil d'administration

Lundi 28 septembre 2020 s’est tenue notre Assemblée Générale, à l’issue de laquelle le renouvellement partiel du Conseil d’Administration a été annoncé.

6 postes étaient à pourvoir, pour 6 candidats.

Ont donc été élus ou réélus : Marco Attali, Jean-Marie Leau, Benoît Menut, Etienne Forget, Frédéric Kocourek, et Patrice Mercier.

Le Conseil d’Administration qui s’est tenu dans la foulée a permis d’élire le nouveau bureau :

Président : Laurent Juillet.

Vices-président.e.s : Anne Dorr, Frédéric Kocourek, Patrick Lemaître, Christine Lidon.

Secrétaire général : Patrice Mercier.

Secrétaire générale adjointe : Laure Desbre.

Trésorier : Benjamin Bleton.

Trésorier adjoint : Raphaël Pottier.

Administrateurs : Marco Attali, Alain Chamfort, Dominique Dalcan, Etienne Forget, Anne Goldstein, Jean-Marie Leau, Benoît Menut, Michel Pelay, Richard Seff.

Présidents d’honneur : Jean-Pierre Lang, Dominique Pankratoff.

Vice-président d’honneur : Jean-Marie Moreau.

Souhaitons-leur bon courage et toute l’énergie positive nécessaire pour mener à bien les missions qui seront les leurs pour ce nouvel exercice.

Patrice Mercier,

Secrétaire Général

Rétro-StoryAujourd'hui, Marc-Fabien Bonnard, auteur. "Je n'ai rien oublié"J'avais une grand-mère exceptionnelle, un cade...
16/05/2020

Rétro-Story
Aujourd'hui, Marc-Fabien Bonnard, auteur.

"Je n'ai rien oublié"

J'avais une grand-mère exceptionnelle, un cadeau du ciel. Elle fut la première à me signaler un nouveau chanteur aznavourian avec une voix éraillée qui savait mieux que nulle autre exprimer l'amour.

J'avais acheté ses premiers disques, et bizarrement à onze ans, le hasard. Un hôtel au Mont Dore. Je joue avec Patricia, accompagnée de sa grand-mère. Noël approche. Patricia accroche dans le sapin un cadeau en inscrivant le nom de Charles Aznavour.
Je lui dis que c'est mon chanteur préféré. Elle me répond que c'est son père et qu'il arrive pour une cure le soir-même. Et Charles arrive dans un petit duffel-coat, il passe son temps à photographier sa maman pendant les repas.
Patricia, alias Seda Aznavour est heureuse de me le présenter.

Sept ans plus tard je commence à chanter et je participe aux relais de la chanson où Michel Rivegauche fait partie du jury. J'écris une chanson, « Le Printemps à Paris » (j'ai mis un disque d'Aznavour les filles ont pris un air d'amour), j'obtiens la bourse de l'espoir.

En 75 j'entre chez Barclay, la maison de disque de Charles. Je le revois cette fois à l'occasion d'un séminaire dans le sud. Puis en tant que parolier, j'écris pour Régine une chanson, "Retiens la Vie", sans doute un clin d'œil à « Retiens la Nuit ». J'accompagne Régine pour un Grand Echiquier consacré à Placido Domingo et Régine me présente Charles qui se met à imiter Placido Domingo dans sa loge.

Il y a quelques années, Charles écrit un livre dont le titre me réjouit : "Retiens la Vie".
Ainsi toutes ces années ont été rythmées indirectement par Charles, et j'étais certain que c'est Charles qui m'a permis d'attraper ce beau virus qui ne m'a jamais quitté, l'écriture.

Rétro-StoryAujourd'hui, Marc Chantereau, compositeur. PROFESSION: PERCUSSIONNISTE ! COLORISTE DE LA MUSIQUEAu début de R...
09/05/2020

Rétro-Story
Aujourd'hui, Marc Chantereau, compositeur.

PROFESSION: PERCUSSIONNISTE ! COLORISTE DE LA MUSIQUE

Au début de Rétro-Story, j’ai sorti mes archives en me demandant ce qui, dans mes souvenirs, pourrait avoir un intérêt à être partagé avec les autres.
On n’est jamais bon juge pour soi-même et souvent, le regard des autres braque des projecteurs sur des émotions, des parts de nous qu’on ne voyait pas nous même.

C’est pour cela que j’ai toujours aimé le travail d’équipe, chacun apporte sa touche, son regard, son oreille, son attention.
Une émission de podcast Back-stage m’a aidé à replonger dans mes souvenirs et de parler de mon métier. Percussionniste.

Percussionniste, c’est le musicien qui ne manque pas. Je dis souvent que c’est le plus dans l’assaisonnement de la salade. Mais quand il est là, badaboum tsoin tsoin, la musique prend des couleurs !
C’est Gainsbourg qui m’avait demandé de l’aider à éclairer sa chanson « Je suis venu te dire que je m’en vais »… et cette notion d’éclairer la musique me correspond.

Mais percussionniste, ce n’est pas juste de lire une partition, une grille ou improviser sur une chanson créée par un autre. Percussionniste, c’est aussi s’amuser des sons.

En 1982, j’étais venu retrouver Paul Young sur son futur album pour le titre « Every time you go away », et il m’a demandé de jouer un accompagnement au tambourin.

A l’époque, on n’avait pas autant d’effets sonores qu’aujourd’hui, et j’ai voulu m’amuser, j’ai accéléré la bande au moment de l’enregistrement pour la repasser à la vitesse normale ensuite et donner à l’after beat un effet particulier, avec une forme de ralenti. Et cela a donné une petite couleur à la chanson.

Etre coloriste de musique, c’est chercher, apporter des idées, oser se tromper pour trouver. C’est avant tout entrer dans une histoire de confiance, d’équipe, de plaisir, une histoire d’êtres humains.

Ecouter "Backstage, le Podcast", entretien avec Marc Chantereau:
https://soundcloud.com/user-291153037/10-marc-chantereau-musicien-de-studio

L'Atelier de Cédric
04/05/2020

L'Atelier de Cédric

📣 C'est lundiiiiii, on continue l'aventure avec le 6ème épisode "De 17 à 18, en parlant du 19" avec Olivier Delevingne - Compositeur & Président de l'UNAC - Union Nationale des Auteurs et Compositeurs 📀
Pour interagir avec notre invité et poser vos questions, c'est sur cette page que ça se passe ! :)

Rétro-StoryAujourd'hui, Jean-Luc Morel, auteur, sociétaire définitif à la Sacem. "Mes années Barclay"Le jour de mon ving...
02/05/2020

Rétro-Story
Aujourd'hui, Jean-Luc Morel, auteur, sociétaire définitif à la Sacem.

"Mes années Barclay"

Le jour de mon vingt-troisième anniversaire, sa secrétaire particulière m'appelle au téléphone : ''Monsieur Barclay vous donne rendez-vous à son domicile au 22, avenue Friedland demain matin''. J'habitais à l'époque au 20, rue de la Bienfaisance, je n'eus donc pas grand chemin à faire pour me rendre à ce rendez-vous le lendemain.

En attendant d'être reçu par le « big boss », je constatais que son salon de réception pouvait contenir au moins vingt fois mon minuscule deux-pièces ! Comme l'heure était matinale, Eddie m'ouvrit lui-même la porte de son petit bureau. Il était en pyjama !

Le but de notre rencontre était de me faire signer un contrat d'exclusivité en qualité d'auteur maison, contrat devant me permettre d'écrire pour des artistes de sa compagnie. Sans regarder les clauses écrites en tout petit, je signais les yeux fermés. Comment résister à sa douce voix d'acteur américain fumeur de Havanes qui me fit servir une coupe de champagne en me disant ''un mariage ça se fête'' ?

Grâce à cet accord, j'eus le droit de partager un bureau situé au sous-sol de la maison de disques, située au 143, avenue du Général de Gaulle à Neuilly-sur-Seine, et surtout d'être convié parfois aux déjeuners somptueux du maître de maison. A deux reprises, partant au même moment et effectuant le même parcours (Neuilly/Friedland) lui dans sa limousine, moi sur mon solex, j'eus le plaisir d'arriver avant lui au pied de son immeuble. Cet exploit me valut une deuxième coupe de champagne...

Rétro-StoryAujourd'hui, Ted Scotto, trompettiste, compositeur, arrangeur, chef d'orchestre, sociétaire définitif à la Sa...
25/04/2020

Rétro-Story
Aujourd'hui, Ted Scotto, trompettiste, compositeur, arrangeur, chef d'orchestre, sociétaire définitif à la Sacem.

J'AI PRIS UN MOIS

J’avais quinze ans lorsque j’ai décidé d’apprendre à jouer de la trompette. Et j’ai appris à jouer de la trompette avec un livre dont le titre était « Je joue de la trompette », et un cornet à pistons trouvé dans le grenier de la maison.

Dans la petite ville d’Algérie Française où je suis né (Philippeville), j’ai commencé à jouer avec d’autres musiciens, puis j’ai monté mon orchestre.

A vingt ans je me suis engagé dans une école militaire et me suis retrouvé sur le bateau Le Pasteur en direction de l’Indochine. J’ai fait la traversée dans une cabine avec un autre musicien. Mes copains engagés on fait le voyage (un mois en mer) dans la cale du bateau. A Saïgon, j’ai été assigné dans le bataillon des Transmissions.

Et je continuais à jouer de la trompette… Pour les légionnaires allemands je jouais «Lili Marlène» et pour les Italiens «O sole Mio»… Je jouais aussi avec un petit groupe de Jazz et des auditeurs amateurs de notre musique passaient leurs soirées avec nous.

Un soir, un jeune homme très sympathique me dit : « j’adore comme tu joues de la trompette, j’ai une émission sur Radio France Asie, viens jouer demain.

- Ok ! je viendrai, il y a combien de musiciens ?

- Toi seul… et ta trompette, viens demain vers 11h30 tu passeras vers midi et demi… Ah ! Je m’appelle Jacques Chancel, je compte sur toi. »

Le lendemain, à 12h30 je suis passé sur Radio France Asie et mon ami Jacques Chancel était aux anges.

Mais en rentrant à ma caserne, j’étais attendu. Menottes aux mains et en tôle sans discussion.

J’étais sorti du camp et m’étais produit en public sans l’autorisation de mon commandement : résultat, un mois de prison ferme.

A ma sortie de prison, j’ai été envoyé au Tonkin.

Jacques Chancel, que j’ai revu quelques dizaines d’années après, n’a jamais su ce que j’ai subi, de par sa faute.

C’était ma première émission de radio. Puis j’ai quelques années après enregistré, à la trompette, les génériques des Shadoks pour le réalisateur René Borg, rencontré au Petit Conservatoire de Mireille. Mais ça, c’est une autre histoire.

Aujourd’hui je rage, parce que je ne me souviens plus quel titre j’ai joué pour Jacques Chancel.

Rétro-StoryAujourd'hui, Sandra Bechtel, auteure. LE PRIX DE LA LIBERTÉJ’ai eu la chance d’apprendre à écrire, gratuiteme...
18/04/2020

Rétro-Story
Aujourd'hui, Sandra Bechtel, auteure.

LE PRIX DE LA LIBERTÉ

J’ai eu la chance d’apprendre à écrire, gratuitement et comme il faut.
Écrire est direct devenu une fonction vitale, au même titre que manger, marcher, parler, dormir.
La question « à quoi ça sert » ne s’est pas posée. Ça servait à tout, clairement : à changer de niveau chaque année, à imiter Prévert pour la fête des pères, à m’autoriser en 2D l’expression de ce qui est tabou en 3D, à faire des mots d’absence/d’excuse/d’amour/de rupture, à faire des lettres de réclamation/remerciement/procédure/candidature, à ressusciter une relation en fin de vie ou en faire naitre une autre en gestation, bref à tout.
Dans chaque contexte, problématique ou virage, écrire était souvent [quasi toujours] l’outil de la situation. Un outil puissant d’existence - permettant de vérifier régulièrement la mienne noir sur blanc - voire une alternative de survie, dans un monde où parler peut blesser et se taire peut tuer.
Je l’ai su très tôt, sans savoir que je le savais.
Ce que je savais pas que je savais pas, non plus, c’était la dimension démente que prendrait cette pratique si instinctive. Souvent, j’avais l’impression qu’écrire [me] coutait : du temps, du courage, de l’orgueil, de l’espoir. Alors qu’en fait c’était « juste » le « juste » prix de ma liberté : celui du long long long voyage de cette part de moi emmurée.
Et à chaque fois, cette part fugitive a eu le dernier mot, préférant le stress d’une cavale au confort de ma planque.

La dernière fois que j’ai observé ça, c’était à peine trois semaines en arrière : le mercredi 25 mars 2020. #J9 de confinement
Alors que 3 milliards d’humains étaient en immobilité forcée [moi y compris], et que « oui probablement c’est le moment de me mettre en off et de souffler et de me dire que peut-être j’ai plus rien à dire ni à offrir et que j’ai juste à être puisque de toute façon tout le monde est en off donc ma disparition se remarquera pas et en plus ça me fera du bien la transparence et l’oubli et le repos et tout le bazar inverse de d’habitude », et bien je me suis au contraire retrouvée en simultané à quatre endroits de ce globe confiné : Lausanne [via mon dernier livre qui emménageait dans une librairie], Saint Pierre et Miquelon [via une itw en direct sur radio SPM], le cyber espace [via une cyber itw dans Le Littéraire], et le 91 [via ma vie dans mon peignoir d’où j’écris présentement]. Dément.
Ma cavale n’avait jamais été aussi légère, ma liberté n’avait jamais été aussi compacte.
C’était bien au-delà du ressenti … c’était juste de la traçabilité… de ces bouts de moi comme des astéroïdes en mission … et de ces bouts d’autres qui s’écrasaient en retour dans mes écrans. Un genre de poly-conversation longue distance, affranchie du contexte et des lois. Vraiment dément.

C’est ce 25 mars 2020 que j’ai eu le déclic : la seule chose que je faisais depuis toujours, c’était « simplement » maintenir intacte ma liberté.
Je dis « simplement » parce qu’en vrai c’est tout sauf simple. C’est même hyper galère globalement.
Et ça non plus je savais pas que je le faisais depuis toujours, avec toutes ces fois où je me suis égarée … vulnérable, insignifiante, démunie … dans ce vaste et obscur labyrinthe de liberté, au point de m’y sentir prisonnière.
En quoi consiste au fond cette liberté ? A exister faut croire, exister beaucoup, envers et contre tout, inconditionnellement, et surtout à ma manière : j’ai vu que, depuis toujours et en toute circonstance, écrire était le premier et le dernier recours.
Et que, si le goût et le sens des choses me quittaient [voire les choses elles-mêmes certaines années] au point de me laisser nue de l’âme du corps et du frigo, les mots eux restaient. Inexorablement.
Et, sans le savoir non plus [décidemment y a un max de trucs qu’on sait pas qu’on sait pas], je leur ai fait honneur en les accueillant, en les exploitant, en les apprivoisant, puis en les relâchant hors de ma [petite] condition d’humaine incarnée.
Je les ai toujours aimés, et j’ai toujours fait d’eux ce que j’aime.

« Dans la vie on fait pas toujours ce qu’on aime », bullsh*t !
Bien sûr qu’on fait toujours ce qu’on aime dans la vie SI on choisit toujours d’aimer la vie ! C’est même un réflexe de base: l’enfant fait toujours - d’abord - ce qu’il aime, et il a raison. C’est forcément ce qu’il sait faire de mieux. Ce qu’on aime est forcément ce qu’on sait faire de mieux. Forcément.
Cuire des cupcakes, dresser des insectes, faire de la pole dance ou construire des canapés virtuels, peu importe, pourvu que ce soit fun. Pourvu qu’on se sente vivant. Pourvu qu’on ait envie que toute la vie ressemble à comment c’est là, dans cette zone sans interférences où tout est à sa place à commencer par soi. Parce que c’est là qu’est la vérité. Et c’est là que la liberté ultime de soi-même s’émancipe «à tout prix».

Faire ce qu’on aime, c’est pas faire ce qu’on veut : c’est faire ce que la vie veut de nous.
La vie a clairement voulu de moi que j’écrive comme je respire [souvent en apnée], que ce soit utile [à moi et à d’autres], que ce soit puissant [en décollages et atterrissages], que ce soit instructif [en claques et en conscience]. Et d’une certaine manière, malgré les apparences, la vie a même voulu que ce soit Free Flex & Fun : elle m’a planté un décor favorable pour démarrer tôt, m’a envoyé toutes les situations les plus dingues pour pratiquer à fond, et m’a permis de continuer à le faire quand je pouvais plus rien faire d’autre. #amazing life

J’ai vu ça mercredi 25 mars 2020. C’était vraiment puissant.
J’ai senti le poids de mon pouvoir, mon pouvoir d’Auteure.
Ce pouvoir qui n’est lié ni au talent, ni à la notoriété, ni au capital bancaire ou au capital désir. Ce pouvoir qui est, en réalité, lié à la seule chose à laquelle je pensais ne jamais pouvoir accéder : la transgression de l’espace et du temps, ces deux paramètres à priori intransgressibles. La transgression par l’œuvre.
Majeure ou mineure, cotée ou gratuite, validée ou ignorée, l’œuvre s’en tape pas mal des codes des humains. L’œuvre vit sa vie d’œuvre, en défiant tous les systèmes de prévision.
Voilà ce que j’ai vu. Tellement puissant…Tellement.

Clouée depuis 34 jours à mon bureau – cet axe de doute et de solitude autour duquel mon œuvre se crée - j’assiste, immobile et dépassée, à la fugue de cette œuvre démembrée qui n’est déjà plus la mienne. C’est…c’est… pour une fois les mots me manquent.
C’est pas grave, puisqu’ils sont en train de voyager ailleurs, pendant que je les cherche ici.

Et quelques-uns du 25 mars 2020 sont là =>

http://www.lelitteraire.com/?p=58379ici&fbclid=IwAR3Z9KQZ8WFOt8EtMXSPLyLRCu3XtTPRDrlGfD9AEMNUVTycmo5h9NdveDg

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2, Rue Du Général LANREZAC
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Dans le cadre du Mama festival, retrouvez l'UNAC à 14h en direct sur https://live.mamafestival.com/ pour une table ronde sur la formation des artistes auteurs puis à 15h45, découvrez 30 Moyens pour gagner sa vie avec la musique et posez nous vos questions en direct sur notre page !
Je m'adresse au(x) syndicat(s) : "grève AF" - la revendication "augmentation de 6% des salaires" n'est-elle pas mal formulée, et donc, pas aussi légitime ? Cette revendication est une des conséquences qui découle de réalités, telles que : - les charges salariales - les fortes taxes aeroport - la loi Chirac etc... Ajouté à cela un problème d'éthique vis-à-vis des employés, qui constatent a posteriori (ou a priori !..) une augmentation de son comex de + 60%, alors que les PN, PS sont contraints de soutenir depuis 2011 mesure économique gelant leurs salaires. Une augmentation de 6% sur les salaires ? Sur la grille salariale ? Par conséquent, notre revendication n'aurait-elle pas été plus légitime sous un autre entête ? Notamment aux yeux du public (français, international). Je vous remercie de votre attention.