L'Avenir social

L'Avenir social Page officielle de l'association L'Avenir social, organisation de solidarité de la CGT.

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Le numéro 51 de L'Être solidaire est sorti.
31/05/2021

Le numéro 51 de L'Être solidaire est sorti.

COMMUNIQUÉ DE L'AVENIR SOCIAL-----------------------------------Solidaires avec le Myanmar !Solidaires avec les camarade...
30/03/2021

COMMUNIQUÉ DE L'AVENIR SOCIAL
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Solidaires avec le Myanmar !
Solidaires avec les camarades en lutte de CTUM
La CGT, ses militant·e·s et adhérent·e·s sont scandalisé·e·s par le coup d’État qui s’est déroulé le 1er février au Myanmar.
Depuis le coup d’État, les syndicats sont descendus massivement dans la rue pour protester et tenter de faire
échouer cette prise de pouvoir, synonyme de la fin du développement de la démocratie dans le pays.
Dans les premiers jours du coup d’État, la junte a fait savoir aux syndicats qu’ils ne seraient pas inquiétés. Les principaux responsables syndicaux ont préféré prendre le maquis. La quasi-totalité des syndicats et des branches professionnelles déclencha une grève générale, suivie dans certains secteurs à 99,9 %. Le 24 février les premières arrestations de responsables syndicaux et destructions de locaux syndicaux commencèrent. Le 26 février les syndicats sont officiellement interdits et les militaires font la chasse aux membres de la CEC de CTUM. La plupart de ceux qui n’avaient pas pris le maquis sont arrêtés et enfermés au secret.
Le nombre de mort·e·s dans les rangs des militant·e·s syndicaux-ales ne cesse d’augmenter. Dimanche 14 mars, 51 militant·e·s dont 3 responsables connu·e·s ont été abattus. Parmi les 3 l’un a été spécifiquement ciblé, isolé des manifestants et abattu à bout portant.
Un soutien international nécessaire
La clandestinité coûte cher, les soins médicaux, l’argent pour que les familles de grévistes se nourrissent
manque. Les organisations syndicales du Myanmar ont lancé un appel à soutien financier.
La CGT et l’Avenir social lancent un appel à toutes les organisations de la CGT ou syndiqué·e·s, pour leur proposer
de participer au financement de la lutte contre la junte au Myanmar, financement permettant la clandestinité et des moyens de subsistance pour les familles de grévistes.
Déjà de nombreux-euses organisations de la CGT ou syndiqué·e·s, ont exprimé leur volonté de témoigner de leur solidarité à nos camarades si durement violenté·e·s, mais omniprésents au plus près sur le terrain, en participant à la grève générale et/ou en manifestant contre la junte au risque de leur vie.
Si vous souhaitez, vous aussi, faire part de votre solidarité, vous pouvez faire parvenir vos dons par chèque libellé à l'ordre de :
L'Avenir Social « Solidarité Myanmar »
À adresser à :
L'Avenir Social
263 rue de Paris
Case 419
93514 MONTREUIL CEDEX
Un reçu sera envoyé à chaque donateur-trice individuel-le (66% du montant des dons sont déductibles des
impôts)

COMMUNIQUÉ DE L'AVENIR SOCIAL
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Solidaires avec le Myanmar !
Solidaires avec les camarades en lutte de CTUM
La CGT, ses militant·e·s et adhérent·e·s sont scandalisé·e·s par le coup d’État qui s’est déroulé le 1er février au Myanmar.
Depuis le coup d’État, les syndicats sont descendus massivement dans la rue pour protester et tenter de faire
échouer cette prise de pouvoir, synonyme de la fin du développement de la démocratie dans le pays.
Dans les premiers jours du coup d’État, la junte a fait savoir aux syndicats qu’ils ne seraient pas inquiétés. Les principaux responsables syndicaux ont préféré prendre le maquis. La quasi-totalité des syndicats et des branches professionnelles déclencha une grève générale, suivie dans certains secteurs à 99,9 %. Le 24 février les premières arrestations de responsables syndicaux et destructions de locaux syndicaux commencèrent. Le 26 février les syndicats sont officiellement interdits et les militaires font la chasse aux membres de la CEC de CTUM. La plupart de ceux qui n’avaient pas pris le maquis sont arrêtés et enfermés au secret.
Le nombre de mort·e·s dans les rangs des militant·e·s syndicaux-ales ne cesse d’augmenter. Dimanche 14 mars, 51 militant·e·s dont 3 responsables connu·e·s ont été abattus. Parmi les 3 l’un a été spécifiquement ciblé, isolé des manifestants et abattu à bout portant.
Un soutien international nécessaire
La clandestinité coûte cher, les soins médicaux, l’argent pour que les familles de grévistes se nourrissent
manque. Les organisations syndicales du Myanmar ont lancé un appel à soutien financier.
La CGT et l’Avenir social lancent un appel à toutes les organisations de la CGT ou syndiqué·e·s, pour leur proposer
de participer au financement de la lutte contre la junte au Myanmar, financement permettant la clandestinité et des moyens de subsistance pour les familles de grévistes.
Déjà de nombreux-euses organisations de la CGT ou syndiqué·e·s, ont exprimé leur volonté de témoigner de leur solidarité à nos camarades si durement violenté·e·s, mais omniprésents au plus près sur le terrain, en participant à la grève générale et/ou en manifestant contre la junte au risque de leur vie.
Si vous souhaitez, vous aussi, faire part de votre solidarité, vous pouvez faire parvenir vos dons par chèque libellé à l'ordre de :
L'Avenir Social « Solidarité Myanmar »
À adresser à :
L'Avenir Social
263 rue de Paris
Case 419
93514 MONTREUIL CEDEX
Un reçu sera envoyé à chaque donateur-trice individuel-le (66% du montant des dons sont déductibles des
impôts)

L'Avenir social solidaire avec les travailleurs de Beyrouth---------------------------------------------------------Au L...
03/03/2021

L'Avenir social solidaire avec les travailleurs de Beyrouth
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Au Liban, entre les 11 et 18 février le syndicat FENASOL en partenariat avec L'Avenir social et la CGT a organisé avec ses bénévoles la distribution de colis de vivres à destination de travailleurs (ouvriers, employés de maison, migrants) affectés par l’explosion du port de Beyrouth le 4 août dernier. Cette opération s’est retrouvée retardée du fait des contraintes imposées par les mesures de confinement. La collecte de solidarité organisée par L’Avenir social a permis de financer 300 colis.

L'Être solidaire numéro 50 est arrivé.
07/01/2021

L'Être solidaire numéro 50 est arrivé.

L'AVENIR SOCIAL - COMMUNIQUÉ-----------------------------------------------Appel à dons « URGENCE »Crise sanitaire+ Régr...
07/10/2020

L'AVENIR SOCIAL - COMMUNIQUÉ
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Appel à dons « URGENCE »
Crise sanitaire
+ Régressions sociales
+ Catastrophes naturelles
= La Solidarité plus que jamais nécessaire !
La crise sanitaire continue ses dégâts humains en France comme ailleurs.
Elle sert aussi malheureusement trop souvent de prétexte pour le grand patronat et le gouvernement à des régressions sociales et des plans de suppression d’emplois aggravant encore les inégalités sociales.
Les bouleversements climatiques provoquent eux aussi leurs cortèges de désastres et de malheurs comme les inondations catastrophiques ces derniers jours dans le midi de la France.
Face à ces situations, pour répondre aux besoins humains criants, la Confédération Générale du Travail et son association de solidarité L’Avenir social font appel à la solidarité de nos organisations et de leurs adhérents pour soutenir financièrement les actions engagées ou à venir.
Vous pouvez réaliser votre paiement en précisant « URGENCE ».
Par virement :
IBAN FR76 4255 9100 0008 0035 9721 126
Par chèque à l’ordre de L’AVENIR SOCIAL « URGENCE »
263, rue de Paris – case 419 – 93514 MONTREUIL cedex
Un reçu sera envoyé à chaque donateur·trice individuel·le
(66 % du montant des dons sont déductibles des impôts)

COMMUNIQUÉ - APPEL - SOLIDARITÉ URGENCE--------------------------L’AVENIR SOCIAL - 263, rue de Paris, case 419 - 93514 M...
05/10/2020

COMMUNIQUÉ - APPEL - SOLIDARITÉ URGENCE
--------------------------
L’AVENIR SOCIAL -
263, rue de Paris, case 419 - 93514 Montreuil cedex
Tél. 01 55 82 84 21 - Fax 01 55 82 84 20 - Courriel : [email protected] - Site : www.avenirsocial.org Facebook
Appel à dons « URGENCE »
Covid-19 + régressions du Code du travail
= la solidarité encore plus nécessaire !
La crise sanitaire, causée par le Covid-19 touche désormais l’ensemble des populations à travers le monde. Cette crise met en lumière et aggrave les inégalités.
Des millions de travailleurs et de travailleuses sont plongés dans la vulnérabilité, certain·es subissent aujourd’hui la misère et la faim renforçant la précarité de leur situation, la peur du lendemain n’est plus un cauchemar mais une pensée obnubilante.
En France, les travailleur·euses les plus précaires - en temps partiel (surtout les femmes), en CDD, en intérim, en emploi non déclaré… se retrouvent sans revenu ou avec des ressources très réduites.
Dans les pays sans protection sociale générale, les populations doivent choisir entre protéger leur santé et aller travailler pour gagner le maigre salaire permettant de nourrir leur famille chaque jour.
Le droit du travail est remis en cause dans de nombreux pays.
Dans ce contexte hors du commun, pour répondre aux besoins humains criants, la Confédération Générale du Travail et son association de solidarité L’Avenir social font appel à la solidarité de nos organisations et de leurs adhérents pour soutenir financièrement les actions engagées ou à venir.
Pour construire un « après » avec des « Jours heureux », la solidarité est indispensable aujourd’hui !
Vous pouvez réaliser votre paiement en précisant « URGENCE ».
Par virement :
IBAN FR76 4255 9100 0008 0035 9721 126
Par chèque à l’ordre de L’AVENIR SOCIAL « URGENCE »
263, rue de Paris – case 419 – 93514 MONTREUIL cedex
Un reçu sera envoyé à chaque donateur·trice individuel·le
(66 % du montant des dons sont déductibles des impôts)
Juillet 2020

Élimane DIOUF, sécrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes (CSA, Sénégal) adresse au nom de son organ...
08/09/2020

Élimane DIOUF, sécrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes (CSA, Sénégal) adresse au nom de son organisation cette lettre à propos de la récente action de soutien de L'Avenir social.

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À la suite d’une requête de notre confédération, la CSA, L’Avenir social a réagi favorablement en mettant à notre disposition le prix de 115 kits alimentaires et sanitaires au profit de nos camarades de Mbokhodane (50), Nguer Babou (35) et Touba Koungheul (30), à raison de 45 euros l’unité.
Nous avons choisi la concertation avec les bénéficiaires pour définir et adopter la meilleure formule de distribution, en tenant compte des restrictions liées à la pandémie et la nécessité de contribuer à freiner son évolution dans le pays, et singulièrement en milieu rural où le plateau sanitaire fera difficilement face à une propagation massive de la maladie.
Ainsi, nous nous sommes entendus avec les bénéficiaires sur la formule consistant à remettre l’appui en numéraire, ce qui a présenté plusieurs avantages, entre autres : éviter de susciter d’importants attroupements, avec le risque de favoriser la contamination, régler le problème du transport qui aurait pu se poser surtout dans ce contexte d’hivernage avec des routes qui se résument à des pistes pratiquement impraticables pour les camions.
Ensuite cette formule a permis à chaque bénéficiaire de disposer d’une bourse pour faire face à ses urgences spécifiques, tout en faisant tourner l’économie locale.
Pour Mbokhodane, une délégation composée de Soulèye DIOP, secrétaire de l’Union syndicale locale et Marième dite Dado GOUDIABY présidente des femmes a procédé à la levée des fonds auprès du camarade Cheikh FALL rrésorier général de la CSA, en présence des camarades Elimane DIOUF, secrétaire Général, Abibatou SYLLA présidente nationale des femmes et Mamadou DIOUF président d’honneur de la CSA.
Cette même délégation du bureau confédéral a ensuite reçu pour le compte de Nguer Babou, les camarades Kéba SOKHNA secrétaire de l’Union syndicale locale, Awa SOKHN, présidente des femmes pour la remise des fonds.
Ce sera enfin la délégation de Touba Koungheul qui sera reçue pour la même opération.
Á l’unanimité, les camarades ont salué le soutien solidaire de L’Avenir Social, et insisté sur l’importance de cette aide financière qui survient à un moment où le monde rural vit dans un dénuement total.
Nous reviendrons sur l’impact de cette opération dans les zones concernées et l’élan de sympathie qui en a résulté pour le syndicat.
Il importe, par contre, de souligner l’initiative des femmes de Mbokhodane qui ont décidé au cours de leurs assemblée générale de reverser chacune l’équivalent de 8 euros dans une caisse de solidarité pour venir en aide à certaines d’entre elles qui n’ont pas pu bénéficier de soutien. Ces dernières sont surtout des résidentes de villages environnants qui suivent le programme de Mbokhodane.

COMMUNIQUÉ-----------------SOLIDAIRES AVEC LE LIBAN !SOLIDAIRE AVEC LES CAMARADES DE LA FENASOL !La CGT, ses militants e...
04/09/2020

COMMUNIQUÉ
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SOLIDAIRES AVEC LE LIBAN !
SOLIDAIRE AVEC LES CAMARADES DE LA FENASOL !
La CGT, ses militants et adhérents sont bouleversés par la catastrophe qui a touché Beyrouth et sa population mardi 4 août 2020.
C’est un nouveau désastre qui s’abat sur un pays déjà éprouvé durement lors des dernières décennies :
guerre civile, crise économique, sociale et politique qui ont plongé plus de 50 % de la population sous le seuil
de pauvreté.
Les deux puissantes explosions successives qui ont secoué la ville ont d’ores et déjà fait plus de 150 morts et près de 6 000 blessés, et 300 000 personnes ont perdu leur domicile.
Quatre hôpitaux sont en ruine et les services hospitaliers restant en activité rencontrent d’énormes difficultés à secourir les blessés, en plus des malades (Covid-19 et autres).
La Fenasol, avec qui la CGT entretient des liens historiques de fraternité et de solidarité, a adressé à l’ensemble de ses partenaires syndicaux dans le monde une demande d’aide urgente :
« … La destruction du port et les dégâts causés par l’explosion ont fragilisé la situation de beaucoup de familles d’ouvriers et d’employés qui se sont soudain trouvées sans abri et sans travail, sans parler des pertes en vies humaines. Voilà pourquoi les militants syndicalistes de la Fédération nationale des syndicats des ouvriers et employés au Liban (Fenasol) ouvrent aujourd’hui sur le terrain afin d’aider les quelques milliers de dockers et de chauffeurs à pouvoir reprendre pied.
Voilà pourquoi nous nous adressons à vous, les forces ouvrières et syndicales de la Planète, pour vous demander de vous solidariser avec les ouvriers libanais et leurs familles en menant une campagne humaine
auprès de vos adhérents ainsi que des associations et des municipalités de vos pays respectifs, et, ce, afin de
porter secours à la classe ouvrière libanaise et au peuple libanais dans la détresse… »
La CGT tient à témoigner à la Fenasol, à ses affiliés et plus largement au peuple, son soutien et sa solidarité.
Vous êtes déjà nombreux, organisations ou syndiqués, à vouloir témoigner de votre solidarité à nos camarades si durement touchés, mais omniprésents sur le terrain, au plus près des victimes.
En partenariat avec l’Avenir social, vous pouvez faire parvenir aux coordonnées que vous trouverez ci-dessous vos dons par chèque libellé « L’Avenir social “Solidarité Liban” » :
L’AVENIR SOCIAL « SOLIDARITE LIBAN »
L’Avenir social – 263 rue de Paris, case 419 – 93514 Montreuil Cedex
Tél. 01 55 82 84 21 – Fax 01 55 82 84 20 – Courriel : [email protected] – Site : www.avenirsocial.org

Appel à dons « URGENCE »Covid-19 + régressions du Code du travail = la solidarité encore plus nécessaire !La crise sanit...
02/06/2020

Appel à dons « URGENCE »

Covid-19 + régressions du Code du travail = la solidarité encore plus nécessaire !

La crise sanitaire, causée par le Covid-19 touche désormais l’ensemble des populations à travers le monde. Cette crise met en lumière et aggrave les inégalités.

Des millions de travailleurs et de travailleuses sont plongés dans la vulnérabilité, certain·es subissent aujourd’hui la misère et la faim renforçant la précarité de leur situation, la peur du lendemain n’est plus un cauchemar mais une pensée obnubilante.

En France, les travailleur·euses les plus précaires - en temps partiel (surtout les femmes), en CDD, en intérim, en emploi non déclaré… se retrouvent sans revenu ou avec des ressources très réduites.
Dans les pays sans protection sociale générale, les populations doivent choisir entre protéger leur santé et aller travailler pour gagner le maigre salaire permettant de nourrir leur famille chaque jour.
Le droit du travail est remis en cause dans de nombreux pays.

Dans ce contexte hors du commun, pour répondre aux besoins humains criants, la Confédération Générale du Travail et son association de solidarité L’Avenir social font appel à la solidarité de nos organisations et de leurs adhérents pour soutenir financièrement les actions engagées ou à venir.

Pour construire un « après » avec des « Jours heureux », la solidarité est indispensable aujourd’hui !
Vous pouvez réaliser votre paiement en précisant « URGENCE ».
Par virement :
RIB 42559 10000 08003597211 26
IBAN FR76 4255 9100 0008 0035 9721 126
CODE BIC CCOPFRPP###

Par chèque à l’ordre de L’AVENIR SOCIAL « URGENCE »
263, rue de Paris – case 419 – 93514 MONTREUIL cedex
Un reçu sera envoyé à chaque donateur·trice individuel·le
(66 % du montant des dons sont déductibles des impôts)

Mai 2020

BANGLADESH -- L'Humanité -- mercredi 29 avril 2020 Les forçats du textile contraints de retourner à l’usineUn quart des ...
29/04/2020

BANGLADESH -- L'Humanité -- mercredi 29 avril 2020

Les forçats du textile contraints de retourner à l’usine

Un quart des petites mains du textile s’étaient vues licenciées à la suite de l’annulation des commandes par les grandes marques. Sous pression des donneurs d’ordres et du patronat, les ouvriers retournent à l’atelier, sans garantie de sécurité sanitaire.

Parfois sans salaire depuis la fermeture des ateliers il y a un mois, des centaines de milliers de forçats du textile bangladais n’ont eu d’autre choix que de retourner à l’usine. Même sans respect des conditions minimales de sécurité sanitaire. Au Bangladesh, les pressions des donneurs d’ordres internationaux – les grandes marques de prêt-à-porter – ont eu raison des mesures de confinement. Pour voir repartir les profits, ils peuvent s’appuyer sur la peur de la faim ou des loyers impayés et la menace de la concurrence vietnamienne ou chinoise.

502 fabriques ont ainsi rouvert, dimanche, pour compenser l’annulation d’au moins 3,1 milliards de dollars de commandes (2,85 milliards d’euros), alors que le textile représente 84 % des exportations nationales et 4,1 millions d’emplois, soit le deuxième producteur après la Chine. Ce modèle de développement entièrement tourné vers les exportations révèle ses fragilités à l’aune de la crise. Un quart des salariés – majoritairement des femmes – auraient été licenciés sans indemnités ou mis au chômage partiel du fait de l’arrêt de l’activité. Ils sont les maillons faibles d’un secteur qui« repose sur une production à flux tendus et à profits immédiats. C’est en réalité toute une réflexion autour de ce modèle économique qui devrait être engagée »,insiste Nayla Ajaltouni, coordinatrice du collectif Éthique sur l’étiquette. Le schéma de la fast fashion, le prêt-à-porter bon marché de masse, repose sur un renouvellement de l’offre de vêtements toutes les deux à six semaines dans le circuit mondial de distribution.

En temps normal, le salaire minimum mensuel de 87 euros représente déjà cinq fois moins que le minimum vital.« Les grandes marques, qui profitent d’États défaillants en termes de protection sociale, fonctionnent à court terme. Face à la chute des ventes de vêtements, elles ont tout simplement annulé les commandes qui avaient pourtant été honorées. Elles se sont appuyées sur une clause de force majeure, alors que les contrats leur sont déjà extrêmement favorables »,observe en outre Nayla Ajaltouni dont le collectif demande aux grandes marques de rééchelonner leurs commandes, d’accompagner leurs sous-traitants dans le versement des salaires et des éventuelles indemnités, d’assurer la protection ou le droit à un arrêt maladie pour les travailleurs présentant les symptômes du Covid-19. Or, un tiers des députés sont propriétaire d’usines.« L’imbrication entre le pouvoir politique et économique est totale. Les députés sont juges et parties, et contribuent à faire en sorte que les lois sur la protection sociale n’évoluent pas pour ne pas perdre des parts de marché »,note Nayla Ajaltouni.

Une pression maximale a ainsi été exercée par le patronat national. Les syndicats redoutent toutefois une hausse des contaminations alors que Mohammad Hatem, vice-président de l’Association des fabricants et exportateurs de vêtements du Bangladesh (BGMEA), également à la tête d’un atelier qui sous-traite les commandes du britannique Primark, enjoint à la reprise, quel qu’en soit le coût sanitaire :« Nous devons accepter le coronavirus comme une réalité de la vie. Si nous n’ouvrons pas nos usines, il y aura une crise économique. »

En plus d’usines souvent mal ventilées où les postes de travail sont contigus, 76 % des directions versent toujours les salaires en espèces. Pour y prétendre, les ouvriers doivent faire le pied de grue dans de longues files d’attente ou descendre en masse dans la rue pour exiger les arriérés. Selon la BGMEA, 87 % du personnel de l’habillement auraient touché leur salaire de mars après plusieurs jours de manifestation et de blocage à Dacca, N’ganj, Savar et Gazipur. La BGMEA aurait demandé aux fabricants de ne réintégrer que les travailleurs vivant à proximité des petites usines afin d’éviter la contagion dans les transports et sur les lieux de production plus importants mais, selon les syndicats, de nombreux employés, confinés dans leur village natal, ont été joints par téléphone afin de regagner leur poste à Dacca ou ses environs. À leurs risques et périls.

Lina Sankari

par Lina Sankari ,
Tous droits réservés Humanité Quotidien 2020
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