Médecins du Monde Aquitaine

Médecins du Monde Aquitaine Médecins du Monde est une association humanitaire militante qui soigne les personnes les plus vulnérables, en France et dans le monde. En Aquitaine, Médecins du Monde est présent sur 3 villes : Bordeaux, Pau et Bayonne.
(3)

La délégation existe depuis 1986 et mobilise près de 200 bénévoles 150 adhérents et 7 salariés. La délégation témoigne des entraves à l’accès aux soins, des atteintes aux droits de l’homme et à la dignité. Réel enjeu pour l’avenir, nos actions de plaidoyer mettent l’accent sur la formation et la sensibilisation des générations futures et des professionnels du champ médico-social aux questions de santé et précarité. Médecins du Monde se positionne comme une passerelle vers le droit commun et continue à mener sa mission en étroite collaboration avec l'ensemble des acteurs médico-sociaux institutionnels et associatifs pour garantir un accès aux soins de qualité pour les personnes en situation de précarité.

Fonctionnement normal

Médecins du Monde France
08/01/2021

Médecins du Monde France

En France, la situation des personnes exilées sans abri ne cesse de se dégrader.

Pour réclamer une véritable politique d'accueil, nos 33 associations et collectifs saisissent la Défenseure des Droits Défenseur des droits.

➡️ https://bit.ly/2K1kLfW

Médecins du Monde France
07/01/2021
Médecins du Monde France

Médecins du Monde France

"Notre combat, c'est la justice sociale."

Dans Priorité Santé - RFI, retour sur 40 ans d'action #humanitaire de Medecins du Monde, en France et dans le monde. 👇

Médecins du Monde Hauts-de-France
05/01/2021
Médecins du Monde Hauts-de-France

Médecins du Monde Hauts-de-France

#calais // #speakout

Reportage LE MONDE // 05 janvier 2020 // faites passer, partagez grondez !

A Calais, en plein hiver, les évacuations se multiplient sans solution pérenne
Entre 400 et 800 migrants vivotent sur des campements de fortune dans le Calaisis. Ces dernières semaines, les associations disent avoir constaté plusieurs cas d’hypothermie et des évacuations « sèches », sans proposition de prise en charge par les autorités.

Par Juliette Bénézit - Publié hier à 03h22, mis à jour hier à 16h25

Ali a 19 ans et le regard vide. « Vous voyez où on vit ? Qu’est-ce que je peux vous dire ? », lâche le jeune Erythréen. Il jette un coup d’œil autour de lui : à Calais (Pas-de-Calais), sur ce campement qui regroupe 100 à 200 personnes en bordure de la ville, les tentes baignent dans la boue et les mouettes picorent des restes de nourriture.

Au milieu du terrain vague où ils sont installés, des petits groupes de migrants se sont agglutinés autour de deux feux de camps. Yemane, un autre Erythréen, âgé de 25 ans, constate, désabusé : « On vit à la rue, avec le froid et la pluie. » Lui est à Calais depuis deux semaines. Comme pour ses camarades, le seul espoir vient de la rocade portuaire que l’on aperçoit en hauteur. Sur l’autoroute, quelques camions filent vers l’Angleterre.

Entre 400 et 800 migrants – principalement des Soudanais, des Erythréens, des Ethiopiens, des Afghans et des Pakistanais – vivotent sur des campements de fortune dans le Calaisis. Ces dernières semaines, les associations disent avoir constaté plusieurs cas d’hypothermie et des évacuations « sèches », sans proposition de prise en charge par les autorités. L’association Utopia 56 rapporte notamment le cas d’une trentaine de mineurs isolés laissés sans tente et sans aucune forme de protection à l’approche de la tempête Bella, le 26 décembre 2020.

« On connaît, depuis plus d’un mois, un rythme effréné d’expulsions et une hausse des violences policières », affirme Juliette Delaplace, du Secours catholique. Bien souvent, les tentes des exilés sont confisquées, parfois lacérées. Des affaires – comme des couvertures – font également l’objet de saisies par les forces de l’ordre. Mercredi 30 décembre, deux journalistes indépendants, Louis Witter et Simon Hamy, ont saisi la justice après s’être vu refuser l’accès à des opérations d’évacuation.

Eviter les « points de fixation »

A l’approche du Brexit, les contrôles policiers avaient été renforcés. La préfecture du Pas-de-Calais a recensé 2 889 tentatives de passage par camion fin décembre 2020 contre 1 400 l’année précédente à la même période. François Guennoc, président de l’Auberge des migrants, estime néanmoins que le « durcissement de la politique de l’Etat » est antérieur et date de « l’arrivée de Gérald Darmanin au ministère de l’intérieur ».

La préfecture du Pas-de-Calais assure, de son côté, que « des mises à l’abri sont proposées quotidiennement dans des centres d’hébergement du département ». A Calais et à Grande-Synthe (Nord), le modus operandi fait d’évacuations régulières n’est pas nouveau. Depuis le démantèlement de la « jungle » de Calais en 2016 – qui avait réuni jusqu’à 10 000 personnes –, les autorités veulent éviter par tous les moyens les « points de fixation ».

Le 23 décembre, c’est le tribunal administratif, saisi par la municipalité, qui a enjoint aux quelque 80 personnes vivant sous les ponts du centre-ville de quitter les lieux. Si le tribunal reconnaît des « conditions de sécurité et de salubrité particulièrement dégradées », il estime que « l’Etat a prévu en novembre 2020 et met en œuvre à Calais un dispositif humanitaire en faveur de la population migrante, garantissant notamment une mise à l’abri, une prise en charge des mineurs isolés, un accès aux soins et à des structures sanitaires ainsi que la distribution de repas ».

D’après les données fournies par la préfecture, sur les 1 680 personnes migrantes mises à l’abri depuis le 5 novembre, seules 404 sont encore présentes dans les centres dédiés. « A Calais, le nombre de personnes qui sont “dublinées” [selon le règlement Dublin, une personne ne peut demander l’asile que dans le premier pays de l’Union européenne où elle a été enregistrée] ou déboutées est très important », rapporte Didier Leschi, directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration.

Une grande partie des exilés présents se savent sans avenir administratif en France et se retrouvent aussitôt à la rue, cherchant un nouveau bout de terrain où s’installer, parfois à quelques dizaines de mètres seulement d’un ancien campement. Mohamed, 25 ans, a été délogé du sien le matin où nous le rencontrons, le 30 décembre. « On va chercher un autre endroit, je ne sais pas trop où », dit-il.

L’Angleterre, dernier espoir

Loin de représenter un eldorado, le passage en Angleterre sonne comme le dernier espoir d’un projet migratoire qui n’a trouvé en Europe que des portes closes. « Si on pouvait rester en France, on resterait, mais ça ne marche pas », dit Hamed, 28 ans. Lui est arrivé du Soudan il y a deux ans. Depuis que sa demande d’asile a été rejetée, il erre à Calais de campement en campement, attendant le camion qui lui permettra de passer de l’autre côté de la Manche. « Là-bas, ce sera mieux », veut-il croire.

Installé sur une zone industrielle dans une ville voisine de Calais, à Coquelles, un autre Soudanais, âgé de 28 ans, est dans une situation similaire. L’homme – qui a souhaité garder l’anonymat – a été débouté de sa demande d’asile après plusieurs années de procédure. Il regarde, dépité, la tente où il dort et il explique qu’il n’a « plus d’autre choix que l’Angleterre ». Il tient dans ses mains un morceau de brioche qui fait office de dîner. « On mange ça tous les jours. Et c’est le seul repas de la journée. Depuis une semaine, les associations ne viennent plus ici », souligne-t-il.

A la mi-décembre, des rochers ont été posés à proximité d’un lieu de distribution alimentaire, compliquant la venue des associations, y compris celles agréées par l’Etat. Régulièrement, à Calais, de nouveaux grillages surmontés de barbelés voient le jour pour éviter que des campements se reconstituent. Des pans de végétation sont rasés, poursuivant le même objectif. « Il y a, derrière tout cela, une logique de dissuasion. En réalité, ces obstacles à l’infini pèsent sur tout le monde, ne dissuadent personne et alimentent le désordre », estime un fin connaisseur du dossier.

En plein hiver, l’usure psychologique est latente. Abdelbaset ne cesse de le répéter : il a « 24 ans seulement », est « en train de perdre son temps » et de « ruiner [sa] vie ». Cela fait maintenant quatre ans que ce Soudanais a rejoint l’Europe. Sa demande d’asile a échoué en Allemagne ; il a atterri à Calais il y a huit mois. Il a déjà tenté en vain la traversée par la mer, a payé 500 euros pour embarquer sur un bateau surchargé, puis s’est rabattu sur les camions.
En attendant « d’étudier la politique, l’économie ou l’informatique », puis « d’avoir juste une vie normale, avec un métier, une femme et des enfants », il est à la rue. « Ici, c’est difficile, on dort dehors, c’est sale. La police te réveille à 5 heures du matin et prend ta tente. » Il poursuit, désarçonné : « Quand je parle à ma famille, je leur dis que ça va alors que ça ne va pas du tout. »
Juliette Bénézit

Kabako
05/01/2021

Kabako

HABITANTS DU KABAKO, une série de portraits, Portrait 1

"J’ai seize ans. Je suis né au Mali. Mon père a des moutons. Ma maman vendait des fruits. Mon père voulait me mettre à l’école mais il n’avait pas les moyens.
Un jour, on était assis, il m’a dit de me préparer. J’allais faire un voyage. Il m’envoyait là où je pourrai aller à l’école. Il m’a confié à un ami. Il ne m’a rien dit d’autre.
On a quitté le village. On a pris un bus pour aller à Tombouctou. On a passé plusieurs mois dans un foyer de passeurs au Maroc. Je m’y suis fait des amis.
Une nuit, les passeurs nous ont emmenés au bateau. Mais l’ami de mon père n’est pas monté. Je lui ai dit : « je vais où comme ça ? » Il ne m’a rien dit. Et là-bas, quand tu ne montes pas à bord, ils te frappent. J’ai été blessé au cou. Je me suis couché dans le bateau. J’avais peur. Je n’étais jamais monté dans un bateau. Je pensais que j’allais mourir. Un ami m’a tenu.
C’est un bateau français qui nous a sauvé. Il nous a donné aux Espagnols. En Espagne, on a passé trois jours en prison. J’étais tout seul. Quand ils nous ont libérés, je suis allé dans un foyer et j’ai appelé mon père. Il m’a demandé où j’étais et où était son ami. J’ai répondu qu’il était resté au Maroc.
En Espagne, je me suis fait deux amis. Ils m’ont dit qu’ils allaient en France. J’ai décidé de venir avec eux. C’était difficile pour moi de parler espagnol et je parlais déjà français. On est passé en France ensemble. L’un est resté à Toulouse. L’autre m’a dit de venir avec lui à Bordeaux, que c’était bien.
Souvent, j’appelle mon père pour le saluer et lui dire ma situation. Je lui dis que ça va. Mais ça ne va pas trop. Je pense à maman. Je pense à mon père aussi.
Je veux jouer au foot et apprendre à faire le carrelage. J’avais un ami qui faisait ça au Mali. Le foot, ce n’est pas facile à avoir, mais je voudrais."

Portrait recueilli au Kabako pendant l’automne 2020.

Médecins du Monde Aquitaine's cover photo
04/01/2021

Médecins du Monde Aquitaine's cover photo

Kabako
04/01/2021
Kabako

Kabako

Pour l'année 2021
-Nous espérons une réponse positive le 5 Février. En effet suite à l'audience contre la procédure d'expulsion du squat, le Kabako est en sursis jusqu'au 5 Février 2021.
- Nous souhaitons que le Kabako n'ait plus lieu d'être.
- Nous souhaitons que les mineurs en recours soient pris en charge par les autorités compétentes.
-Nous souhaitons pour eux un logement mais aussi un suivi éducatif et un soutien juridique.

Nous vous remercions pour votre soutien et votre aide sans lesquels nous n'aurions pas pu mener ce combat.
Le lien pour la cagnotte que vous pouvez relayer : https://www.cotizup.com/kabako

A bientôt, pour passer cette nouvelle année ensemble.
Stay tuned!

Médecins du Monde France
02/01/2021
Médecins du Monde France

Médecins du Monde France

[ #PODCAST 🎙️ La voix est libre ]

👉 Épisode 6 : « Même les guerres ont des règles. »

Syrie – 2011

Alors que le printemps arabe bouleverse le Moyen-Orient, il se trouve violemment réprimé en #Syrie.

Présente depuis 2008, Médecins du Monde se voit bannie du pays tandis que celui-ci bascule dans l’horreur. Pour y maintenir l’accès aux soins des populations, nos équipes s’engagent clandestinement aux côtés des soignants syriens.

Joël Weiler et Fyras Mawazini témoignent des rouages d’une guerre où civils et acteurs de l’aide sont délibérément pris pour cible.

⬇️⬇️⬇️ #LaVoixEstLibre

SOS MEDITERRANEE France
23/12/2020
SOS MEDITERRANEE France

SOS MEDITERRANEE France

🔴 𝐁𝐑𝐄𝐀𝐊𝐈𝐍𝐆 𝐍𝐄𝐖𝐒 : 𝐥'#𝐎𝐜𝐞𝐚𝐧𝐕𝐢𝐤𝐢𝐧𝐠 𝐥𝐢𝐛𝐞́𝐫𝐞́

Après 5 mois d'efforts coûteux et de discussions avec les parties prenantes, notre navire de sauvetage a été libéré par les garde-côtes italiens ce jour. SOS MEDITERRANEE est soulagée de pouvoir reprendre la mer et ses opérations de recherche et de sauvetage en 2021.

“Aujourd'hui marque la fin d'une longue, coûteuse et difficile course contre la montre. Nos équipes ont travaillé jour et nuit au cours des 5 derniers mois pour que le navire puisse reprendre la mer et sauver à nouveau des vies. Dans l’intervalle, des centaines de personnes sont mortes en mer. Il a été plus que douloureux pour nous, marins-sauveteurs, d'être empêchés de sauver des vies parce que les navires humanitaires n'étaient soudainement plus considérés comme suffisamment sûrs par les autorités italiennes. Les États européens ne nous ont pas remplacés pour secourir les personnes en détresse pendant ce temps-là", Frédéric Penard, directeur des opérations.

"Nous sommes profondément reconnaissants envers les citoyennes et citoyens européens qui ne baissent pas les bras et restent attachés au principe d'humanité à terre comme en mer, malgré les obstacles que les ONG de recherche et de sauvetage doivent constamment surmonter. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à sauver des vies l'année prochaine!"

Cinq navires humanitaires ne peuvent toujours pas opérer en raison de blocages administratifs. SOS MEDITERRANEE France exprime son soutien total à leurs équipes dans leurs efforts pour reprendre la mer et combler le vide mortel laissé par les Etats européens en #Méditerranée centrale.

#TogetherForRescue

21/12/2020
Médecins du Monde France

Médecins du Monde France

Même s'ils n'ont plus d'adresse, nous arriverons jusqu'à eux.

----

Cette semaine, découvrez les visuels de notre campagne de fin d'année "Elle arrivera jusqu'à toi". Une campagne qui rappelle une évidence absolue en cette période de crise sanitaire : La santé est un droit fondamental. Un droit que rien ni personne ne pourra nous empêcher de défendre, partout dans le monde.

Depuis 40 ans, Médecins du Monde milite et se mobilise pour un accès à la santé universel et inclusif. Présente en France ainsi que dans 39 pays, notre association s’engage à soigner les populations les plus vulnérables, à témoigner des entraves constatées quant à l’accès aux soins, et à dénoncer les atteintes à la dignité et aux droits humains.

➡️ Regardez le spot complet de la campagne sur notre site internet : https://bit.ly/3av18Yr

Pour soutenir nos actions, faites un don sur https://bit.ly/2W9CtjE

#LaSantéAvantTout #MédecinsduMonde

La voix est libre | Médecins du Monde
17/12/2020
La voix est libre | Médecins du Monde

La voix est libre | Médecins du Monde

Médecins du Monde fête ses 40 ans. 40 ans d’humanitaire, entre doutes, victoires et désobéissances.

Médecins du Monde France
10/12/2020
Médecins du Monde France

Médecins du Monde France

📣 Appel collectif | #JournéeInternationaledesMigrants

Le 18 décembre, manifestons pour demander le respect des droits des personnes migrantes, dans un contexte où nationalisme, racisme et xénophobie s’acharnent à en faire un « problème ».

09/12/2020

TRIBUNE. L'appel de 140 médecins : "Les brutalités contre les migrants doivent cesser"
JDD. le 6 décembre 2020.

Dénonçant le traitement "indigne" subi par les migrants notamment lors de l'évacuation de la place de la République, à Paris, le 23 novembre, 140 médecins appellent le gouvernement à "faire cesser immédiatement ces menaces, ces brutalités, ces atteintes aux droits de l'homme".

Leur tribune : "La violence avec laquelle les 'forces de l'ordre' ont démantelé le campement de migrants installé place de la République à Paris, dans la soirée du lundi 23 novembre, a des relents nauséabonds. Pour mémoire, une semaine auparavant, un énième campement de migrants avait été démantelé à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Ce campement de tentes abritait plus de 2.000 personnes, hommes, femmes et enfants, qui vivaient là dans des conditions de précarité et d'insalubrité scandaleuses. Ce démantèlement s'était fait dans des conditions déjà violentes, incluant le gazage à la grenade lacrymogène de familles et d'enfants. Des centaines de tentes, de couvertures, etc., avaient été confisquées par la police pour éviter l'installation de nouveaux camps.

La préfecture avait annoncé le relogement de ces personnes mais en réalité des centaines de migrants, majoritairement des hommes, étaient restés sans solution de relogement et avaient erré pendant une semaine dans Paris et la proche banlieue, systématiquement pourchassés par les forces de l'ordre pour les empêcher de reconstituer un camp, ou même de s'installer pour dormir. Les conditions sanitaires imposées à ces personnes relevaient d'une maltraitance d'Etat organisée.

Ce qui s'est passé cette soirée-là et dans les jours qui l'ont précédée est indigne, immoral, inhumain

C'est devant ces conditions scandaleuses imposées à des centaines de personnes que les associations humanitaires avaient décidé d'installer le 23 novembre un campement illégal place de la République, pour obliger l'Etat à prendre ses responsabilités.

Ce qui s'est passé cette soirée-là et dans les jours qui l'ont précédée est indigne, immoral, inhumain. Les forces de l'ordre sont intervenues brutalement, n'hésitant pas à bousculer, jeter au sol, frapper, asperger de gaz lacrymogène, faire des croche-pieds à des personnes qui s'enfuyaient. Le tout avec un évident sentiment d'impunité, certains policiers encourageant même les membres des associations humanitaires à filmer leur intervention. La dispersion du rassemblement par des rangées de policiers équipés de protections, casqués, cagoulés, battant leurs boucliers de leurs matraques, avançant comme une noire légion, a été le point d'orgue de cette démonstration de force.

Ces violences soulèvent plusieurs questions. Qu'ont fait de grave ces migrants et les associations qui les soutiennent pour mériter un tel traitement? Qui a donné les ordres permettant aux forces de l'ordre d'adopter ces comportements? Comment les membres de celles-ci sont-ils formés, pour que certains puissent agir ainsi sans crainte d'être jugés et punis? Comment peut-on tolérer, voire encourager, ces dérives dans une des plus grandes démocraties modernes?

Il est de notre devoir de dénoncer publiquement les conditions de survie imposées à des personnes en situation d'extrême vulnérabilité

Nous, médecins, avons juré de soigner 'toutes les personnes sans aucune discrimination et d'intervenir pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité'.

Nous considérons qu'il est de notre devoir de dénoncer publiquement les conditions de survie qui sont désormais imposées dans notre pays à des personnes en situation d'extrême vulnérabilité.

Nous demandons au gouvernement de faire cesser immédiatement ces menaces, ces brutalités, ces atteintes aux droits de l'homme et d'assurer à ces personnes des conditions de vie décentes."



Les signataires :

Furat AL RAMMAH, Pontoise

Bénédicte ANTOINE, Hôpital Saint-Antoine, Paris

Michel ARGOUSE, Médecine et Droit d'Asile, Lyon

Julien ARON, Paris

Anne BACHELOT, Hôpital Pitié-Salpétrière, Paris

Marc BAILLY, CHI Poissy

Serge BAKCHINE, CHU Maison Blanche, Reims

Sabine BARON, CHU Hôtel Dieu, Nantes

André BARUCHEL, Hôpital Robert Debré, Paris

Clarisse BAUMANN, COVIDOM, APHP, Paris

Soizic BEAUMIER, CH Edmond Garcin, Aubagne

Hakim BÉCHEUR, Hôpital Bichat, Paris

Mathieu BELLAHSEN, EPS Roger Prévot, Moisselles

Inès BELMIHOUB, Hôpital Pitié-Salpétrière, Paris

Gérard BENDRIHEM, Médecine et Droit d'Asile, Lyon

Chérine BENZOUID, Hôpital Robert Debré, Paris

Delphine BERNOUX, CHU La Timone, Marseille

Rémi BERTINCHAMP, Hôpital Saint-Louis, Paris

Boris BIENVENU, Hôpital Saint-Joseph, Marseille

Joseph BIOT, Médecine et Droit d'Asile, Lyon

Benoît BLAES, Paris

Philip BÖHME, CHRU, Nancy

Clara BOUCHÉ, Hôpital Lariboisière, Paris

Leila BOUDARI, Marvejols

Geoffrey BOULATE, CH Sud-Francilien, Corbeil

Agnès BOURGEOIS-MOINE, Hôpital Bichat, Paris

David BOUTBOUL, Hôpital Saint-Louis, Paris

Bruno BRENOT, Hôpital Lariboisière, Paris

Raphaël BRIOT, CHU Hôpital Nord, Grenoble

Michel BRONSTEIN, Le Chesnay

Michel CANIS, CHU Estaing, Clermont-Ferrand

Jacqueline CAPEAU, Sorbonne Université, Paris

Claire CARETTE, Hôpital Européen Georges Pompidou, Paris

Jean CARLET, Paris

Bénédicte CHAINE-SIDIBÉ, Hôpital Saint-Louis, Paris

Philippe CHANSON, Hôpital de Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre

Dominique CHAUVEAU, CHU Rangueil, Toulouse

Chantal CHAUVET, Hôpital Trousseau, Paris

Patrick CHEMLA, Centre Antonin Artaud, Reims

Anne COLLET, Médecine et Droit d'Asile, Lyon

Erika CORNU, Hôpital Européen Georges Pompidou, Paris

Pierre COUGOUL, IUCT Oncopole, Toulouse

Sophie CROZIER-MORTREUX, Hôpital Pitié-Salpétrière, Paris

Myriam DAO, Hôpital Necker, Paris

Stéphane DAUGER, Hôpital Robert Debré, Paris

Valérie DAVID, CHU de Nantes

Karen DELAVIGNE, Institut Universitaire du Cancer, Toulouse

Christophe DELCLAUX, Hôpital Robert Debré, Paris

Brigitte DELEMER, CHU Robert Debré, Reims

Mady DENANTES, Maison de Santé Pyrénées-Belleville, Paris

Jacques DESBAUMES, Médecine et Droit d'Asile, Lyon

Camille DEYBACH, Institut Mutualiste Montsouris, Paris

Antoine DOSSIER, Hôpital Bichat, Paris

Frank DROGOUL, Paris

Danièle DUBOIS-LAFORGUE, Hôpital Cochin, Paris

Serge DUPERRET, Médecine et Droit d'Asile, Lyon

Sophie EPSTEIN, CHU La Timone Marseille

Juliette EROUKHMANOFF, CH Sud Francilien, Corbeil

Patrick FENICHEL, CHU, Nice

Fabrice FERRÉ, CHU Purpan, Toulouse

Bruno FÈVE, Hôpital Saint-Antoine, Paris

Anne FÈVRE, CHU Robert Debré, Reims

Philippe FOSSATI, Hôpital Pitié-Salpétrière, Paris

Aline FRAZIER, Hôpital Lariboisière, Paris

Lionel GALICIER, Hôpital Saint-Louis, Paris

Alain GAUDRIC, Hôpital Lariboisière, Paris

Julien GAUDRIC, Hôpital Pitié-Salpétrière, Paris

Marianne GAUDRIC, Hôpital Cochin, Paris

Anne GERVAIS, Hôpital Bichat, Paris

Maud GIACOPELLI, Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis

Juliette GOUTINES, Hôpital Robert Debré, Paris

André GRIMALDI, Hôpital Pitié-Salpétrière, Paris

Ghislain GUILLEMET, CH, Aix-en-Provence

Marie-Joelle HAARDT, Hôpital Cochin, Paris

Taymme HACHEM, Hôpital Necker-Enfants Malades, Paris

Julien HAROCHE, Hôpital Pitié-Salpétrière, Paris

Iris HERRMANN, CH Edmond Garcin, Aubagne

Jean-Pierre HUGOT, Hôpital Robert Debré, Paris

Aurélie HUMMEL, Hôpital Necker, Paris

Bertrand ISIDOR, CHU Hôtel Dieu, Nantes

Paul JACQUIN, Hôpital Robert Debré, Paris

Stéphane JAURÉGUIBERRY, Hôpital de Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre

Dominique JOLY, Hôpital Necker, Paris

Joëlle JULIEN, CH Jacques Coeur, Bourges

Jean-Claude KAPLAN, Paris

Jean-Pierre KLEIN, Paris

Emmanuelle KUHN, Hôpital Pitié-Salpétrière, Paris

Rémi LAPORTE, CHU Nord et La Timone, Marseille

Etienne LARGER, Hôpital Cochin, Paris

Emmanuelle LEBHAR, Montpellier

Matthieu LE MELEDO, CH Delafontaine, Saint-Denis

Pierre LOMBRAIL, Hôpital Avicenne, Bobigny

Catherine LUBETZKI, Hôpital Pitié-Salpétrière, Paris

Christophe MAGNIN, Médecine et Droit d'Asile, Lyon

Roberto MALLONE, Hôpital Cochin, Paris

Marion MALPHETTES, Hôpital Saint-Louis, Paris

Isabelle MELKI, Hôpital Robert Debré, Paris

Olivier MILLERON, Hôpital Bichat, Paris

Agnès MONTCHOVET, Médecine et Droit d'Asile, Lyon

Héléna MOSBAH, Hôpital Saint-Antoine, Paris

Alexis MOSCA, Hôpital Robert Debré, Paris

Marie-Pia d'ORTHO, Hôpital Bichat, Paris

Gérard OSTERMANN, Bordeaux

Annabel PAYE-JAOUEN, Hôpital Robert Debré, Paris

Alfred PENFORNIS, CH Sud-Francilien, Corbeil

Emmanuelle PEYRET, Hôpital Robert Debré, Paris

Georges PICHEROT, Nantes

Jean-Charles PIETTE, Hôpital Pitié-Salpétrière, Paris

Claire PINTADO, Hôpital Saint-Louis, Paris

Prescillia PIRON, CeGIDD Lariboisière/Fernand Widal, Paris

Christine POITOU-BERNERT, Hôpital Pitié-Salpétrière, Paris

Christophe PRUDHOMME, Hôpital Avicenne, Bobigny

Marie-Laure RAFFIN-SANSON, Hôpital Ambroise Paré, Boulogne

Véronique RAMONDA, CHU Purpan, Toulouse

Axelle ROMBY, Paris

Willy ROZENBAUM, Hôpital Saint-Louis, Paris

Jean RUIZ, CHU Purpan, Toulouse

Karim SACRÉ, Hôpital Bichat, Paris

Julien SAMUEL-LAJEUNESSE, Hôpital Lariboisière, Paris

Julie SARFATI, Hôpital Saint-Antoine, Paris

Antoine SÉE, Ermont

Nicole SMOLSKI, Médecine et Droit d'Asile, Lyon

Gilbert SOUWEINE, Médecine et Droit d'Asile, Lyon

Alfred SPIRA, Académie Nationale de Médecine

Pierre SUESSER, Bondy

Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes

Julien TAIEB, Hôpital Européen Georges Pompidou, Paris

Clarisse TIERCELIN, Hôpital Cochin, Paris

Julie TIMSIT, Hôpital Fernand-Vidal, Paris

José TIMSIT, Hôpital Cochin, Paris

Florence TRAVERT, Hôpital Bichat, Paris

Florence TUBACH, Hôpital Pitié-Salpétrière, Paris

Camille VATIER, Hôpital Saint-Antoine, Paris

Bruno VERGÈS, CHU, Dijon

Jean-Paul VERNANT, Hôpital Pitié-Salpétrière, Paris

Tiphaine VIDAL-TRECAN, Hôpital Lariboisière, Paris

Corinne VIGOUROUX, Hôpital Saint-Antoine, Paris

Marie VINCENT, CHU Hôtel Dieu, Nantes

Karim WAHBI, Hôpital Cochin, Paris

Jacques YOUNG, Hôpital de Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre

Adresse

2 Rue Charlevoix De Villers
Bordeaux
33300

Heures d'ouverture

Lundi 09:00 - 17:00
Mardi 09:00 - 17:00
Mercredi 09:00 - 17:00
Jeudi 09:00 - 17:00
Vendredi 09:00 - 17:00

Téléphone

+33 5 56 79 13 82

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Médecins du Monde Aquitaine publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à Médecins du Monde Aquitaine:

Vidéos

Organisations à But Non Lucratifss á proximité


Autres Organisation non gouvernementale (ONG) à Bordeaux

Voir Toutes

Commentaires

Pourquoi croire plus à la théorie scientifique du vaccin à 90% fiable ? quand le Remdivisir devait être sûr pour guérir du covid en théorie alors qu'il révèle en pratique une inutilité, une inefficacité et une dangerosité par sa toxicité... L'hydroxychloroquine est encore leader en efficacité sans toxicité...
Bonjour Face à cette période de crise sanitaire mondiale ARIM PERFORMANCE lance un séminaire de formation internationale « La boîte à Outils du Management Hospitalier» et ce, les 17/18/19 Septembre 2020 de 9h00 à 12h00. Objectifs du séminaire: - L’amélioration de la qualité des services hospitaliers en optimisant les coûts et les ressources - Le management par projet pour amélioration organisationnelle du secteur hospitalier - La bonne gestion des budgets des établissements hospitaliers face à la satisfaction des patients usagers NB : Débat ouvert pour toutes vos questions et attestations délivrées https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdmbL8Q402iPlMY9mQ2uO2LTk2LA9I7k0x1qULvIobDCeQUsg/viewform?usp=pp_url
United during this period of health crisis due to COVID 19, the Helthcare Management Unit of ARIM PERFORMANCE launches a free international webinar to support the " WHITE ARMY ": "The Impact of Psychological Support on the Performance of Healthcare Management in Crisis Situations". The webinar will be held on Monday 19 July from 20:00 (GMT+1). NB: Open debate for all your questions and certificates delivered Please register at the following link to receive the webinar invitation. https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScpEL71HGywhSSmIm_TlWNAOLsf3p_bzUzk6di5hxm6w0oCFw/viewform?usp=pp_url ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Solidaire à cette période de crise sanitaire due au COVID 19, le Pôle Management Hospitalier d’ARIM PERFORMANCE lance Un webinaire International gratuit au profit de L’«ARMÉE BLANCHE»: "L’Impact du Soutien Psychologique sur la Performance du Management Hospitalier dans les Situations de Crise". Le webinaire aura lieu le Lundi 19 juillet à partir de 20h00 (GMT+1) NB : Débat ouvert pour toutes vos questions et attestations délivrées Prière de s’inscrire sur le lien suivant pour recevoir votre invitation au webinaire. https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScpEL71HGywhSSmIm_TlWNAOLsf3p_bzUzk6di5hxm6w0oCFw/viewform?usp=pp_url
United during this period of health crisis due to COVID 19, the Helthcare Management Unit of ARIM PERFORMANCE launches a free international webinar to support the " WHITE ARMY ": "The Impact of Psychological Support on the Performance of Healthcare Management in Crisis Situations". The webinar will be held on Monday 19 July from 20:00 (GMT+1). NB: Open debate for all your questions and certificates delivered Please register at the following link to receive the webinar invitation. https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScpEL71HGywhSSmIm_TlWNAOLsf3p_bzUzk6di5hxm6w0oCFw/viewform?usp=pp_url ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Solidaire à cette période de crise sanitaire due au COVID 19, le Pôle Management Hospitalier d’ARIM PERFORMANCE lance Un webinaire International gratuit au profit de L’«ARMÉE BLANCHE»: "L’Impact du Soutien Psychologique sur la Performance du Management Hospitalier dans les Situations de Crise". Le webinaire aura lieu le Lundi 19 juillet à partir de 20h00 (GMT+1) NB : Débat ouvert pour toutes vos questions et attestations délivrées Prière de s’inscrire sur le lien suivant pour recevoir votre invitation au webinaire. https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScpEL71HGywhSSmIm_TlWNAOLsf3p_bzUzk6di5hxm6w0oCFw/viewform?usp=pp_url
Bonjour, N'hésitez pas à nous solliciter, et à partager notre initiative. Nous fabriquons gratuitement des visières de protection pour les soignants.
Meilleurs vœux : pétition en cours :